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Bievre se promenant et disant ses menuz suffraiges, RAD. n, 4 5.
— Rtym. Lat. sufpragium. Dans l'exemple de Pathelin, suffrage est pris dans une acception détournée, et signifiant objet de menue valeur, et provient des menus suffrages de l'Eglise.
t SUFFRUTESCENT, ENTE (suf-fru-tè-ssan, ssant'), adj. Qui a le port d'un sous-arbrisseau, qui tient des sous-arbrisseaux.
SUFFCMIGATION (suf-fu-mi-ga-sion), s. f.
Il 1° Fumigation qui se fait en dessous. |1 2° Il se (lit quelquefois de fumigation faite dans une idée superstitieuse.
— HIST. XVI* s. Suffumigation, cotgrave.
— ÈTYM. Lat. suIJumigationem, du sub, sous, et fumigalionem, fumigation.
SUFFDSION (suf-fu-zion), s. f. \\ 1* Terme de médecine. Action par laquelle une humeur se répand sous la peau et y devient visible par suite de son accumulation. Ainsi la rougeur de la honte est une suffusion de sang sur les joues. || Suffusion de bile, nom donné jadis à l'ictère. \\i' Nom donné à la cataracte, parce qu'on l'attribuait à un épanchement d'humeurs dans l'œil.
— HIST. XVI* s. Des collyres aux ulcères, playes, fistules, suffusions, inflammations, et autres maladies des yeux, paré, xv, 34.
— ÉTYM. Lat. suffusionem, de suffundere, de sub, sous, et fundere, épancher.
t SUFISME (su-fi-sm'), s. m. Voy. sofisme.
SUr.GÉRÉ, ÉE (su-gjé-ré, rée), part, passé de suggérer. X peine commence-t-on à bégayer, qu'on décide déjà de l'affaire la plus sérieuse de la vie [choix d'un état].... on accoutume de loin notre esprit naissant à ces images suggérées, mass. Carême, Yocation.
SUGGÉRER (su-gjé-ré. La syllabe gé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je suggère, excepté au futur et au conditionnel : je suggérerai, je suggérerais), v. a. \\ 1° Fournir, verser (sens propre et vieilli). Me suggérant la manne en sa lèvre amassée, Régnier, Élég. iv. lia* Dire à demi-voix et comme fait un souffleur. Il n'était point de ceux qui savent aider à leur propre réputation, et qui ont l'art de suggérer tout bas à la renommée ce qu'ils veulent qu'elle répète tout haut avec ses cent bouches, font. Geoffroy. Sa sœur, sans quitter son travail, lui suggérait à demi-voix tout ce qu'il devait répondre, GENLis, Veill. du chdt. t. ii, p. 4 70, dans pougens. Il S" Faire naître dans l'esprit par insinuation, par inspiration. Ce sont subtilités que l'amour vous suggère, corn. Àgésil. m, 3. Non-seulement ce que la loi commande, mais encore tout ce que la charité suggère, fléch. Panégyr. Sle Thérèse. Quels timides conseils m'osez-vous suggérer? KAC. Athal. in,e. Démosthène, persuadé que les oracles étaient d'ordinaire suggérés par la passion ou par l'intérêt, rollin, Hist. anc. Œuvr.t.v, p. 44, dans pougens. Le vrai moyen de suggérer des réflexions au lecteur, c'est d'en faire, d'alemb. Œuvr. t. iv, p. 4 4. Une gaieté indigène qui suitle Français.... sur un champ de bataille, sur un matelas d'hôpital.... lui suggère un mot bizarre qui fait sourire ses camarades aussi maltraités que lui, raynal, Hist. phil. xiv, 30. Il Suggérer un testament, faire faire un testament par artifice ou par insinuation, à l'avantage ou au désavantage de quelqu'un.
— HIST. XV* s. Quant l'ennemy [le démon] te suggère telles choses , Intern. consol. n, 68. Il XVI* s. Bertrand.... s'avisa de suggérer d'autres moyens à son armée.... Mém. s. du G. ch. 9. Il assigne au Saint-Esprit cet office de suggérer ce qu'il avoit desjà enseigné de sa bouche, calvin,
iTKtit. 926.
— ÊTYM. Lat. suggerere, de tub, sous, et gerere, porter (voy. gérer).
t SCGGESTEUR (su-gjë-steur), (. m. Celui qui
suggère.
— HIST. XVI* s. L'evesquc de Valence, suggesteur et conducteur de l'entreprise [donner la couronne de Pologne au duc d'Anjou], d'aub. Hist.
Il, 34.
— f.TYM. Lat. tuggestum, supin de suggerere, suggérer.
SUGGESTION (su-gjè-stion; en vers, de quatre syllabes), s. f. \\ 1* Insinuation mauvaise. Allez avec celui [le démon] qui vous connaît , et dont vous avez suivi les suggestions, Boss. Méd. sur l'Év. dern.sem. du Sauveur, 39' jour. On dit même que ce fut lui [Ampharès], qui, plus que les deux I autres, prêta l'oreille pour ce dessein aux sug-
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gesi*ns de Léonide, et qui excita le plus contre Agis les éphores, au nombre desquels il était, rollin, Bisi. anc. Œuvr. t. vu, p. 644, dans pougens. Tout ce qui se fait par la suggestion d'Asmodée, lesage, Diable boil. 4. ||2* Il se dit quelquefois en bonne part. Les suggestions de 1a conscience.
— SYN. suoi^esTiON, instigation. Ces deux mots ont de commun qu'ils attachent un sens mauvais à l'impulsion que l'on communique à autrui. Mais suggestion exprime quelque chose qui s'insinue; et instigation, quelque chose qui aiguillonne.
— HIST. xn* s. Primes le requesis par ta vive parole, Puis après par tes letres, par suggestiun mole. Th. le mart. 86. Maintes foiz, si com nos avons dit, soffrons-nos defors grevais llaiaz, et dedens nos lasset la charneiz suggestions. Job, p. 462. Ilxiv* s. Si a ce esté par fausses et mauvaises sugestions, Bibl. des ch. 5* série, t. i, p. 82. Il XVI* s. Il faut oster les princes, et affoiblir tellement la noblesse qu'ils ne puissent contredire au roi, et lui donner loi par suggestion et assistance des autres, d'aub. Hist. ii, 4 0».
— ÉTYM. Prov. suggestio; espagn. sugestion; du lat. suggestionem, de suggestum, supin de suggerere, suggérer.
t SUGILLATION (su-jil-la-sion), s. f. \\ f Terme de médecine. Légère ecchymose cutanée , de cause spontanée ou de cause extérieure. || 2' Lividité cadavérique.
— ÊTYM. Lat. sugillationem de tugillare , sugiller.
t SUGILLER (su-jil-lé), V. a. Terme de médecine. Faire une sugillation.
— HIST. XVI* s. Faut user de remèdes forts et astreingent, principalement un peu au-dessus du lieu sugillé,PARÉ, X, 4. Non, toutefois, que je veuille., suggiler son honneur, pasquif.h, Rech. m, 44.
— ÉTYM. Lat. sugillare ou suggilare, meurtrir, de sub, sous, et cilium, xûXov, cil; le sens propre | étant une meurtrissure de l'œil.
SUICIDE (su-i-si-d'), ». m. Il 1" Action de celui] qui se tue lui-même. L'abbé de Saint-Cyran, la] patriarche des jansénistes, autrefois homme cé-j ièbre pour un peu de temps, écrivait, en 4 608, uni livre en faveur du suicide, voLT. Pol. et lég. Priml just. et humanité, 5. On se donne beaucoup, dans] ce pays-là [Genève], le passe-temps de se tuer; | voilà quatre suicides en six semaines, id. Lett. Damilaville, 9 avr. 4 767. Je crois, proportion gar-J dée, qu'il y a plus de suicides à Genève qu'à Lon-Ï dres, ID. Lett. Mariott, 26 fév. 4 767.Ledésord-edes ■ finances et le changement de la constitution de l'État répandirent une consternation générale; un, grand nombre de suicides dans ce royaume, uni plus grand nombre dans la capitale sont de tristesl preuves de cette consternation, helvétjus, Œuvr. complètes, Londres 4 784, p. 405. Il a exposé l&l doctrine des stoïciens, dont le suicide était un des] points fondamentaux, dider. Claude et fier, ii, 40». Le suicide enfin, raisonnant ses fureurs, Atteste] par le sang le désordre des mœurs, Gilbert, Jfon] apol. Une variété de mélancolie caractérisée par un penchant violent au suicide, sans aucune cause connue, pinel, Instit. Mém. scienc. 4 807, 4" sem. p. 4 80. Mais lorsque, grandissant sous le ciel attristé, L'aveugle suicide étend son aile sombre, v. hdgo, Cr^pusc. 43. Il Fig Espèce de spleen littéraire [les Nuits d'Young], qui pourrait finir par le suicide du talent, villem. Litt. française, xvin* siècle, 2* part. 2* leç. || Fig. Cest un suicide, se dit d'une action, d'une démarche qui ruine les affaires de celui-là même qui la fait. || 2* Celui qui se tue lui-même. Les suicides, qui ont dédaigné la noble nature de l'homme, ont rétrogradé vers la plante, ils sont transformés [dans l'Enfer do Dante] en arbres rachitiques qui croissent dans un sable brûlant, chatbaubr. Génie, ii, 4, 4 4.
— REil. Ce mot est pour la première fois dans l'édition de l'Académie de 4 762 et dans Richelet de 4 759; auparavant on disait homicide de soimême. On dit que ce mot a été employé pour la première fois par Desfontaines au xviii* siècie. On dit aussi qu'il vient des Anglais ; mais cela n'est pas probable, car la forme en est française et non pas anglaise.
— ÉTYM. Lat. rut, de soi-même , et le radical cidi'um, meurtre, qui se trouve dans homi-cidium de c<rder<, tuer.
t SUICIDER (SE) (su-i-si-dé), c. réfl. Néologisme. Se donner la mort à soi-même. || Un suicidé, un homme qui s'est donné la mort à lui-même.
— REM. Ce verbe est très-fréquemment employé
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présentement; mais il est mal fait, puisqu'il contient deux fois le pronom i«. Suicide, meurtre de toi : il est difficile de former avec cela régulièrement un verbe réfléchi. Suicide équivaut i soimeurtre; se suicider équivaut donc i te soi-meurtrir , cela met en évidence le vice de formation. On raconte que M. de Talleyrand, étant ambassadeur après 1830 à Londres, se servit de ce mot dans le salon de lord Holland; le lord exprima son étonncment d'entendre co néologisme dans la bouche de Talleyrand. Tout homme qui répugne aux barbarismes, même usités, fera bien do s'abstenirde l'emploi de ce mot. AutreCois on disait :sc défaire, se détruire, et l'on disait bien. Le vicieux emploi est allé jusqu'à faire de suicider un verbe actif. Un sous-préfet, chargé d'exécuter des mesures sévères, en sollicitait l'adoucissement près de son chef immédiat.... Je sais, i n'en pas douter, écrivait-il à M. le préfet, que, si la chose a lieu, plusieurs mauvais sujets sont disposés à me suicider. — lis ont trop d'esprit pour cela, répondit M. le préfet; si jamais vous êtes suicidé, ce ne sera que par un imbécile, arnault, Critiques, 1. 1, p. 298. SUIE (suie), s.f. Il !• Matière noire, d'une odeur désagréable, d'une saveur amère et empyreumatique, que la fumée dépose en croûtes luisantes «ur les parois des conduits de cheminée. Ces honnêtes enfants Qui de Savoie arrivent tous les ans, Et dont la main légèrement essuie Ces longs canaux engorgés par la suie, volt. Pauvre diable. L'air [dans la combustion] tend à convertir [par son oxygène] la substance végétale en eau et en acide carbonique; tel serait le résultat de son action, s'il était en assez grande quantité et si la température était assez élevée; c'est ce qui n'arrive jamais.... voilà pourquoi il s'amasse de la suie dans les tuyaux, thenarb, Traité de cbim. t. III, p. 4fi, dans poiioENS. || Amer comme sui ^, trèsamer. Il 2" Suie d'encens, petites parties d'encens mâle, qu'on fait brûler, pour en faire du noir de fumée. Il 3* Carie, en parlant des grains.
— HlST. xiu' s. Li uns [tonneau] est dous, et l'autre amer Plus que n'est suie, ne la mer, la liose, (0070. ||xvi" s. Ce n'est mie comparaison de suie à miel, leroux de lincï, Prou. t. ii, p. (84.
— EiVM.Vosgi>.n, jeuc/ie; Berry, suje; saintong. ïughe; prov. «uta, sucio, suya; cat. sutjo; d'après Diez, de l'anglo-sax. sôtiy ; angl. suoty, plein de suie. Uiez eu lail venir aussi le gaélique sùidh, irl. suthche, sutk; cela n'est pas complètement sur; et le mot celtique peut être original.
SUIF (suif), s. m. Il 1" Corps gras consistant fourni par les ruminants, bœuf, mouton, chèvre, et qui sert à faire la chandelle. La graisse diffère du suif en ce qu'elle reste toujours molle, au lieu que le suif durcit en se refroidissant, buff. Quadrup. t. i, p. '^48. Ils [les Holtenlols de Natal] portent des bonnets faits de suif de bœuf; et ces bonnets ont huit à dix pouces de hauteur.... ils n'appliquent le suif que peu à peu, et le mêlent si bien dans leurs cheveux, qu'il ne se défait jamais, ID. Ilist. nat. hom. Œuvr. t. v, p. )68. Le meilleur suif est toujours le plus nouveau, le pl-o ferme et le plus sec, le mieux sonnant et le plus pur, GENLis, Uaison rust. t. i, p. «70, dans pougens. Il Suif en branche, le suif tel qu'on le tire du corps de la bête et avant d'être fondu; ainsi dit, parce que, arraché de l'animal, il présente un aspect ramilié. |l La mèche de cette chandelle n'a pas encore pris le suif, le suif, n'étant pas encore liquéfié par la flamme, n'a pas monté dans la mèche. Il Pain de suif, pain de créions. || i' Terme de harnachement. Cuir en plein suif ou en suif,se ditd'un cuir préparé d'une manière spéciale; ce cuir est nourri au suif et employé dans son suif. || Cuir en suif à chair propre, cuir qui, après avoir été préparé comme le précédent, est dégraissé et paré du côté de la chair. || 3* Terme de vénerie. Graisse des bêtes fauves. {| 4" Terme de marine. Préparation où entrent du suif, du soufre, du brai chaud, du savon sec et qu'on étend sur la carène d'un navire. Donner un suif à un vaisseau. || Fig. et populairement. Un suif, une réprimande. Donner un suif à quelqu'un. Il 5* Arbreà suif , le stillingia sebifera, euphorbiacées, qui est le croton sébifère de certains auteurs. || Suif végétal, huileooncrètequi recouvre les semences de ce végétal , et dont on fait de la chandelle. || 6" Suif minéral, variété de talc.
— HlST. xii* s. Mielzvolt àDeuobeirqueleseu del multun offrir, flot?, p. 56. || xiii* s. Nus chandeliers de suif ne puet avoir que un aprentis, se il ne sont si enfant, Liv. des m^l. i6t. Autant couste li suis que la mèche, lehoux dk lincï, Pro». t. n, p. 481.
CICT. DE LA LANGUK rRANÇAlSE
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" — t.TtH. Norm. «eu (Valogne); Berry, touif; wallon, >«ii);patois desFourgs, tu; prov. eeu, sef, seu; esp. sebo; ital. sevo ; du lat. tebumou tevum. X sfbum on compare tâpium, résine, idpo, savon, et l'allem. Saft, suc.
SUIFFÉ, KK (sui-fé, fée), part, passé de suiffer. SUlFFEIt (sui-fé), 0. a. Enduire de suif, jj Terme du marine. Donner un suif à un vaisseau.
— ÉTYM. Suif.
tSniFFEUX,EUSE (sui-feû, feù-z'), odj. Qui est de lanaturedu suif. |{Termek,d'anatomie pathologique. Il se dit du contenu de certains kystes,
t SCI GENERIS (su-i-jé-né-ris'), locution latine qui signifie de son genre; elle est souvent em- .ployée en français pour dire particulier, spécial, qu'on ne peut comparer à d'autres. Cette substance a une odeur sui generis.
t SUILLIE (suil-lie), s. f. Genre de diptères où l'on distingue lasuillie tubérivore deDesvoidy.
SUINT (suin), ». m. || 1* Matière animale grasse qui sort du corps des moutons et qui s'attache à leur laine. Plus une laine est fine, plus elle contient de suint; celle des mérinos en contient les deux tiers de son poids, tandis que les laines communes n'en contiennent que le quart du leur, THENAHD, Traité de chim. t. m, p. 3(3, dans pougens. Il Laine en suint, laine qui n'a pas été débarrassée de son suint. || 3* Suint de verre, seconde écume du verre en fusion, qu'on ôte après avoir déjà ôté la plus grosse, et qui s'emploie pour différentes sortes d'ouvrages.
— HlST. XVI* s. Suin, COTGRAVE.
— ÊTVM. Lat. sucidus, humide, en suint, d'après Ménage et H. Bréal : suit, d'où suirU, avec intercalation d'une n, comme dans rendre de reddere. Sucidus vient de sucus (voy. suc). X ce propos, ne peut-on pas penser que le berrichon fouin, putois {foinez, dansflen. v. 9046), vient defœtidus?
SUINTEMENT (suin-te-man), s. m. Écoulement imperceptible d'un liquide, d'une humeur. Le suintement d'une plaie. Lorsque le suintement de l'extrait de quartz se fait verticalement ou obliquement jontre les voûtes et les parois du quartz ou dans les fentes des roches, le cristal.... prend toujours la forme de pyramide, bufp. Ifin. t. vi, p. itî. On distinguait à peine quelques suintements d'eau dans ces travaux, cohbier, Instit. ilém. scienc. t. vu, p. 631.
— ÉTYM. Suinter.
SUINTER (suin-té), V. n. || !• En parlant d'une liqueur, d'une humeur, sortir, s'écouler presque imperceptiblement. Cet arbuste [l'arbre à suif] est couvert de baies d'où semble suinter une substance blanche et farineuse, volt. Dict. phil. Arbre à suif. Dans les plaines, comme l'eau ne peut trouver d'issue, il y aura.... une grande quantité d'eau qui suintera à travers les fentes des glaises et des terres fermes, buff. Hist. nat. 2* dise. On sait que les filons de quartz, le son creux que rendent les rochers quand on les frappe, et les sources que l'on en voit suinter, sont les indices d'api fes lesquels on fait dos excavations pour aller à la recherche de ces grottes ou de ces fours tapissés de cristaux, saussure, Toy. t. vi, p. 261, dans POUGENS. Il 2° Il se dit du vase d'où la liqueur coule, de la plaie, du lieu d'où l'humeur sort. Ce baril suinte. || Il se conjugue avec l'auxiliaire o«oir.
