SUT
bis. Il Cordons sus-pubiens, 'es ligaments ronds d«
la matrice.
t SU-S-PUBIO-FÉMORAL, ALE ( sus'-pu-bl-o-fémo-ral, ra-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui est relatif au puliis et au fémur. Muscle sus-pubio-fémoral.
t SUSRELATe, ÉE (su«'-re-la-té, tée), adj. Oui est relaté plus haut. L'acte susrclaté. La pièce susrelatée.
t SDS-SCAPCLAIRR(su-ska-pu-lA-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est au-dessus de l'omoplate. Il Subst. Le sus-scapulaire supérieur, le muscle sus-épineux ; le sus-scapulaire inférieur, le mu»cle sous-épineux.
t SCSSEYEMENT (su-sè-ie-man), ». m. Vice de prononciation, qui consiste à prononcer mal les t, c'est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d'en appliquer le bout sur les dents d'en haut.
t SUSSEYER (su-sè-ié), v. n. Faire des susseyements ; être sujet aux susseyements. C'était [les de Villiers] la famille du monde la plus mal organisée pour l'éloculion, et c'était une famille oii tout le monde parlait toujours : la maman gra.sseyait en nasillant;le papa susscyaitet bégayait; le fils atné bredouillait, et sa sœur bégayait et susseyait en zézeyant pour faire la jolie mignonne, de courciiAMP, Souv. de la marq. de Créquy, t. vi, ch. (3.
t SUS-SPUÉNOÏDAL, ALE (su-sfé-no-i-dal, da-l"), adj. Terme d'anatomie. Qui est au-dessus du sphénoïde. Il Conduit sus-sphénoïdal, conduit partant de la face supérieure ou interne du sphénoïde et aboutissant dans l'hiatus orbitaire.
t SUS-TARSIEN, lENNE (sus'-Ur-siin, siè-n"), adj. Terme d'anatomie. Oui est situé sur le tarse.
t SUSTENTATION (su-stan-ta-sion), ». f. \\ 1" Action de soutenir. || Base de sustentation, l'espace compris entre les extrémités des deux pieds pendant la station verticale. || 2° Action de sustenter, de donner des aliments ou des médicaments susceptibles de soutenir les forces d'une manière temporaire ou permanente, à la suite d'un accident et durant une convalescence.
— HIST. XIV* s. Pour la substantation du corps, oresme. Thèse de meunier.
— ÉTYM. Provenç. susientacio ; espagn tuslentacion; ital. tus(en(azion«;du lat. susterUationem, de susientare, sustenter.
SUSTENTÉ, ÊE (su-stan-té, tée), port passé de sustenter. C'est la chair de cet Homme-Dieu, dont notre âme est sustentée et fortifiée, bourdal. Myst. Très-St Sacrem. t. i, p. 62 (.
SUSTENTER (su-stan-té), v. o. || t* En parlant des personnes, entretenir la vie par le moyen des aliments. Sustenter les pauvres. Il aura ce qu'il faut pour sustenter son corps , la font. Fir. Il Par extension. Quand la pénurie des espèces vous tourmente, quand les métiers, les arts, les manufactures, le commerce demandent à grands cris d'être sustentés, iurabeau. Collection, t. iv, p. 59. ;| 2* Se sustenter, v. réfl. Se nourrir. Il faut se sustenter.
— HIST. XIV* s. Sache que j'ay toute puissance De substanter [donner substance] toutes essences, Nat. à Calch. errant, 402. || xvi* s. Ainsi que le pain nourrist, sustente, et conserve la vie de nostre corps.... CALV. Instit. ((95. Une femme de village accusoit.... un soldat pour avoir arraché à ses petits enfants ce peu de bouillie qui luy restoit & les substanter, mont, n, 48.
— ETYM. Provenç. et espagn. sustentar; ital. sostenlore; du lat. susfentore, fréquentatif de tuitinere, de susum, en haut, et tenere, tenir. Suj- (cnfare signifie au propre tenir par-dessus, sup» porter, et, au figuré, soutenir les forces.
t SUS-TONIQUE ( sus'-to-ni-k' ), adj. Terme de musique. Se dit de la seconde note d'une gamme.
t SUSURRATION (su-zu-rra-sion), i. f. Bruit léger d'une personne qui parle à voix basse. N'ayez pas peur, Cyntbie; ce n'est que la susurration des roseaux inclinés par voire passage dans leur forêt mobile, chateaubr. dans le Dict. de dochez.
— HIST. XVI* s. Susurration qui est diminution de la renommée d'autrui par paroles secrettes et occultes. Us Triomplies de la noble dame, f° 294.
