‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 147 sur 754 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

t STOMALGIE (sto-mal-jie), i. f. Terme de médecine. Douleur dans la bouche.

— ÉTYM. ÏTÔiia, bouche, et iXfoi, douleur.

t STOMATE (sto-ma-f), t. m. Terme de botanique. Pore microscopique qui se voit dans l'épiderme des plantes. Les stomates servent uniquement à la respiration des végétaux.

— ÉTYM. Sxoixa, bouche, orifice.

t STOMATIQUE (sto-ma-ti-k'), adj. Terme de médecine. Médicaments stomatiques, médicaments que l'on emploie dans les diverses affections do l'intérieur de la bouche ; tels sont les dentifrices, les masticatoires, les gargarismes.

— ÊTYM. ÏTotiaTixè;, de (rTé(ia, bouche.

f STOMATITE (sto-ma-ti-f), ». f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane muqueuse de la bouche.

— ÊTYM. £Té|ui, bouche, et la finale médicale ite.

t STOMATO-GASTRIQUE (sto-ma-to-ga-stri-k'), adj. Qui appartient à la bouche et à l'estomac. Il Ganglion stomato-gaslrique, nom d'un des ganglions nerveux des mollusques.

t STOMATOPLASTIE (sto-ma-to-pla-stie), s. f. Terme de chirurgie. Restauration, par autoplastie, de la cavité buccale perforée ou déformée.

— ÉTYM. STofioi, bouche, et itXddoeiv, former, t STOMATOSCOPE (sto-ma-to-sko-p') , s. m.

Terme de médecine. Instrument employé pour tenir la bouche ouverte, et permettre d'en voir l'intérieur ou d'y pratiquer quelque opération.

— ÉTYM. ÏTâ|ia, bouche, et (jxoneîv, examiner.

i" STOMIDE (sto-mi-d'), s. m. Genre d'insectes coléoptères ; on en trouve à Paris une espèce, qui est le stomis pumicatus.

t STOMOCÉPHALE (sto-mo-sé-fa-l'), adj. Terme de tératologie. Monstres stomocéphales, monstres qui ont deux yeux contigus ou un œil double occupant la ligne médisme, avec un appareil nasal atrophié et en forme de trompe , des mâchoires rudimentaires et une bouche très-imparfaite ou nulle.

— ÉTYM. ÏTÔpia, bouche, et x£ç«).ri, tête.

t STOMOCÉPHALIE (sto-mo-sé-fa-lie), s. f. État du monstre slomocéphale.

t STOMO-GASTUIQUE (sto-mo-ga-stri-k'J, adj. Terme d'anatomie. Artère stomo-gastrique, l'artère coronaire stomachique.

— ÉTYM. ÏTé[io, orifice de l'estomac, et g»striqxu.

t STOMOXE (sto-mo-ks'), s. m. Insecte diptère, storrwxys calcitrans, Geoffroy, qui tourmente les animaux de l'espèce chevaline.

— ETYM. STÔfia, bouche, etèÇùi;, aigu.

f STOPPER (sto-pé), t). o. Arrêter, en parlant d'un bâtiment à vapeur, d'un train, d'une machine. Cette fois, le câble était complètement perdu; il s'était rompu tout à coup à la suite d'un emmêlement produit dans une des cuves, et avait disparu dans la mer avant qu'on eût pu stopper l'appareil de déroulement, brummel, Journ. officiel, 6 sept. 4 869, p. 4 4 94, 6* col. || Neutralement. Au commandement de : un homme à la mer, je fis jeter la bouée, amener la baleinière, et stopper, BOOKT-wiLLAUMEZ, Rapport au ministre, 4 847, dans JAL. Il Pour commander de stopper, on crie : stop I

— ÉTYM. Angl. to stop, arrêter.

f STOPPEUR (sto-peur), s. m. Appareil mécanique destiné à saisir et arrêter le câble lorsqu'il file, l'ancre lorsqu'elle descend au fond de la mer, le moteur d'une machine, etc.

— ÉTYM. Angl. stopper, de to stop, stopper.

•f STOQUER (sto-ké), t!. o. Dans les raffineries de sucre, conduire le feu d'un fourneau, de manière à rendre la chaleur égale partout.

t STOQUEUR (sto-keur), s. m. Verge pour Bloquer.

