‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 154 sur 754 · SUD · texte numérisé non relu

SUD

SUCRERIE (su-kre-rie), s. f. \\ i° Lieu où l'on fait le sucre. Deux des collèges des jésuites possèdent 300 000 moutons, six grandes sucreries, volt, ifosurj, 4 39. Il 2* Lieu où l'on raffine le sucre. Raffinerie est plus usité. || 8° Au plur. Choses ou il entre beaucoup de sucre, comme dragées, confitures, etc. Franchement, nous sommes une nation d'enfants mutins à qui il faut donner le fouet et des sucreries, volt. Lett. Kichelieu, 29 avril 4 774.

— ÉTVM. Sucrer.

t SUCREUR (su-kreur), s. m. Celui qui met du sucre dans les vins, pour les adoucir.

4. SUCRIER (su-kri-é; l'r ne se lie pas; au pluriel, l's se lie : des su-kri-é-z en argent), s. m. Pièce de vaisselle dans laquelle on met du sucre. Les sucriers seront marqués et contremarques au corps, fond et couvercles ; le carré sera marqué du poinçon du maître, Réglem. 30 déc. 4 679.

t 2. SUCRIER, ERE (su-kri-é, è-r'), adj. \\ 1* Oui a rapport à la fabrication du sucre. L'industrie sucrière. || Les départements sucriers, les départements où l'on fabrique du sucre de betterave. Il Campagne sucrière, toutes les opérations d'une année qui ont pour but la production et la fabrication du sucre. || Chimiste sucrier, chimiste attaché à une usine à sucre. || 2" S. m. Fabricant de sucre. Les sucriers coloniaux. || Celui qui, aux colonies, exploite une sucrerie. Un sucrier de Bourbon a essayé, en désespoir de cause, l'engrais que vous recommandez pour la canne, honit. univ. 8 avril 4888, p. 494, 0* col. || Ouvrier qui travaille dans une sucrerie. || 3* Sorte d'oiseau des contrées chaudes, bufp. Ois. t. x, p. 34 0.

t SUCRIÈRE (su-kri-c-r'), s. f. Genre de sucriers en faïence, piriformes, pour le sucre en poudre, décorés par les artistes rouennais, par opposition au sucrier, qui est pour le sucre en morceaux.

t SUCRIIXON ou SUCRION, voy. soucrillon.

SUCRIN (su-krin), adj. m. |l 1" Il se dit des melons qui ont goût de sucre. Melon sucrin. || Substantivement. Un sucrin. || 2° S. m. Sucrin vert, sorte de poire d'Angleterre verte, juteuse et sucrée.

— ETYM. Sucre; bourguign. seucrin.

SUD (sud), s. m. \\ 1* Le midi, la partie du momie opposée au nord. Orléans est au sud de Paris. C'était constamment le vent du sud presque en tourmente et une mer affreuse, bougainv. Voy. t. Il, p. 244. Il L'Amérique du Sud, la mer du Sud, avec des S majuscules. || Terme de marine. Faire le sud, faire route vers le sud. || Adj. Le p61e sud, le pôle antarctique ou austral. || Degrés de latitude sud, ceux qui vont de l'équateur à ce pôle. || l.e vent est sud, il souffle de la région du sud. Il i" Absolument. Le vent du sud. Le sud est bon pour passer de France en Angleterre. || Pour les marins le d est toujours nul, à moins qu'il ne se change en r. Ainsi ils disent su-è pour sud-est et sur-oi au lieu de sud-ouest.

— HIST. XII* s. Li uns rochiers muntout al north, et li altres al sud, Jîots, p. 46. || xiii* s. D'autre part vers le su, à destre. Lui mustrerent perillus estre, MARIE, Purgatoire, 933. || xvi* s. Cap de Dynaco et le fleuve Jourdain gisent nort et su. Le grant routier et pilotage, dans jal. Au commencement du soir, courûmes au sud et su-est, Joum. de Parmentier, dans jal. Vous, sœur de ce grand roy, vous l'espouse d'un roy De qui l'est, le sur, l'oest et le nord prend la loy, baïp, Œuvres, p. 498,

dans LACDRNE.

— ETYM. Allem. Siid ; suéd. syd; angl. south.