— f.TYM. Lat. susurratioT^m , murmure.
f SUSURRUS (su-zu-rrus'), s. m. Mot latin employé en pathologie pour désigner un murmure particulier qu'on entend dans certaines tumeurs anévrysmales avec ou sans frémissement.
— ÉTYM. Le lat. »u-$«rrus se rattache, comm» oOpi^Ç, au radical sanscr. stior, sonner.
t SUTTER ouSUTTlE (iu-tie, pour les deux oi>i
SVE
lliographes), «. f. Sacrifice volontaire de» veuves indiennes sur le bûcht.- funéraire de leur mari.
— f.TYM. Sanscr. çuddhi, sacrifice volontaire.
f SUTUHAIRE (su-tu-rê-r"), adj. Qui est muni d'une suture.
t SUTURA L, ALE (su-tu-ral, ra-l') , adj. Qui a rapport aux sutures, à une suture. {{ Terme de botanique. Déhiscence suturale d'un péricarpe, celle qui se fait par une suture marginale.
SUTURE (su-tu-r'), ». f. \\ 1° Terme de chirurgie. Opération qui consiste à coudre les lèvres d'une plaie pour en obtenir la réunion. Suture à points séparés ou suture entrecoupée. Suture enohevillée ou emplumée. Suture entortillée. Suture à points passés. Suture du pelletier ou en surjet. Les orties de mer peuvent être greffées; on peut réunir les moitiés de différentes orties; mais, pour les assujétir, on est obligé d'avoir recours à la suture, BONNET, Consid. corps org. Œuvr. t. v, p. 348, dans pouGENS. Il Sutures métalliques, celles dans lesquelles on emploie des fils d'or et d'argent très-fins qui ne déterminent pas de suppuration des tissus qu'ils traversent, ni autour d'eux lors- ([u'ils restent inclus dans l'épaisseur des tissus lors de la cicatrisation de certaines plaies. Il 2" Terme de botanique. Nom donné aux lignes généralement peu saillantes qui indiquent les points où les ruptures doivent avoir lieu , lignes qu'on a comparées aux lignes saillantes des linges qui ont été réunis par une couture. || 3" Terme d'anatomie. Jointure de deux os du crâne ou de la face, réunis par des dentelures. Ces jointures dentelées qu'on nomme les sutures du crâne, et par où les parties qui le composent se trouvent étroitement unies, mairan, Elog. de HunouM. || Suture fronto-pariétale, celle du frontal avec les deux pariétaux. || Suture frontale, celle qui unit ensemble les deux pièces osseuses dont le frontal se compose dans l'origine. {| 4° Fig. En termes de littérature, travail fait après une suppression et pour la dissimuler. Le retranchement de cette scène a rendu une suture nécessaire. || 6° Genre de coquilles bivalves.
— HIST. XVI' s. Suture est une composition d'os faite i la semblance des choses cousues, paré, IV, 43. Il y a cinq principales sortes de sutures [pour les plaies], ». vn, 6.
— ÉTYM. Provenc. espagn. et ital. sutura; du lat. tutura, de suere, coudre; sanscr. siv, coudre, sevana, aiguille.
t SUTURÉ, ÉE (su-tu-ré, rée), adj. Qui offre une suture, qui a la suture saillante ou colorée.
t SUTURER (su-tu-ré) , ». o. Terme de chirurgie. Pratiquer une suture. Suturer une plaie.
t SUVE (su-v'), s. m. Chêne liège (Var).
— ÉTYM. Lat. suber, liège.
SUZERAIN, AINE (su-ze-rin, rè-n'), od;'. ||1° Terme de féodalité. Qui possède un fief dont d'autres fiefs relèvent. Dame suzeraine. Si un homme voulait se plaindre de quelque attenta-t commis contre lui par son seigneur, il devait lui dénoncer qu'il abandonnait son fief; après quoi, il l'appelait devant son seigneur suzerain, et offrait les gages de bataille, montesq. Esp. xxvm, 27. || Seigneurie suzeraine, dignité d'un fief ayant justice en propre. Ceux qui possédaient des seigneuries suzeraines se pouvaient qualifier hauts et puissants seigneurs. Il 3* S. m. et f. Le suzerain, la suzeraine. Le vassal et le suzerain.
— HlST. xvi* s. Encores que le pape soit recogneu pour suzerain es choses spirituelles, p. pi- THOU (6). Les juges royaux souverains que nous appelons maintenant suzerains, pasquier, Rech. IV, p. 340, dans lacurne.
— ËTYM. Mot composé avec sut, en haut, comme souverain l'est avec super.