STORAX (sto-raks') ou STYRAX (sti-raks'), s. m. Baume de consistance variable, et d'une odeur tris-agréable, dans laquelle on reconnaît celle de l'acide bonzoïque. Le storax provient du styrax ofUcinale.

— HIST. XVI* S. Pour l'alexitcre propre à tel venin, c'est la térébenthine, le storax, la graine d'ortie, et les fueilles de cyprès, paré, xxiu, 6.

— ETYM. ÏTÛpat

STORE (sto-r'), s. m. || 1* Pièce de natte, de toile ou d'autre cloffo, qu'on met aux fenêtres d'une chambre, ou d'une voiture, et qui M lève et se

STR

baisse par un ressort. Grande nouvelle! on m'apprend qu'une voiture i six chevaux avec tous lei stores baissés arrive dans le village, et s'arrête devant la maison du curé, oenlis. Mères nv t. iii, p. 203, dans POUGENS. Il 2° Terme de serrurerie. Tuyau de fer-blanc sur lequel est roulé un store.

— ÉTYM. Lat. storea, natte; du grec «rcopeïv, couvrir; radical sanscrit stri, couvrir.

STRAHISME (stra-bi-sm'), s. m. Terme de médecine. Difformité dans laquelle, lorsque le sujet regarde un objet, l'un des yeux ou tous deux s'écartent involontairement de l'axe visuel, de manière qu'ils ne peuvent jamais être dirigés en même temps sur le même point. Le strabisme ou regard louche ne consiste que dans l'écart de l'un des yeux, tandis que l'autre parait agir indépendamment de celui-là, buff. Suppl. à l'hist. nat. Œuv. t. XI, p. 80.

— ÊTYM. 2Tpa6i(7|iô«, de urpaêèc, louche, qui se rattache à cTpéçu, tourner.

tSTRABOTOMIE (stra-bo-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Opération par laquelle on coupe les muscles de l'œil pour remédier au strabisme.

— ETYM. Stpago:, louche, et tout), section.

t STRABOrOMISTE (stra-bo-to-mi-sf), s. m. Celui qui pratique la strabotomie.

t STRADIVARIUS (stra-di-va-ri-us') , s. m. Un violon fait par le célèbre luthier Stradivarius, né à Crémone en 4644, mort en 4 737, d'après Fétis.

t STR AFIN (stia-fln), s. m. Nom donné à des segments circulaires ou jantes de bois, dans le moulin à dévider la soie.

t STRAGCLE (stra-gu-l'), s. m. Terme de botanique. L'une des enveloppes de la fleur des graminées.

— ÉTYM. Lat. stragulum, couverture. fSTRAMOINE (stra-moi-n'), s. f.Voy. stramonium. t STltAMONINE (stra-mo-ni-n') , ». f. Terme de

chimie. Substance qu'on retire du stramonium.

STRAMONIUM (stra-mo-ni-om'l , ». m. Nom du datura stramonium , solanéos , dit aussi pomme épineuse et herbe aux sorciers. Le poison du stramonium, du champignon et de la vipère est une production de la nature, pourcroï, Conn. chim. t. I, p. in.

— ÉTYM. Origine inconnue.

STRANGULATION ( stran-gu-la-sion ; en vers,

de cinq syllabes), ». f. || 1* Terme de médecine légale. Acte de violence qui consiste en une constriction exercée directement soit autour, soit au devant du cou et ayant pour effet , en s'opposant au passage de l'air, de suspendre brusquement la respiration et la vie. || 2* Terme de médecine. Strangulation utérine, l'hystérie.

— HIST. XVI* s. Strangulation, cotgrave.

— ÊTYM. Lat. strangulationem, de strangulare (voy. étrangler).

STRANGURIE(stran-gu-rie), ». f. Terme de médecine. Gêne à rendre l'urine, qui n'est émise que goutte à goutte, avec douleur et ténesme vésical. Je suis attaqué actuellement d'une strangurie violente qui pourrait bien mettre fin à tous mes tours de chat, ta»dis que vous ferez encore longtemps vos très-beaux tours de singe [Bertrand et Raton], VOLT. lett. d'Aîembert , 4 2 fév. 4 773. M. de Voltaire, qui continuait [à Paris] à jouir tous les jours, et au spectacle et à l'Académie et dans les rues même, de l'hommage de ses concitoyens, tomba enfin très-sérieusement malade à la fin d'avril pour avoir pris dans un moment de travail plusieurs tasses de café qui augmentèrent la strangurie ou la difficulté d'uriner à laquelle il était sujet , d'alemb. Lett. au roi de Prusse, 4*' juil. 4778.

