‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 15 sur 754 · FROISS. II, III · texte numérisé non relu

FROISS. II, III

— ETYIH. Lat. radere, raser.

t RADESYGE (ra-de-zi-j'), s. m. Terme de médecine. Nom donné, en Norvège , à une maladie qui a quelque analogie avec le pian ou avec certaines variétés de la lèpre.

RADEUR (ra-deur), s. m. Officier des gabelles, d nt la fonction consistait à mesurer le sel. en le rasant sur le minot.

— ETYM, Roder 2.

t RADIARLE (ra-di-a-bl'), adj. Qui peut être radié, ellacé. Cet article du compte est radiable. Cet homme s'est trouvé radiable de la liste des émigrés.

t RADIAIRE (ra-di-ê-r'), adj. || 1" Terme de zoologie. Oui est di.sposé en rayons. || S. m. pi. Les radiaires, quatrième embranchement du règne animal, renfermant des animaux sans vertèbres, de forme rayonnée, à corps mou ou recouvert d'un test dur et calcaire; embranchement divisé en cinq classes : 4° les échinodermes; 2'' les entozouires; 3° les acalèphes ; 4" les polypes; 6" les infusoires. Il 2' S. f. En botanique, radiaire, nom vulgaire du genre astranlia, ombellifères, dont les bractées ressemblent à des rayons.

— ÉTYM. Lat. rodiKï, rayon.

4. BADUL, ALE (ra-ili-al, a-l'), od;. Terme d'anatomie. Oui a rapport au radius. Les muscles radiaux. L'artère radiale. || S. tn. Nom de certains muscles qui occupent la région radiale : le radial antérieur, le radial court externe, le radial long externe.

— ÉTYM. Voy. radius.

t 2. RADIAL, ALE (ra-di-al,a-l'), adj. || 1* Terme de physique. Oui a rapport au rayon, qui rayonne. Il 2" Terme de géométrie. Courbes radiales, courbes dont les ordonnées partent d'un seul point, comme la spirale, par la transformation des coordoniices rectangulaires ou obliques en coordonnées polaires Il Terme rie mécanique. Machines radiales, machines qui, dans une usine, servent à faire rayonner , aller la charge dans tous les sens , à une distance plus ou moins grande de l'axe central. Il 3° Terme de zoologie. Cellule radiale, dans l'aile des insectes, synonyme d'aréole radiante, voy. radiant, n" 3. il 4" Couronne radiale, couronne à rayons, qui se trouve, dans les médailles, sur la tête de princes qui ont été mis au rang des dieux. Il Terme de blason. Couronne radiale, couronne surmontée de pointes ou de rayons.

— ÉTYM. Lat. radialis (quicherat. Addenda/, de radius, rayon.

RADIANT, ANTE (ra-di-an, an-t'), adj. \\ 1° Terme didactique. Qui s'étend en rayonnant. Chaleur radiante. Il Point radiant, point d'où certaines choses émanent en forme de rayons. Les points radiants des étoiles filantes, les points du ciel d'où émanent les étoiles filantes. Il 2" Terme de botanique. Épilbète donnée à la couronne des synantbérées, quand les fleurs qui la constituent dépassent en longueur celles du disque. || 8° Terme de zoologie. Aréole radiante, celle de forme arrondie qui, dans une aile d'insecte, est au centre d'où partent en divergeant plusieurs autres aréoles allongées.

— ÊTYM. Lat radiare, rayonner.

t RADIATIFLORE (ra-di-a-U-flo-r'), adj. Terme de botanique. Qui a des fleurs radiées.

— ÉTYM. Lat. radicUus, radié, et fleur.

t RADIATIFORME (ra-di-a-ti-fur-m') , adj. Terme de botanique. Se dit de la calatliide dont les fleurs vont en augmentant de longueur du centre vers la circonférence, où elles sont étalées.

— ÉTYM. Lat. railiatus, radié, et forme.

1. RADIATION (la-di-a-sion), s. f. Ferme didactique. Émission de rayons lumineux. L'humidité de air, la radiation solaire, les phénomènes météoriques... FLAMMARION, FcuHieton du Siècle (t i juin 4 807). Il U se dit aussi de l'émission du calorique. La radiation du calorique.

— ÉTYM. Lat. radiaiionem, action de rayonner, da radiare, rayonner.

RAD

». RADIATION (ra-di-a-sion ; en Tan, d« cinq fyllabes), t. f. || 1° Action de rayer, de biffer un article d'un compte, un nom d'une liste, une partie d'un écrit. Cet article est sujet i radiation. On orduiina I» radiation des injures contenues dans ce Diénioire. Après la condamnalion qu'il avait subie, le corps auquel il appartenait prononça sa radiation. Il était inscrit sur la liste des imposés ; il a obtenu sa radiation. || Particulièrement. Raie que l'on passe sur un article de compte. On a fait plusieurs radiations sur ses comptes. || 8* Suppression, anéantissement d'une inscription hypothécaire. Ceux qui requièrent la radiation déposent au bureau du conservateur l'expédition de l'acte authentique portant consentement, ou celle du jugement. Code Nap. art. 2168.