SUZERAINETÉ (su-ze-rè-ne-té) , s. f. Qualité de suzerain. Il [Charles -Quint] fait rendre par le pape Modène et Reggio au duc de Ferrare sans se réserver.... d'autres droits que celui de la suzeraineté, VOLT. Jfœurs, <24.
— HIST. xvi* s. Su'eraineté, cotoravk.
— ÊTYM. Suierain.
SVELTE (svèl-f), adj. \\ !• Terme de peinture, de sculpture, d'architecture. Léger et dégagé. C'est cette ignorance grossière qui fait que tous les édifices conduits avec si peu de science et de jugement semblent pâtir, s'abaisser et tomber sous le faix, au lieu d'être égayés, sveltes et légers, et de paraître se porter facilement, comme la nature et la raison enseignent à les faire, poussin, Lettres, p. 93. Un dame plus svelte que celui dé Saint-Pierre et d'un artifice admirable, volt. Lois
SYC
d« Hinos, not. || 2* Il se dit des personnes et des animaux en un sens analogue. Cette femme est svelte. Sa forme [du cerf] élégante et légère, sa taille aussi svelte que bien prise, bufp. Quadrup. t. n, p. 43. Il II se dit aussi des végétaux.
— ÉTYM. Ital. svelto, de svellere, ou svegliere. tirer, de s pour ex, et lat. vellere, tirer.
f SVELTESSE (svèl-tè-s'), s. f. Qualité de ce qui est svelte. Quatre vases d'une sveltesse hardie, th. GAUTIER, Journ. offic. 6 juin I87l.
— ETYM. Ital. sveltexia.
tSWEDENBORGlEN, lENNE (své-din-bor-jiin,
jiè-n'), s. m. et (. Partisan du swedenborgisme . Il Adj. Qui appartient à cette doctrine.
t SWEDENBORGISME (své-din-bor-ji-sm'), s. m. Espèce de doctrine mystique et théosophique qui a pour auteur Swedenborg.
t SWERTIE (svèr-tie), ». f. Genre de la famille des gentianées. La swertie vivace, swerlia perennis, L. est commune dans les prairies tourbeuses des montagnes.
— ÊTYM. Swert, Hollandais i qui Linné dédia ce genre.
t SWIÉTÉNIE (svié-té-nie), ». !• Terme de botanique. Genre de méliaoées, dans lequel on distingue : (• la swietenia Mahagoni, L. dont le bois est appelé bois d'amarante et mahogon ; c'est notre bois d'acajou; 2° la swiéténie sénégalienne, dont le bois porte également le nom vulgaire de bois d'amarante, et de laquelle il paraît qu'on tire l'écorce appelée dans le commerce quinquina du Sénégal; 3° la swiéténie fébrifuge, dont l'écorce supplée le quinquina sous le nom indien de soymida,
LEGOARANI.
— ÉTYM. Van Sictefen, célèbre médecinhollandais. SYBARITE (si-ba-ri-f), ». m. |1 1* Habitant de
Sybaris. De ce nombre était Smindyride, le plusïiche et le plus voluptueux des Sybarites : il arriva sur une galère qui lui appartenait, traînant à sa suite mille de ses esclaves pêcheurs, oiseleurs et cuisiniers, bartiiél. Anach. ch. 37. || 2° Fig. Homme qui mène une vie molle et voluptueuse. Crois-tu que, censeur hypocrite De la mollesse des mortels. Je veuille, indolent Sybarite, M'endormir au pied des autels? bernis, Épit. vi, Amhit. Vous n'étiez pas née lorsqu'on augmenta de cent francs la pension que l'on payait pour moi au collège, et que, moyennant cette augmentation, j'eus du pain bis pendant toute l'année 4 709; les Parisiens sont aujourd'hui des Sybarites, et crient qu'ils sont couchés sur des noyaux de pêche, parce que leur lit de roses n'est pas assez bien fait, volt. Lett. Mme
de Florian, *" mars 1769 Régner 1 n'est pas
Sybarite qui l'ose. Ni blessé seulement par des feuilles de rose, p. lebrun, Éptt. le Roi dt Grèce.
— ÉTYM. SuSïpÎTTtiç, de Suêipii;, viU. de la Grande-Grèce renommée pour la richesse et le luxe de ses habitants.
t SYBARITIQUE (si-ba-ri-ti-k'), adj. Qui appartient à un Sybarite, aux Sybarites.
t SYBARITISME (si-ba-ri-ti-sm'), ». m. Néologisme. Recherche extrême; raffinement voluptueux.
t SYCÉPHALIEN, IE.\NE (si-sé-fa liin, Jiè-n'), adj. Terme de tératologie. Monstres sycéphaliens, monstres où il y a fusion de deux têtes.