— HIST. XVI* s. Si l'urine est jettée seulement goutte à goutte, telle disposition est nommée slrangurie, qui est une involontaire émission d'urine, fréquente et en petite quantité, paré, xv, 68.

— ÉTYM. StpaYYoypt», de (irpàrÇ, goutte, et oûpov, urine.

STRAPASSÊ, ÉE (stra-pa-sé, sée), part, passé de slrapasser. Tout ce qui n'est pas outré, forcé, strapassé, est froid pour ceux qui ont perdu 16 goût de la vérité, dider. Lett. à Mme Riccoboni.

STRAPASSER (stra-pa-sé), r. o. || 1* Terme vieilli. Maltraiter de coups. ||2* Terme de peinture, peu usité. Peindre ou dessiner à la hâte et sans correction, en affectant la négligence et la facilité.

— ÊTYM. Espagn. estrapasar; ital. strapanart; de l'ital. pajzo, fou.

t STRAPASSON (stra-pa-son), ». f. Peintre qui

STR

STR

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STUAPASSONNÉ, ÉE (stra-pa-so-né, née), part. passé do strapassonner. Figures strapassonnées.

STRAPASSONNKR (stra-pa-so-né), v.a. Terme de peinture. Syn. de strapasser et encore moins usité.

STRAPONTIN (stra-pon-tin) , ». m. || !• Siège garni que l'on met sur le devant dans les carrosses coupés ou aux portières dans les grands carrosses, et qui peut se lever et s'abaisser. X six heures donc, on monte en calèche ; le roi, Mme de Montespan, Monsieur, Mme de Thianges, et la bonne d'iloudicourt sur le strapontin, sÉv. 29 juil. 4678. Un carrosse.... avec ses coussins et un strapontin rempli de plumes, Leit. elr. de Colbert, vu, 38'. Il 2" Il se dit d'un siège supplémentaire dans quelques voitures publiques et dans les théâtres,

— REM. On disait autrefois estrapontin : Les prétentions et l'indécision firent dter l'estrapontin de son carrosse [de Louis XV enfant] pour n'y laisser que les deux fonds, st-sim. 435, 53.

— HIST. ivi* s. 11 va coucher sur ung strapontin, tout vestu, en ses tranchées, carl. vu, A3.

— ËTYH. Ital. strapontijw, qui n'est pas dans le Dictionnaire de la Crusca.

STRAS (stras'), t. m. Composition vitreuse imitant le diamant et les autres pierres précieuses ; c'est un silicate de potasse et de plomb, plus riche en o.xyde de plomb que le flint-glass. Le lapidaire, qui rejette au premier coup d'oeil et sépare les stras et autres verres de composition des vrais diamants et des pierres précieuses, bupp. Min. t. III, p. 83. jl Fig. C'est grand dommage que Delille. Du Pinde bijoutier charmant. Ait joint le stras au diamant. Et brillante l'or de Virgile, lb- BBDN, Acanthologie, ou mot Delille, p. 70.

— ËTYM. Strass, nom du joaillier qui mit à la mode cette pierre de composition dansleïvni* siècle,

STRASSE (stra-ss'), j. f. || 1" Bourre faite avec les premiers fils du ver à soie, qui sont rudes et grossiers. Il Rebut de la soie. Lorsque la soie est dévidée de dessus les cocons, il reste des peaux soyeuses que l'on nomme strasses qui enveloppent les chrysalides, Dicl. des arts et métiers, soierie. Il 2* Gros papier à emballage.

— ÉTYM. Ital. straccio, chiffon, au pluriel, stracei, •oie grossière, du verbe stracciare, déchirer.

i STRATAGÉMATIQCE (stra-U-jé-ma-ti-k'), adj. Qui a rapport aux stratagèmes.