— ÉTYM. Radiation vient de la forme latine barbare radiare, qui s'est introduite au xv;' siècle comme traduction du français rayer.

RADICAL, ALE (ra-di-kal, ka-l'), adj. || 1° Terme de botanique. Qui appartient à la racine, qui part de la racine. Pédoncules radicaux. || Feuilles radicales, celles qui naissent si près de la racine, qu'elles semblent en sortir et non de la tige. Il Fleurs radicales, celles qui naissent si près de la racine qu'elles semblent en provenir. || Poils radicaux, ceux qui garnissent souvent les radicules. Il 2° Fig. Qui a rapport au principe, à l'essence, i la racine d'une chose. Chacun a l'original de sa beauté dont il cherche la copie dans le grand monde.... comme elles [les femmes] ont un empire absolu sur l'esprit des hommes, elles y dépeignent ou les parties des beautés qu'elles ont, ou celles qu'elles estiment, et elles ajoutent par ce moyen ce qui leur plaît à cette beauté radicale, pasc. Past. de l'amour. Il Guérison, cure radicale , celle qui a détruit le mal dans sa racine. || Vice radical, vice qui en produit d'autres. Les actions de courage ne servent qu'à illustrer une nation, quand il y a dans le gouvernement politique un vice radical, volt. Jfoeurs, m. Il Humide radical, fluide imaginaire qu'on a regardé comme le principe de la vie dans le corps humain. || En jurisprudence, nullité radicale, nullité qui vicie un acte de manière qu'il ne puisse jamais être valide. || 8° Terme de grammaire. Qiii appartient à la racine d'un mot. Je crois qu'il serait bon d'insérer dans un dictionnaire les mots radicaux de la langue même en les indiquant par un caractère particulier, o'alkiib. Uél. litt. Œuv. t. m, p. ai, dans pougens. Qu'un nombre assez borné de syllabes radicales puisse produire l'immensité des mois nécessaires.... destutt tract, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. i, p. 4I6. j] Lettres radicales, lettres du mot primitif et qui passent dans les dérivés. Il Substantivement. Un radical, les radicaux. Il y en a [des mots] qui n'ont de racines ni ailleurs, ni dans la langue même, et ce sont là les vrais radicaux; il y en a qui ont leurs racines dans une autre langue, mais qui sont eux-mêmes, dans la leur, racines d'un grand nombre de dérivés et de composés, DUMARSAis, Œuvres, t. m, p. 2M. Que les radicaux primitifs soient les sons et les articulations que nous dicte la nature.... destdtt tract, Inst.Mém. sc.mnr. et pol. t. m, p. 64(. || Pourla distinction de racine et radical, voy. RACINE, n'O. ||Le radical d'un mot se dit aussi de la partie invariable d'un mot, par opposition aux terminaisons ou désinences que ce mot peut recevoir. ||4° Terme d'algèbre. Signe radical, signe qui se met devant les quantités dont on veut extraire la racine. |] Quantité radicale, quantité précédée du signe radical. || Substantivement, un radical, des radicaux. Remarquons que, pour abréger, au lieu de dire, quantité radicale, on dit un radical, multiplier, diviser des radicaux, CONDIL. Lang. cale. Il, t3. Des radicaux cubes, et des radicaux carrés, poinsot, Inst.Mém. scient. 1 8(9 et 4820, t. IV, p. < 3*. Il Radical se dit aussi pour signe radical. Les quantités qui sont sous le radical s'additionnent, se soustraient, se multiplient et se divisent de la même manière que les autres, condil. Lang. cale, ii, I3. jlB* Terme de chimie. Vinaigre radical, se dit pour désigner l'acide acétique. Le vinaigre radical, c'est-à-dire le vinaigre privé d'eau, autant qu'il est possible, a des propriétés singulières.... CONDOBCET, Courtanvaux\\S. m. Nom donné aux corps simples qui, dans les acides ou les bases, sont combinés avec un autre corps qu'on regarde comme principe acidifiant ou basitiant. Les radicaux sont simples ou composés ; les métalloïdes sont les radicaux simples des acides ox vgéués ; les métaux sont les radicaux des oxydes métalliques. Le sodium est le radical de la soude. Il parait qu'à dentiti égale l'oxygène est celui qui a le moins de

RAD

pouvoir réfringent , et qu'un corps combustible en a toujours plus que le corps brûlé dont il est le radical, thenard, Traité de chim. t. i, p. 2(8, dans POUGENS. Il En chimie organique, on n'admet que des radicaux composés; les uns ont une existence réelle comme le cyanogène et l'oxyde de carbone ; d'autres sont purement hypothétiques, tels que l'amide, le formyle, etc. || Radical fondamental, se dit d'un hydrogène carboné qui fait le fond des combinaisons organiques. || Radical dérivé, celui qui se forme par la modification du radical fondamental en admettant, pour remplacer l'hydrogène, du chlore, du brome, de l'oxygène, des métaux ou même des groupes faisant fonction de corps simples. Il 6° Terme de politique. Qui travaille à la réformation complète, absolue, de l'ordre politique dans le sens démocratique. Le parti radical. || Substantivement. Les radicaux, un radical.