— HlST. XVI* s. L'os y est si espais et dense, qu'il n'en peut suinter assez d'aliment pour la régénération de la chair, paré, viii, 15.
— ÉTYM. Suint. M. Diez préfère l'anc. h. allem. suizan, originellement suitan, suer; mais il est facile de tirer suinter de suint; il ne l'est pas de retirer suint de suinter.
SUISSE (suis'), s. m. || 1* Homme du pays de Suisse. Un Suisse (avec une majuscule). || Les cent suisses, sorte de troupe qui était de la garde du roi. Vardcs à la tête des cent suisses, maintenon, Lett. à Mme de FiJJorceaua;, 27 août 1660. || Ad;. Les produits suisses. L'ouvrier suisse. || Régiments suisses, régiments qui, en vertu de capitulations, servaient en France du temps de l'ancienne monarchie. Il Proverbe. Point d'argent, point de Suisse, sans argent on n« peut rien avoir, locution prise du temps où les Suisses se louaient comme soldats mercenaires. On n'entrait point chez nous sans graisser le marteau : Point d'argent, point de Suisse, et ma porte était close, rac. Plaid. I, l. Il Penser à la Suisse, s'est dit pour laisser aller son esprit à de simples idées qui se présentent à l'Imagination, sans prendre la peine d'examiner l'une par rapport à l'autre, le p. bufpieh, Pn>ieipes du rais. § 167. || 2* Domestique chargé de
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garder la porte d'un hâtel, ainsi appelé parce qu'autrefois M domestique était pris onlinair»ment parmi les Suisses (on dit présentement plutôt portier ou concierge ; on met une s minuscule). C'est Notre-Dame de la Garde, Gouvernement commode et beau, X qui suffit pour toute garde Un suisse avec sa hallebarde. Peint sur la porte du château. Voyage dé Chapelle et Bachaumont. Sachons perdre dans l'occasion ; la recette est infaillible, et je consens de l'éprouver; j'évite par là d'apprivoiser un suisse ou de fléchir un commis, la bruy. a. Il m'avait fait venir d'Amiens pour être suisse, bac. Plaid, i, 1. Elle n'est plus ici, nous répondit un suisse ou un portier, je ne sais plus lequel des deux, mariv. Marianne, 11* part. Ce large suisse à cheveux blancs, Qui ment .sans cesse à votre porte, toit. Ép. 18. Je trouve mon portier bien impertinent d'entendre ainsi les raisons de tout le monde; ohl je vois bien qu'il faut que je prenne un suisse, leguand, Usurier gentilhomme, se, lo. || Fig. Ce fameux détroit de Sicile Est gardé par Charybde et Scylle, El ces deux suisses du détroit Sont l'un à gauche et l'autre à droit, scarr. Virg. m. || 3* Le suisse d'une église, celui qui estcbargé de la garde d'une église et qui précède le clergé dans les processions. La hallebarde d'un suisse. ||4*Le suisse, dit aussi écureuil de terre, nom d'un petit rongeur de l'Amérique. || 6* Un des noms vulgaires de la salamandre tachetée, batraciens, appelée absolument la salamandre et qui est la salamandre terrestre de certains auteurs. || 6* Nom d'un poisson, le leucisque commun, q/prinus leuciscus, L. \\ 7* Un suisse, petit fromage blanc, semblable au Neufchâtel.
— ETYM. Allem. Schioeiier, suisse.
t SUISSESSE (sui-sè-s*), ». f. Femme nie enSuisse.
SUITE (sui-f), ». /. Il 1* Action de suivre. Il 2» Ceux qui suivent, ceux qui vont après. Il 3* Ceux qui appartiennent à la maison. || 4° Ceux qui accompagnent quelqu'un par honneur. || 5° Ce qui suit, ce qui est après. {| 6° Continuation d'un ouvrage. || 7* Succession de choses arrivées les: unes après les autres. || 8° Temps qui suivent une époque déterminée. || 9° Série de choses rangées les unes à côté des autres. || 10° Choses de même espèce rangées selon l'ordre des temps ou des matières. || 11* Certain nombre de personnes qui ont succédé les unes aux autres. || 12* Développement, enchaînement. || 13* Durée. || 14* En mathématiques, termes qui se succèdent suivant une loi quelconque. || 16° Fig. Conséquence, eflTet, résultat. || 16' Suites de couches. || 17* Ordre, liaison. || 18* Attention continue , persévérance. Il 19° Nombre de paquets de cheveux pour faire une perruque. || 20° En poêlerie, colonne formée par des bouts de tuyau. || 21° Opérations successives sur un même bain de teinture. || 22* E^n musique, suites d'orchestre. || 23* X la suite. || 24* De suite. Il 25* Tout de suite. || 26* Tout d'une suite. Il 27* Par suite. || 28* En suite.
1* Action de suivre, sens propre qui ne se trouve que dans quelques emplois techniques. || Terme de chasse. Action de suivre le gibier qu'on a fait lever. Faire suite. Il Action du limier qui va d'assurance sur la voie du gibier. || Donner des suites à un jeune chien, lui faire suivre des voies pour le dresser. || Terme de féodalité. Droit de suite, droit en vertu duquel le seigneur pouvait réclamer partout son vassal. || Terme de jurisprudence. Les meubles n'ont pas de suite par hypothèque, il ne peut point y avoir d'hypothèque sur les meubles. Ces sortes de rentes.... ne conservant ni suite, ni hypothèque, boisguillebert, Détail de la France, m, s. ||2° Ceux qui suivent, ceux qui vont après. On laissa passer les trois premiers, et on ferma la porte à toute la suite. || Fig. Les riches, je ne crains point de le dire, en cette qualité de riches, étant de la suite du monde, n'y sont soufferts [dans l'Église] que par tolérance, Boss. Sermons , Septuagésime, l. || 3° Ceux qui appartiennent à la maison. Plus un homme est riche, plus 11 a de suite, boisguill. Dét. de la Fr. m, 4. Il Carrosses de suite, les carrosses qui sont chez un prince, chez un ambassadeur, pour l'usage de ses domestiques. || Vin de suite, le vin destiné pour la tabie des domestiques d'une maison. || Familièrement. N'avoir point de suite, être sans enfants ni proches parents. || 4* Ceux qui accompagnent quelqu'un par honneur, li., presque pour sa suite il [Auguste] n'a que notre troupe, corn. Cinna, l, 3. Cette modestie qui paraissait dans ma personne, était relevée par une très-grande dén. — 860
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pense, par de belles livrées, par un équipage fort leste, et par une suite de sept à huit gentilshommes, dont il y en avait quatre chevaliers de Malte, RETZ, Mém. t. I, liv. i, dans pougens. Ce n'est point par sa suite qu'on reconnaît la reine, c'est par son attention et par cette respectueuse immobilité qui ne lui permet pas même de lever les yeux, Boss. Kar.-Thér. De sa suite avec vous qu'elle règle le nombre, bac. Àth. v, 2. || Bateau de suite, bateau qui accompagne une partie sur l'eau. Il n'y manque, repris-je, que la musique champêtre que nous avions toujours dans le bateau de suite, oentis. Vœux témér. t. ii, p. 62, dans pougens. || 5' Ce qui suit, ce qui est après. Pour bien entendre ce passage, il faut lire la suite. C'est lui laisser, et sur mer, et sur terre, La suite d'une longue et difficile guerre, corn. Pomp. i, < . Je n'ai point reçu votre lettre, ma fille ; c'est toujours une tristesse pour moi.... comme je suis toujoursàGrignan avec vous, jeperdsla suite de la conversation, sÉv. B97. Et voiton ses discours démentis par la suite? rag. Mitbr. IV, t. Télémaque.... reprit ainsi la suite de son histoire, fén. Tél. iv. Sur le mur à droite, Polygnote a représenté la prise do Tioie, ou plutôt les suites de cette prise; car il a choisi le moment où presque tous les Grecs, rassasiés de carnage, se disposent à retourner dans leur patrie, bar- THÉL. Anach. ch. 22. {| 6 ' Continuation d'un ouvrage, ce qui est ajouté à un ouvrage pour le continuer. La Suite de Don Quichotte. La Suite du Menteur. Il On met une S majuscule. || 7* Succession de choses les unes après les autres. Toute leur vie n'est qu'une suite de crimes, saci. Bible, Osée, vi, 9. J'ai une suite de pensées dans ma tête qui ne gont bonnes ni pour la nuit, ni pour le jour, sÉv. 48. L'Écriture nous ramène par tant d'événements précis et par la suite même des choses à leur véritable principe, c'est-à-dire i Dieu qui a tout fait, BOSs. Ilist. II, «.Je ne vous raconterai pas la suite trop fortunée de ses entreprises [de Cromwell], m. Beine d'Anglet. Sa philosophie [de Newton] a été adoptée par toute l'Angleterre; elle domine dans la Société royale et dans tous les excellents ouvrages qui en sont sortis, comme si elle était déjà consacrée par le respect d'une longue suite de siècles, FONT. Neioton. Comme notre esprit est une suite d'idées, notre cœur est une suite de désirs, MONTESQ. Arsace et Ismén. L'histoire des Barmécides n'est qu'une suite de générosités inouïes qui élèvent l'àme, volt. Mœurs, 6. Si une suite d'incidents, de situations terribles ou touchantes, faisait la bonne tragédie, plusieurs de nos drames modernes l'emporteraient surAthalie, Britannicus, Cinna, marmontel, Œuv. t. v, p. 73. (| La suite des temps, la succession des siècles. || Lesépoques ou la suite des temps, titre de la <" partie du Discours sur l'Histoire univrselle deBossuet. || La suite d'une affaire, la série des événements, des incidents qui arrivent les uns après les autres dans le cours d'une affaire. J'ai vu toute la suite de cette affaire. Il En un autre sens, la suite d'une affaire, le soin que l'on prend de la poursuivre, de la mener à terme. Prendre la suite d'une afl"aire. || 8' Temps qui suivent une époque déterminée. Il fit mieux par la suite. Oui donc ne s'écrierait à un si soudain changement : Le doigt de Dieu est ici? la suite ne permet pas d'en douter, boss. Anne de Gonx. Il me fit faire connaissance avec Jean Neaulme, libraire d'Amsterdam, son correspondant et son ami, qui dans la suite imprima l'Emile, J. J. Rouss. Confess. x. || Dans les suites, plus tard, désormais. Si je puis dans les suites vous être utile.... faites-nous la grâce de compter sur nous, u-* de grignan, dans sÉv. t. x, p. 655, édit. RÉGNIER. Dans les suites, Saint-Laurent devenant infirme, Dubois laisait la leçon [auprès du duc d'Orléans, qui fut plus tard régent], st-sim. ii, 42. Il 9' Série de choses rangées les unes à côté des autres. Une suite de mots peu lisibles. Pour ne point mettre ici cette longue suite de noms que vous dites être ennuyeuse, je ne fais de baisemains à personne, voix. Lett. 37. Comme vous prenez et gardez, je crois, quelque gazette, si M. Jeannin voulait bien me les envoyer suite après suite [par séries] dans les occasions.... i. j. iiouss. Lelt. à du Peyrou, «5 oct. <76B. || 10° Choses de même espèce rangées selon l'ordre des temps ou des matières. Une suite de portraits. Une belle suite de livres sur la musique. Il est certain que Charpentier contribua beaucoup, par son travail et par son zèle, à la belle suite de médailles qui furent frappées sous le règne de Louis XIV, d'alemb. Élog. Chaînent. Que penserait-on d'un physicien qui.
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ne faisant que d'entrer dans un riche cabinet d'histoire naturelle, se presserait de prononcer que les suites n'en sont pas complètes? bonnet, Cons. corps org. Œuv. t. v, p. 376, dans pougens. Il 11° Certain nombre de personnes qui ont succédé
les unes aux autres il n'a pour lui qu'une suite
d'ancêtres, CORN. Oth. m, t. Toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement, pasc. Fragm. d'un traité du vide. Hélas 1 nous espérions que de leur race heureuse Devait sortir de rois une suite nombreuse, rac. Athal. i, i.\\ 18° Développement, enchaînement, continuation. Le ciel choisit souvent de secrètes conduites Qu'on ne peut dcmêlerqu'après de longues suites corn. Œdipe, iv, t. [Le maréchal de Créqui parle] Je voudrais bien avoir causé deux heures avec l'ombre de M. de Turenne, pour prendre la suite deses desseins, sÉv. 2(0. Je ne comprendrai jamais cette léthargie [de M. et de Mme de Chaulnes, au sujet de M. de Sévigné] après toute la suite de' leur amitié, nous ayant dit cent fois : c'est notre affaire plus que la vôtre, ID. 28 sept. < 689. Une personne toute naturelle [Mme de la Fayette] qui songe à moi avec tant de suite et d'amitié, m. 23 oct. (689. Que si l'antiquité de la religion lui donne tant d'autorité, sa suite, continuée sans interruption et sans altération durant tant de siècles, fait voir manifestement que la main de Dieu la soutient, boss. Uist. 11, 4 . Je vous ai dit que mon principal objet est de vous faire considérer dans l'ordre des temps la suite du peuple de Dieu et celle des grands empires, m. Hist. II, *. Vous admirerez la suite des conseils de Dieu dans les affaires de la religion, m. Hist. Dessein génér. Quelquefois il paraissait rêveur, comme un homme qui pense profondément à la suite des aff'aires, pén. Tél. ivi. Toutes les passions différentes qui avaient agité Hercule, Philoctète, Ulysse, Néoptolème, paraissaient tour à tour sur le visage naïf de Télémaque, à mesure qu'elles étaient représentées dans la suite de cette narration, ro. ib. xvi. La force de la vérité qui se faisait sentir dans la suite de son raisonnement, ID. i6. XX. Il Être de suite, être uniforme, égal, constant. Il semble que ma santé ne songe qu'à vous plaire, tant elle est de suite et parfaite, SÉv. 3( janv. 1689.1113* Durée. Elle savait toujours m'arrêter auprès d'elle X tenir des propos d'une suite éternelle, corn. Suiv. I, t. C'est aux gens mal tournés, aux mérites vulgaires.... X chercher le secours des soupirs et des pleurs, Et tâcher, par des soins d'une très-longue suite. D'obtenir ce qu'on nie à leur peu de mérite, mol. Mis. III, (. Il 14° En mathématiques, termes qui se succèdent suivant une loi quelconque. Ce manuscrit, tiré en (669 du cabinet de l'auteur [Newton], porte pour titre : Méthode que j'avais trouvée autrefois, etc. et quand cet autrefois ne serait que trois ans, il [Newton] aurait donc trouvé à vingt-quatre ans toute la belle théorie des suites, fonten. Newton. La théorie de ces suites infinies est une clef de la plus sublime géométrie des courbes; car elles se résolvent en des suites conditionnées d'une certaine manière, et leurs circonférences ou les espaces qu'elles renferment sont des sommes de suites, ID. JtfojKmort. Il Suite arithmétique, suite de nombres dont chacun dépasse de la même quantité celui qui précède. || 15° Fig. Conséquence, efl'et, résultat. Il est mort des suites d'une chute. Il n'a point donné de suite, ou donné suite à son projet. Les suites de ce mot [mariage], quand je les envisage. Me font voir un mari, des enfants, un ménage ; Et je ne vois rien là, si j'en puis raisonner, Qui blesse la pensée et fasse frissonner,. MOL. F. sav. I, (. Que d'étranges suites sont enfermées dans ce principe inhumain [tirer une vengeance sanglante des off'enses], et combien tout le monde est-il obligé de s'y opposer, et surtout les personnes publiques I pasc. Prov. xiv. C'est [changer de pensée] une misérable suite de la nature humaine, id. Amour. Elle [une opinion sur l'instinct] paraît d'autant plus vraisemblable qu'en donnant aux animaux le sentiment et ses suites , elle ne leur donne rien dont nous n'ayons l'expérience en nous-mêmes, BOSS. Conn. v, (3. Les conquêtes de Rome étaient la suite d'un dessein bien entendu, ID. Hist. m, 8. D'un oracle cruel suite trop manifeste, rac. Théb. V, 3. Il ne faut pas mentir, j'ai toujours aimé la gloire comme une suite de la vertu, fén. Dial. des morts anc. [Démosthénet , Cicéron). Caton le cenueur ne s'était point lassé de représenter dans le
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sénat les suites funestes du luxe qui commcnrait de son temps à s'introduire dans la république, ROLLIN, Traité des Et. 3* partie, 4" morceau, 2" ch. Le goiit, qui n'est que la suite d'un sens droit et le sentiment prompt d'un esprit bien fait, volt. Louis XIV, 25. L'abbé Dubos y prédit [dans un ouvrage] la séparation des colonies anglaises comme la suite nécessaire de la destruction de la puissance française dans l'Amérique septentrionale, ID. Louis XIV, Écrivains, Dubos. \\ Absolument Je ne trouve point que cela ait eu de suite , sÉv. 433. Un succès qui n'a pas de suite n'est rien, volt. Louis XIV, (9. U y a des événements qui sont effet et cause à la fois; il y a mille actions qui ne sont que des effets sans suite, m. Phil. Newton, \, 7. Ah! Bazile, mon ami, soyez le bien rétabli; votre accident n'a donc point eu de suite? beaumarch. Barb. de Sév. m, (4. || Cela peut avoir des suites, cela peut avoir des conséquences fâcheuses. Il 16° Suites de couches, les phénomènes qui surviennent après un accouchement jusqu'au rétablissement. En général, les suites des couches sont moins fâcheuses pour les femmes sauvages que pour les femmes civilisées, ratnal, Hist. phil. IX, 6. Il 17° Ordre, liaison. Un songe J interrompu, sans suite, obscur, confus,' rotr. j Vencesl. iv, 4. Qu'est-ce qui vous fait [vous, Fénelon] méconnaître et désavouer vos propre» ] discours.... est-ce le plaisir de vous plaindre, ou le désir d'abattre un adversaire, ou le peu de suite de votre système ? BOSS. Rép. d'un théologien, 2. Condamner avec moi les livres de Mme Guyon dans leur sens vrai, naturel, propre, unique, selon toute la suite du texte et la juste valeur des termes, id. Rem. Réponse, viii, vu, 30. Nous vous faisons, monsieur, des représentation» i sans suite, comme vous écrivez; mais elles ten-j dent toutes au même but, volt. Cons. rais. <tl Bergier, (3. Ses yeux se couvraient d'un nuage, j ses discours étaient contraints et sans suite, id. Zadig, ch. 7. Les premiers écrivent avec la même grâce, les autres avec plus de suite et plus de profondeur, condil. Conn. hum. n, 3. || 18° Attention continue, persévérance. Ma mère avait beaucoup de vertu et infiniment d'esprit de suite et de sens, sT-siM. 4, 20. Cette inconstance du cœur qui se lasse bientôt de lui-même, incapable de suite et d'uniformité, uass. Carême, Tiéd. 2. Quelle est cette bonne volonté renfermée au dedans de vous, qui n'a jamais de suite, qui ne conduit jamais à rien de réel, et n'a aucune démarche sérieuse de changement ? id. Carême, Laiare. Mon frère s'est conduit dans cette afl'aire avec une suite que je n'osais attendre de sa légèreté naturelle, genlis. Mères riv. t. 11, p. 260, dans pougens. Quel dommage qu'avec tant de générosité, d'agréments et d'esprit, Mme de Limons n'ait pas plus de suite dans les idées! id. Ad. et Th. t. i, p. 370, dans POUGENS. Il 19° Terme de perruquier. Suites, nombre de paquets de cheveux séparés, de diverses longueurs, pour former dans une perruque les différents étages, Diet. des arts et met. Perruquier. ]IÎO° Terme de poêlerie. Colonne formée par des bouts de tuyaux de tôle. || 21° Au plur. Se dit des opérations successives faites sur un même bain de teinture, pour obtenir des couleurs de plus en plus pâles. Il 22° Terme de musique. Suites d'orchestre, nom donné à des fragments symphoniques. Les suites d'orchestre de Lachner. Première, deuxième suite de la Flûte enchantée. || 23° X la suite, loc. prép. Après. Ils arrivèrent à la suite le! uns des autres, ou les uns à la suite des autres. Patrocle et quelques chefs qui marchent à ma suite, RAC. /pfti'g. V, 2. Il me semble que je suis réformé à la suite de M. le duc de Choiseul, volt. Lelt. A Mme de St-JuUen, 6 avril (777. Il n'y avait pas assurément de vanité à se mettre ainsi à la suite d'un amant préféré, stael, Corinne, x, 6. || Fig.Hymea..-. Mène à présent à sa suite un notaire, la font. f/erm. De la manière dont les jeux et les plaisirs «ont à votre suite, c'est proprement le carnaval que la vie que vous faites, sév. 406. Que si vous voulez savoir quelle part peut avoir l'éloquence dans les discours chrétiens, saint Augustin vous dira qu'il ne lui est pas permis de paraître qu'à la suite de la sagesse, boss. Sermons, Parole de Dieu, ( . Quelle foule de maux l'amour traîne à sa suite ! rac. Andr. u, 5. || X la suite de quelqu'un, dans ce qui lui compose un entourage subordonné. Elle [Mme de la Vallière] prit un autre parti, et demeura non-seulement à la cour, mais même à la suite de sa rivale, M"' de caylus. Souvenirs, p. 46, dans pouoKNS. || ÉHre i la suito de la cour, suivie
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la cour partout où elle va. Eugène était un homme d'une naissance basse, qui, après avoir professé la rhétorique avec quelque réputation, avait quitté les écoles, et s'était mis à la suite de la cour, FLÉCH. Hist. de Théodose, iv, 3». || Être à la suite d'un ambassadeur, être de son cortège. || Être à la suite du tribunal, suivre le tribunal pour quelque affaire qu'on y a. I| Être à la suite d'une affaire, la poursuivre, et aussi être attentif i tout ce qui se passe dans le cours d'une affaire, en observer tous les inci4ent3. I| Officier à la suite, officier qui attend sop tour pour être mis en activité. || Fig. Des esprits i. la suite, des esprits trop dociles, trop prêts i se laisser mener, à imiter, etc. || 24° De suite, loe. adv. L'un apr^s l'autre. Trois empereurs do suite Virent de leur fortune une assez prompte fuite, cobn. Tite et Bérén. i, t. La Russie a été gouvernée par cinq femmes de suite : Catherine, veuve de Pierre le Grand ; Anne, nièce de ce monarque ; la duchesse de Brunswick régente; Éli?abeth, et Catherine II, voi.T. Louis XV, »3. Il Suivant un certain ordre. Ces livres, ces médailles ne sont pas de suite. Rangez- les de suite, bien de suite. J'ai vu du sang, des morts, et n'ai rien vu de suite, corn. Hor. i, 3. \\ Sans interruption. Il a marché deux jours de suite. || 86* Tout de suite, sur-le-champ, sans délai. Il faut que les enfants obéissent tout de suite. Envoyez-moi de l'argent tout de suite. || Tout de suite se dit quelquefois comme de suite, signifiant sans interruption. Il ne faut point d'autre livre que ces admirables lettres que je vous écris, je vous défie de les lire lout de suite, SKV. 210. Un abbé Trublct a imprimé qu'il ne pouvait lire un poëme tout de suite; eh ! monsieur l'abbé, que peut-on lire, que peut-on entendre, que peut-on faire longtemps et tout de suite? VOLT. Dict. phil. Vers et poés. || 26* Tout d'une suite, sans interruption, d'ensemble. Je voudrais bien voir tout d'une suite ce que vous m'a\*z envoyé, Boss. Lett. abb. «26. || 27* Par suite, par une conséquence naturelle. On rejeta cet article du projet, et, p»r suite, toutes les dispositions qui s'y rapportaient. || Il est aussi locution prépositive. Par suite des arrangements pris, vous serez payé. Il 28* En suite de, voy. ensuite de, qui est l'orthographe présentement suivie. En suite de cette première faveur, je vous en requiers une seconde, BALZ. Liv. V, lett. 7.