— HisT. XVI' s. Stratagematique, cotorave. STRATAGÈME (stra-U-jê-m*), ». m. || l" Ruse de

guerre. Les Stratagèmes, titre d'un ouvrage de Polyen. Il employa un stratagème assez extraordinaire dans un combat naval, rolun, Hist. anc. (Euv. t. I, p. 6U0, dans pougens Le premier stratagème relatif à la prise de l'Acro-Corinlhe est d'Antigone Gonatas, comme vous l'apprend Plutarque, clavier, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. IV, p. 8«. Il 2" Fig. Tour d'adresse, de finesse, de ruse dont on use dans toutes sortes d'affaires. Les deux accusateurs que lui-même a produits.... Pour me calomnier subornés par lui-même, N'ont pu bien soutenir un si noir stratagème, corn. Nicom, ni, 8. Me ramassant tout entier en moimême. J'ai conçu, digéré, produit un stratagème. Devant qui tous les tiens, dont tu fais tant de cas. Doivent, sans contredit, mettre pavillon bas, mol. l'Ét. II, u. Comme la partie n'est pas égale, il faut user de stratagème, ID. Festin, u, to. Vous ressemblez trop à ce frère, pour que je sois plus longtemps la dupe de votre stratagème, lesaoe. Diable boit. 9.

— HlST. XVI* s. Stratagème, puisque ce mot grec depuis quelque temps a trouvé lieu au langage françois, h. est. Àpol. St Sébastien. Je sçay tous les stratagemates et prouesses des vaillans capitaines et champions du temps passé, rab. ii, 24. Le straugeme, ou la ruse de Charles IX, roy de France, contre les huguenots rebelles à Dieu et à luy, i 574, Arch. cur. de l'Uist. de France, i" série, t. VII, p. 40).

— ETYM. Corruption de oTpaTiiYïiiia, action d'un général, ruse de guerre, de oxpaToç, armée, proprement camp (venant de <rc6pvu|ii, étendre), et àyeiv, conduire.

t STRATE (3tra-t'),«. /•. Terme de géologie. Nom donné aux masses qui composent les terrains sédimentaires. C'est [le mont Cervin] un obélisque triangulaire de 43800 pieds de haut, si effilé, si abrupt, que la neige ne peut s'y déposer, sauf sur les moulures horizontales qui marquent les strates superposées, laveleye, Ilev. des Ueux- Uondei, 4 6 juin 1866, p. «3<.

— fTYM. Lat. stratus, étendu.

STRATÈGE (stra-tè-j'), ». m. Terme de l'his-

OICT. 01 i,A LANSUI fRANCAISS.

toire ancienne. Général en chef. Après l'élection des archontes, se fait [à Athènes] celle des stratèges ou généraux d'armées, des hipparques ou généraux de cavalerie, barthél. Anach. ch. <6. jj Nom, sous les Ptolémces, du commandant des forces militaires dans chaque nome.

— ÊTYM. Sxpaxitiifè;, de crxpaTi;, armée, et «yeiv, conduire.

STRATÉGIE (stra-té-jie), j. f. L'art de préparer un plan de campagne , de diriger une armée sur les points décisifs ou stratégiques, et de reconnaître les points sur lesquels il faut, dans les batailles, porter les plus grandes masses de troupes pour assurer le succès , pavé. Stratégie s'oppose à tactique, qui se dit des opérations que les armées opposées font à la vue l'une de l'autre. Les Francs, comme on sait, n'avaient pas des connaissances très-étendues en stratégie; ils formaient , selon la coutume des Germains , leurs troupes par ordre de famille et de canton, naudet, Instit. iém. inscr, et belles -lett. t. vni, p. 495. Il Fig. C'est à l'appui du scepticisme et de la liberté d'opinion que Voltaire flattait ainsi les vices et les grands de la cour; ce subterfuge de stratégie philosophique, une postérité plus sévère ne l'admet pas pour excuse, villeuain, dans le Dict. de dociiez.

— ÊTYM. ÏTpaxrnfio, de oxpatrifi;, stratège.

STRATÉGIQUE (stra-té-j i-k') , adj. Qui appartient à la stratégie, ou auquel on applique la stratégie. Études, opérations stratégiques. || Points stratégiques, ceux que, dans un plan de campagne, on détermine pour les opérations d'une armée.

— ÊTYM. STpatTi-fixè;, de «rtpaiTiYia , stratégie, t STRATfîGIQUEMENT (stra-té-j i-ke-man),odi).

Selon la stratégie.

STRATÉGISTE ( stra-té-ji-st') , ». m. Celui qui connaît la stratégie. || Celui qui écrit sur la stratégie.

— ÊTYM. Stratégie.

STRATËGCE (stra-tè-gh'), ». m. Voy. STBATioE, plus usité.