— mST. xiv s. C'est le fin et bon or potable. L'humide radical notable, Sat. à l'alch. err. 98o. Il xvi* s. La concorde qui dure est celle qui est entre gens de bien; car, estant alimentée d'une humeur radicale si parfaite, elle demeure tousjours vive et fraische, lanoub, 66.

— ÊTYM. Prov. radical; ital. radicale; du lat. radi'caiis (supposé d'après l'adverbe radicaliler), de radix, racine.

RADICALEMENT (radi-ka-le-man), adv. Dans sa racinfc, dans sa source. Comme si c'était une nou-^ veauté que la grâce fut fondée radicalement sur la nature, boss. Passages éclaircis, avert. Et parce que vous [Dieu] pouvez tout ce que vous voulez, tout vous est possible, et il n'est possible radicalement et originairement que parce que vous le pouvez, lu. Élevât, sur mysl. m, 3. J'immole encor pour vous tout mon ressentiment; Oui, je veux la guérir, et radicalement, regnard. Fol. amour, ii, 4 1. Nul ne détruit si radicalement le gouvernement que celui qui en tire un usage directement contraire à k fin pour laquelle il est institué, j. j. rouss. Lett. de la montagne, 6.

— HIST. XIV' s. Je ne l'entent pas [l'analomie] à desclairier [exposer] radicalement, h. ije monde- VltLE, f* 7.

— ÉTYM. Radicale, et le suffixe ment.

t RADICALISME (ra-di-ka-li-sm'), s. m. Néologisme. Système des radicaux , des partisans de la réforme complète de la société politique. Le radicalisme a gagné des partisans. Le radicalisme de ses opinions.

— ÊTYM. Radical.

RADICANT, ANTE (ra-di-kan, kan-t'), adj. Terme de botanique. Qui produit des racines distinctes de la racine principale. La tige du chiendent est radicante. Il Plantes radicanles, plantes dont les branches jettent des racines sur la terre, ou s'accrochent aux arbres, aux murs, par des racines ou fibres adventives qu'elles y implantent ; lierre, jasmin de Virginie.

— ÉTYM. Lat. radicare, pousser des racines, de radix, racine.

t HADICATION (ra-df-ka-sion), s. f. Terme de botanique. Ensemble ou disposition des racines d'une plante, jj Action par laquelle les plantes poussent des racines.

— ÉTYM. Lat. radicare, pousser des racines.

t RADICELLAIRE (ra-di-sèl-lè-r'), adj. Terme de botanique. Qui a rapport à la radicelle. |{ Qui a la forme d'une petite racine.

t RADICELLE (ra-di-sè-1'), t. f. Terme de botanique. Petite racine; dernière division des racines.

— ÊTYM. Diminutif du lat. radix, racine.

t RADICIFLORE (ra-di-si-flo-r'), adj. Terme de botanique. Dont les fleurs naissent d'une tige souterraine.

— ÉTYM. Lat. radix, racine, et fleur.

t RADICIFOKME (ra-di-si-for-m'), adj. Terme de botanique. Qui ressemble à une racine.

— ÉTYM. Lat. radix, et forme.

t RADICIVORE (ra-di-si-vor'), adj. Terme de zoologie. Qui se nourrit de racines.

— ÉTYM. Lat. radix, racine, et vorare, manger.

RADICOLB (ra-di ku-l'), s. ^ || 1° Dans le langage ordinaire, petite racine. En recouvrant la tige de terre, on donne lieu au développement d'une multitude de radicules qui naissent de différents points de cette même lige, salssure, Voy. Alpes, t. IV, p. 251, dans pougens. Ces radicules sont autant de bouches toujours ouvertes, pour recevoir les sucs alimentaires et les transmettre au.x maîtresses racines, bon.net, Us. feuill. platit. &* mém. Il i° Dans le langage de la botanique, partie de l'embryon .qui la première perce l'enveloppe de Ift graine pour s'enfoncer eu terre. La radicule

et la plumule composent la plantule. On a beaucoup admiré le retournement de la radicule dans les graines semées à contre-sens, id. ib. 2« mém.

— ÉTYM. Diminutif du lat. radix, racine.