— ÊTYM. ïùv, avec, et xeçoX:^, tête.
SYCOMORE (si-ko-mo-r'), ». m. 1| 1* Nom vulgaire et spécifique du figuier sycomore, urticées. L'Arabe m'a fait voir les tombes de nos soldats, sous les sycomores du Caire, chateaubr. Itin. part. \. 112° Nom donné vulgairement, mais à tort, à l'érable faux-platane, acéracées, qui croît naturellement en France, et qui sert à orner les parcs et les promenades. Je veux sur le bord des ruisseaux Unir le pâle sycomore A. l'if, ornement des tombeaux, hillev. Élég. ch. 1. 1| 3' Faux sycomore, l'azédarach, méliacées.
— HIST. XIII* s. Desous l'ombre d'un sichamore Sict Subiiens par grant honor, Stancandin, v. 48(4. Il XV* s. Qui, près le pié d'un sicomore vert, Dormoit au bord d'une claire fontaine, bas- SEUN, XVI. ||xvi* s. Les sapins, mélèzes, pins, sycomores, ifs.... 0. DE serres, 785.
— ÉTYMu Suxô|jiopo; , de ouxij , figuier , et liopt'o, mûrier (voy. mûrier). Cependant il serait possible que le mot grec n'eiît qu'en apparence une signification, et qu'il fût une altération d'un mot sémitique : hébreu, shikmah, sycomore.
t SYCONE (si-ko-n'), s. m. Terme de botanique. Genre de fruit composé, contenant un grand nombre de petites drupes qui proviennent d'autant de fleurs femelles, par exemple la figue.
— £TYM. lOxov, â(UC
SYL
tSYCOPHAGE(si-ko-fa-j'), odj. Qui vit de figues.
— ÊTYM. ÏOxov, figue, et çaytiv, manger. SYCOPHANTE (si-ko-fan-f), ». m. || 1* Nom qu'on
donnait dans Athènes aux dénonciateurs qui livraient aux passions de la foule les citoyens éminents et surtout ceux dont elle redoutait le plus la raison ou la vertu. Il y avait des gens à Athènes qui ne vivaient que de délations; on les appelait sycophantes, lévesque, Instit. Mém. se. mor. et poL t. IV, p. 273. Il 2* Aujourd'hui, fourbe, menteur, fripon, délateur, coquin. Sa personne étant ainsi faite [le Ibup habillé en berger], El ses pieds de devant posés sur sa houlette, Guillot le syco phante approche doucement, la font. Fabl. m, 3, Le sycophante alors me répondit. Qu'il faut tromper pour se mettre en crédit, volt. Ilypocr. \\ 3' Espèce de carabe.
— HIST. XVI* s. Ceulx qui disent, qu'anciennement il estoit prohibé et défendu de transporter des figues hors du pats d'Attique, et que delà les délateurs qui accusoient et deceloient ceux qui en transportoient, furent appelez sycophantes, ahyot, Solon, 48.
— ÊTYM. Suxoçàvrn;, nom donné aux dénonciateurs des voleurs de figues dans les bois sacrés de l'Attique, ou, selon Plutarque, de ceux qui en exportaient, et de là délateur, de (jûxov, figue, et çaîvEiv, découvrir (voy. phénomène).
t SYCOSE (si-kô-z'), ». f. ou SYCOSIS (si-kô-zis'), s. m. Terme de médecine. Maladie des follicules pileux caractérisée par l'éruption successive de petites pustules acuminées, semblables à celles da la couperose, éparses ou disposées en groupe sur le menton, la lèvre supérieure, les régions sousmaxillaires et les parties latérales de la face.
— ETYM. Lat. sycosis, de (rjxuaiç, excroissanc» en forme de figue, de cjùxov, figue.
t SYÉNITE (si-é-ni-f), ». f. Sorte de roche gra nitique.
— ÉTYM. Ainsi dite de Syéne en Egypte, où il y avait des carrières célèbres de cette roche.
t SYÉNITIQUE (si-é-ni-ti-k'), adj. Qui contient de la syénite.
SYLLABAIRE (sil-la-bê-r*), ». m. || 1° Petit livre dans lequel les enfants apprennent à lire. Roi» qu'on montre aux enfants dans tous les syllabaires, V. HUGO, Chdtim. vi, 6. {| 2° Partie de ce livre où les lettres sont réunies et forment des syllabes.
— ÊTYM. Syllabe.
t SYLLABATION (sil-la-ba-sion), ». f. Lecture des mots en les divisant par syllabes, par opposition à épellation. Les partisans de la syllabation.
