ST
t STRONGLE (stron-gl*), ». m. Espèce d'entozoaire que l'on rencontre assez fréquemment dan» les reins chez quelques animaux, et plus rarement chez l'homme, strongylus gigas, Rudolphi, «tstrongylus gigas, Diesing.
— KTYM. S- poYYÛ).^;, rond, t STRO.vriANE (stron-si-a-n"), ». f. Te-me de
chimie. Substance alcaline découverte à Strontian, en Ecosse, d'où elle tire son nom.
t STHONTIANIQUE (stron-si-a-ni-k*), adj. Qui renferme de la strontiane.
t STRONTIANITE (stron-si-a-nl-f), s. f Minerai de strontiane.
t STRONTIQUE (slron-li-k'), adj. Terme de chimie. Qui a rapport à la strontiane, au strontium. || Oxyde stronlique, premier degré d'oxydation du strontium. On dit de même sulfure strontique.
t STRONTIUM (stron-si-om'), ». m. Terme de chimie. Mêlai qui, imi à l'oxygène, produit W strontiane.
— ÊTYM. Voy. strontiake.
STROPHE (stro-r), s. f. \\ 1' Dans le théâtre ancien, la partie du chant qui répondait aux mosvements du chœur allant à droite, s'appelait strophe; la partie du chant qui répondait à son retour, s'appelait antistrophe. || 2* Ensemble de vers, révinis dans un ordre déterminé, et produisant, pi. leur liaison et leur retour, un effet agréable à l'oreille. ||8' Stance d'une ode (voy. stance).
— HIST. XVI' s. Comme ton Ronsard trop et très arrogamment se glorifie avoir amené la lyre grecque et latine en France, pour ce qu'il nous fait esbayr de ces gros et estranges mots, strophe cl antistrophe; car jamais par aventure nous n'en ouysmes parler, Quintilien censeur, p. 203, dans
LACURNE
— ÊTYM. iTposr,, action de tourner, et aussi l'action du chœur, dans la tragédie, allant et venant, et son chant durant cette évolution ; do là le sens de strophe en poésie.
t STROPHULUS (stro-fu-lus') ou STROPIIULB (stro-fu-l'), s. m. Terme de médecine. InflammatioB cutanée, fréquente chez les enfants à la mamelle et lors de la première dentition, caractérisée par des papules prurigineuses rouges ou blanches.
— ÊTYM. Dimin. du lat. strophus, bandelette, de (jTpôifo;, bandelette, de fftpÉçeiv, tourner.
STRUCTURE ( stru-ktu-r' ) , ». f.\H' Manière dont un édifice est bâti. Superbes monuments de l'orgueil des humains. Pyramides, tombeaux donl la noble structure A témoigné que l'art, par l'adresse des mains Et l'assidu travail, peut vaincre la nature. . . . scarron, Sonnet. Remettons-nous devant lesyeuxlastructure du temple, où était le lieu trèssaint, le saint des saints.... boss. Méd. sur l'Év. la Cène, is'jour. Si le propriétaire occupe lui-même sa maison, il sera aisé d'en savoir la valeur ou par les louages précédents, ou par le contrat d'achat, ou par l'estimation qu'on en fera par rapport à sa situation, au nombre de ses étages, à la î'olidité de sa structure, vaub. Dîme, p. 7B. De tous ses amis morts un seul ami resté Le mène en sa maison de superbe structure; C'était un riche abbé, fou (le l'architecture, boil. Art poét. iv. Qu'on observe la légèreté de leur vol [des oiseaux], la douceur de leur chant, l'admirable structure de leurs nids, MÉZENGOi, Hist. abrég. de l'anc. testam. 6' jour. Il Par extension. Ce grand et superbe ouvrage [le monde] N'est point pour l'homme un langage Obscur et mystérieux; Son admirable structure Est la voix de la nature Qui se fait entendre aux yeux, j. B. Rouss. Ode», I. 2. Il 2° Plus rarement, l'action de bâtir. Un trésor de charité, où les pauvres trouvaient des ressources journalières à leurs misères, et l'iîglise, des moyens pour fournir à la structure de ses temples, i la décoration de ses autels et à l'entretien de ses ministres, mass. Conf. us. des reven. ecclesiast. Il 3* Arrangement mécanique d'une substance minérale, d'une roche. || 4' La structure d'un corps vivant, animal ou végétal, l'arrangement des diverses parties de ce corps. À la grande connaissance qu'il avait de l'anatomie, il joignait le talent d'imaginer heureusement les usages des structures, fonten. Tauvry. L'animal n'a certains besoins que parce qu'il a une certaine structure, et il ne mène un certain genre de vie que parce que ce genre de vie est le résultat nécessaire de sa structure, bonnet, Œuv. mil. t. xviii, p. 187, dans POUGKNS. Les éléphants ne nous paraissent d'une structure si étrange que parce que nous les voyons séparés des végétaux... cb*teadb. Oén. i, T, », note. Il Particulièrement, en langage anato-
sru
mique, mode j arrangement qui apparticnl aui corps organisés, et grâce auquel ils sont composés de parties élémentaires multiples et diverses par leur nature. || E' Kig. La structure d'un discours, d'une phrase, la disposition, l'arrangement des pajties d'un discours, d'une phrase. Le choix et l'arrangement des mots, la structure et l'harmonie de la composition, la grandeur modeste des pensées [dans une ode do Chapelain], balz. Ut. viii, k'tt. (5. En la mauvaise structure il y a toujours quelque chose à ajouter, ou à diminuer, ou à changer, non pas simplement pour le lieu, mais pour les mots, vauoel. Rem. t. ii, p. losi.