RADIE, ËE (ra-di-é, ée), adj. || 1° Qui est disposé en rayons partant d'un centre commun. Un marbre blanc incrusté de jaspe et entouré d'un cercle d'argent radié en forme de soleil, ciiATEAUbR. Itin. 3* part. || Terme de numismatique et de blason. Couronne radiée, voy. rahial, n° ♦. || 2° Terme de botanique. Qui est disposé en rayons partant d'un centre commun, || Fleur radiée. Heur synanthérée dont les fleurettes du centre sont des fleurons, et celles de la circonférence des demi-fleurons. || Substantivement, une radiée. || 3° Terme de zoologie. Chez les mollusques, opercule radié, celui dont les éléments concentriques, augmentant du sommet marginal à la base, sont coupés par des stries qui partent en rayonnant de ce sommet. || 5. m. p( Les radiés, synonyme de radiaires.

— ÊTYM. Lat. radialus , qui est en forme de rayon, de radius, rayon.

I. RADIER (ra-dié; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, des ra-dié-z en bois), s. m. \\l' Grille de charpente sur laquelle on établit les fondations des écluses, des batardeaux. |{ 2° Plus ordinairement, sol artificiel, ordinairement construit en maçonnerie, pour asseoir une construclion hydraulique et remédier au peu de solidité du terrain. Il Avant-radier, ouvrage destiné à prévenir les affouillements aux abords d'une construction hydraulique; il est construit en amunt. || Arrière-radier, ouvrage semblable à l'avant-radier, mais construit en aval || 8" Plancher en pierre ou en bois compris entre les piles d'un pont ou entre les bajoyers d'une écluse, sur lequel l'eau coule, et qu'on pratique pour empêcher que la force du courant ne dégrade les fondements des piles ou des bajoyers. || 4° Par extension, partie du biez qui donne l'eau immédiatement à la roue d'une usine hydrr.alique. || 5° Plateforme, soit en charpente, soit en maçonnerie, sur laquelle se fait le mouvement des portes, à l'entrée d'un bassin, pour la construction et le radoub des vaisseaux, ou, simplement, pour recevoir les vaisseaux dans un port.

— HIST. xiv s. Radier, du canoë, dyspula.

— ÉTYM. Origine inconnue. Scheler propose d'y voir un dérivé analogue à radeau. On le trouve employé au xvi' siècle en un sens qui ne parait pas se rattacher au nôtre : Il les fist grisler gaillardement dedans un beau radier de feu, tahureao, Dial. p. 177, dans lacurne.

t 2. RADIER (ra-di-é), «. n. Néologisme. Rayonner. X l'extrémité de la grande allée étincelait un disque éblouissant, au centre duquel radiait la couronne impériale, j. de précy, (o Liberté, lajuin (867. Il Rayonner, briller de joie, de contentement. [Dindes truffées] astres bénins dont l'apparition fait scintiller, radier et tripudier les gourmands de toutes les catégories, brillât-savarin, Physiol. du goût. Médit, xxvii.

— ÉTYM. Néologisme peu recommandé puisqu'on a rayonner, mais qui s'appuie sur radiant, dont il serait le verbe.

f 3. RADIER (ra-d-ié),e. a. Néologisme. Rayer une inscription hypothécaire ; effacer un nom d'une liste.

— ËTYM. Voy. radiation 2. Radier n'est pas un bon mot, mais il s'est introduit à la faveur de radiation, qui n'a non plus qu'une médiocre autorité.

RADIEUX, EUSE (ra-di-eû, eii-z') , adj. \\ i' Qui a des rayons de lumière. Corps radieux. Le soleil radieux. Moins belle la comète au( longs crins radieux Enflamme les nuits les plus sombres, a. chék. le Jeu de paume, strophe 8. || Terme de pliysique. Point radieux, celui d'où émanent les rayons lumineux. Il II se dit surtout en poésie et dans le style élevé. Entre tant de grâces si radieuses dont la ciel a comblé ce prince [le duc de Bourgogne], il se peut avancer qu'il n'y en a aucune dont il doive ressentir plus de joie que de la princesse avec laquelle il se trouve uni, st-sim. 266, 55. Elle dit, et soudain de son aile brillante Trace en arc radieux sa route étincelante, delille, Enéide, ix. Des jardins délicieux s'étendent autour de la radieuse Jérusalem, chateaubh. Mart. ni. || 2* Fig. Animé par le contentement. Si j'ose vous dire mon sentiment sur deux ou trois mots, celui de radieux est trop peu antique pour un homme tout frais sorti du Parnasse; j'aurais tâché de meltie impérieux ou quelque autre mot, rac. Lett. à l'abbé Levasseur (à propos d'une pièce de vers de cet abbé), 27 mai (66(. X peine sur son banc ^n duceruail le cbantre, Taudis qu'i l'autre Lauo !•

RAB

RAD

RAF

prélat radieux, Découvert au grand jour, attirait tous les yeux, boil. Lulr. i. Te voilà, Floresline; je te trouve radieuse ; mais voyez donc comme elle est fraîche et belle, beaumarch Mère coup. ii,4.