\ SUDAMINA (su-da-mi-na), s. m. pi. Terme de médecine. Mot latin, fabriqué par les médecins et conservé en français pour désigner de petites vésicules proéminentes, du volume d'un grain de millet, arrondies, transparentes, pleines d'une humeur aqueuse, ténue, non visqueuse.

— ETYM. Plur. de îudomen, latin fictif de rudore, suer.

t SUDATION (su-da-sion), s. f. Terme de médecine. Action de suer ou fle faire suer pour un but thérapeutique.

— ETYM. Lat. sudationem, de tudor«, suer.

t SUDATOIRE (su-da-toi-r') , ou SUDATORIUM (su-da-to-ri-om'), s. m. || 1* Terme d'antiquité romaine. Partie des thermes où l'on prenait des bains de vapeur. || 2* Adj. Fièvre sudatoire, synonyme de suette.

— ETYM. Lat. sudatorium, de ïudore, suer. SUD-EST (su-dèst'; prononcé par les marins

sue), s. m. Il I* Point de l'horizon et du compas de route placé à égale distance de l'est et du sud. J'atterrai à Bellisie, parce que le vent avait changé tout d'un coup de l'ouest au sud-est, Vém. de Vil-

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lette, 1885, dans jal. || Le vent qui tient le milieu entre le sud et l'est. || J* Adj. Le vent est sud-est. Il Sud-sud-est, le vent qui tient le milieu entra le sud et le sud-est.

t SUDISTB (su-di-sf), s. m. S'est dit en Amérique, pendant la guerre do la sécession, de ceux des États du Sud qui ont voulu se séparer de la confédération.

f SUDOUATE (■îu-do-ra-f), s. m. Terme de chimie. SfU formés par l'acide sudorique.

SUDOKIFÈUK (su-do-ri-fè-r'), adj. Synonyme peu usité de sudorilique.

— ÉTYM. Lat. sudorem, sueur, et ferre, porter. SUDORIFIQUE (su-do-ri-fi-k'), adj. Terme de

médecine. Qui provoque la sueur. Poudres sudorifiques. || S. m. Prendre des sudorifiques.

— HIST. xvr s. Se servir des sudorifiques et diurétiques, PARÉ, XX, (4.

— ÊTYM. Lat. sudor, sueur, et facere, faire. t SCDOUIPAKE (su-do-ri-pa-r'), adj. Terme

d'anatomie. Qui produit la sueur. Les glandes sudoripares.

— ETYM. Lat tudorem, sueur, et parère, produire.

t SUDORIQUE (su-do-ri-k'), adj. Terme de ehimie. Acide sudorique , acide retiré de la sueur.

SUD-OCEST (sudouèst; les marins prononcent sur-ouë ou sur-oi), s. m. || 1" Point de l'horizon et du compas placé à égale distance de l'ouest et du sud. Il i" Vent qui lient le milieu entre le sud et l'ouest. Le sud-ouest (en France) est ordinairement chaud et pluvieux. || Ad)'. Le vent est sud-ouest. 118° Terme de marine. Sorte de chapeau à fond bas, recouvert de toile cirée, qu'on nomme aussi tapebord. || Sud-sud-ouest (les marins prononcent su-sur-oiiè), le vent qui tient le milieu entre le sud et le sud-ouest.

t SUÉDOIS, OISE (su-é-doî, doî-z'), s. m. et f. Habitant de la Suède. || Le suédois, branche Scandinave des langues germaniques.

SUÉ, ÉE (su-é, ée), part, passé de suer. || Fer sué, fer qui a reçu une chaude complète. Le fer qu'on destine à la filière.... doit être bien sué, sans pailles, sans soufflures «t sans grains apparents, BUFF. Uin. t. IV, p. 467.

SUÉE (su-ée), s. f. || 1° Etat de sueur. Transpiration donnée au cheval soumis à l'entraînement, i la suite d'exercices différents gradués et nécessaires, pour le débarrasser de la graisse superflue. Il 2° Fig. Inquiétude subite et mêlée de crainte, moment difficile oii il a fallu de grands efforts. Il a eu une furieuse suée.

— HIST. XTi* s. Tant de puants bruvages, cautères, incisions, suées.... mont, iv, 276.

— ÉIYM. Sué.