— IIIST. XVI* s. La fortune m'a faict grand desplaisir d'interrompre la belle structure du Pont- Neuf de nostre grande ville, «t m'ostcr l'espoir, avant mourir, d'en veoir en train l'usage, mont. IV, 7. Aux endroits où elle [l'alcyon] veoid que sa structure [de son nid] se desment et se lasche pour les coups de mer, ID. ii, 198.
— ÊTYM. L;it. structura, de struere, construire. t STIIUME (stru-m'), î. f. Terme de médecine.
Synonyme d'écrouelles. Affecté de strume.
— msT. XVI' s. Les slrumes et les escrouelles, PARÉ, V, U.
— ETYM. Provenç. estruma, siruma; du lat. tiruma, scrofule, qui se rattache à strues, tas, et à strune.
t STRUMEUX , EUSE (stru-meii, meû-z'), adj. Terme de médecine. Synonyme de scrofuleui. Il Ganglions strumeux, ceux qui sont engorgés par cause scrofulcuse.
— HIST. im' s. Boisteus et estrumeus et borgnes, BAUDOUIN DE CONDÉ, t. I, p. 166.
— RTVM. Provenç. estrumos ; du lat. strurrwsus, de flruma, strume.
t STItUTIIlNE (stru-ti-n'), *. f. Terme de chimie. Synonyme de saponine.
— ETYM. ÏTpoOOiov, saponaire.
t STHUVITE (stru-vi-f), s. f. Substance minérale riche en phosphate ammoniaco-magnésien, recherchée par les agronomes pour amender les terres.
t STRYCHNATE (stri-kna-f) , s. m. Terme de chimie. Sel proiluit par la combinaison de l'acide strychnique avec une base,
t STRYCHNRES (stri-knée), t. f. pi. Terme de botanique. Tribu des loganiacées, dont le type est le strychnos.
t STRYCHNINE (strik-ni-n'), t. f. Terme de chimie. Alcali végétal fort vénéneux qu'on ne trouve que dans les végétaux vénéneux de la tribu des strychnées.
t STRVCHNINIQUE (stri-kni-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide strychninique, corps obtenu par l'action de l'acide sulfurique chaud sur la strychnine.
t STRYCHMQUE (stri-kni-k'), adj. Terme de chimie. Se dit d'un acide particulier (voy. ioasusique).
t STRYCHNISME (stri-kni-sm'), s. m. Terme de médecine. Ensemble des phénomènes causés par la strychnine ou ses sels.
t STRYCIINOCURO.V[lNE (stri-kno-kro-mi-n*), ». f. Terme de chimie. Matière colorante jaune des strychnos et des lichens qui couvrent la fausse angusture.
— ËTYM. Sirychnos, et xp"l*«i couleur.
t STRYCHNOS (stri-knos'), s. m. Genre de plantes loganiacées, auquel appartiennent la noix vomique et la fève de Saint-Ignace; on y distingue : le strychnos noix vomique, dit vulgairement vomiquier, et dont les semences, improprement nommées noix vomique, se trouvent dans les pharmacies; le strychnos ignatia (voy. fève de saintignace), et le strychnos tieuté appelé tieuté à Java, et dont le suc sert à préparer l'upas tieuté, un des poisons les plus violents.
— ETYM. Lat. strychnus, du grec <rtpûxvoç, morelle à fruits noirs.
STRYGE (stri-j'), s. m. L'Académie donne le genre masculin et un v à ce mot; mais ni l'un ni l'autre ne peuvent être ; il faut écrire strige et le faire féminin (voy. strige).
STUC (stuk), ». f. En gâchant le plâtre avec une dissolution de colle forte, introduisant ensuite des matières colorées dans la ma,sse lorsqu'elle est encore en bouillie, et la polissant lorsqu'elle est solide et appliquée sur les objets que l'on veut en recouvrir, on fait un enduit qui imite parfaitement le marbre, et qu'on connaît sous le nom de stuc, THENARD, Traité de chim. t. ii, p. 430, dans POUCENS. Il On fait aussi du stuc avec du marbre
STTJ
blanc pulvérisé et de la chaux. Le stuc était connu <le.< anciens ; il fut réinventé au commencement du XIV* siècle en Italie, où le climat sollicite et protège cette manière commode et peu coûteuse d'orner l'intérieur et même l'extérieur des habitations, DB LA8ORDE, Émaux, p. 502.