— HEM. Il ne faut pas confondre de suite et tout desuite:de suite veut dire l'un après l'autre; tout de suite veut dire sans délai, sur-le-champ; cependant il se prend quelquefois pour de suite; mais de suite ne doit jamais se prendre pour tout de suite. J'y vais de suite, pour j'y vais tout de suite, locution condamnée, genlis, Uém. t. v, p. 94, dans POUGENS.
— HIST. XI' s. Cil ki prendra larun sans suite et sans cri. Lois de Guill. &. |{ xiii' s. Le banni de men four et le [la] sieute, ducange, secta. || xiv* s. Et auront [les religieux de N. D. du Bec] la sieute desdiz bois partout, en la manière que nous Tarions et esploilions, id. ib. || xV s. Si que là en droit futjugié [Hue le dépensier] par pleine suite des barons et chevaliers à justicier, froiss. i, i, 24. Les six frères Gisebrest, tous six d'une opinion et d'une sieutte, id. ii, ii, 52. {| xvi* s. Plustost le premier ciel perdra son mouvement, Plustost se confondra la suite universelle. Que ma foy se corrompe ou j'adore autre qu'elle, desportes, Cléonice, zxxiil, Stances. Trois jours de suite, mont, i, )07. Propos sans suitte, id. i, <46. Erreur de grande suilte et préjudice, id. i, <74. Ce party a eu la
S lus grande suitte et les sectateurs les plus noies, iD. Il, 2S0. Je modère, dit le juge, à un chapon et sa suite [abatis], que le bonhomme paiera demain en sa maison, desper. Contes, li. En poisson, n'y a suite en descendant, mais bien en montant, tant sur terre, que jusqu'à la bonde de la fosse du prochain estang, loysel, 216. En dîsmeries d'Eglise, n'y a point de suite, mais bien en patrimoniale, ID. 266. Meubles n'ont point de suite [on ne peut les saisir en main tierce] par hypothèque, quand ils sont hors de possession du detteur, id. «87. Bourse et argent n'a point de suite, ,d. 49(. On y a cotté l'ordre et la suite des temps, amtot. Salon, 66. Trainans après eulx grande suite de ser\ltcurs et de satellites, id. ib. Ceux qui estoient à sa suite [du duc d'Aumale fuyant le champ de bataille]Ne s'y endormirent point. Sauvant par heureuse fuitte Le moule de leur pourpoinct, Sat. Mén. Us Tapisseries.
— ETYM. Bourguig. seute, suit»; du lat. secta, fuite, de sequi (voy. suivrk).
SDITES (sul-t'), I. f. pi. Terme de vénerie. Les testicules d'un sanglier, par corruption de luîtes, qui*st le vrai nom (voy. LUlTt;s). Dès qu'il [le sanglier] est tué, les chasseurs ont grand soin de lui couper les suites, dont l'odeur est si forte que, si l'on passe seulement cinq ou six heures sans les êter, toute la chair en est infectée, buff. Quadr. t. i, p. 304.
t .«iUlVABLE (sui-va-bl'), adj. || 1* Néologisme. Qu'on peut suivre. || 2* Terme de métier. Fil suivable, fil bien égal et sans nœuds
I. SUIVANT (sui-van), prép.\\f Le long de, dans la direction de. Si une pierre se meut suivant le cercle marqué A B, desc. Monde, 7. || 2' Fig. Conformément à. Si quelqu'une tombe en faute, qu'elle soit punie suivant l'ordre de la supérieure, patru, Plaidoy. (6. On ne gouverne les hommes que suivant leurs préjugés, volt. Ann. Emp. Frédéric II, «2)7. Je vous ai parlé suivant ma conscience ; osericz-vous jurer entre Dieu et moi que vous avez toujours parlé selon la vôtre T id. Quest. mir. 3. Vous parlez suivant votre âge, et j'agis selon le mien, genlis, Théât. d'éduc. la Cloison se. 12. Il 3* En raison de. Il faut se gouverner suivant le temps et le lieu. Travailler suivant ses forces. Il 4' Il s'est dit au sens de après. Le dimanche gras, il y eut un grand bal réglé chez le roi, c'est-à-dire ouvert par un branle, suivant lequel chacun dansa après, st-sim. 3, 49. || 6° Suivant que, loe. conj. D'après la manière que. J'ai le cœur sensible; Suivant qu'on m'aime ou hait, j'aime ou hais à mon tour, corn. Sertor. m, 4.
— f.TYM. Suivant 2 ; bourguig. seugnn que.
2. SUIVANT, ANTE (sui-van, van-t'), adj. || l" Qui est après, qui va après. Les lignes suivantes contiennent l'essentiel. Le jour suivant, il se mit en route. La charmante tragédie d'Atys[de Quinault], les beautés ou nobles, ou délicates, ou naïves, répandues dans les pièces suivantes.... volt. Dict. phil. Art dramatique. || 2" Demoiselle suivante, et, substantivement, suivante, demoiselle attachée au senice d'une grande dame. On m'a faite. Dieu merci. Sa sœur et non sa suivante, la pont. Fabl. Tii, 17. Cette suivante appelée Floresta, pour avoir la liberté de lui parler plus aisément, le faisait passer pour son cousin, lesage. Diable boit. 7. Je parlai en reine, mais je fus traitée en demoiselle suivante, volt. Zadig, ch. <8. ||Fig. L'envie en toute sorte de profession est un des apanages de la nature humaine et une des suivantes de son infirmité, gui patin, Lettres, t. ii, p. 666. || Suivante ne se dit plus guère qu'en termes de théilre pour soubrette. Il Une fille suivante, une domestique; vieilli en ce sens. Vous êtes, ma mie, une fille suivante Un peu trop forte en gueule et fort impertinente, mol. Tart. l, <. || 3° Substantivement, celui, celle qui suit, qui accompagne, qui escorte. On l'invita, lui et tous ses suivants. Gengis-Kan.... Lui qui traîne après lui tant de rois ses suivants. Dont le nom seul impose au reste des vivants, volt. Orphel. i, <. || Familièrement. Il n'a ni enfants ni suivants, se dit d'un homme qui n'a ni enfants ni parents. || 4* Disciple, sectateur. Aristote et ses suivants, desc. Pass. 195. Il Fig. L'autre était des suivîmts de madame Lippée, RÉGNIER, Sat. X. {| Les suivants d'Apollon, les poètes, les hommes qui cultivent les lettres. || Les suivants de Thémis, les hommes de loi. Nous voyons parmi nous Les suivants de Thémis, de leur pouvoir jaloux. Contre des malheureux déchaîner leur colère, regnard, ÉpUre v. [| Suivante de Vénus, courtisane. || S' Serviteur. Peu de suivants se rencontrent ensemble sans se dire tout ce qu'ils savent de leurs maîtres, scarr. Rom. corn. I, 16. Suivant de Démocrite, en cette solitude, Ce n'est qu'avec les ours que j'ai quelque habitude, regnard, Démocrite, i, ).|16» S. m. Terme de vénerie. Se disait des animaux qui tettent encore et qui suivent leur mère.
— HIST. XIV* s. Vint que poulins que juraens et qu'estalons, avec les sigans desdites jumens, du CANGE, sequela. Douze beufs ou vaches et douze pors avec leurs suyans, m. «6. || xv* s. Si avoit mis en icellui pré ses deux !>eufz, une vache avecques son suivant, id. ib. || xvi* s. Ces seigneurs [les maîtres des requêtes] estoient quelquesfois appeliez suivans, mais d'ordinaire poursuivans, non pour les vilipender, ains par un tiltre spécial d'honneur, parce que leurs charges entre toutes les autres estoient nécessairement affectées à la suitte du roy pour recevoir les requestes qui luy estoient faites, PASQUIER, Rech. ii, p. 49, dans lacurne.
SUIVER (sui-vé), V. a. Pour nettoyer et suiver
le Taisseau, colbert, dans jal (voy. si'Iffek qui
est plus usité).
t SUIVEUR (sui-veur), ». m. Néologisme. Celui qui suit. Il Fig. Celui qui suit les ordres, les inspirations d'un autre.
SUIVI, IB (sul-vi, vie), part, patte de suivre. ||1" Après qui Ton vient. Il arriva suivi d'un cortège d'enfants. Et devant ce grand juge [Dieu] où le plus hardi tremble. Le roi le mieux suivi se va seul présenter, cohn. Imil. n, 9. Intrépide et partout .suivi de la victoire, rac. Andr. m, 3. || Il se dit aussi des choses qui se succèdent. En vous souhaitant mille bonnes choses cette année suivie de plusieurs autres, sÉv. Lett. i Butty, a janv test. La bonne cause d'abord suivie de bons succès, boss, Reine d'Àngl. Lorsqu'un cri tout à coup suivi de mille cris, boil. Éptt. n. || 1* Qui a des sectateurs. Ceux [les philosophes] qui étaient suivis étaient ceux qui enseignaient à sacrifier Tintérêt particulier et même la vie à Tintérêt général, boss. Hist. m, 6. Suivi, non des Juifs qui sontses ennemis, mais des chrétiens qui sont ses disciples, bourdal. Exhort. sur Jésus-Christ portant sa croix, t. n, p. ) 53. On ne réussit guère chez les hommes, du moins jusqu'aujourd'hui, en ne leur proposant que le facile et le simple; le maître le plus dur est le plus suivi, VOLT, ilœurs, <33. ||I1 se dit aussi des choses. Le sentiment le plus suivi, volt. Dict. phil. Symbole. || 3° Qui attire beaucoup d'auditeurs, de spectateurs. On le dit fort honnête homme, fort estimé, et suivi dans ses sermons qu'on prétend êti'e trè.s-l)ien, maintenon, Lett. au card. de ffoailles, 22 oct. 1708. L'opinion où Ton était que cette pièce [le Misanthrope] serait plus admirée que suivie, volt. Vie de Molière. || 4* Qui est fait sans interruption, continu. Je ne compterai pas ici parmi les grands empires celui de Bacchus ni celui d'Hercule, ces célèbres vainqueurs des Indes et de TOi'ient ; leurs histoires n'ont rien de certain, leurs conquêtes n'ont rien de suivi, boss. Uist. m, 3. Mon dessein est en donnant une histoire suivie de Tantiqulté.... rolun, ffi'sJ. onc. préface. L'application suivie à entretenir le trouble chez les voisins, et à maintenir TEspagne en paix, VOLT. Mœurs, 463. Des faits et des observations suivies conduisent nécessairement à la découverte des principes, duclos, Œuvr. t. i, p. 64. On lui donne [à l'histoire de la Chine] une durée suivie de quatre mille ans, raynal, Hist. phil. i, 20. Il Terme de littérature. Vers suivis, ceux qui ont tous la même mesure. || 5' Où il y a de Tordre, de la liaison. Hais enfin cetteobscurltéest-elle dans la suite même, ou dans le fond de l'affaire? nullement, tout y est suivi, boss. Hist. n, <3. Il n'y a rien de suivi dans les conseils de ces nations sauvages et mal cultivées : si la nature y commence souvent de beaux sentiments, elle ne les achève jamais, ID. Hist. m, 3. Les hommes, en un même jour, ouvrent leur àme à de petites joies, et se laissent dominer par de petits chagrins; rien n'est plus inégal et moins suivi que ce qui se passe en si peu de temps dans leur cœur et dans leur esprit, LA BRUY. XI. L'on ne peut plus exiger du pécheur [mourant] un récit exact de ses désordres, il faut se contenter de quelques termes vagues et mal suivis qu'on lui arrache, mass. Carême, Impénit. Toute question importante, tout raisonnemint suivi, tout sentiment raisonnable, sont exclus des sociétés brillantes, et sortent du bon ton, duclos, Consid. moeurs, s. || 6* Terme d'hippologie. On dit qu'un cheval est bien suivi, si les lignes, les contours du tronc et des membres se continuent sans contrastes qui en rompent Tharmonie.
SUIVRE (sul-vr'), je suis, tu suis, il suit, nous suivons, vous suivez, ils suivent ; je suivais, je suivis, nous suivîmes; je suivrai; je suivrais; suis, qu'il suive, suivons, suivez, qu'ils suivent ; que je suive, que nous suivions, que vous suiviez, qu'ils suivent; que je suivisse; suivant, suivi, ti. o. Il !• Aller, venir après. || 2* Il se dit pour aller avec, mais avec l'idée qu'on accompagne une personne principale. || 8* Fig. Il se dit des choses que Ton compare à des personnes et qui suivent. t| 4° Aller après pour atteindre, pour prendre. Il 5* Aller, continuer d'aller dans une direction marquée, ou en prenant quelque objet pour direction. Il 8* Suivre au tombeau. || 7° Suivre de l'œil, des yeux. || 8* Suivre quelqu'un, le suivre par la pensée. Il 9" Fig. Observer, considérer attentivement. Il 10* Surveiller, jj 11* Suivre une maladie, en diriger le traitement. || 12' Poursuivre, continuer; ne pas Interrompre. || 13" Pousseï jusqu'au terme. Il 14' S'adonner à. || 18« Se joindre au parti de
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quelqu'un. || !«• Adhérer à, en parlant d'opinions, de doctrines. || 47" Être du sentiment de, prendre pour autorité. || 18° Assister régulièrement à. Il 19* Être attentif à un discours, à un raisonnement; le comprendre. || 20* S'abandonner à, se laisser conduire par. || 21" Se conformer à, se régler sur. Il 22* Il se dit des choses pour exprimer qu'elles obéissent à des règles. || 23 Écouter les avis, imiter, égaler presque. || 24' Fig. Venir à la iuite de. || 25"' Fig. Aller avec, résulter de. || 26" Y. n. Venir, aller après. || 27» Venir après dans le temps. Il 28' Aller selon une direction. || 29" Suivre, en termes d'imprimerie. || 30° La main suit, aux jeux de cartes. || 31° Procéder. || 32° Résulter. Il 83* V. réft.Se suivre, venir, marcher l'un après l'autre. || 34" Venir l'une après l'autre, en parlant de choses. || 86° Être continu, sans interruption. Il 36° Être conséquent avec soi-même, s'enchaîner, avoir de la liaison. || Proverbes.