SUER (su-é), je suais, nous suions, vous suiez;

que je sue, que nous suions, que vous suiez, v. n. Il 1" Rendre par les pores (ou orifices des glandes sudoripares) une humeur aqueuse. L'attelage suait, soufflait, était rendu, la font. Fabl. vn, 8. Malgré le froid, je sue encor de mes efforts, moi.. VÉl. IV, 6. Le feu comte du Lude disait qu'il n'avait jamais eu de mal, mais qu'il s'était toujours bien trouvé de suer : sérieusement, c'est un des remèdes de Duchcsne pour toutes les douleurs du corps, sÉv. 243. Tantôt il donnait des remèdes qui faisaient suer, fkn. Tél. xvii. Il suait à grosses gouttes, et avait l'air d'être fatigué, lesage, Guxm. d'Àlf. II, I. Il Suer d'ahan, suer de la grande peine qu'on a. [Ils] Sont à suer d'ahan pour expliquer le cas, nu cerceau, Poés.laRavigotte. || Suer s'est dit dans le xvii* siècle pour subir un traitement mercuriel contre la syphilis. || Fig. En termes d'argot financier, faire suer une affaire, lui faire rendre autant d'argent qu'il est possible. || Fig. et anciennement. Faire suer le bonhomme, se disait des soldats qui extorquaient de l'argent au paysan. X présent faisant suer le bonhomme, ainsi que vous dites, vous morguez les serviteurs du roi. Harangue du capitaine la Carbonnade en tetb, dans FR. MICHEL, Argot. Il î- Fig. Éprouver de la peine, du malaise. Il est vrai que l'on sue à souffrir ses discours, mol. Fem. sav. n, 7. J'ai bien sué en pensant aux périls de votre voyage, sÉv. 145. On dit qu'une poignée de chrétiens sortis d'un rocher l'ont suer les Ottomans et fatiguent leur empire, montesq. Lett. pert. 19. || Familièrement. Faire suer, causer ennui, contrariété. Vous ne craignez que moi en ces occasions ; vous me faites suer; |i mais vous faites rire les autres, mainten. Lett. à M. d'Aubigné, 28 févr. <678. Tout ce que je vous dis et tout ce que j'écoute. Me fait, ma foi, mon-

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sieur, suer i grosse goutte, baron, U Jaloua, i, 7. Kilo dit des choses (Tune naïveté qui me fait suer, font. Lett. gai. 30. || Il fait suer, se dit d'un homme dont la conversation est pesante et importune. Il Cela fait suer, cela excite l'indignation, le mépris. || 8" Fig. Se donner beaucoup de peine pour venir i bout de quelque chose. Et là suait Euryte à détacher les roches Qu'Encelado jetait, MALii. n, «J. Thémis n'avait point travaillé, De mémoire de singe, à fait plus embrouillé ; Le magistrat suait en son lit de justice, la font. fabl. II, 3. Lorsqu'elle vient me voir, je souffre le martyre ; Il faut suer sans cesse àtrouver que lui dire, MOL. Mis. Il, 5. Les autres suent dans leur cabinet pour montrer aux savants qu'ils ont résolu une question d'algJbro qu'on n'aurait pu trouver jusqu'ici, PASC. Pens. IV, 2, éd. havet. En vain pour la trouver [la rime] je travaille et je sue, boil. Sat. II. Il Fig. Cette femme ambitieuse et vaine.... toute la nature s'épuise pour la parer, tous les arts suent, toute l'industrie se consomme, Boss. la Vatlière. ||4* Par extension, il se dit de l'humidité qui s'attache à la superficie de certaines choses. Les murailles suent pendant le dégel. Les foins suent, jusqu'à ce que toute l'humidité en soit évaporée. || B° Terme de cuisine. Faire exhaler une certaine humidité. Couvrir des marrons bouillis pour les faire suer. Mettez dans le fond d'une casserole un peu de lard, quelques tranches d'oignon et des morceaux de veau minces par-dessus, et faites-les suer à très-petit feu, genlis, Maison rust. t. vu, p. <)0, dans pougens. ||I1 se conjugue avec l'auxiliaire avoir. \\ 6* F. o. Suer du sang, rendre du sang par les pores. || Fig. Mais ce traître [l'honneur].... Nous fait suer le sang sous un pesant devoir, Régnier, Sat. vi. || Fig. et familièrement. Cet homme sue de l'encre, sue de l'huile, sa sueur a quelque chose de noir, d'huileux. Il Fig. Suer la peur, avoir l'apparence comme si la peur sortait par tous les pores. Tandis que tout Paris se jonchait de merveilles [dans les journées de juillet], Ces messieurs tremblaient dans leur peau. Pâles, suant la peur et la main aux oreilles. Accroupis derrière un rideau, aug. barbier, ïambes, Cur<!e. |l Suer l'ennui, être ennuyeux. Il Suer l'orgueil, être très-orgueilleux. Il Fig. Suer les grosses gouttes, éprouver une anxiété extrême. Je me représente cette automnelà délicieuse, et puis j'en regarde la fin avec une horreur qui me fait suer les grosses gouttes, SÉv. 78. Ma bonne, vous m'avez fait suer les grosses gouttes en jetant ces pistoles qui étaient sur le bout de cette table [une table de jeu, chez le roi],iD. )2 août (CS5. || Fig. Suer sang et eau, faire de grands efforts, se donner une grande peine pour quelque chose. Je suais sang et eau pour voir si du Japon II viendrait à bon port au fait de son chapon, rac. Plaid, m, 3. Des oncles ou des pères qui suent sang et eau toute leur vie pour leur laisser [aux héritiers] de quoi se réjouir, lesage, iîv(. Goni. 30. Il 7- Terme de métallurgie. Suer le fer, lui donner une chaude complète.