— HIST. XVI' s. Il [l'aigle] soutient de ses yeux Les traits éblouissants du soleil radieux,- desportes, Amunrs d'Hippolyle, xxxiii. Élégie.

— Rtym. làt. radiosus, de radius, rayon.

t RADIO-CARPIEN , lENNE (ra-di-o-kar-piin, piè-n'), adj. Terme d'anatomie. Quia rapport au radius et au carpe.

t RADIO-CDBITAL, ALE (ra-di-o-ku-bi-tal, ta-1') , adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au radius et au cubitus.

t RADIOLITHE (ra-di-o-li-f), s. f. Silicate d'alumine et de chaux, à structure fibreuse et en masses divergentes.

— ÈTYM. Lat. radius, rayon, et Xifloç, pierre. RADIOMÈTRE (ra-di-o-mè-tr'), s. m. Instrument

qui servait à prendre des hauteurs en mer; c'était l'arbalestrille.

— ÊTYM. Lat. radius, rayon, et (isTpov, mesure, t RADIO-PALMAIRE (ra-di-o-pal-md-r'), adj.

Terme d'anatomie. Qui a rai port au radius et à la paume de la main. Artère radio-palmaire.

RADIS (ra-di), s. m. || 1° Variété arrondie de la racine du raphanus sativus, L. qui se mange crue ; il y a deux variétés : le petit radis rose, et le gros radis noir ou raifort des Parisiens. Déjeuner avec du beurre et des radis. || %° Plusieurs coquilles du genre pyrule.

— HIST. XVI' S. Radis, cotgravb.

— ÉTYM. Radis est le provenç. radilx qui signifie racine, et qui s'est particularisé pour signifier radis. haditx vient du latin radicem, racine.

RADIUS (ra-di-us'), s. m. Terme d'anatomie. Os long qui occupe le côté externe de l'avant-bras. Il Terme de zoologie. Première nervure du boni externe de l'aile des insectes, qui, partant de la base, se dirige presque en ligne droite dans le sens de la longueur.

— HIST. XVI' 8. L'os nommé radius, parB, iv7»i.

— ÉTYM. Lat, radius, rayon; cet os ayant été ainsi nommé par assimilation.

RADOIRE (ra-doi-r'), t. f Instrument qui sert il rader.

— ÉTYM. Rader 2.

RADOTAGE (ra-do-ta-j'), t. m. || 1' Discours sans suite et sans raison. J'ai l'honneur de vous envoyer le dernier radotage de ma vieillesse, volt. Lell. Mme de St-Julien, l" févr. 1775. Il [Marmontelj nous donne dans le Mercure d'insiiiides radotages sous le nom de contes, laharhe, Corresp. t. vi, p. 18. Mais quel radotage me faites-vous là, Basile ? BEAUMARCH. Barb. de Sév. n, 8. || 2" Etat de celui qui radote. Je suis très-heureux d'avoir pris du goût pour la botanique ; le goût se change insensiblement en une passion d'enfant, ou plutôt en un radotage inutile et vain, i. j. rouss. Lett. à Milord Maréchal, Corresp. t. ii, p. 79, dans pougens. Son e.sprit était encore plus baissé que son âge ne le comportait ; en un mot, c'était un radotage parfait, COMTE DE CATLDS, BelUnette, Œuv. t. ix, p. 342, dans POUGENS.

— ÉTYM. Radoter.

t RADOTEMENT (ra-do-te-man) , ». m. Action de radoter.

— HIST. xvi* s. Radotement, cotgrave.

RADOTER (ra-do-té), v. n. \\ i' Tenir des discours qui manquent de sens et annoncent un affaiblissement d'esprit. Un octogénaire plantait; Passe encor de bâtir, mais planter à cet âge I Disaient trois jouvenceaux enfants du voisinage ; Assurément il radotait, la font. Fabl. xi, 8. Je lui donne ma parole de n'être point malade, de ne point vieillir, de ne point radoter, et qu'elle m'aimera toujours malgré sa menace , sÉv. 688. On avertit seulement que l'étal du vieillard n'arrive pas précisément à soixante ou à soixante et dix ans ; que tous les vieillards ne radotent pas.... malebh. Recherche, II, n, ) . Je vous remercie de m'apprendre que je radote, ii"« dd defpant, Lett. à H. Walpole, t. ii, p. 41, dans pougens. Il 2° Fig. et familièrement. Dire des choses sans raison, sans fondement. Je crois qu'à mon avis tout le monde radote, Régnier, Sal. XIV. Quoi I moi I quoi I ces gens-là I l'on radote, je pense ; X moi les proposer I hélas t ils font pitié, LA FONT. Fabl. m, 8. Si je ne parle point, vous direz que je n'entends point; si je parle, vous direz que je radote, maintenon, Lett. à Mme de Dangeau, t. vu, p. 76, dans pougens. Un pédant.... Croit qu'un livre fait tout, et que sans Aristote La raison ne voit goutte et le bon seaa radote, boil.