1° Aller, venir après. Il marchait le premier, et les autres le suivaient. Son bagage le suivait. Suivre quelqu'un pas à pas. Et vous suivrez sans moi le char de Scipion, corn. Sophon. m, 6. Robin mouton qui par la ville Me suivait pour un peu de pain, Et qui m'aurait suivi jusques au bout du monde, la font. Fabl. a., <». Pendant que la lâcheté des autres [apôtres] fait qu'ils évitent la honte de le renier [Jésus] par celle de leur fuite, le courage faible de saint Pierre fait qu'il le suit, pour le lui faire quitter plus honteusement, Boss. Panég. St Pierre, t . Zaleucus fit une loi qui défendait de se faire suivre par plus d'un domestique, à moins qu'on ne fût ivre, saint-foix, Ess. Paris, Œuvr. t. iv, p. 339, dans pougens. Il 2» Il se dit pour aller avec; mais l'idée qu'on est de la suite, qu'on accompagne une personn* principale, y est jointe. Il suivit la cour dans tel voyage. Un ami le suivit dans son exil. Va, ne demande plus si je suivrais sa fuite, corn. Illus. eom. IV, 2. La reine, qui accompagne Louis au cœur de l'hiver, joint au plaisir de le suivre celui de servir secrètement à ses desseins, boss. Mar.-Thér. Je puis avoir pour témoins de ce que je dis tous ceux qui l'ont suivi [M. de Turenne] dans les armées, fléch. Turenne. || 3° Fig. Il se dit des choses que l'on compare à des personnes, et qui suivent. Son image me suit partout. Son cœur suivra le sceptre , en quelque main qu'il brille, CORN. Pukh. I, 3. César, de ta victoire écoute moins le bruit; Elle n'est que l'effet du malheur qui me suit, m. Pomp. m, 6. Ce bonheur a suivi leur courage invaincu , Qu'ils ont vu Rome libre autant qu'ils ont vécu, m. Hor. m, 6. Le cœur suitaisément l'esprit, LA font. Fabl. ix, 6. L'avoir [le prince de Condé] entre ses mains, c'était y avoir la victoire même, qui le suit dans les combats, BOSS. le Tellier. Qu'il embellit cette magnifique et délicieuse maison [Chantilly], ou bien qu'il munît un camp.... c'était toujours le même homme, et sa gloire le suivait partout, id. L. de Bourbon. ha. honte suit de près les courages timides, rac. Alex. I, 2. Quelle passion que l'envie I c'est la plus cruelle des Euménides; elle suit l'homme de mérite jusqu'au bord de sa tombe, dider. Èlog. de Bichards.\\i' Aller après pour atteindre, pour prendre. Suivre un lièvre. Ses ennemis le suivent à la piste. Destin avait grande impatience de savoir de sa chère l'Étoile, par quelle aventure elle s'était trouvée dans le bois où Saldagne l'avait prise; mais il avait encore plus grand'peur d'être suivi, SCARH. Boni. II, <3. Le ciel même, le ciel ne t'y saurait soustraire ; Et jusques aux enfers j'irai suivre tes pas, kol. Àmph. m, 6. || Terme de vénerie. Se dit de l'action d'un limier qui s'attache aux voies d'une bête. || Suivre la menée, marcher derrière le cerf qui fuit. || B' Aller, continuer d'aller dans une direction marquée ou en prenant quelque objet pour direction. Suivre les bords de la mer, le cours d'un fleuve. Suivez cette lumière, elle vous conduira au village. Le bateau suivait le courant. Nous suivions le fil de l'eau. Suivre les côtes d'une île. Il suivait tout pensif le chemin (le Mycènes, rac. Phèdre, v, 6. On les suit [des volcans] sans interruption et sur une assez large zone, bufp. ifin. t. ix, p. 2<. || Fig. Il se dit aussi de choses qui sont rangées selon une direction. Les mines de Souxon en Sibérie.... sont situées dans des collines qui ont environ cent toises de hauteur, et paraissent en suivre la pente, blpf. Jfin. t. v, p. *38. || Fig. Suivre le torrent, s'abandonner au cours des coutumes des opinions communes. En devenait-il moins fidèle à DieuT en était-il moins zélé pour la loi de Dieu?
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disait-il : Suivons le torrent? bourd. t dim. aprèt la PentecMe, Dominic. t. m, p. 6R. Il faut des forces pour résister au torrent, mais il n'en faut point pour le suivre, fonten. Oracl. i, 8. || Fig. Suivre le chemin de, le sentier de, se conformer à. Suivre le chemin de la gloire. Il suivit le sentier de la vertu, les traces de ses ancêtres, ô divine théologie, comprendrons-nous bien ce mystère? oui, certes, nous le comprendrons avec l'assistance divine, en suivant les vestiges des anciens docteurs, boss. 2* panég. St Franc, de Paule, 2. Il Fig. Suivre le fil, suivre quelque chose comme quand on suit le fil de l'eau. Suivre le fil de ses idées, d'un raisonnement. Suivre le fil des événements. || Terme de manège. Suivre la piste, marcher au plus près, le long du mur du manège. Il Suivre le poing de la bride, se dit d'un cheval qui obéit facilement à la main. || 6° Dans le langage élevé, suivre au tombeau quelqu'unj mourir après lui pour le rejoindre. Tu disque mon amant me suivrait au tombeau, rac. Théb. v, ). Je mourrai, mais au moins ma mort me vengera, Je ne mourrai pas seule, et quelqu'un me suivra, ID. iindr. v, 2. Laïus, reçois mon sang, je te suis chez les morts, volt. Œdipe, v, 6. || Suivre quelqu'un, quand il s'agit de mort, signifie aussi, dans le langage ordinaire, mourir peu de temps après lui. Un cruel accident tout à coup m'a ravi Mon père ; et de bien près ma mère l'a suivi , collin d'harlevillk. Vieux célib. iv, 3. |] 7° Suivre de l'œil, des yeux, une personne, une chose, regarder avec attention, avec intérêt une personne ou une chose qui s'éloigne, qui chemine. Quand pourrai-je, au travers d'une noble poussière, Suivre de l'œil un char fuyant dans la carrière? rac. j Phèdre, i, 3. Télémaque et Mentor.... prennent congé du roi.... qui les suit des yeux aussi loin , qu'il le peut, fén. Tél. xxiii. Là ses yeux errants ! sur les flots D'Ulysse fugitif semblaient suivre la
' trace, j. b. rouss. Cantate, Circé. ||Fig Il en
parle avec feu , s'intéresse Aux progrès qu'elle I fait, enfin la suit des yeux, collin d'harlev. Vieill. [ et jeunes gens, i, 4. || 8° Fig. Suivre quelqu'un, le ! suivre par la pensée. Ma pensée n'a pas été un ! moment séparée de vous ; je vous ai suivie par- 1 tout, et j'ai trouvé mille fois que je ne valais pas I l'extrême peine que vous preniez pour moi, sÉv. 43 déc. <67fl. Il 9° Fig. Observer, considérer attentivement. Il faut suivre les jeunes gens sans qu'ils s'en aperçoivent. J'ai suivi ses progrès et j'en ai été surpris. Si vous ne le suivez de près, il fera quelque sottise. Un astrolabe en main, elle a, dans la gouttière, X suivre Jupiter passé la nuit 1 entière, boil. Sat. x. Je vous ai bien suivi, je ! vous trouve bon homme, gresset, Méch. m, io. \ Il Suivre quelqu'un dans , l'observer dans. Ne I craignons pas de suivre la princesse palatine jus- , que dans l'incrédulité où elle était enfin tombée, BOSS. Anne de Gonx. \\ Passer en revue. Le Sainl- , Esprit a voulu descendre dans un dénombrement ; exact de tous les ornements de la vanité, s'atta- : chant à suivre, par sa vengeance , toutes les diverses parures qu'une vaine curiosité a inventées, BOss. la Vallière. \\ 10* Surveiller. Monsieur Colbert, il me revient que Montespan se permet des propos indiscrets : c'est un fou que vous me ferez le plaisir de suivre de près, Lett. de Louis XIV à Colbert, <6juin (678. || Il a été suivi, se dit d'un homme dont la police, un espion, etc. observent, en le suivant, toutes les démarches. || 11° Suivre un malade, suivre une maladie, en diriger le traitement. Mélite eut recours à un fameux médecin .... il examina Delphine avec la plus grande attention, et la suivit quelque temps, genlis, Veill. du chdt. t. I, p. 24, dans pougens. Il [Hippocrate] a laissé plusieurs ouvrages : les uns ne sont que les journaux des maladies qu'il avait suivies, les autres contiennent les résultats de son expérience et de celle des siècles antérieurs, barthél. Anach. ch. 73. Il 12° Fig. Poursuivre, continuer, ne pas interrompre. Adieu, quelque autre fois nous suivrons ce discours , corn. Tite et Bérén. m, 3. Je veux suivre l'histoire sainte et tragique du pauvre Saint-Aubin : mercredi dernier.... on me vint dire qu'il était fort mal..., sÉv. 49 nov. 4688. Il S'attacher à l'exécution de quelque chose. Il suit toujours son but jusqu'à ce qu'il l'emporte, corn. Nicom. V, 4. Les premières difficultés ne le rebutent point, il suit avec constance un dessein que le ciel lui a inspiré, l'abbâ choisi, Disc, de récep. à l'Acad. Le sénat de Suède chargea le chancelier Oxenstiern de suivre en Allemagne les vues du grand Gustave, volt. Ann. Emp. Ferdinand II,
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4633. Il Suivre une alTairc, une entreprise, s'en occuper sérieusement pour qu'elle réussisse. Il faut suivre celte afîaire-là, monsieur Simonneau, dancourt, Moul. Javelle, ic. 4 7. |i Absolument. Quand on a commencé, il faut suivre. || Suivre sa pointe, continuer, pousser une entreprise. || Suivre sa pointe, signifie aussi abonder dans son sens. Quel diable d'étourdi qui suit toujours sa pointe! mol. Scapin, m, 4 4. Il 13° Pousser jusqu'au terme. L'hypothèse des apôtres fourbes est bien absurde; qu'on la suive tout au long; qu'on s'imagine ces douze hommes.... pasc. Pens. xix, 4 bis, éd. havet. L'œuvre de Dieu a été suivie, et ce qu'il avait commencé par les humiliations de Jésus-Christ, il l'a consommé par les humiliations de ses disciples, BOSS. Hist. Il, 4 4 . Ce ne sont ici que des vues ; pour conclure quelque chose, il faudrait que les amateurs s'occupassent de ces expériences, et les suivissent jusqu'où elles peuvent aller, buff. Oit. t. VII, p. 292. 11 paraît que, si Leeuwenhoek n'a pas été le premier qui ait fait cette découverte, il est celui qui l'a suivie le plus loin , id. Hist. anim. VII. Il 14° S'adonner à. Socrate était fils d'un sculpteur nommé Sophronisquë ; il quitta la profession de son père, après l'avoir suivie pendant quelque temps et avec succès, barthél. Anach. ch. 67. Il On dit dans le même sens : Suivre le métier des armes, suivre la carrière des lettres. Quant à vous, suivez Mars, ou l'Amour, ou le prince, la font. Fabl. in, 4. || Suivre la cour, suivre le barreau, s'attacher à la cour, fréquenter le barreau. || Suivre une science, l'étudier, s'y adonner. La chose que je suivais le plus exactement était l'histoire et la géographie, j. i. ROUss. Confess. vi. M. de Francueil suivait alors l'histoire naturelle et la chimie, et faisait un cabinet, ID. ib. VII. Il 15° Suivre quelqu'un, se joindre à son parti. Le comte de Grammont disait que, de tous les fous qui avaient suivi M. le Prince, il n'y avait que l'Angeli qui eût fait fortune, volt. Louis XIV, 2B. Il Suivre le parti de quelqu'un, être du parti de quelqu'un. || 16° Adhérer à , en parlant d'opinions , de doctrines Suivre une doctrine. Vous avez bien mis ceux qui suivent vos opinions probables en assurance à l'égard de Dieu et de la conscience; car, à ce que vous dites, on est en sûreté de ce côtélà en suivant un docteur grave, pasc. Prov. vi L'affirmative et la négative de la plupart des opinions ont chacune quelque probabilité au jugement de vos docteurs, et assez pour être suivie» avec sûreté de conscience, id. Prov. vi. Pour ne pas vouloir croire des mystères incompréhensibles, les incrédules suivent, l'une après l'autre, d'incompréhensibles erreurs, Boss. Anne de Gonx. X suivre le système de ce philosophe [Spinosa], tout se fait par une aveugle nécessité, condill. Traité des syst. 4 0. Il 17° Être du sentiment de. Suivre Aristote. Suivre Descartes. Peu s'en fallut qu'ils ne renonçassent à l'espérance de leur Messie qui leur manquait dans le temps, et plusieurs suivirent un fameux rabbin dont les paroles se trouvent encore conservées dans le Talmud , Boss. Hist. ii, 40. Les jacobins se croient obligés de suivre saint Thomas, et pourquoi? c'est souvent parce que ce saint docteur était de leur ordre, malebb. Rech. vér. V, 6. Il Prendre pour guide. Nous sommes, comme les apôtres, suivis par le petit nombre et persécutés par le grand, volt. Lett. d'Alembert, 46 juin 4773. Il Prendre pour autorité. Sozomène, un historien qui n'est qu'un laïque et qui n'est suivi de personne, boss. Véf. For. 4"dise. 7. Marcel, autre auteur digne de la bibliothèque bleue , suivit Abdias, volt. Lett. Montfort, 24 févr. 4 770. || Obéir à. Seigneur, je sais que je ne sais qu'une chose; c'est qu'il est bon de vous suivre, et qu'il est mauvais de vous offenser, pasc. Prière, 4 4.|| 18° Assister régulièrement à. Snivre un cours. Suivre les leçons de tel maître. || Suivre un professeur, assister à ses leçons. Il [Boerhaave] ne suivit point les professeurs publics ; il prit seulement quelques-unes des leçons du fameux Drelincourt; mais il s'attacha aux dissections publiques, fonten. Boerhaave. || Suivre un prédicateur, être assidu à ses sermons. || Suivre le théâtre, le spectacle, aller souvent au spectacle. J'ai suivi toutes les représentations de telle pièce. || 19* Être attentif au discours, au raisonnement de quelqu'un. Je reprends, et je vous prie de me suivre, bolbdal. Myst. Passion de J. C. t. i, p. 2B5. || Suivre quelqu'un qui raisonne, qui parle, le comprendre» ne rien perdre de ce qu'il dit. Je ne sais pas assez l'anglais, je ne puis suivre ce prédicateur. Cet ora-
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leur parle ai vite que je ne puis le suivre. Spinosa est bien heureux de manier avec tant de facilité les idées de l'infini; j'avoue que j'ai de la peine i le suivre, et que, quand il parle d'un attribut qui exprime une essence éternelle et infinie, je ne trouve, dans le mot exprimé, qu'un terme figuré qui ne présente rien d'exact, condil. Traité des syst. ch. lO. || JO- S'abandonner à, se laisser Conduire par. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre, malh. Paraphr. du p«. cxlv. Ils suivent en tous lieux, comme bêtes stupides. Leurs sens pour souverains, leurs passions pour guides, corn. /mit. m, 4i. Allons, courons.... Assembler des amis qui suivent mon courroux, mol. Àmph. m, &. Ils auraient bien du regret d'avoir fait tant d'efforts pour suivre vos passions particulières en une affaire qui n'est de nulle conséquence, PASC. Prov. xviii. Je veux croire avec vous.... Qu'il suit son intérêt plutôt que sa tendresse, rac. Andr. m, 2. Ils suivaient sans remords leur penchant amoureux, m. Phèdre, iv, «. Il montra qu'il savait aussi bien faire son devoir que suivre son inclination, font. Tschirnhaus. On croit suivre ses volontés, en suivant les volontés de ce qu'on aime,MARMONTEL, Cont. mor. Tout ou n'en. || 21° Se conformer à, se régler sur. En suivant du feu roi l'ordre et le testament, CORW. Pomp. n, 4. Le monarque lui dit : Chétif hôte des bois. Tu ris, tu ne suis pas ces gémissantes voix 1 la font. Fabl. nu, (4. Si nous suivons ce précepte et que nous envisagions cet événement[une mort] non pas comme un effet du hasard.... pasc. Lett. à Mme Périer, <7 oct. <65i. Quelle sottise de ne point suivre les temps, et de ne pas jouir, avec reconnaissance, des consolations que Dieu nous envoie après les afflictions qu'il veut quelquefois nous faire sentir! SKV. à Bussy, M mai (680. Vous voilà un peu mortifiés, messieurs les grands seigneurs.... il faut suivre les siècles, celui-ci n'est pas pour vous, id. » oct. )67B. Quand les rois enfants de David suivent les bons exemples de leur père, Dieu fait des miracles surprenants en leur faveur, boss. llisl. n, i. N'attendez pas que je suive la coutume des orateurs, et que je loue M. de Turenne comme on loue les hommes ordinaires, fléch. Tut. On suit peu les conseils qu'on croit intéressés, quin. Astrate, I, ( . Mais si de vos flatteurs vous suivez la maxime.... RAC. Brit. IV, 3. Suivez de point en point ces ordres importants, id. Athal. v, 3. Des rois de l'Orient suivons l'antique usage, volt. Zaïre, m, 7. Il 22° Il se dit des choses pour exprimer qu'elles obéissent à des règles. La compression des gaz suit telle loi. Ainsi les satellites de Jupiter et les couches qui les entraînent doivent suivre la règle de Kepler, halebr. Rech. vér. éclaire, sur la lum. Il 23" Suivre quelqu'un, écouter les avis qu'il donne Les dieux, qui m'inspiraient et que j'ai mal suivis, M'ont fait taire trois fois par de secrets avis, RAC. ilithr. iv, î. || Imiter. ..Et moi, pour vous suivre au dessein de tout rendre, Voilà le diamant que vous m'aviez fait prendre, mol. Je Z)t'p. IV, 3. Il [d'Hacqueville] voudrait que vous imitassiez vos ennemis, qui disent des douceurs et donnent des coups de poignard ; ou que du moins, si vous ne voulez pas suivre celte parfaite trahison, vous sussiez mesurer vos paroles et vos ressentiments, sÉv. <S nov. <67S. La perfection chrétienne n'est pas dans un degré déterminé ; elle consiste à croître toujours; Jésus-Christ en est le modèle ; c'est lui que nous devons suivre, Boss. Panég. St Benoît, 3. || Suivre do près, ou, simplement, suivre, égaler à peu près. Les flèches de Mélésichton ne portaient pas des coups moins assurés que celles d'Apollon; il suivait encore plus ce dieu dans les sciences et dans les beaux-arts, FÉN. t. XIX, p. 99. Il 24° Fig. Venir à la suite de. La nuit suit le jour. L'âge mvir suit la jeunesse. Et l'offre de mon bras suivit celle du cœur, corn. Cinna, v, 2. Je vous mandai avant-hier, par un petit guenillon de billet, qui suivait une grosse lettre, que Mme de Soubise était exilée, sÉv. 29 déc. 4 679. Je ne doute pas, chrétiens, que les vœux de ce .saint apôtre n'aient été suivis de l'exécution, BOSS. i" panég. St Fr. de Poule, Préambule. Jadis une mort prompte eiit suivi cette audace [de pénétrer dans le sérail], rac. Bajax. i, i. Le Cid, après tout, était uue imitation très-embellie de GuiUain de Castro, et, en plusieurs endroits, une traduction ; Cinna, qui le suivit, était unique, tolt. Louij XIY, 32. || 25° Fig. Aller avec, résulter de. Il faut diriger ses intentions à la vertu seule; la gloire, comme un de ses apanages, la doit suivre sans qu'on y pense, bms. 2* pariég. St Fr. de
Paule, Préambule. L'honneur qui suit une illustre vie Est un bonheur qui ne finit jamais, Qum. Phaé. IV, 2. De quel désespoir mes vœux seraient suivis! RAC. Phèdre, v, t. La force craint la loi; la peine suit le crime, J. a. rouss. Odet, iv, 6. Nous avons vu comment les lois suivent les mœurs ; voyons à présent comment les mœurs suivent les lois,
MONTESQ. Bsp. XIX, 26 La chuto des arts suit la
perte des mceixrs, oilbbkt, leXVIll' tièclt. ||28"F.n. Venir, aller après. C'était à vous de suivre, au vieillard démonter [sur l'àne], la font. Fabl. Iii,(. || Il se dit de ce qui vient après. Vous n'avez vu que le commencement; voyez ce qui suit. La page qui suit. Tu connaîtras mon fils, ses mœurs et ce qui suit, BARON, Andrienne, i, ). Elle ouvri^ en tremblant cette lettre, et y trouva ce qui suit... Ricco- BONi, Œuv. t. m, p. 31. Il 27° Venir après dans le temps. Les siècles qui suivront verront.... Comme s'il eiil dit à saint Pierre, ou plutôt, en sa personne, aux fidèles qui devaient suivre.... boss. Sermons, Parole de Dieu, 1. 1| 28° Aller selon une direction. Suivez, messieurs. || Suivre, mot que l'on met sur une lettre pour indiquer que, si le destinataire n'est pas chez lui, la lettre doit le suivre à son autre résidence. || 29* Terme d'imprimerie. En suivant, faites suivre, suivez, ne faites pas d'alinéa, continuez la ligne commencée. || 30° Terme de jeux de cartes. La main suit, chacun bat et distribue à son tour. || 31° Procéder. Dieu la change par une lumière soudaine et par un songe qui tient de l'extase; tout suit en elle de la même force, boss. Anne de Gonx. || 32° Résulter. Pour l'ordinaire la joie suit du chatouillement [des sens], desc Pass. 94. Je vois bien, mon père, que cela suitde la doctrine de Vasquez, pasc Prov. vi. I>a seconde vérité que je suis obligé de vous expliquer, et qui suit évidemment de celle que j'ai déjà établie, BOSs. Sermons, Septuagésime, 2. Il ouvrit son discours par les avantages que produisaient l'union et la paix, et par les malheurs qui suivaient de la discorde, VEHTOT, Rév. rom. u, <74. Il faut voir quelles sont les lois qui suivent de cette nature, montesq. Esp. II, I. Il Impersonnellement. Il suit de ce que vous dites que j'avais raison. || 33° Se suivre, v. réfl. Venir, marcher l'un après l'autre. Ils se suivaient les uns les autres. Il est constant que tous les corps généralement font de grands efforts pour se suivre et se tenir unis, toutes les fois qu'il y aurait du vide entre eux en se séparant, ei jamais autrement, PASC. Conclusion des écrits sur Véquil. des liqueurs et la pes. de l'air. || Ces pages, ces numéros se suivent bien, ne se suivent pas, ils sont, ils ne sont pas dansleur ordre naturel. || 84° Venir l'une après l'autre, en parlant de choses. Les traités, les parjures, les excommunications se suivirent avec rapidité, volt. Mœurs, 47. || 35* Être continu, sans interruption. Elle se tourmente comme dans un songe; on veut parler, la voix ne se suit pas, boss. la Valliére. Dans les cent mille millions de mondes qui sont dispersés dans l'étendue, tout se suit par degrés, volt, ifemnon. Il 36° Fig. Se suivre, être conséquent avec soimême. Pour ce qui est de l'Église catholique, elle se suit parfaitement elle-même, BOSS. Tradit. déf. commun, ii, 2). || S'enchaîner, avoir de la liaison. Un poème excellent où tout marche et se suit BoiL. Art p. III. Tout s'y soutient, tout s'y suit, tout s'y éclaircit de soi-même, mass. Carême, Vérité de la religion. || Proverbes. Qui m'aime me suive, que celui qui m'aime fasse ce que je ferai. On cherche à quereller? je n'aime pas le bruit; Je m'en retourne à table, et qui m'aime me suit, destouch. Diss. m, 9. || Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, la vie est un mélange de biens et de maux.