— HIST. xii° s Il lur aveit mustré Que ses

mais [son mal] l'ot la nuit mult durement grevé, E encore le tint, mais un poi out sué,r/i. le mart. 34. Il XIII' s. Moult li sua la pel del dos, Ainz qu'il venist à l'uis Kenart, Ren. 10070. Là descendent 11 mes [les messagers] qui sont las et suant, Ch. d'Ant. V, 707. Il XIV* s. Icellui Gcrart respondi qu'il lui feroit suer les villenies que dites lui avoit, du CANGE, suare. \\ xv" s. Assemblés-vous ou ix ou x Des plus fors, des plus estourdis. Qui sçauront mieulx les coups ruer. Et luy faictes le sang suer, Tant que en luy n'en demeure goutte, Mistere de la passion Jesu-l'rist, dans fr. miciiel. Argot. Il xvr s. Ce villain mot de concluer M'a fait d'ahan le front suer, marot, 2, 190. I^ Baveresse, nommée ainsi pour avoir sué [avoir eu la syphilis], d'aub. Conf. I, 5.

— ÊTYM. W^allon, souwé; provenç. suxar, suar; espagn. sudar; portug. suar; ital. sudare ; du lat. sudare (voy. sueur).

t SUERIE (su-rie), s. f \\ l' Terme familier. Action de suer. J'ai achevé aujourd'hui ma douche et ma suerie.... je me crois à couvert des rhumatismes pour le reste de ma vie, sÉv. 4 juin (670. Ils [les sauvages] pratiquent la suerie de la même manière que les anciens, allant se plonger dans l'eau froide au sortir de leurs thermes artificiels, Mém. de Trévoux, 1725, t. i, p. 212. Il 2° Bâtiment oii l'on fait ressuer et fermenter le tabac. C'est alors qu'on les attache et qu'on les suspend [les feuilles de tabac] pour les faire se-

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cher sous des hangars qu'on appelle sueries, Dict. des arts et met. Tabac.

— HIST. XTl« S. Celuy n'est pas réputé vaillant champion, qui n'a fait cinq ou six voyages en suerie [cinq ou six traitements syphilitiques], b. est. Apolog. d'Ilérod. p. »7, dans lacurnk.

— ETYM. Suer.

SUETTE (su-è-t'), ». f. Terme de médecine. Fièvre éruptive, contagieuse, presque toujours épidèniique, dans laquelle il se manifeste des sueurs trcs-abondantcs; dite aussi sueur anglaise, parce qu'elle naquit en Angleterre dans le zv* siècle.

— HIST. XVI* g. On luy a donné divers noms [i la peste], à sçavoir.... suette, trousse-galant, bosse.... PARÉ, xxiv, 1.

— ETYM. Suer.