Sat. IV. Pour moi, je reste seul dans mon lit, et j'y radote en vers et en prose, volt. Lett. I.aharpe, l9nov. 1777. Il II se conjugue avec l'auxiliaire ototr.

— HIST. XI* s. Charles 11 magnes velz est e redotez, Ch. de Roi. lxx. || xiii' s. Sire, fait Renart, or oez : Cist mastins est moult desreez ; Il radote ou a trop beù. Ou il a toi son sens perdu, Ren. 19431. Il envieillissent et redotent, Fabl. et cent. édit. MÉON, t. II, p. 33B. ||xvi' s. Il radote, dist frère Jan, le paoure dyable, rab. Pant. iv, 20. ....Et qu'estant son père ainsi radotté et variable comme il estoit, amyot, Artax. 4).

— ÉTYM. La forme la plus ancienne est redoter, qui vient de re et d'un thème germanique : holl. dutten, angl. (0 dote, radoter. Le re ou ra, dit Diez, sert à exprimer l'action comme se répétant. Génin, dans sa noie sur le vers de la Chanson de Roland, le tire de redorsare, le redos, retour à un état antérieur, à l'enfance; mais l'Koul'tde redos ne peuvent devenir t.

RADOTERIE (ra-do-te-rie), s. f. || l'Habitude de radoter. Me voilà insensiblement tombée dans la radoterie, sév. U juin ian. Vous savez combien je suis loin de cette radoterie qui fait vilement passer l'amour maternelle aux petits-enfants ; la mienne est demeurée tout court au premier étage, iD. 26 août 1675. Il 2° Discours, paroles dé celui qui radote. Ma fille, il faut que je vous conte; c'est une radoterie que je ne puis éviter, m. t37. I! m'a grondé de ne pas avoir été à Bourbon, mais c'est une radoterie, car il avoue que, pour boire, Vichy est aussi bon, id. soi. Je suppose que vos occupations vous permettent de lire une mauvaise pièce [les Lois (le Minos]; que vous daignerez vous amuser un peu des radoteries de la Crète et des miennes, VOLT. Lett. Richelieu, 8 mai )772.

— HIST. xni* s. Ne me consent mie, sire Dieux, tant vive que par redouterieentrobli le tien service, Psautier, f 84.

— RTYM. Radoter.

RADOTEUR, EDSE (ra-do-teur, teû-z'), t. m. et f. Celui, celle qui radote. L'homme.... Dit au serpent : faut-il croire ce qu'elle [la vache] dit Y C'est une radoteuse, elle a perdu l'esprit, la font. Fabl. x, 2. Mes dernières pensées seront pour vous, avec la plus respectueuse et plus tendre reconnaissance, le vieux malade et radoteur de Ferney, volt. Lett. Mme de Sl-Juliert, l" févr. «775. i quelque âge que ce soit, radoteur ou non, je serai tendrement attaché à mes deux anges jusqu'au dernier moment de ma drôle de vie, id. Letl. d'Àrgental. •22 juin. 1770.

— ÉTYM. Radoter. L'ancienne langue, au lieu de radoteur, disait redoté.

RADOITR (ra-dou ; l'Académie dit que le b se prononce, mais les marins ne le prono )Cent pas, même devant une voyelle),». m. || l'Terme de marine. Réparation pratiquée au corps d'un bâtiment qui a subi des avaries, ou que le temps a endommagé. Les mesures qu'il prend pour le radoub des vaisseaux du port de Toulon sont bonnes, et il n'a qu'à les exécuter, Seignelay à Arnoul, 2 juin (679, dans jAL. Les refus des secours nécessaires et les difficultés de toute espèce que le vice-roi lui faisait essuyer, l'empêchaient d'achever son radoub, bou- GAiNViLLE, Voy. t. I, p. 136. || 2° Opération de radouber la poudre. || Poudre de radoub, poudre que l'opération du radoub a permis de remettre en service.

— ÉTYM. Voy. RADOUBER.

RADOUBÉ, ÉE (ra-dou-bé, bée), pari, passé de radouber.

RADOUBER (ra-dou-bé), V. a. || 1° Ternie de marine. Faire des réparations au corps d'un bâtiment. L'on a été jusqu'à présent si peu exact à radouber les vaisseaux à Toulon, qu'il vaut mieux aller une bonne fois jusques au fond du mal, et y faire un peu plus de dépenses, que de raccommoder légèrement les endroits qui ont besoin d'être rétablis, Seignelay à Yalbelle, 6 janv. (679, dans jal. l! 2° Terme d'artillerie. Radouber une poudre avariée par l'humidité, la faire sécher, ou, s'il est nécessaire, en rétablir le dosage, et la remettre en fabrication. || 8° Fig. et familièrement. Rajuster. Tandis que Mlle d'Hamilton et Mme Wetenhall lâchaient de radouber la Muskerry [Mme Muskerry, dont la toilette s'était dérangée), hamilt. Gramm. 22. Il 4' Fig. Se radouber, être radoubé. L'espace immense [l'océan Pacifique] que les galions avaient à parcourir fit désirer un port où ils pussent se radouber et se rafraîchir, raynal, Hiit. phii. vi, 2( . Il 5" Fig. Réparer une perle, reprendre de la santé. Il a eu des pertes ; il cherche à se radouber.