— HIST. XI' s... Là vus suirat.... Ch. de Roi. ix. Après le vait suiant, ib. Lxxxix. || xii* s. Auquant home [quelques hommes] s'en estoient allé cl désert, et assez de gens les avoient seguz, Machab. I, 2. Il xiii* s. Or siurai mon proposement. Si parlerai avenanment, FI. et Blanch. 31. El cil qui les suirenl firent aussi, villeh. lix. Et il avoient poi de viande; car nus marcheans nés [ne les] povoit sivre, id. cxli. Et maint autre baron, que de près l'ont suivi, Berte, lxxxix. Et les autres après suant. Lai du trot, p. 77. Cortaut vous sieut plus que le pa.4, Ren. i 673. Et cil [l'amour] pensa bien de moi sivre, la Rose, )330. Li diex d'amors tantost de loing Me prist à suivir l'arc au poing, il/. I;a2. La loi est de tele nature que cil qui ne nest de mariage, sige sa mer«, se la loi ne li fet grâce, I.iv. de jott. 56. Se feme est digne par lignage ou par mariage, et ele se marie à non digne, ele peut
<a digneté, et doit Scgre la condicion i le home, ib. 66. Se la condicion n'est legue, tb. 4 9t. Comme je voz ai dit de ces deui viles, que le [la] mesure do tere suit celé du blé, braum. xxvi, 9. Li hoir ne sont i respondre es cas dont on les suit du meffet à lor devancier, id. vi, 29. Et le roy li dit : Connestable, aies devant, et je vous suivre, joinv. 227. Il xiv'g. Car Henri les suioit lousjors en combattant. Et de Piètre trover avoir le cuer joiant, Gueiel. 4 6316. Il zv* s. Il vouloit trois ou quatre valets tenir après lui, qui le sieuvissent partout où il alast, FROiss. n, ni, se. Je vai boire d'autant i ceste compaignie; Suive qui m'ameral bassbl. n. Se tu prises ton fait beaucoup... n'en sieut pas que nous,... 0. CHASTEL. Bxpos. sur vérité mal prise. Il ivi° s. Qui voudra donc suivre de Christ la trace.... Il fault premier qu'à soy-mesme renonce, marot, I, 304. Suyvre les façons et formes receues, mont.
I, <20. Blosius respondit : toutes choses. Comment toutes chosesT suivit-il [reprit-il].... id. i, 213. Je n'ayme ni à conseiller ny à suyvre une vertu si sauvage, id. i, 224. Mes fantaisies se suyvent, mais parfois c'est de loing, id. iv, 4 36. Nos jugements sont malades, et suyvent la dépravation de nos mœurs, m. i, 264. Ce prince à la première allarme, aiant sauté sur un courtaut, mena les plus proches de sa maison pour coureurs, et le reste venant à suive-qui -peut, d'aob. Hist.ui, 476. Il le suivoit à la trace, et rouoit à l'entour de luy, AMYOT, Fab. 4 1 . L'autre affine le cuivre, L'autre le vif argent qui veut tousjours se suivre, hons. 896. L'autre durant ton heur su i vira ta fortune, Baïf, Œuvr. p. 230, dans lacuhne.
— ÉTYM. Bourg, seugre ;Berry, suire, suir, suvre, snve, seuvre; Poitou, seuvre,sigre, îtj/uer; wallon, sûr; normand, sieuwre; provenç. seguir, segre/esp. et portug. seguir; ital. seguire; d'une forme barbare sequere ou seguire (d'où suivre et suivir), dérivé du lat. sequi, qui est le même que le grec ÏTceiv, d'une racine originelle soc, qu'on trouve en sanscrit sous les deux formes sac et sap.
4. SUJET, ETTE (su-jè, jè-t'), od;. || 1° Qui est dans la dépendance, qui est obligé d'obéir. Nous sommes tous sujets aux lois et aux coutumes du pays où nous vivons. Volontés sujettes, cohn. Mél.
II, 8 que le pape est maître de l'un et de l'autre glaive, tant spirituel que temporel, et que toute humaine créature lui est sujette, pasc. Proo. xix. Celui-ci nomma pour général de son armée Cyrus, fils de Mandane sa sœur, et de Cambyse roi de Perse, sujet à l'empire des Mèdes, BOSs. Uist. i, 7. Il n'y a point de religion qui ne reconnaisse que l'homme est pécheur, et qu'il est sujet à la colère du ciel, FLÉCH. Serm. i" dim. d« J'iticnJ. Vous êtes, comme nous. Sujette à ce pouvoir qu'il [Néron] » reçu de vous, rac. Brit. iv, 4. C'est une fille simple à mes désirs sujette, regnard, Vistr. i, 4. Il Être sujet à l'heure, au coup de marteau, au coup de cloche, au coup de sonnette, se dit des gens qui sont obligés d'être quelque part à heure fixe, ou de faire quelque chose à une heure précise, d'ouvrir leur porte et de laisser entrer quand on frappe, de se rendre où la cloche les appelle, de venir au bruit de la sonnette. || Terme de féodalité. Pays sujet, fief dépendant d'un état souverain. Il 2* Soumis par conquête. Rome est sujette d'Albe, et vos fils sont défaits, corn. Hor. m, 6. N'eùt-il que d'un moment reculé sa défaite, Rome eiit été du moins un peu plus tard sujette, id. tb. m, «. L'Egypte, toute superbe qu'elle était, et de son antiquité, et de ses sages institutions, et des conquêtes de son Sésostris, devint sujette des Perses, boss. Hist. m, s. || 3° Absolument. Qui est tenu à un service fort assidu. Ce maître tient ses domestiques fort sujets. Les grands du monde tiennent leurs enfants sujets, parce qu'ils font consister leur gloire à les perfectionner .selon le monde, bourdal. Vominic. i. Oisiveté, 279. Il Qui ne peut s'éloigner, s'écarter. Cette femme est fort sujette auprès de son mari. || Il se dit d'un emploi, d'un métier qui exige une grande assiduité. On est fort sujet dans cet emploi. Il Terme de manège. Tenir un cheval sujet, le soutenir quand il se traverse. || 4* Assujetti à supporter quelque charge, à payer certains droits. Tout propriétaire est sujet à l'impôt foncier. Il est sujet à telle redevance, à telle servitude. Ils fies Athéniens] créèrent des gouverneurs ou présidents perpétuels, mais sujets à rendre compte de leur admini<;lration, boss. Uist. i, 5. || 6° Astreint à quelque nécessité inévitable. Dieu, en punition, le rendit [l'homme] sujet i la mort, pasc. Prov. zi. [[•* En péril de. La vertu n'était pas sujette i
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l'ostracisme, Boa. Sat. xi. || 1' Porté à... par inclination ou par habitude. Il est sujet à s'enivrer. L'ouvrier sujet au vice ne deviendra jamais riche, SACi, Bible, Ecclésiastiq. xix, t. Certains poètes sont sujets, dans le dramatique, à de longues suites de vers pompeux, la bruy. i. Et ce roi [Henri III], trop souvent sujet au repentir. Regrettait le héros qu'il avait fait partir, volt. Henr. IV. Il On dit de même : sujet au vin; sujet aux femmes; sujet à ses goûts; sujet à ses plaisirs, etc. Il 8* Qui est exposé à éprouver fréquemment certains accidents, en parlant des personnes. J'ai toujours été sujette à suer, sÉv. 575. Je vous plains d'être sujette à des humeurs noires qui vous font assurément beaucoup de mal, id. 4 mai 1672. Vous me contez trop plaisamment votre malhonnête sermon.... vous êtes sujets en Provence à d'étranges prédicateurs, id. 9 février 4 689. Le pauvre homme me fait grand'pitié; c'est un mal bien dangereux que celui d'être sujet à se marier, j'aimerais mieux boire, id. <8 déc. <689. Étes-vous sujet à cette cruelle maladie? lui dit-elle avec compassion, VOLT. Zadig, 2. Quoiqu'il fût sujet à des emportements très-féroces, je ne lui en vis jamais un pareil, ]. 3. Rouss. Confess. vu. || Il est sujet à caution, se dit d'un homme à qui il ne faut pas trop se fier. || Cela est sujet à caution, cela est exposé à ne pas durer. Nous avons vu des fils de marchands et des fils de commis, qui avaient un peu d'argent et qui n'étaient pas mal faits, avoir entrée dans une des éclatantes cours de l'Europe.... il est vrai que cela est sujet à caution, etqu'aussitôt que vous êtes découvert, vous passez d'une extrémité à l'autre, lesage, Guxm. d'Alf. i, 3. || Il se dit, en un sens analogue, des choses. Nous allons voguer sur la belle Loire ; elle est un peu sujette à se déborder.... sÉv. n sept. <675. La gloire d'un refus sujet au repentir, rac. Brit. ii, 3. Combien nos jugements sur les apparences sont sujets i l'illusion; ne fût-ce que dans la perspective! j. j. rouss. Ém. ni. Peut-être tu sauras, par l'exemple d'un père. Que parfois aux héros la feinte est nécessaire; Qu'elle est vertu souvent, et qu'avec le danger La forme du courage est sujette à changer, p. LEBRUN, Ulysse, m, 2. || Cette démarche est sujette à bien des inconvénients, cette entreprise est sujette à bien des difficultés, il y a des inconvénients à faire cette démarche, des difficultés à exécuter cette entreprise. || Ce passage est sujet à plusieurs interprétations différentes, on peut l'interpréter de plusieurs manières différentes. || 9* S. m. et f. Celui, celle qui est soumis à une autorité souveraine, soit qu'il s'agisse d'un roi, d'une république ou de tout autre souverain. Aussitôt qu'un sujet s'est rendu trop puissant, Encor qu'il soit sans crime, il n'est pas innocent, corn, flicom. ii, t. Le monarque prudent et sage De ses moindres sujets sait tirer quelque usage, la font. Fabl. v, «9. Louis a brisé les fers dont tu [Alger] accablais ses sujets, qui sont nés pour être libres sous son glorieux empire, Boss. ilar.-Thér. Dans le dessein de Dieu les princes sont bien plus aux sujets, que les sujets ne sont aux princes, bourdal. 2'dim. après Pâques, Dominic. t. ii, p. <0. Elle [Mme de Montausier] s'acquittait en même temps de tous les devoirs d'une fidèle épouse et d'une fidèle sujette, FLÉCH. Mme de Mont. Cyrus avait raison de dire qu'il ne reconnaissait pour bons serviteurs et fidèles sujets que ceux qui avaient de la religion, et qui respectaient la divinité, rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 476. Il faut [dans un état despotique] commencer par faire un mauvais sujet pour faire un bon esclave, montesq. Esp. iv, 3. Padoue, autrefois la souveraine de Venise, mais qui alors était sa sujette, ainsi que Vicence et Vérone, volt. Mœurs, 70. Les Flamands sont naturellement do bons sujets et de mauvais esclaves ; la seule crainte de l'inquisition fit plus de protestants que tous les livres de Calvin, id. Moeurs, 4 64. X l'égard du malheureux Patkul [ambassadeur mis à mort par Charles XII], il n'y eut pas une puissance qui interposât ses bons offices en sa faveur, et qui ne fît voir combien peu un sujet doit compter sur des rois, ID. Charles Xll, 3. Ce n'est que dans des temps de barbarie qu'on voit des sorciers, des possédés, des rois excommuniés, des sujets déliés de leur serment de fidélité par des docteurs, id. Pol. et lég. Voix du sage. Un évéque de Worcester a depuis peu prêché à Londres l'inoculation ; il a démontré en citoyen combien cette pratique avait conservé de sujets i l'État, m. Dict. phil. Inoculation. Il [Hobbes] fut honnête homme, sujet attaché & son roi, citoyen zélé, homme simple, droit,
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ouvert et bienfaisant, didbr. Opin. des anc. phil. {hobbisme). \\ Corneille l'a dit d'une ville. Corinthe est bon sujet; mais il veut voir son roi. Et d'un prince éloigné rejetterait la loi, corn. Jf^d. ii, 6. Il Fig. et familièrement. Il est bon prince, il ne foule pas ses sujets (voy. fouler, n* 5).
— HIST. xn* s. E tute Ydumée lui fud subjecte e rendid chevage et treûd, Jtois, p. (48. || xiii' s. X cui doi ge estre souzgiez se à Dieu non ? Psou<ier, f° 72. Li sires et si subjit ont relation ensemble aussi comme uns artiens à son instrument, brun. LATiNi, Trésor, p. su. Bestes i ot de grant manière, Foibles et fors, gianz et petites. Qui totes sont au roi sougites, Ren. 8262. Avez-vous guerre à lui emprise, Por ce que il vous aime et prise. Et que il est vostre subgiez? la Rose, 3287. Ce fu i'omme dumonde [St Louis] qui plus se traveilla de paiz entre ses sousgiz, joinv. 292. || xv* s. Nous sommes subgietz à la couronne de France, fhoiss. Il, li, (70. Princes qui ont peuples à gouverner [St Louis] Ne se doivent pas trop humbles monstrer X leurs subgiez, E. DESCH. Comm. les roys et les princes. Pour rien ne voudriez deshonorer une simple sujette comme je suis, louis xi, Nouv. xxiv. || xvi* s. Ils prononcent qu'ils ont la puissance de commander, et que tous sont sujets à leur obéir, calv. Instit. 9(0. Ce jeune prince estoit fort sujet à son plaisir,
MARC. Nouv. IV Et n'entends pas que, pour un
mot, soyons sujets [forcés] de vous croire, ID. tb. LVii. Merveilleusement subject à la goutte, mont. I, 20. Aucuns escrivcnt qu'il estoit grand mesnager et fort subject à son profit, amyot, Thém. 8. Homme éloquent, mais lasche de cueur et subject à l'argent, id. tb. ( ( . La ville de Potidée pour lors subjette aux Athéniens se rebella, ro. Férié. 57. Le vray cuir est dit derma, pource qu'il se peut séparer des autres parties sujettes, paré, i, 3. Qui de ses subjects est haï n'est pas seigneur de son païs, cotgrave.