STRATIFICATION (stra-ti-fi-ka-sion), s.f.\\ 1" Action de disposer par couches, de placer les unes sur les autres des couches successives de diverses substances. || Opération métallurgique ou chimique qui consiste à exposer divers corps à leur action respective, en les disposant lit par lit ou couche par couche ; c'est ainsi que l'on convertit le fer en acier, en faisant chauffer des couches de barreaux de fer que l'on a eu le soin de séparer par autant de couches d'un cément dont le charbon fait la base. || 2" Terme de géologie. Disposition par couches. Des albâtres, des schistes micacés et des gneiss, dont la stratification est indubitable, SAUss. Voy. aua Alpes, t. vi, p. 342, dans POUGENS. Il Stratification discordante, se dit des couches de roches, quand une série est placée sur une autre série, de telle sorte que le plan de la partie supérieure repose sur la tranche de ta partie inférieure. || 3* Terme d'anatomie. Disposition par couches des tissus dans certains organes. || 4* Se dit aussi d'une certaine disposition donnée aux graines dont on veut conserver la faculté germinative; c'est un semis provisoire dans un vase : alternativement une couche de graines et une couche de terre.

— ËTYM. Stratifier.

STRATIFIÉ, ÉE (stra-ti-fi-é , ée) , part, passé de stratifier. Rangé par couches. Substances stratifiées. Il Terme de géologie. Qui se compose de lits ou découches. On suppose que les montagnes stratifiées ont été formées par des dépôts successifs de matières auparavant suspendues dans un fluide, SAUSSURE, Voy. Alpes, t. viii, p. 27), dans pougens.

STRATIFIER (stra-ti-fi-é), t). a. Je stratifiais, nous stratifiions ,vous stratifiiez; que je stratifié, que nous stratifiions, que vous stratifiiez. Terme didactique. Arranger des substances par couches. Enstratifiant, dans un creuset, des lames d'argent avec du soufre, et en poussant promptement à la fonte, on obtient une masse violette foncée et presque noire, fouhcroy , Conn. chim. t. vi, p. 314. Il II se dit des dispositions géologiques. Le mouvement des eaux de la mer, qui a transporté les coquilles et les matières pierreuses réduites en petits volumes, en graviers, en galets, et les a stratifiées les unes sur les autres, bupp. Min. L II, p. 3. Il II se dit de la disposition que l'on donne à des graines. Les glands, les faines, les châtaignes, les noix ne devraient jamais être semés qu'au printemps après avoir été stratifiés, oenlis , Maison rust. t. m, p. <95, dans pougens. Il faut ou les semer dans le mois, ou les mettre en jauge, c'est-à-dire les enterrer dans des fosses profondes.

ou les stratifier avio de la terre dans une cave peu humide, bosc, Inttit. Mém. scienc. 4807, I" sem. p. 157,

— ÊTYM. Strate, el lat. facere faire.

t- STRATIFORMK (stra-ti-for-m"), adj. Terme de minéralogie. Qui s'étend sous la forme de couches; composé de couches parallèles.

— ÊTYM. Strate, et forme.

t STRATIGRAPHIE (stra-ti-gra-fle), ». f. Partie de la géologie qui étudie surtout les terrains sédimentaires par rapport i l'ordre de superposi tion des strates. Les lois de la stratigraphie.

— ÊTYM Strate, et f pieiiv, tracer.

t STRATIGHAPHIQUE (stra-ti-gra-fi-k"), adj. Qd a rapport à la stratigraphie. || Géologie stratigraphique, celle qui est appliquée à l'étude de U superposition des couches terrestres.

t STRATIGRAPIIIQUEMENT ( stra-ti-gra-fi-keman), adv. Suivant les lois de la stratigraphie. Un point défini stratigraphiquement.

t STRATIOTIQL'E (stra-ti-o-ti-k'), adj. || 1« Surnom d'un Michel, empereur d'Orient (4 066), ainsi appelé de arpatiùxi):, soldat, parce qu'il avait passé la plus grande partie de sa vie dans les armées de l'empire. || 2° Secte de valentiniens fondée par un Valentin du ii* siècle, né à Pharbès (Egypte).

STRATOCRATIE (stra-to-kra-sie), ». /. Terme peu usité. Gouvernement militaire, c'est-à-dire dont les chefs sont guerriers de profession. Le gouvernement français [sous Napoléon, après le retour de l'île d'Elbe], c'est la guerre, c'est une stratocratie élective, querelleuse, envahissante, villemain, Souvenirs contemporains, les Cent- Jours, ch, vm.