— HIST. xvrs. X Barthélémy de Miniato, paintre florentin, pour neuf mois entiers qu'il a vacqué i besongiier pour le roy, es ouvrage de slucq, UE LABORDg, Émaux, p. 603. Coste Junon estoit faite d'estuc si blanc et si bien taillé, qu'il n'y avoit celluy qui ne le print pour vray marbre, id. ib. p. 602
— ETYM. Espagn. estuque; ital. tlucco; de l'tnc. haut-ail. stuechi, croûte
STUCATEUR (stu-ka-teur), ». m. Ouvrier qui travaille en stuc. Les stucateurs se vantent, avec l'aide de trois ou quatre autres, de la rendre [la grande galerie du Louvre] faite d'un bout à l'autre en cinq ou six ans, poussin, Lett. 29 juin 4 641. En France, le stuc ne me semble pas avoir été introduit avant le XVI* siècle; c'est François 1" qui l'appliqua à la décoration magnifique, mais un peu hâtive, de son château de Fontainebleau ; il fit venir des stucateurs d'Italie, et ces artistes apportèrent avec eux la chose et son nom, db laborde. Émaux, p. 602.
— ETYM. Ital. stiKCatore, de stucco, stuc.
t STtJD-BOOK(steud-bouk), ». m. Registre où l'on inscrit et conserve la généalogie des chevaux de pur sang. L'Angleterre et la France ont chacur" leur stud-book; celui de l'Angleterre remonte à <79i. Les juments de pur sang, inscrites au stud-book français, pourront obtenir annuellement des primes.... Ordon. roy. du 24 oct. «840 concernant les haras, art. xi.
— ËTVM. Angl. stud-book, de itud, haras, et book, livre.
STUDIEUSEMENT (stu-di-eû-ze-man), adv. Avec application. Cela est studieusement travaillé.
— ETYM. Studieuse, et le suffixe ment; provenç. estudiosamen; espagn. estudiosamente ; ital. »ludiosamente.
STUDIEUX, ■ EUSE (stu-di-eû, eû-z'), adj. Qui aime l'étude. Un écolier studieux. Studieux amateur et de Perse et d'Horace, boil. Épit. x. \\ Il se dit aussi des choses. Le sage De son loisir studieux Doit faire un plus noble usage, J. B. rouss. Odes, II, 2. Ces chants, de ma prison témoins harmonieux, Feront à quelque amant des loisirs studieux Chercher quelle fut cette belle, a chën. la Jeune captive.
— HIST. xni* s. Valerius neis [même] la clame [la femme] Hardie et artificieuse. Et trop à nuire estudieuse, la Rose, 9457. || xvi* s. L'homme.... recognoissantsafoiblesse naturelle.... humble, obéissant, disciplinable, studieux, ennemy juré d'heresie.... MONT, n, 236.
— ÊTYM. Provenç. estudtos; espagn. estudioso; ital. ttudioso; du lat. studiosus, de studtum, étude.
t STUDIOSITÉ (stu-di-6-zi-té), s. f. Caractère du studieux.
— HIST. ivi* s. Honnesteté, abstinence, sobriété, chasteté et continence, clémence, modestie, studiosité et humilité, les Triomphes de la rwble dame, t° 36, dans lacurne.
— ETYM. Studieux.
t STUFFING-BOX(steu-fin'gh-boks'), ». m. Se dit, dans les machines à vapeur, des pièces destinées à intercepter la communication entre deux milieux dans lesquels se meut une tige. On emploie quelquefois pour les pompes le stuffing-box.
— ÊTYM. Angl. stuf/ing, rembourrage, et box, boite.
STUPÉFACTIF, IVE (stu-pé-fa-ktif, kti-v'), adj. Terme de médecine. Synonyme de stupéfiant.
— HIST. XVI* s. Vous userez de medicamens stupefactifs, comme oleum papaveris.... paré, vu, 7.
— ETYM. Voy. stupéfait.
STUPÉFACTION (stu-pé-fa-ksion; en vers, de
cinq syllabes), ». f. || 1* Engourdissement d'une partie du corps. Ce remède cause la stupéfaction. Il 2° Fig. Étonnement extraordinaire. Sa stupéfaction fut complète. Il ne pouvait revenir de sa stupéfaction.
— HIST. XVI* s. Rien n'empesche que la pierre, descendant par lesdits vaisseaux uretères, ne puisse faire stupéfaction à la cuisse, paré, i, 30.
— ETYM. Lat. stupefactionem, de stupefactus, stupéfait.
STUPÉFAIT, AITE (stu-pé-fè, fe-t'), adj. A qui la surprise cause une sorte d'engourdissement. Mademoiselle est immobile, vous muet, et moi