— ÊTYM. Bourguig. seujai-, provenç. subjet, tuget, sosget; cHa}. subjecte ; espKgn. sugeto ; portug. sujeito; ital. soggetto; du lat. subjectus, de tub, sous, et yocere, jeter.
2. SUJET (su-jè; le ( ne se lie pas; au pluriel, r« se lie : des su-jè-z excellents; sujets rime avec traits, succès, paix, etc.), s. m. jj 1° Cause, raison, motif. Le monde a sujet de se plaindre, balz. liv. I, Lett. 6. Lorsqu'il est question d'une certitude métaphysique, on ne peut nier que ce ne soit assez de sujet pour n'en être pas entièrement assuré [de l'existence des corps], que d'avoir pris garde qu'on peut s'imaginer, étant endormi, qu'on a un autre corps, desc. Méth. iv, 6. Maxime : Vous me semblez pensif. — Cinna : Ce n'est pas sans sujet, CORN. Cinna, in, 2. J'ignore à quel sujet vous m'en venez instruire, id. Nicom. in, 7. La Rappinière demanda à Destin pourquoi il se déguisait le visage d'un emplâtre : il lui dit qu'il en avait sujet, scarr. Rom. com. i, 4. L'homme est ainsi bâti : quand un sujet l'enflamme, L'impossibililé disparaît de son âme, la font. Fabl. VIII, 26. C'est une fille propre aux choses qu'elle fait. Et vous me la chassez pour un maigre sujet, mol. Fem. sot), n, 7. C'est leur donner [aux incrédules] sujet de croire que les preuves de notre religion.... pasc. Pens. xxn, (, éd. havet. Vous n'avez aucun sujet de les traiter d'hérétiques, m. Prov. XVII. Je n'ai pris sujet de rire que de ce qu'il y a de ridicule, ro. ib. xi. Quoique la fièvre ne soit pas encore diminuée, il y a sujet de tout espérer, sÉv. 4(2. Nous avons tout sujet de croire que Philisbourg ne nous tiendra pas encore longtemps dans l'inquiétude où nous sommes, ro. 467. Les plus soupçonnés, soit avec sujet, soit sans sujet, de pencher vers le relâchement, bourdal. Sur la fausse consc. (" avent, p. (55. La crainte de Dieu réglait toutes ses actions [de Marie-Thérèse] , et la médisance n'eut jamais ni le sujet ni le courage d'en parler, fléch. Mar.-Thér. Ils verront leurs péchés, non pas comme la matière de leurs plaisirs, mais comme le sujet de leur damnation, id. Sermons, i" dim. de l'Avent. Je plains avec sujet Des cœurs dont les bontés trop mal récompensées M'avaient pris pour objet de toutes leurs pensées, rac. Bajax. n, 3. D'autres me demandaient le sujet qui l'amène, ID. Iphig. l, 4. Il ne fut jamais sous les cieux Un si juste sujet de larmes, ro. Esth. i, 6. Les sujets de plaintes qu'il lui a donnés, hamilt. Gramm. 6. Un premier ministre ne doit pas se mettre beaucoup en peine, si on crie, mais seulement si on a sujet de crier, boisguillebert, le bit. de la Fr. ni, s.Oublions ces sujets de discorde et de haine, volt. Ad. duGuescl.u, 2. La pompe du
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style, les idées exaltées, cette diction brillante et poétique, qui, après avoir fait la fortune de son ouvrage [de BufTon], sont devenues, pour beaucoup (le lecteurs, un sujet de reproche, delille. Trois rêg. Disc. prél. || i' Matière sur laquelle on compose, on écrit, on parle. Le sujet [du Menteur] m'en a semblé si spirituel et si bien tourné, que j'ai dit souvent que je voudrais avoir donné les deux plus belles [pièces] que j'ai faites, et qu'il fût de mon invention, corn. Ment. Examen. Vous n'avez point de sujets affectés pour le faire paraître [l'esprit], vous parlez, vous jugez de tout également bien, méré, De la justesse. Papillon du Parnasse, et semblable aux abeilles. Je suis chose légère et vole à tout sujet, la font. Poésies mêlées, LXix. Leur donner [à ceux qui doutent de l'existence de Dieu] pour toute preuve de ce grand et important sujet le cours de la lune et des planètes, pasc. Pens. xxn, 2, éd. havet. Voilà un beau sujet de roman ou de tragédie; mais surtout un beau sujet de raisonner, et de parler éternellement, SÉV. (0. Mon goût s'est trouvé bien juste avec le vôtre au sujet d'Esther, ro. à Mme de Grignan, (o juill. (689. J'en fais souvent [de votre mérite] le sujet de mes admirations, et du bonheur que j'ai d'avoir quelque part à l'amitié.... d'une telle personne, ro. àMUedeScudéry, (( sept. (884. Si les paroles nous manquent, si les expressions ne répondent pas à un sujet si vaste et si relevé, les choses parleront assez d'elles-mêmes, BOss. Reine d'Anglet. Cette parole [de l'Evangile : Mon fils, vous êtes toujours avec moi] ne se traite guère dans les chaires, parce que cette inviolable fidélité ne se trouve guère dans les mœurs ; expliquons-la toutefois, puisque notre illustre sujet nous y conduit, ro. Mar.-Thér. N'ofTrez point un sujet d'incidents trop chargé, boil. Art p. ni. Le premier sujet de délibération entre le roi et les Étoliens fut de savoir par quelle expédition il fallait commencer, rollin, llist. anc. Œuvr. t. vin, p. 358. Le sujet doit marcher avec vitesse ; une scène qui n'est pas un nouveau pas vers la fin est vicieuse, fonten. Réfl. poétiques, Œuvres, t. v, p. (45, dans POUGENs. Il ne faut pas toujours tellement épuiser un sujet, qu'on ne laisse rien à faire au lecteur, montksq. Esp. xi, 20. C'est une faute du sujet, dit-on, et non de l'auteur; comme si ce n'était pas à l'auteur à corriger son sujet lorsqu'il est défectueux, volt. Œdipe, 3' lett. L'art et le génie consistent à trouver tout dans son sujet, et non pas à chercher hors de son sujet, ro. Oreste, Ép. Brumoy s'imaginait qu'on ne pouvait traiter que des sujets historiques; il cherchait les raisons pour lesquelles les sujets d'invention n'avaient pas réussi, id. Scythes, tpU. Il [Racine] portait encore l'habit ecclésiastique, quand il fit la tragédie de Théagène qu'il présenta à Molière, et celle des Frères ennemis, dont Molière lui donna le sujet, ID. iouiî XIV, Écrivains, Racine. C'est le sort de toutes les conversations de passer d'un sujet à un autre, id. l'Hom. aux *o écus, un Bon souper. Il y a des sujets inépuisables; d'ailleurs il est utile que ceux qu'il nous importe de connaître soient envisagés sous différents aspects, et vus par différents yeux, DUCLOs, Consid. mœurs, 3. On ne lirait point aujourd'hui sans étonnement la liste des sujets de dévotion ou de morale que l'Académie a proposés pour le prix d'éloquence depuis l'année (67( jusqu'à l'année (758, où ces sujets ont cessé, d'alemb. El. Mongin, note (. Ce n'est pas, comme l'a entendu l'abbé Terrasson, la colère d'Achille en elle-même, mais la colère d'Achille fatale aux Grecs, qui fait le sujet de l'Iliade, marmontel. Œuvres, t. vin, p. 43(. Il Être plein de son sujet, l'avoir bien médité, bien pénétré. 1| 3* Il se dit des personnes qui sont objet, sujet, motif de quelque chose. Ce doit TOUS être assez de m'avoir abusée. Sans faire encor de moi vos sujets de risée, corn, la Suiv. v, 3. De maints tournois elle fut le sujet, la font. Faucon. La beauté est partagée en mille différentes manières; le sujet le plus propre pour la soutenir, c'est une femme, pasc. Pass. de l'amour. Elle, que j'avais \'ue si attentive pendant que je rendais le même devoir à sa mère, devait être sitôt après le sujet d'un discours semblable, boss. Duch. d'Orl. Lorsque de notre Crète il [Thésée] traversa les flots. Digne sujet des vœux des filles de Minos, RAC. Phèdre, ii, 5. Là tu verras d'Esther la pompe et les honneurs. Et sur le trône assis le sujet de tes pleurs, ro. Esth. I, (.JlAu sujet d'une personne, sur le sujet d'une personne, relativemeni à elle. Je vous dirai franchement qu'on se moque Dartout de vous.... qu'on nous jette de tous côté»
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cent brocards à votre sujet, mol. Avare, m, 5. Ce n'est pas la mode de m'accuser de faiblesse pour mes amis.... j'ai fait ici mes preuves de générosité sur le sujet des disgraciés, SKV. i Bussy, 28 juill. «o«8. Vous voudriez donc que je visse votre cœui sur mon sujet; je suis persuadée que j'en serais contente, ID. d Urne de Grignan, l» janv. )674. Vous dire que vous demeuriez en repos sur mon sujet, Boss. Lelt. Corn. ï2. M. Desmarelz parle fort bien sur votre sujet , maintenon, Lelt. au duc de Noaiiles, 6 févr. «7n. || Étro sur le sujet de quelqu'un ou de quelque chose, en parler, en causer. Il 4* Il se dit en parlant des arts. Sujet de tableau tiré de la Fable, de l'Écriture , de l'histoire. Il 6* Terme de musique. Air sur lequel on fait les parties. || Particulièrement. La phrase qui commence une fugue et qui lui sert de thème. || 6* Objet d'une science. Le sujet de la médecine est l'étude des maladies. || 7* En logique et en grammaire, terme essentiel de toute proposition, celui dont on affirme ou nie quelque chose. Il y a quatre sortes de sujets : f sujet simple, tant au singulier qu'au pluriel; î' sujet multiple; 3' sujet complexe ; 4» sujet énoncé par plusieurs mots qui forment un sens total et qui sont équivalents à un nom, DUMAHS. Œuv. t. v, p 44. Le sujet exprime, tantôt une idée universelle et qui convient à plusieurs individus, comme celle d'homme, d'animal; tantôt une idée singulière, et qui ne convient qu'à un individu, comme celle de Callias, de Socrate, BARTHÉL. Anach. ch. B7. Il Sujet grammatical, le mot auquel le verbe se rapporte ; sujet logique, la réunion de tous les mots qui servent à exprimer le sujet. Dans : l'objet de vos moqueries va venir, le sujet grammatical est l'objet, par opposition au sujet logique, qui est l'objet de vos moqueries. Il 8' Terme de philosophie. L'être qui a conscience de lui-même, par opposition à objet. Le sujet et l'objet. || 9° Personne par rapport à sa capacité, à sa conduite. C'est un grand sujet, un digne sujet, un plat sujet, un mince sujet, un pauvre sujet. Il y a encore quelques autres sujets de son âge dont nous devons espérer beaucoup, balz. liv. VIII, lett. 36. La bonté, qui est si aimable en tous les sujets où elle se trouve, voit. Lett. 22. Le cardinal Trivulce, le plus capable sujet de sa faction, et peut-être du sacré collège, retz, Mém. t. IV, liv. v, p. 22, dans pougens. Ce qu'elle [l'Académie] sent le plus, c'est d'avoir perdu un sujet déjà distingué par ses talents, destiné naturellement à aller fort loin, et arrêté au milieu de sa course, FONTEN. Klnge du Fay. || Il se dit, en ce sens, des femmes. La baronne : Mais, Frontin, vous me parlez-là d'un fort joli sujet. — Frontin : Je vous en réponds : aussi je la destine pour l'opéra, LESAQE, Turcaret, 11, t. C'est une femme attentive, adroite, affectionnée, vertueuse; c'est le meilleur sujet, le plus fidèle, mariv. Marianne, \0' part. Il Un bon sujet, un homme qui se conduit bien. Il Bon sujet se dit aussi, dans les collèges, d'un écolier qui étudie et travaille bien. || Mauvais sujet, homme livré au désordre, à l'inconduite. Quoique je ne fusse pas un mauvais sujet, je vivais %vec des gens qui l'étaient passablement, et c'était an moyen de le devenir, duclos, Œuv, t. x, p. BO. Toutes les femmes aiment naturellement les mauvais sujets, GENLis, Mères riv. t. r, p. 74, dans pouûKNS. Je me souviens qu'à mon service tu étais un assez mauvais sujet, beaimarch. Barb. de Sec.
I, 2. Il Mauvais sujet se prend quelquefois en un sens moins défavorable, pour étourdi, folâtre, qui fait des sottises, mais dont le cœur reste bon et les manières aimables. Nous autres, mauvais sujets, nous inspirons parfois des passions à des douairières, à des héritières, et nous finissons par être d'excellents maris, picard. Deux Philiberts,
II, «2. Il On dit de bons, de mauvais sujets, quand on considère les deux mots comme séparés dans la locution; et des bons, des mauvais sujets, quand on les considère comme unis. |{ 10' Terme de jardinage. L'arbre qu'on destine à être greffé, ou que l'on soumet à celte opération. L'observation des phénomènes que présente l'union de la greffe au sujet,£ON- DORCET, Wu/iameJ. || 11* Terme d'analomie. Cadavre que l'on dissèque. La difficulté de se procurer des sujets. ||En termes d'histoire naturelle, un être qu'on examine. On avait fait l'honneur au sujet décrit et dessiné par M. F.dwards, de lui arracher les pieds et les jambes comme à un véritable oiseau •Je paradis, bupp. Ois. t. v, p. 205. || 12" Être vivant qui est l'objet des soins de la médecine ou de l'hygiène. Les animaux domestiques sont les sujets de l'hygiène vétérinaire. On trouve quel-
quefois des sujets de l'un ou de l'autre sexe, auxquels on ne peut mettre sans danger des vésicatoircs avec les cantharides, pohtal, Instit. Mém. scienc. t. iz, p. 4U2. || Ce malade est un bon sujet, un mauvais sujet, il est d'une bonne ou d'une mauvaise constitution. Fagon, sujet aux atteintes du haut mal, était un méchant sujet en termes de chirurgie, ST-sm. «9, 67.
— HlST. XIV* s. Et deleltacion parfait operacion, non pas comme un habit parfait son subjet en quoy il est, OREsuE, Étk. 306. Il XVI* s. Si on n'occupe les esprits à certain subject qui les bride, mont, i, 34. C'est un subject continuel de torment, ID. I, 71. Certes c'est un subject merveilleusement vain, divers et ondoyant, que l'homme : il est malaysé d'y fonder jugement constant et uniforme, m. i, t. A peine trouveras-tu jamais la veine porte semblable en deux sujets, pour la variété de l'individu, paré, i, 2t.
— KTVM. Sujet (. »
SUJÉTION (su-jé-sion; en vers, de quatre syllabes), ». ^. || 1° Domination qui subjugue. Il [un conTjuérant] mettra tout sous sa sujétion, pasc. Proph. 2«, éd. FAUGÈRE. Il gouverna sa province avec beaucoup de prudence, et y bâtit Carthage la neuve, qui tenait l'Espagne en sujétion, boss. Hist. I, 8. Rendre pour jamais l'Italie indépendante de l'Allemagne, après sept cents ans de sujétion, ou d'esclavage, ou de soumission, volt. Mél. hist. Mens, imprimés, test. Alberoni. || 2° État de celui qui est sujet d'un prince, d'un chef. Le prince veut-il que je sois son sujet, quand je ne retire rien de la sujétion? montesq. Lett. pers. 76. Il [l'individu] devenait sujet, sans qu'on put donner une époque de sa sujétion, ID. Rom. 6. Il 3° État de celui qui est astreint, obligé. Il est dangereux de se faire des habitudes, elles deviennent des sujétions. Il s'est fait une sujétion de se lever tous les jours à la même heure. Sitôt que l'âge me permit de sortir de la sujétion de mes précepteurs, DESC. Méth. I, 4 4. Je crois que le mois d'août sera encore plus long, puisque ce sera le temps des états; n'en déplaise à la bonne compagnie, c'est toujours une sujétion pour moi d'aller les trouver à Vitré, ou de craindre qu'ils ne viennent ici, sÉv. 7) . L'esprit d'orgueil qui le domine, n'a pu supporter la moindre sujétion, ni la moindre humiliation, bourdal. Instruct. Humilité de la foi, Exhort. t. II, p. 302. Quelque désagrément qu'on ait à se trouver chargé d'un indigent, on goiite à peine les nouveaux avantages qui le tirent enfin de notre sujétion, LA BRUY. IV. L'homme na se propose le repos que pour s'affranchir de la sujétion et du travail, vauven. Max. cxcix. Avec une valeur brillante.... il [le duc d'Orléans] eût été général, si le roi [Louis XIV] lui eût permis de l'être; mais il fut toujours en sujétion à la cour et en tutelle à l'armée, duclos, Œuvr. t. v, p. (96. || 4* L'assiduité qui est exigée ou nécessaire auprès d'une personne. C'est un homme auprès duquel il faut une grande sujétion. La sujétion d'un domestique auprès de son maître, d'une garde auprès d'un malade, d'une femme auprès de son mari. || 5° Assiduité exigée par une charge, par un emploi. Et voilà, en l'état où je suis, toute la cour que je fais, et la seule sujétion que je m'oblige de rendre, BALZ. liv. m, lett. 7. Les dames du palais sont dans une grande sujétion, sÉv. 5 janv. 1674. Les dames du palais sont réglées à servir par semaine.... si la maréchale d'Humières boude, elle fera mal sa cour; car le roi veut de la sujétion, ID. 8 janv. 1674. L'affaiblissement de ma santé, les visites à rendre ou à recevoir, la sujétion des académies auxquelles malheureusement ma subsistance est attachée , me rendent la vie de Paris insupportable, d'alemb. Lett. à Voltaire, 2( déc. «705. 116* Incommodités, servitudes auxquelles une maison est sujette. C'est une maison où il y a de grandes sujétions.