— ÊTYM. Stpaxàc, armée, et xoa-ctîv, commander. STRATOGRAPHIE (stra-to-gra-fie), ». f. Terme

peu usité. Description d'une armée et de tout ce qui la compose.

— ÉTY.M. ÏToaTè;, armée, et ypiftiv, décrire.

t STRATOÏDE (stra-to-i-d'), adj. Terme de minéralogie. Qui a l'apparence d'une masse stratifiée.

— KTYM. Strate, et »î5oc, forme.

t STRATON (stra-ton), », m. Terme d'entomologie. Nom, aux environs de Bordeaux, du rhynchites bacchus, qui roule les feuilles de la vigne, attelabe bacchus de certains auteurs.

t STRATUS (stra-tus'), ». m. Terme de météorologie. Nom donné à des nuages disposés en couches, et, principalement, aux bandes nuageuse! qui apparaissent à l'horizon, au coucher du soleil. Dès neuf heures et demie, une clarté blafarde illuminait la partie nord-ouest du ciel, dont l'horizon était alors ma.S()ué par des stratus très-épais et quelques nuages détachés. Journal officiel, 4 5 mai 4869, p. 742, 2* col.

— ÊTYM. Lat. stratus, étendu (voy. strate).

t STRELET (stre-lè), j. m. Autre forme de sterlet.

STRÉLITZ (stré-liU'), ». m. Ancien corps d'infanterie moscovite. Le gouvernement ressemblait à celui des Turcs par la milice des strélitz, qui, comme celle des janissaires, disposa quelquefois du trône, et troubla l'Etat presque toujours autant qu'elle le soutint; ces strélitz étaient au nombre de quarante mille hommes, volt. Russ. i, 2.

t STREMME (strè-m'), ». m. Nom, en Grèce, d'une mesure agraire, équivalant au dixième de l'hectare.

t STREPSICÈRE (strè-psi-sè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui a les cornes ountoarnées en spirale.

— ËTYM. lTpé<j/iî, action de tourner, et xépa;, corne.

t STUETTE (strè-t'), ». f. Terme de musique. Partie d'une fugue, dans laquelle on ne rencontre plus que des fragments du sujet, et qui est comme un dialogue pressé et véhément. || Strette magistrale, celle qui termine la fugue, quand celle-ci est en canon.

— ÊTYM. Voy. sthetto.

t STRETTO (strèt-to), adj. m. Terme de musique. Mot italien qui veut dire serré, et qui, sur les partitions, indique que le mouvement doit devenir plus rapide.

— ÊTYM. Ital. stretto ; du lat, ttrictus (voy .strict). t STRIATION (stri-a-sion), ». f. Disposition par

stries. La striation de la substance des plumes.

— ÊTYM. Strié.

STKIBORD (tri-bor, on ne prononce pas 1'»), ancienne orthographe de tribord (voy. ce mot).

t STRICAGE (stri-ka-j'), s. m. Terme de fabrique de drap. Action de finir, de mettre la dernière main,

— ËTYM. Striquer.

STRICT, ICTE (strikf, stri-kt"), adj. || i' Qui na laisse aucune latitude, étroit, rigoureux. Une obli-

STR

galion stricte. Une stricte probité. Un »cns strict et absolu. La stricto vérité. Tout irait assez Lien, sans un certain nombre de gens qu'on appelle assidus, exacts, remplissant rigoureusement leur devoir strict, niDER. Neveu de Rameau. || i' En parlant des personnes, exact, sévère. Il est strict en affaires.

— REM. Strict n'est dans le Dictionnaire de l'Académie que depuis l'édition de <762.

— ÉTYM. Lat. sirictus, de stringere, serrer (voy. ÉTROIT, qui est le même mot).

STRICTEMENT (stri-kte-man), adv. D'une manière stricte. Remplir strictement ses devoirs.

— Rtym. Stricte, et le suffixe ment.

I STRICTION (stri-ksion), s. f. Terme de chirurgie. Action d'étreindre à l'aide d'un lien. Striction plus ou moins forte.

— ÊTYM. Lat. strictionem, deslrtngere, étreindre.

t STRICTURE (stri-ktu-r'), s. f. Terme de chirurgie. Étranglement, rétrécissement. Les strictures de l'urèthre.

— HIST. ivi" s. Pour l'angustie et la stricture de la trachée artère, paré, xiv, <8.

— f.TYM. lat. strictura,da stringere, étreindre. t STRIDENT, ENTE (stri-dan, dan-f), od/. Qui

rend un son aigre et perçant.