— BBH. Radouber se dit seulement du oavire ;

pour les voiles, on emploie toujours le verlie réparer ; mais plusieurs matelots se servent de radoub dans toutes les acceptions, et ils diraient faire un radoub soit aux voiles, soit à leurs eflets d'habillement, legoarant.

— HIST. XIII* s. Li barillier puet bien rapareiller et redauber les viez fuz mehaigniez, Liv. des met. (03. Il XV* s. Le conte de Charolois se radouba et rappaisa avecques son père le mieulz qu'il peut, coMM. I, 2. Il XVI* s. Et cependant se rafraischirent, et.... radoubèrent leurs navires et galères, j. d'au- TON, Chror^. m, 27. Là où la mer, le battant tmU doulcement [le nid de l'alcyonl, luy enseigne à radouber ce qui n'est pas bien lié, mont, n, (98.

— ÉTYM. Re..., et adouber.

t RADODBEDR (ra-dou-beur),ï.m. Terme de marine. Celui qui radoube. || On dit plus souvent calfateur.

— HIST. XVI* S. Ce prestre estoit Lorrain , excellent radoubeur [rehouteur], il racoutroit plusieurs estropiez dans le païs, d'aub. Fxn,. ii, 6.

RADOUCI, IEj(ra-dou-si, sie), part, passade radoucir. Il 1° Rendu plus doux. Temps radouci par un vent tiède. || Fig. Ils ont ici une petite lille [Pauline, plus lard Mme de Simiane] qui, sans avoir la beauté de sa mère, a si bien mitigé et radouci l'air des Grignans, qu'elle est en vérité fort jolie, sév. 27 janv. 1692. Il 2° Fig. Rendu plus doux, en parlant des personnes. X l'aspect imprévu de leur foule agréalile Le prélat radouci veut se lever de table, boil. Lutr. 1. Il U se dit aussi des choses. Par ses yeux radoucis je vois qu'on vous pardonne, hautehocse, .4pp. tromp. m, se. dern. Et ses roulements d'yeux et son ton radouci N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici, mol. Wis. i, i. On découvrait déjà sur les visages je ne sais quoi de serein et de radouci, pén. Tél. xi. Un son de voix bas et radouci, geni.is, i4d. et Th. t. m, p. 324, dans polgens.

RADOUCIR (ra-dou-sir), v. a. || 1° Rendre plus doux, en parlant de la température. La pluie a radouci le temps. || 2° Rendre moins aigre, en parlant des métaux. On radoucit les métaux par une fonte réitérée. |{ 3' Fig. Rendre plus doux, moins rude. Radoucir quelqu'un, le caractère de quelqu'un. Radoucissant son langage. Au moins sais-je bien qu'ils [des lions] ne verront rien auprès de vous qui leur puisse radoucir ou rabaisser le cœur, voit. Lett. 4(. Il te dira d'abord en radoucissant sa voix : Est-ce l'oracle d'Apollon qui vous a envoyé ici? d'à blancouHT, dans richelbt. || 4° Se radoucir, v. réfl. Devenir moins froid, moins âpre. Le temps commence à se radoucir. || Fig. Comme il se radouciti MOL. Tart. m, 2. Télémaque disait ces paroles avec une autorité et une véhémence qui entraînaient les cœurs.... Ensuite se radoucissant, il leur dit.... fén. Tél. XX. Elle se fâcha même, et bientôt se radoucit, volt. l'Ingénu, 5.

— HIST. XII' s. Mes de son miel et de ses brèches Li radolcist novele amor, Chev. au lyon, v. i358. La douce voiz du loussignci sauvage Me radoucist le cuer et rassouage, Couci, xix. {| xiii" s. Ah Diexl li maus d'amor m'ocit. Se celé nel me radoucit, Por cui je muir en languissant, le Roman de la Poire.

— ÉTYM. He..., et adoucir.

RADOUCISSEMENT (ra-dou-si-se-man), s. m.

Action de radoucir; état de ce qui est radouci. Le radoucissement de la saison, jj Par extension. Le radoucissement de la voix. Le radoucissement de la fièvre. Il Fig. Le radoucissement de la colère On était très-irrilé contre lui ; mais il y a maintenant du radouci.'îsement. La peinture de leur tète de? Provençaux] et du procédé qu'il faut tenir avec eux est admirable, et le radoucissement de l'évêque est naturel, sÉv. Jourde Noël, (87(.