— HIST. XII* s. Li evesques de Lundres une epistle enveia Saint Thomas ultre mer.... Amur, subjectiun e saluz li manda. Th. le mart. Si. || xin* s. En subjection pardurable puissent il vivre I Psautier, f° 8). Sers ne sours, ne mus, ne sous aagiés, ne bons qui soit en subjection d'autrui par religion, sans l'autorité de son par-dessus, ne poent recevoir arbitrage sor eus, beaum. xu, )0. ||xiv* s. Bien [il] le deffenderoit encontre le glouton Qui nous cuide tenir en se [sa] subgession, Hugues Capet, V. 1787. Pour ce est ce forte chose de tenir en subjection et de modérer telle passion laquelle nous avons dès le commencement, oresme, Êth. 39. Il ZT* a. Ces gens d'armes prirent plusieurs villei
et petits forts, et mirent tout le pays de là environ en leur subjection et en l'obéissance du roi de France, froiss. u, n, <o. ||xvi* s. Nous debvons la subjection et l'obéissance à touts roys, mont, i, *3. Accidents auxquels chacun de nous est en bute par une naturelle subjection, id. i, 4i>fl. De cette colline il scroit à découvert battu en flanc; cette subjection estoit accompagnée de tant d'incommoditez....BeAi.'GVK, Cuerre d'£»oiie. Il, 18. La dite demoiselle a la moitié du droit de subjection et sommaige, qui est, toutes les fois et quantes fois qu'il lui plaira envoyer l'un de ses hommes et sujets faire message, porter lettres ou autrement, est tenu d'y aller chacun en son tour, pourveu qu'il puisse aller et venir entre deux soleils, ou CANCE, tommagium, au mot lagma.
— f.TYM. Prov. subjection; esp. sujecion; ital. suggexione ; du lat. subjectionem (voy. sujet «).
t SULCATURE (sul-ka-tu-r'), s. f. Terme de géologie. Trace en forme de sillon produite par frottement ou par érosion. La direction des lulcatures.
— ÊTYM. Lat. sulcare, sillonner.
t SULCIFORME (sul-si-for-m'), adj. Qui a la forme d'un sillon, de sillons.
— ÊTYM. Lat. sulcus, sillon, et forme.
t SULF.... ou SULFC... se met, dans le langage de la chimie, devant un nom de sel pour désigner un sulfosel : sulfoantimoniale.
t SCLFACÉTIQUE (sul-fa-sé-ti-k') , adj. Terme de chimie. Acide sulfacétique, corps qui se forme par l'action de l'acide sulfurique anhydre sur l'acide acétique pur.
t SDLFACIDE (sul-fa-si-d') , S. m. Terme de chimie. Nom donné aux sulfures qui, dans leurs combinaisons avec d'autres corps, jouent le rôled'acide ou de corps électro-négatif. On les appelle aussi sulfures acides.
t SOLFARSÉNIEtrX (sul-far-sé-ni-eû), odj. m. Terme de chimie. Acide sulfarsénieux, combinaison acide de soufre et d'arsenic correspondant à l'acide arsénieux. On l'appelle aussi sulfure jaune d'arsenic et orpiment.
t SULFARSENIQCE (sul-far-sé-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide sulfarsénique, composé acide de soufre et d'arsenic correspondant à l'acide arscnique.
t SULFATAGE (sul-fa-ta-j'), ». m. Espèce de chaulage des grains qui se fait à l'aide du plâtre ou sulfate de chaux.
SULFATE (sul-fa-f), I. m. Terme de chimie. Nom des sels produits par la combinaison de l'acide sulfurique avec les bases salifiables.
t SULFATÉ, ÉE (sul-fa-té, tée), fort, passé de sulfater. Combiné avec un sulfate. Un cristal de chaux sulfatée parfaitement transparent et limpide, biot, Instit. Mém. scienc. 48(2, r*sem. p. 82. Il Eaux minérales sulfatées, celles qui contiennent du sulfate de fer, bien que cette épithète soit applicable à toutes celles qui contiennent des sulfates quelconques.
t SULFATER (sul-fa-té), t). o. Tremper dans un bain de sulfate de cuivre les bois et surtout les échalas de vigne ou paisseaux, pour les rendre plus durables.
t SULFATEUR (sul-fa-teur) , ». m. Nom donné aux ouvriers qui fabriquentle sulfate de quinine.
t SULFATIOUE(sul-fa-ti-k'), odj. Terme de chimie. Éther sulfatique, éther composé qu'on obtient en faisant arriver des vapeurs d'acide sulfurique anhydre dans un ballon contenant de l'éther bien débarrassé d'eau.
t SULFATISATION (sul-fa-U-za-sion) , ». ^.Terme de chimie. Transformation en sulfate. C'est i ces forces coagissantes qu'est due la sulfatisation spontanée qu'éprouvent à l'air les sulfures de cuivre natif, quand on les humecte, pourcroy, Conn. chim. t. vi, p. 267.
t SULFAZOTITE (sul-fa-zo-ti-f) , ». m. Groupe de sels à base de potasse qu'on obtient en faisant arriver de l'acide sulfureux gazeux dans une solution concentrée d'azotite de potasse.
tSULFHYDRATE (sul-fi-dra-f), ». m. Terme do chimie. Nom générique des sels produits par la combinaison de certains sulfures avec l'acide suifhydrique (autrefois hydrosulfate).
t SULFHYDRIQUE (sul-fi-dri-k'), odj. Terme de chimie. Acide sulfhydrique, combinaison d'hydrogène et de soufre, très-répandue dans la nature. C'est un gaz incolore, d'une odeur fétide d'oeufs pourris, très-soluble dans l'eau (autrefois hydrosuKurlque).
t SULFHYDaOMÈTRB (iul-fl-dro-mè-tr'), ». m.
SUL
Petit tube gradué, en verre, destiné à déterminer la proportion de soufre contenu dans les eaux sulfureuses naturelles ou artificielles, en le remplissant d'une solution titrée d'iode. Cet instrument est fondé sur la propriété que possède l'iode de déplacer le soufre et de s'y substituer équivalent par équivalent.
t SULFBYDROMÉTHIE (sul-fl-dro-mé-trie), t. f. Emploi du sulfhydromètre.
f "SULFII YDROMÉ TRIQU E (sul-fi-dro-mé-tri-k') , ad/. Qui a rapport à la sulfhydrométrie. Le tube suifhydrométrique.
t SULFISATINK (sul-fi-za-ti-n'), t. f. Terme de chimie. Produit de l'action du gaz sulfhydrique sur la solution d'isatine
SULFITE (sul-fi-f), s. m. Terme de chimie. Nom générique des sels formés par la combinaison de l'acide sulfureux avec les bases.
t SULFOANTIMONIATE ( sul-fo-an-ti-mo-nia-t'), t. m. Terme de chimie. Nom des sels formés par l'acide sulfoantimonique et les bases.
t SULFOANTIMONIQUE (sul-fo-an-li-mo-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide sulfoantimonique, sulfure d'antimoine acide, correspondant à l'acide antimonique.
t SULFOBASE (sul-fo-ba-z'), s. f. Terme de chimie. Sulfure qui joue le râle de bôise, dit aussi sulfure basique.
tSULFOCARBONATE (sul-fo-kar-bo-na-t*) , s. m. Terme de chimie. Sel obtenu par la combinaison d'un sulfure basique avec le sulfure de carbone.
t SULFOCARBONIQUE (sul-fo-kar-bo-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide sulfocarbonique ou sulfure de carbone, combinaison de carbone et de soufre (voy. sulfure de cabbone).
t SULFOCH»ORURE (sul-fo-klo-ru-r'), s. m. Terme de chimie. Combinaison d'un sulfure avec un chlorure. On dit de même sulfoïodure.
t SULFOCYANOGËNE fsul-fo-si-a-no-jè-n'),s. m.
Sulfure de cyanogène.
t SULFOGLYCÉRiqUE (sul-fo-gli-sé-ri-k'), adj.
erme de chimie. Acide sulfoglycérique, produit
de l'action de l'acide sulfurique sur la glycérine.
t SULFOLÉIQUE (sul-fo-lé-i-k'), adj. Terme de
chimie. Acide sulfoléique, produit de l'action de
l'acide sulfurique sur l'oléine.
t SCLFOPURPURIQUE (sul-fo-pur-pu-ri-k'), adj. Terme de chimie. Acide sulfopurpurique, dit aussi phénéine, acide obtenu en dissolvant l'indigo par l'acide sulfurique fumant.
t SULFOSEL (sul-fo-sèl), s. m. Terme de chimie. Sel formé par la combinaison d'un sulfure métallique électro-négatif ou sulfacide avec un sulfure électro-positif ou sulfobase.
t SULFOVINATE (sul-fo-vi-na-f), s. m. Terme de chimie. Sel formé par l'acide sulfovinique et les bases.
t SULFOVINIQUE (sul-fo-vi-ni-k'), od;. Acide sulfovinique, acide qu'on obtient en chauffant de l'acide sulfurique avec de l'alcool.
t SULFURABILITÉ (sul-fu-ra-bi-li-té), t. f. Terme de chimie. Qualité de ce qui est sulfurable. L'ordre de sulfurabilitédes métaux, fouhnet. Comptes rendu», Acad. des se. t. un, p. 83.
t SULFURABLE (sul-fu-ra-bl"), adj. Terme de chimie. Qui peut être sulfuré.
tSULFURAIRE (sul-fu-rê-r'), ï. f. Nom donné par quelques auteurs à ce que d'autres ont appelé glairine. || Nom réservé par d'autres aux algues de la glairine des eaux sulfureuses.
t SULFCRATION (sul-fu-ra-sion), ». f. Terme de chimie. Action de combiner le soufre avec un autre corps.
SULFURE (sul-fu-r'), t. m. Terme de chimie. Nom général des composés binaires formés par le soufre avec les métaux et quelques métalloïdes. Les sulfures métalliques sont extrêmement abondants et fréquents dans la nature ; ils constituent le plus grand nombre des mines métallurgiques, FOURCHOY, Conn. chim. t. i, p. 2*4. |{ Sulfure de carbone, substance employée aujourd'hui en grand par l'industrie pour mettre en pâte le caoutchouc, et pour retirer, de résidus perdus jusqu'à ce jour, des matières grasses d'une valeur considérable.
t SULFUnÊ, ÉE (sul-fu-ré, rée), part, passé de •ulfurer. L'acide sulfliydrique était appelé jadis gaz hydrogène sulfuré.
t SULFURER (sul-fu-ré), v. a. Terme de chimie. Faire entrer du soufre en combinaison. Les solutions de sulfures alcalins noircissent le mercure en le sulfurant. Afin d'éviter que la dissolution de sulfure.... ne vienne sulfurer les métaux déposés, becquerel, Acad. dette. Comptetrendtu, t. lxit, p. «sm.
SUL
— HIST. xvi* S. Les eaux naturellement salées, nitreuses et sulphurées, paré, ti, (2. Une allumette sulphurée, m. xxiii, 40.
— ÉTYM. Lat. tulfuratut, soufré, de sulfur, soufre.
SULFUREUX, EUSE (sul-fu-reû, reû-z'), adj. Il 1' Qui tient de la nature du soufre. Des exhalaisons sulfureuses et minérales, raynal, Hist. phil. VI, <9. Ce reflet émané du corps de Lucifer, C'était le pâle jour qu'il traîne en nos ténèbres, Le rayon sulfureux qu'en des songes funèbres II nous apporte de l'enfer I v. huoo, Bail. viii. || 2* Eau sulfureuse, eau qui contient en dissolution des sels de soufre, et qui dégage de l'acide sulfhydrique. Par cent canaux cette onde sulfureuse.... Multipliant sa vertu généreuse, Soutient la vie et détourne les maux , millev. Emma et Égin. Il 3' Terme de chimie. Acide sulfureux, acide formé par la combustion du soufre dans l'air; c'est un gaz suffocant. || Se dit aussi des sels oii entre l'acide sulfureux ou qui lui correspondent pour la composition. Sels sulfureux.
— ETYM. Provenç. solpros; du lat. sulfurosus, de sulfur, soufre.
fSULFURIDE (sul-fu-ri-d'), ». m. Famille de corps qui comprend le soufre.
tSnLFURIFERE(sul-fu-ri-fè-r'), adj. Qui contient du soufre.
ÉTYM. Lat. sulfur, soufre, et ferre, porter
SUP
t SULTANAT (sul-la-na), ». m. Dignité de sultan. Il Règne d'un sultan.
4. SULTANE (sul-la-n'), s. f. || f Titre des femmes du Grand Seigneur. Il faut au sultan des sultanes. Il faut des perles au poignard, v. Huoo, Orient. <2. || Sultane favorite, celle qui est, de la part du sultan, l'objet d'une faveur particulière. Il Sultane aseki, celle qui a donné un fils au sultan. C'est en ce sens que Racine emploie le mot sultane : Et même il a voulu que l'heureuse Roxane, Avant qu'elle eiit un fils, prît le nom de sultane, bac. Bajax. i, t.\\ Sultane validé, la mère du sultan régnant. || 2* Dans un langage libre, maîtresse. Et boni bon! boni Que le vin est bon! Buvons à nos sultanes, saurin, Chanson de table. Il 3° Robe longue ouverte par devant et faite des plus belles étoffes, dont la mode commença vers 1888 et ne dura pas longtemps. |1 4° Terme de pâtissier. Sultane à la Chantilly, sorte de grillage en sucre filé dont on recouvre certains entremets. ||B° Poule sultane, le porphyrion de Buffon.
2. SULTANE (sul-ta-n'), s. f Vaisseau de guerre turc. Les sultanes turques ne résisteront pas plus que les Algériens ; pour les sultanes du sérail de Moustapha, elles appartiennent de droit au vainqueur, VOLT. Lett. à Cath. ii, 2 fév. (770.
SULTANIN (sul-ta-nin)^ ». m. Monnaie d'or qui a cours en Turquie, en Egypte et dans les États barbaresqucs. Avant la prise d'Alger, le sultanin
SULFURIQUE (sul-fu-ri-k'), adj. Terme de chi- dont on se servait dans la régence valait 8 fr. 37 c mie. Qui a rapport au soufre. || Acide sulfurique, ' 11 ne vous a point oublié, monseigneur, poursuiacide liquide, de consistance oléagineuse, qui . vis-je en tirant ma bourse, voilà deux sultanins
dans son plus grand état de concentration conserve encore le cinquième de son poids d'eau (anciennement huile de vitriol). || Acide sulfurique anhydre, il est solide, cristallisé en aiguilles blanches, brillantes, amiantacées. || Acide sulfuri-
d'or qu'il m'a chargé de vous remettre, lesage, Gil Blas, v, ) .
— ÉTYM. Arabe, soulthanyy, impérial, de sultan.
SUMAC (su-mak), s. m. || !• Genre de la famille des térébinthacées; on y distingue : le sumac des
que fumant ou de Nordhausen, acide sulfurique ' corroyeurs, rhus coriaria, L. arbrisseau de l'Eudu commerce; c'est un mélange d'acide anhydre ; rope méridionale; le sumac vénéneux, rhus toxi-
et d'acide monohydraté. || Acide sulfurique concentré ou monohydraté, c'est l'acide sulfurique ordinaire, sirupeux, incolore. || Acide sulfurique bihydraté. Il s'obtient en mélangeant le
codendrum, L. arbrisseau de l'Amérique; et le sumac au vernis, dont le suc, également vénéneux, sert, chez les Japonais, à vernir les ustensiles de bois. Il 2" Nomdonné parles teinturiers aux feuilles.
précédent avec un poids d'eau égal à celui qu'il fleurs, baies et graines de sumac, récoltées, sé-
renferme déjà, ou «8,3 pour 400. || Acide sulfurique trihydraté. Il perd son eau à 4 00» ainsi que le bihydraté. Il Acide sulfurique alcoolisé, l'eau de Rabel; c'est un astringent. || Éther sulfurique ou acétone monoxé, éther hydratique, oxyde d'éthyle, c'est le plus ancien des éthers connus, celui que l'on emploie le plus communément, que l'on a longtemps désigné et que l'on désigne encore journellement en matière médicale par le mot seul éther.
t SUHN (su-lin), ». m. Nom donné par Adanson à la crépidule porcelaine, coquilles univalves, de Lamark, laquelle a été la patelle perverse de certains auteurs.
t SULPICIEN (sul-pi-siin), adj. m. Qui a fait ses études théologiques au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, ou dans des établissements qui en dépendent. Il Substantivement. Un sulpicien.
4. SULTAN (sul-tan), s. m. ||1° Titre de l'empereur des Turcs. Je sais que des sultans l'usage m'est contraire, rac. Bajaz. i, 3. || 2° Titre de plusieurs autres princes mahométans et tartares. Il 3' Fig. Par extension, il se dit d'un prince absolu comme les sultans. Cette éblouissante époque de notre histoire, si glorieuse aux yeux du vulgaire, si humiliante, si funeste aux yeux des sages, où, sans égard pour la promesse qu'il avait faite en épousant Marie-Thérèse, notre sultan Louis XIV prodigua l'or et le sang de ses peuples au stérile honneur d'augmenter ses provinces, Mirabeau, Collection, t. ii, p. 4 38. || Fig. et familièrement. Homme absolu, tyrannique. Il se conduit en vrai sultan. Il 4" Par plaisanterie, homme qui entretient plusieurs maîtresses à la fois. Scandalisant Paris de ses vieilles tendresses, Arcas, sultan goutteux, veut avoir vingt maltresses, Gilbert, U XVIII' siècle.
— ÉTYM. Provenç. sultan; catal. sultà; espagn. sultan; ital. sultano; du bas-lat. »uUanu», que les gjossaieurs latins disent un mot chaldéen; d'après Du Cange, ce mot se trouve sur des médailles de Chosroès, roi de Perse. Le mot est aussi arabe et signifie dominateur, souverain, de salit, dominer.
2. SULTAN (sul-tan), ». m. Meuble de toilette à l'usage des dames, qui consiste en une corbeille recouverte d'une étoffe de soie. || Petit matelas en forme de coussin, rempli d'espèces aromatiques et servant à garnir l'intérieur des petits coffres où I l'on met du linge.
chées et réduites en poudre plus ou moins grossière. Sumac ou sommac et herbe de maroquin, le 400 pesant payera 40sols, Tarif, I8 sept. 4664 Il On a dit aussi sommail. Vieil sommail qui a servi à passer les maroquins, Règl. sur les manuf. août 4 669, teinturiers en laine, art. 6.
— HIST. XVI* s. Eau de forge, en laquelle on auroit fait bouillir sumach et roses rouges, paré, vm, 26.
— ÊTYM. Esp. xumaque , portug. tummagre ; de l'arabe sommûli.
t SUMBUL (son-bul), ». m. Plante ombellifère de la Perse, d'espèce inconnue, dont on extrait une résine médicinale.
t SUMMUM (so-mmom'), ». m. Mot latin dont on se sert pour exprimer le plus haut point, le plus haut degré. Tous les sels dont les acides ou les oxydes ne sont point au summum d'oxygénation, sont susceptibles, théoriquement parlant, d'absorber de l'oxygène, tiienard. Traité de chim. t. n, p. 303, dans pougens.