— HIST. XVI' s. Nous entcndismesen l'air un son haut et strident, rab. Pant. v, (7.

— ÊTYM. Lat. ttridere, dont on rapproche le grec Tp(!;eiv.

t STRIDEUR (stri-deur), s. f. Qualité d'un bruit perçant et vibrant. La voix habituelle du cygne privé est plutôt sourde qu'éclatante ; c'est une sorte de strideur, parfaitement semblable à ce que le peuple appelle le jurement du chat, buff. Ois. t. ivii, p. 3B. Tout le monde sait que l'on fait cesser par un grand bruit la strideur incommode des grillons, id. Suppl. à l'hist. nat. Œuvr. t. ix, p. 196.

— HIST. XVI' s. Strideur, dans Jehan Lemaire, d'après palsgrate, p. 22.

— ÉTYM. Provenç. ttridor; espagn. estridor; ital. stridore; du lat. stridorem (voy. stride.nt).

t STRIDULANTS (stri-du-lan), s. m. pi. Terme d'histoire naturelle. Famille des cicadaires, renfermant le genre cigale.

t STRIDULATION (stri-du-la-sion) , s. f. Bruit aigu produit par les insectes au genre cigale.

— ÊTYM. Lat. itridulus, qui rend un son aigre (voy. strident).

tSTRIDULEUX, EUSE (stri-duleû, leû-z'), od;. Un peu strident. || Terme de médecine. Se dit des bruits respiratoires qui ont un son aigre, sifflant, plus ou moins aigu. || Laryngite striduleuse, le faux croup.

STRIE (strie), s. f. || 1' Terme d'histoire naturelle. Petit sillon longitudinal séparé du sillon pareil par une ligne saillante ou côte. Les stries d'une coquille. Les stries de la tige d'une plante. Il Sillons très-fins et très-nombreux que l'on remarque sur quelques points de certains os. || Rayures que laisse sur les rochers la glissée des glaciers disparus, et qui servent à en indiquei le lit primitif. Il 2" Terme d'architecture. Nom donné à la partie pleine qui est entre les cavités des colonnes cannelées. La strie sépare deux cannelures, et ne doit pas être confondue avec une cannelure. En ce sens on dit plus souvent listel. || 3' Il se dit des lignes colorées ou non et se détachant sur un fond quelconque, bien qu'elles n'y séparent pas des dépressions. Il [l'acide carbonique] devient légèrement visible par les ondulations et les stries qu'il forme dansée fluide en le traversant, fourcroy, Conn. chim. t. 11, p. 34. Une particularité remarquable dans plusieurs espèces de schorls cristallisés, ce sont des stries très-fines et parallèles entre elles qui sillonnent les faces de leurs cristaux, Saussure, Voy. Alpes, t. I, p. 93. Il Stries sanguines, filets de sang que l'on rencontre dans le pus et dans les produits sécrétés par des muqueuses malades. || i' Kils que l'on aperçoit sur le verre.

— ÊTYM. Lat. rtrto, strie.

STRIÉ, ÉE (stri-é, ée), adj. || !• Dont la surface

présente des stries. Un beau gypse blanc en lames striées, SAUSSUBB, Voy. Alpes, t. i, p. 3(, dans POUOKNS. Il Terme d'anatomie. Corps striés, partie du cerveau saillante dans les ventricules latéraux, ainsi nommée à cause des nombreuses stries blanches qui traversent la substance grise. || 2- Terme d'architecture. Pilastre strié, pilastre orné, dans toute sa hauteur, de cannelures avec listels. Il 8- Parties striées ou cannelées, suivant Descartes, petites parties qui, dans le tourbillon et le choc. oDt Dris u>s forme striée. Pensez-Tous que

STR

Descartes fût persuadé de sa matière striée T volt. Dial. XXIV, 17.

— HIST. XVI' s. Strié, cotghave.

— ÊTYM. Lat. striatus, de stria, strie. tSTRIGE(stri-j'), «. ^. Vampire, génie malfaisant

et nocturne. On lit dans la Gazette de Bessarabie : Les revenants occupent toujours une grande place dans l'imaginationdu peuple moldave.... les striges sont des morts qui se lèvent de leurs tombeaux dans la nuit qui précède le jour de la Saint-André, et qui vont, portant leur tombe sur leur tête, visiter leurs anciennes habitations, Monit. univ. 7 avr. 1868, p. 491, 3' col. L'Académie écrit stryge.