— ÉTYM. Radoucir.

RAFALE (ra-fa-l'), s. f. Terme de marine. Coup de vent de terre, à l'approche des montagnes, des côtes élevées. Une raffale subite du midi nous chassa vers l'île de Rhodes, chateaubr. Ilin. 6* part. Il U se dit aussi, sur terre, de coups de vent violents, imprévus et de peu de durée. Ces calmes étaient suivis de rafales d'une violence inexprimable ; c'étaient des coups redoublés qui ressemblaient à des décharges d'artillerie, Saussure, Foi/. Alpes, t. VII, p. 304, dans pougens. Vole au désert plus prompt que la rafale, millev. Phénix. Les vents lourds de l'hiver, qui soufflaient par rafales, lamart. Juc. IX, 327. Il Fig. Dans l'argot maritime, pénurie.

— ÉTYM. Mot qu'on peut concevoir comme formé de re et affaler; cependant, d'après Richelet, on t dit aussi raflais.

t RAFALE, ÉE (ra-fa-lé, lée), od;. Terme d« marine. Qui a subi des coups de vent ioatteudusi

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des rafales. Un naTire rafale. || Fig. et familièrement. Se dit d'un homme qui manque d'argent ou de clioses indispensables, qui a subi des revers de fortune. Je vais te mener voir le quartier des rafales; connais-tu ça, toi, les rafales? Comme ce mot, originaire des pontons, n'avait pas encore pris son essor et fait son entrée dans le monde, il m'était complètement inconnu.... Avant tout, Berlaut, pourrais-tu m'expliquer d'où vient ce mol de rafale ? — Pardi, c'est pas malin à deviner. Est-ce qu'un terme de marine rafaler ou affaler ne signifie pas descendre quelque chose, se trouver sous le lent? Eh bien ! un rafale est un garçon qui est en bas, qui est sous le vent de sa bouée, garnerat, Hes Pontons, ch. il. (La scène se passe en mai * 806.)

— ÉTYM. Rafale.

t RAFF (raf), *. m. Nageoires du poisson appelé flet, qui, avec la peau grasse à laquelle elles sont altachées, constituent un mets délicat.

f UAFFACX (ra-fô), adj. Terme de forestier. Mal venu. La gelée qui, tous les ans et presque en toute saison, se fait sentir dans ces combes, et, supprimant en partie les jeunes rejetons, rend les arbres raffaux, rabougris et galeux, bufp. Exp. sur les végét. 2* mim.

— *;ty»1. Origine inconnue.

RAFFE (ra-D, s f. Voy. RAFLE ).

t RAFFERMEB (ra-fJr-mé), V. a. Affermer de nouveau. J'ai une terre à raffermer, j'ai mille choses trop longues à dire, sÉv. 29 avril 1685.

— ÉTYM. Re..., et affermer.

RAFFERMI, MIE (ra-fèr-mi, mie), part, passé

de raffermir. Rendu plus ferme L'oiseau sort ;

l'escadron raffermi Rit du honteux départ d'un si faible ennemi [un hibou], boil. iutr. m. Figurezyous ce que c'est que d'être un mois entier sans recevoir un seul mot de ceux qui sont votre consolation.... ne me laissez jamais dans ces tourmentslà, tant que la santé de Mme d'Argental ne sera pas raffermie, volt. LeU. d'Argental, a juill. 1749. Oui , tel est mon espoir, ô moitié de ma vie ! C'est par lui que déjà mon âme raffermie A pu voir sans effroi sur tes traits enchanteurs Se faner du printemps les brillantes couleurs, lamart. Médit, i, 6.

RAFFERMIR (ra-fèr-mir), t). a. \\ i° Rendre plus ferme, plus solide. Haffermir les dents. Le froid a raffermi le sol. || 2° Fig. Remettre dans un état plus assuré, plus ferme. Raffermir la sanlé. Les officiers raffermirent les troupes qui pliaient. Adieu, raffermissez ce généreux courage, cohn. Cinna, i, 4. Raffermis ma vertu, qu'ébranlent tes soupirs, boil. Lutr. Il 11 [Louis XIV| savait bien que le courage peut raffermir une couronne, et que l'infamie ne le fait jamais, montesq. liom. v. Vous pouvez raffermir, par un accord heureux, Des peuples et des rois les légitimes noeuds, volt. Brutus, i, 2. Être d'un si^cle entier la pensée et la vie, Émousser le poignard, décourager l'envie. Ébranler, raffermir l'univers incertain, lamabt. ilédit. ii, 7. || 3" Se raffermir, V. rifl. Devenir plus ferme, plus solide. La peau se raffermit par des astringents. |i Fig. Si votre santé se raffermissait. Vous vous êtes raffermi dans votre résolution.

— HIST. XVI* s. Les dents se peuvent r'affermir et tenir fermement dans leurs alvéoles, paré ,

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