— ÊTYM. Lat. summus, le plus haut, superlatif de super, sur.
t SUNNITE (su-nni-t'), s. m. Chez les musulmans, sectateur de la tradition. Les sunnites reconnaissent Abubeker et Osman pour légitime» successeurs de Mahomet. Les Turcs sont sunnites.
— ÉTYM. Arabe, sunnyy, orthodoxe, de îunno, loi traditionnelle.
t SUOVÉTAURILIES (su-o-vé-tô-ri-lie), s. f. pi. Sacrifice d'une truie, d'une brebis et d'un taureau.
— ETYM. Lat. suovetaurilia, de »u», porc, o»i», mouton, et tawrus, taureau.
t SUPÊ, ÉE (su-pé, ée), part, passé de super. Terme de marine. L'explication du fait [qu'un navire reposant dans un port à marée basse sur la vas» n'ait pu se relever à marée haute], c'est que le brick s'est trouvé ce que l'on appelle en marine supé, c'est-à-dire que la vase formant le lit où reposait la coque s'est moulée hermétiquement sur le navire, formant adhérence complète, JVou- B«JIt*(« de Rouen, dans Joum. des Débats, 9 avril 4889. Il Un cordage est supé quand il est engagé entre le réa et la paroi de la morUise d'une poulie.
SUPER (ïu-pé), «. a. Il !• Terme de marine. Se dit de l'action d'ime pompe qui, ne rencontrant
SUP
plus d'eau, aspire l'étoupe. Super les étoupes au lieu d'eau. ||2' F. n. Se boucher, en parlant d'une voie d'eau ((ui se forme soit par l'herbe, soit par quelque autre corps que le hasard y introduit. I.a voie d'eau a supé.
— ÊTYM. Norm. tuper, aspirer; angl. to tip, boire à petits coups, de l'anglo-sax. sipan.
t SCFKR.... préfixe qui est le latin super, sur; grec, Onèp; goth. u/'or ; ail. ûber ; angl. over, et qui se met avant un autre mot pour désigner une situation plus élevée.
t SCPP.RATION (su-pé-ra-sion), s. f. Ancien terme d'astronomie. La différence de mouvement de deux planètes, lorsque l'une est plus vite et l'autre plus tardive.
— RiYM. Lat. superare, surpasser.
t SCPKRAXILLAIHE (su-pèr-a-ksil-lè-r"), adj. Terme de botanique. Qui est placé au-dessus de l'aisselle.
t. SUPKRBE (su-pèr-b'), adj. \\l' Qui est orgueilleux, d'un orgueil qui apparaît dans l'air et l'extérieur En accordant à un homme qu'il est savant, on ne laissera pas de le convaincre qu'il a tort d'être superbe, pasc. Pens. xiv, I8(, éd. ha- VET. Le plus parfait de tous [les anges déchus] qui avait été aussi le plus superbe, se trouva le plus malfaisant, comme le plus malheureux, boss. Hist. II, I. Les esprits superbes qui veulent se faire un nom, qui adorent les inventions de leur esprit, id. 2* instr. past. <3(. Sapor, qui savait être numble et superbe selon les temps, s'arrêta dès qu'il eut appris que l'armée de l'empire approchait, flkch. Hist. de Théod. ii, 66. Dans un des parvis aux hommes réservé Cette femme superbe entre le front levé, rac. Alh. ii, 2. Je vois Iphigénie entre les bras d'un père; Elle fait tout l'orgueil d'une superbe mère, m. Iphig. ii, (. Les hommes qui sont superbes les uns aux autres, se résistent aussi sans cesse, fén. t. xvii, p. 379. J'étais superbe de mon amour même, et le tien me faisait respecter ici, MONTESQ. Lett. pers. U7. Ne sais-tu pas encore, homme faible et superbe. Que l'insecte insensible enseveli sous l'herbe Et l'aigle impérieux qui plane au haut du ciel Rentrent dans le néant aux yeux de l'ÉternrlT VOLT. Fanât, i, 4. Et que dirait le grand roi, le roi des honnêtes gens, Louis le superbe...? P. L. COUR. Simple dise. \\ Substantivement. Lf. superbe sera trompé, et il ne demeurera point dans son éclat, parce que ses désirs sont vastes comme l'enfer, SAa, Bible, Uabacuc, n, 5. Elle [la religion chrétienne] élève le peuple à l'intérieur, et abaisse les superbes à l'extérieur, et n'est pas parfaite sans les deux, pasc. Pens. xi, 3, éd. havet. Le superbe est un homme riche et puissant, qui a un grand équipage, qui mesure sa grandeur par celle de son train, et sa force par celle des chevaux qui tirent son carrosse, malebr. Rech. vér. V, 7. Athalie : Que vous dit cette loi? — Joas : Que Dieu veut être aimé.... Qu'il résiste au superbe et punit l'homicide, rac. Àthal. u, 7. f{ II se prend quelquefois en bonne part. Pourriez-vous n'être plus ce superbe Hippolyte, Implicible ennemi des amoureuses lois? rac. Phèdre, i, ).||2« Qui a le caractère de la superbe, de l'orgueil. Alexandre reçut des lettres de Darius conçues en termes si superbes qu'il s'en offensa, vaugel. Q. C. iv, t. Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour. Franche d'ambition, je me cache sous l'herbe; Mais, si sur votre front je puis me voir un jour, La plus humble des fleurs sera la plus superbe, OESMARETS , Guirlande de Julie, la Violette. Des esprits ardents.... qui mêlant à la religion un chagrin superbe, une hardiesse indomptée et leur propre esprit, poussent tout à l'extrémité, BOss. Tar. V, (. Ils vont tous ensemble se confondre dans un abîme où l'on ne reconnaît plus ni princes, ni rois, ni toutes ces autres qualités superbes qui distinguent les hommes, lu. Duch. d'Orl. De quelque superbe distinction que se flattent les hommes, ils ont tous une même origine, et cette origine est petite, ni. ib. Le prince part à ce premier mouvement ; déjà l'armée hollandaise, avec ses superbes étendards, ne lui échappera pas, m. Louis de Bourbon. J'entrevois vos mépris, et juge à vos discours Combien j'achèterais vos superbes secours, hac. Iphig. n, «. Autant que de Joad l'inflexible rudesse De leur superbe oreille [des rois] offensait la mollesse. Autant je les charmais par ma dextérité, id. Àthal. m, 3. Mes moindres actions, toujours superbes, étaient pour Marius de funestes présages, honteso. Sylla et Eucrate. Il en avait marqué un superbe dépit, marmontel, Uém. vu. Loin du superbe ennui que l'éclat environne, a.
DICr. OK u LAMOUB FRANÇAIS!.
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cii£n. Élég. i, 4. |{ 8' U se dit des animaux qui semblent orgueilleux de leur force. Cependant un sanglier, monstre énorme et superbe. Tente encor notre archer.... la font. Fabl. viu, 27. Ses superbes coursiers, qu'on voyait autrefois, Pleins d'une ardeur si noble, obéir à sa voix, hac. Phédri, t, 6. Il 4* Terme d'anatomie. Le muscle superbe, le muscle droit supérieur, ou releveur de l'œil, qui entre en action lorsque cet organe exprime l'orgueil. || 6° Il se dit des grands monuments dont la hauteur semble être un orgueil. L'arche qui fit tomber tant de superbes tours, rac. Àthal. v, 4. Il 6° Beau, grand, magnifique, riche, somptueux. Une forêt superbe. Encore que la vanité t&che, en quelque sorte, d'en couvrir la honte [de la mort] par les honneurs de la sépulture, il se voit peu d'hommes assez insensés pour se consoler de leur mort par l'espérance d'un superbe tombeau, boss. Gornay. Tous mes sots, à l'instant changeant de contenance. Ont loué du festin la superbe ordonnance, BoiL. Sat. m. Je songe quelle était autrefois cette ville Si superbe en remparts, en héros si fertile, rac. Àndr. i, 2. Souvent ce cabinet superbe et solitaire Des secrets de Titus est le dépositaire, ID. Bérén. I, (. C'est donc ici d'Esther le superbe jardin, ID. Esth. m, ). Meudon, extrêmement superbe par les millions que M. de Louvois y avait enfouis, st-sim. 28, 73. || Il se dit aussi des hommes en ce sens. C'est un homme superbe en habits, en bâtiments, en équipages. || Un homme superbe, un très-bel homme. || Ironiquement et familièrement. Vous êtes superbe, vous avez des idées singulières, bizarres. || 7° En pirlant des ouvrages d'esprit, très-beau. Un superbe discours. Un ouvrage superbe. |1 8° Il se dit de la magnificence du temps, du ciel II fait un temps superbe. Figaro : Comment trouvez-vous cette nuit? — Le comte . Superbe pour un amant, bbauuarcb. Barb. de Sév. rv, b. Oh oui 1 la terre est belle et le ciel est superbe, T. hugo, Crépuse. 28. || 9° S. f. La superbe, espèce de liliaoée , lilium superbum, L.
— HIST. xin* s. Cil qui se vante et monstre d'avoir touz biens et deprise les autres, est apelez superbes et orguilleus, brun, latinî, Trésor, p. 302. Il XVI' g. Avec de si grands et superbes ennemis que sont les Turcs, lanoub, 424. U nous fit faire à Poictiers à chacun une houpelande fort superbe, d'aub. Fœn. i, 3. Tarquinius, le premier, éleva les triumphes en cette superbe magnificence, amtot, Rom. 25. Se dévoyant es façons de faire de monarchie superbe et odieuse à chascun, id. ib. 4). Es-tu point superbe? es-tu point iraconde? [c'est un curé pédant qui parle], desper. Contes, iLH. Voyez un peu ce bastclage des déifications anciennes : aprez la grande et superbe pompe de l'enterrement.... mont, n, 269.
— ÊTYM. Ital. superbo ; du lat tuperbxu, de super, sur, et le suffixe bus (ccknparez acer-bus, mor-bus, etc.), qui répond au radical sanscrit bhû, être, lat. fui, grec, çûai : qui est au-dessus.
2. SUPERBE (su-pèr-b'), s. f. Orgueil avec faste et vaine gloire. Assez et trop longtemps l'arrogance de Rome A cru qu'être Romain c'était être plus qu'homme; Abattons sa superbe avec sa liberté, corn. Pomp. i, 4. Si l'on ne se connaît plein de superbe, d'ambition, de concupiscence, de misère et d'injustice, on est bien aveugle, pasc. Pens. XI, 4 4. éd. havet. Il faut que l'extérieur soit joint à l'intérieur.... c'est-à-dire que l'on se mette à genoux, prie des lèvres.... attendre de cet extérieur le secours est superstition; ne vouloir pas le joindre à l'intérieur est superbe, ni. ib. xi, 3 bis. Le lieu propre à la superbo est la sagesse ; car on ne peut accorder à un homme qu'il s'est rendu sage, et qu'il a tort d'être glorieux, id. ib. XXV, 4 84. Cependant de superbe elle a le cœur bouffi, th. corn. Comt. d'Org. it, 6. Hé! mes amis, un peu moins de superbe, i. b. rouss. Èplt. I, 3. Un curé osa lui dire publiquement qu'il avait trois filles qui seraient causes de sa perte, la superbe, l'avarice et l'impureté : Hé bien, il faut s'en défaire, répondit Richard; je donne la superbe aux Templiers, l'avarice aux moines de Cîteaui, et l'impureté aux prélats de mon royaume, millot, Hist. de France, Philippe Auguste, année 4 4 98.
— REM. Balzac et Vaugelas condamnaient superbe; l'Académie, dans ses Observations sur Vaugelas, le borne aux matières de dévotion; et Voltaire le rejette de la poésie noble. Mais il a triomphé de ces condamnations.
— HIST. xii* 9. La superbe d'icels chi tei haïrent, munte tûtes bores, Liber psaim. p. 4 00. ||xvi*i.
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Voilà la route [déroute] qu'eut H. (TAlMmtn plus pour une superbe de vouloir faire quelque cbosa grande, que non pour faute de coeur m de conduite, MONLi'c, Kém. t. I, p. 438, dans lacurne.
— ÉTYM. Provenç. superbia; espagn. soberbia; ital, superbia ; du lat. superbia, de tuperbus (voy.
superbe 4).
SUPERBEMENT (su-pèr-be-man), ode, || f D'une manière superbe. Il [saint François de Sales] ne connaît pas ces manières superbement et sèchement désintéressées, boss. Étals (Tarais, viii, 2. L'homme, de sa nature, pense hautement et superbement de lui-même, la brut. xi. Cette simplicité [de Frédéric, dans le récit d'une de ses victoires] est bien plus héroïque que ces inscriptions fastueuses qui ornaient autrefois trop superbement la galerie de Versailles, tolt. Lett. au roi de Pr. juillet 4741. || t* Avec magnificence. Deux fortes légions superbement armées, mair. Sophon. II, 4. Ce riche était vêtu superbement, il aimait la splendeur et la magnificence, mass. Carime, Mauv. riche. \\ Fig. L'histoire ecclésiastique m'apprend que saint Martin, votre serviteur [de Jésus], ayant donné la moitié de son manteau à un pauvre qui lui demandait l'aumône, vous lui apparûtes la nuit, dans une vision merveilleuse, paré superbement de cette moitié de manteau, bom. Panég. saint Franc. d'Àss. t .
— HIST. XVI* s. Il ne fault poinct demander si Sa Majesté fut superbement receue, caeloix, m, 0. Maison superbement bastie, amtot, Publie. 48. Si fièrement et superbement séant en son tribunal, ID, Sylla, 68, 0 devoir rigoureux, grande est la tyrannie Que si superbement tu exerces en moi, desportes. Diverses amours, xxi. Complainte allant tn Pologne.
— ETYM. Superbe, et le suffixe ment.
I SUPERCARGO (su-pèr-kar-go), s. m. Voy. stibh£cargue.
t SUPERCÉLESTE ( su-pèr-sé-lè-st' ), adj. Qui s'élève au-dessus du ciel, qui se perd dans lei nues,
— HIST, xvf s. Entre nous, ce sont choses que i'ay tousjours veues de singulier accord, les opinions supercœlestes et les moeurs soubterraiues,
— ÈTYM. Super..., et céleste.
SUPERCHERIE (su-pèr-che-rie), s. f. || !• Mauvais tour, insulte (sens propre, primitif, mais aujourd'hui inusité). Et ce ne sera pas en ma faveur, ce sera une supercherie que je recevrai, balz. liv. vn, lett . 4 4. || 2° Tromperie faite avec finesse. Voyons si le projet ne saurait avorter. Si la supercherie.... — Elle est si bientissue Qu'il faut manquer de sens pour douter de l'issue, corn. dit. i, 6, Et de peur de supercherie, [l'ours] Le tourne [un homme faisant le mort], le retourne, approche son museau, la font. Fabl. v, 20. M'aurait-on joué pièce et fait supercherie? mol. l'Ét. n, i. On se plaint partout et areo raison de la supercherie et de l'infidélité avec laquelle les commis des aides font leurs exercices, vauban, Mme, p. 62, Je regarde ces supercheries [attribution à Voltaire de Saûl et David] des libraires comme des crimes de faux ; on est aussi coupable de mettre sur le compte d'un auteur un ouvrage dangereux, que de contrefaire son écriture, volt, L«H./Jom«Jat), 24 juil. 4764.
— HIST, XVI' g. Ce médecin qui n'endure pas facilement une supercherie et un affront, comme l'on dit, bouchet, Serées, i, p. ses, dans lacuhnb. Faire une supercherie à un homme quand on luy fait un mauvais tour à l'impourveu, pasquieb, Rech. viii, p, 664, dans lacl'rne. Des quatre [dans un duel à seconds], c'est une partie liée ; si vostre second est i terre, vous en avez deux sur les bras, avecques raison; et de dire que c'est supercherie, elle l'est voirement, comme de charger, bien armé, un homme qui n'a qu'un tronçon d'espée,,.. mont. m, 4 4 3.
— ÊTYM, Ital. soperchieri», outrage, insulte, de soperchio, qui excède, surabondant, Soperehio a pour radical le lat. super, sur. Du sens d'outrage le mut est venu à celui de tromperie,
t SUPERCOQUENTIEUX, EUSB (su-pèr-ko-kansi-eû, eû-z'), adj. Terme burlesque. Magnifique, très-beau,
— ËTYM, Mot imité de Rabelais qui a dit supercoquelicantieux. On trouve un mot analogue et plus ancien dans un sermon joyeux de la vie de saint Ognon : Credo in superlycou.stequansio créature ongnoraru (montaiolon, Hec. de poés, franc, des XV' et xvi* siècles, t. i, p. 20b).
t SUPERCRÊTACE, ÊB (su-p»r-kré-t»-s*, sée),
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adj. Terme de géologie. Qui est pUci au-dessui de la craie. Terrain supercréUcé.
— ÊTYM. Super..., et erélacé.
t SOPÈBB (su-pè-r'), adj. Terme de botanique. Qui est placé au-dessus d'une autre chose. Ovaire supère, ovaire libre dans l'intérieur de la fleur, parce qu'il paratt au-dessus des étamines et du calice II Calice supère, calice qui s'insère au-dessus de l'ovaire, avec la paroi duquel il est confondu et soudé par sa base. || La radicule est dite supère, lorsqu'elle se dirige vers le point de l'ovaire d'où part le style.
— ÊTYM. Lat. superus, qui est en haut, de »uper, sur, au-dessus.
SUPERFÉTATION (su-pèr-fé-ta-sion), t. [.
Il 1° Terme de physiologie. Conception d'un fœtus lorsqu'il y en a déjà un dans la matrice. La possibilité de la superfétation chez l'homme est trcscontestée. Les juments, quoique pleines, peuvent souffrir l'accouplement, et cependant il n'y a jamais de superfétation, buff. Quadrup. t. i, p. 86. Il 2" Fig. Ce qui est en trop. Ce chapitre est entièrement inutile, c'est une superfétation. Pour soutenir ces superfétations lyriques, on ne manque pas de soutenir le spectacle par des ballets pantomimes, LA HARPE, Corresp. t. v, p. 98.
— HIST. xvi* s. La superfétation, à sçavoir engendrer de rechef sur un engendrement, paré, ÏVIII, 8.
— ÉTYM. Lat. superfœtare, de tuper, sur, et fœtus, foetus.
t SUPERFICIAIRE {su-pèr-fi-si-ê-r'), adj. Oui appartient à la superficie. || Terme de jurisprudence. Propriétaire superflcidire, se dit de celui qui, par suite d'une convention, a fait bâtir sur It terrain d'autrui et ne possède que ce qui est à la superficie de la terre.
— ' HIST. XVI' s. La cavité peu creuse et presque superfioiaire [de l'omoplate] a esté appellée glene,