— ÊTYM. Lat. striga, oiseau de nuit qui passait pour déchirer les enfants, sorcière.

fSTRIGILATION (stri-ji-la-sion), s. f. Sorte de massage exécuté avec une brosse rude après le bain.

— ÊTYM. Lat. ttrigilis, étrille.

STRIGILE (stri-ji-l'), t. m. Instrument en forme

de racloire, en bronze, dont les anciens se servaient dans le bain pour racler la peau et en détacher la crasse. || Sorte de cannelures sinuées qui servent d'ornement à un certain nombre de sarcophages antiques.

— ETYM. Lat. strigilii (voy. étrille, qui est le même mot).

t STRIGILIFORME (stri-ji-li-for-m'), adj. Qui a l'apparence d'une étrille.

— ÉTYM. Strigile, et forme.

t STRIQUER (stri-ké), V. a. Terme de fabrique

de drap. Finir, mettre la dernière main.

— KTYM. AUem. Strich, coup de main.

STRIURE (stri-u-r'), s. f. Disposition en stries.

Il II se dit des coquilles ou des colonnes striées.

— HIST. ivi' 8. Strieure, cotgrayk.

— ÊTYM. strier.

tSTROBlLAlRE (stro-bi-lé-r'), adj. Qui concerne le strobile.

STROBILE (stro-bi-l'), ï. m. || 1' Terme de botanique. Fruit composé et en forme de cône, exemple : les fruits du sapin, du bouleau. Les cônes du pin seraient un agent de propagation des plus dangereux... sous l'influence de la chaleur de l'incendie, les strobiles encore verts éclatent, et leurs débris enflammés peuvent allumer de nouveaux foyers à plusieurs centaines de mètres de leur point de départ, h. paré. Enquête sur les incendies de forêts, p. <a. || 2' Terme de zoologie. Chaîne que forment les articles appendus au scolex ou tête de taenia chez les cestoîdes.

— ÉTYM. Lat. strobilus, pomme de pin, de otpôëiXo;, toupie, qui se rattache à oxpéfciv, tourner (voy. strophp:).

t STROBILI FORME (stro-bi-li-for-m'),od;. Terme de botanique. Qui a la forme d'un strobile.

t STROMA (slro-ma), s. m. \\ V Terme de botanique. Nom générique de la surface qui porte la fructification des plantes cryptogames. || 2° Terme d'anatomie. Partie superficielle de l'ovaire des animaux qui renferme seuleles ovisacs. ||Tissu de l'ovaire lui-même, bien qu'il ne renferme pas d'ovules.

— ÊTYM. ÏTpMîia, tapis, de oTpciwuni, étendre, t STROM-AI'PARAT (stro-ma-ppa-ra), s. m.

Terme de métallurgie. Courant d'eau ascendant qui n'enlève que les parties les plus ténues du minerai écrasé et qui tient les autres en suspension.

— ÊTYM. Allem. Strom, courant d'eau, et apparat appareil.

t STROMATES (slro-ma-f), s. m. plur. Titre de plusieurs anciens ouvrages, qui signifie proprement tapisseries (d-cptôiiaxa), et qui se prend pour mélange de différents sujets, tel que l'ouvrage de saint Clément d'Alexandrie.

t STROMBE (stron-b'), s. m. Genre de coquilles univalves, où l'on distingue : le strombe géant, ap pelé vulgairement aile d'aigle et lambis ; les marchands d'objets d'histoire naturelle donnent à sa coquille le nom de cornue digitale; le strombe oreille de Diane, dit vulgairement oreille de Diane, et, par corruption, oreille d'âne; le strombe galle, appelé aile d'ange dans les anciens catalogues de coquilles, il porte quelquefois le nom de tireur d'armes, et c'est le strombe aile d'ange de certains auteurs, legoarant.

— ÊTYM. £Tp6{ji6oi:, toupie, coquille en cône, de <rrpéç<i), tourner.

t STROMBITE (stron-bi-f), s. f. Sorte de roche. Quelques amas de strombitc, tels que ceux que j'ai trouvés sur les bords de la Durance, Saussure, Voy. Alpes, t. vi, p. 90, dans pouokns.

t STROMBLK (stron-bl'), s. m. Terme rural. Crochet à long manche pour tirer les herbes qui embarrassent le soc de la charrue. I

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