SUEUR (su-eur), ». f. || !• Humeur aqueuse versée à la surface de la peau et condensée en gouttelettes, par suite d'élévation de la température extérieure, de suspension momentanée de la respiration, de mouvements ou d'efforti énergiques et prolongés, de certaines émotions et de certaines conditions morbides. Seigneur, voyez ses yeux.... Cette affreuse sueur qui court sur son visage. Cette gorge qui s'enfie, corn. Ilodog. v, 4. Sueur de sang découla d'elle, scarr. Yirg. n. Les sueurs, qui affaiblissent tout le monde, me donnent de la force et me font voir que ma faiblesse venait de» superfluités que j'avais encore dans le corps, sÉv 281. Pour votre équipée du feu de Saint-Jean- Baptiste, je n'y puis penser sans que la sueur m'en monte au front, id. 7 août 1075. Son corps était couvert d'une sueur glacée ; mais son courage se soutint, fén. Tél. xviii. En vérité, sire, je n'en puis plus; me voilà tout en sueur et hors d'haleine, id. Dial. des rruirts mod. {Henri IV, le due de Mayenne). Frédéric [Barberousse] mourut pour s'être jeté tout en sueur dans le Cydnus, volt. Mœurs, 48. Un prince [Pierre le Grand] qui était saisi d'un effroi machinal qui allait jusqu'à la sueur froide et à des convulsions, quand il fallait passer un ruisseau, id. Russie, i, 0. Les Indiens de l'isthme de l'Amérique se plongent impunément dans l'eau froide, pour se rafraîchir lorsqu'ils sont en sueur, bupf. Ilist. nat. Hom. Œuv. t. IV, p. 187. Et moi aussi j'en ai eu la sueur froide, pont de veïle. Fat puni, se. 28. || Sueur fétide, sueur de la fièvre typhoïde, de la suette et d'autres maladies, durant lesquelles cette sécrétion exhale une odeur désagréable. || Sueur bleue, sueur qui tache le linge en bleuâtre, ou en verdàtre. Il Fig. Gagner sa vie, gagner son pain à la sueur de son corps, à la sueur de son front, à la sueur de son visage, le gagner en travaillant beaucoup. Accablé de tous ces travaux, il (saint Paul] s'impose encore lui-même la nécessité de gagner sa vie à la sueur de son corps, boss. Panég. St Paul, 3. Ils auront du pain, à la vérité, et assez largement; mais ils n'auront que du pain et des fruits de leur propre terre, gagnés à la sueur de leur visage, fén. Tél. xii. Homme 1 tu manges ton pain à la sueur de ton front, chateaubr. Génie, II, 1, 3. Il 8" La sortie de cette humeur. Cela provoque la sueur. Son mal s'en ira par les sueurs. La sueur dont il [Tschirnhaus] fait grand cas, et à laquelle il a toujours recours, est en même temps une précaution et un remède, fonten. Tschirnhaus. Il Fig. Couvrez-vous, la sueur vous est bonne, se dit à celui qui se couvre devant des gens à qui il doit du respect. || 3" Au plur. Fig. Les peines qu'on s'est données pour réussir. Une terre fécondée par les sueurs de l'homme. J'apporte quelque argent, le fruit de mes sueurs, th. corn. Feint astrol. iv, 11. || Il se dit aussi en ce sens au singulier. Plusieurs empereurs chinois, assez sages, assez humains pour épargner la sueur et ménager la vie de leurs sujets, ont défendu l'extraction des mines dans toute l'étendue de leur domination, buff. Min. t. iv, p. 297.

— HIST. XII* s. Chescun i out la char moillie de suor, flou, v. 4026. N'i aNormanttant pros [preux] qui en suor ne fut, «b.v. 4598. || xiii's. Mult issoit sovent grant puor De lor robes por la suor, ruteb. II, 181. Il XV* s. Les grosses goûtes de sueur Lui saillent de peine et labeur, ch. d'ohl. Rondeau. Cette dernière manière qu'il avoit apprinse à la sueur de sa bourse, louis xi, Nouv. xciv. Lors le bon homme la couvre bien, que le vent n'y entre, pour lui faire boire sa sueur, et lui dit : m'amie, gardés bien vostre sueur, et je feroy bien faire la besongne, les Quinze joyes du mariage, p. 44. Ilxvi* s. Et quand ils ont prou esté en ceste sueur [frayeur], ils trouvent à la fin que ce n'est

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rien, DBSPER Cymftov Bï. Les fièvres pestilenles, les epidemiques, la sueur d'Angleterre, etc. paré, XX, «. La sueur des œufs appliquée souvent dessus la cicatrice, oste grandement la rougeur, id.

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