SYLLABE (sil-)a-b'), ». f.{H' Son produit par une seule émission de voix, et qui se compose soit d'une voyelle seule, soit de voyelles et de consonnes. Vous vous souvenez du vieux pédagogue de la cour et qu'on appelait autrefois le tyran des mots et des syllabes, balz. Socr. ehrét. x. Ceux qui se sont figuré que l'Académie n'était qu'une troupe d'esprits bourrus qui ne faisaient autre chose que de combattre sur les syllabes, introduire des mots nouveaux, en proscrire d'autres... pel- LissoN, Hist. dt l'Acad. m. Des villes que tu prends les noms durs et barbares N'offrent de toutes parts que syllabes bizarres, boil. Épit. IV. Le nouveau Cicéron, tremblant, décoloré. Cherche en vain son discours sur sa langue égaré ; En vain, pour gagner temps, dans ses transes affreuses. Traîne d'un dernier mot les syllabes honteuses; Il hésite, il bégaye, m. Lulr. vi. Le défaut le plus ordinaire et qu'on doit éviter avec plus de soin, c'est de ne point appuyer sur les dernières syllabes, et de laisser tomber sa voix à la fin des périodes, hollin, Traité des El. vi, 2* part, u, 3. Une syllabe dure gâte une pensée heureuse, volt. nict. phil. Art poét. Dixsyllabes parvers mollement arrangées Se suivaient avec art, et semblaient né» gligées, iD. Trot» monture». La syllabe est un son complet qui est quelquefois composé d'une seule lettre, mais pour l'ordinaire de plusieurs; d'où vient qu'on lui a donné le nom de syllabe, eomprehensio, assemblage, duclos, <Euw. t. ix, p. «9. L'Alhambral... Forteresse aux crénaux festonnés et croulants. Où l'on entend la nuit do magiques syllabes, v. HUGO, Orient. 3i.|| Syllabe longue, celle où la voix se prolonge ; syllabe brève, celle où elle passe vite. Les syllabes longues ou brèves n'ont aucune durée fixe, pas même de rapport déterminé entre leur durée, dider. le Aeveu de Rameau. || Syllabe pure, celle qui ne renferme qu'une seule voyelle. Il Syllabe mixte ou composée, celle qui renferme une diphthongue ou une triphthongue. || Syllaba
SYL
directe, celle qui n'a qu'une consonne au commencement. Il Syllabe inverso, celle qui n'a qu'une consonne à la fin. || Syllabe close ou fermée, celle où la voyelle est entre deux consonnes. || 2* Par extension, mot, parole. Il n'y a point d'imes, fussent-elles de fer ou de bronze.... qui puissent tenir contre les moindres syllakos de Jésus- Christ, BALZ. Soer. chrét. n. || 11 ne dit pas une syllabe, il ne répondit pas une syllabe, il ne dit absolument rien, no répondit absolument rien. Il Je n'y changerai pas une syllabe, je n'y changerai rien. Lépine : Me donnez-vous votre dernier mot? — Lisette: Je n'y changerai pas une syllabe, MARiv. le Legs, se. 3. {| Je n'en oublierai pas une syllabe, je répéterai les paroles sans y rien omettre. Retiendrez-vous bien tout cela? — Je n'en oublierai pas une syllabe, dancourt, lesAgiot. ii, 3.
— HIST. xiv s. Comme les letres sont parties des sillabes et les sillabes des diccions, oresme, Éth. 253. Il XVI* 8. Syllabe, c'est un son entier, et reult estre d'une seule letre, comme d'une voyelle, peult aussi estre de plusieurs letres, voyelles ou consonnes, P. BAMUS, dans LivET, Cromm. franc, p. 205.
— ETYM. Provenç. sillaba; espagn. silaba; ital. (l'IIalia ; du lat. syllaba, qui vient de ouXXoëVi, syllabe, de <ruXXa|ji6âvetv, prendre avec, de avv, avec, et Xot[i6(x\£tv, prendre.
t SYLLABER (sil-la-bé'), V. ». Assembler les lettres par syllabes.
— HIST. xni* s. Li lais [le laïque] ne fait mie à gaber. Pour ce s'il ne set syllaber, du cange, syllabicare.
SYLLABIOCK (sil-la-bi-k'), adj. || 1° Qui a rapport aux syllabes. Dans une syllabe composée de plusieurs consonnes qui semblent se presser autour d'une voyelle, sphinx, grecs, Cécrops, la réunion précipitée de toutes ces articulations en un temps syllabique rend l'action de l'organe pénible et confuse, marmontel, Œuvr. t. viii, p. 33. Il Valeur syllabique, proportion de la durée d'une syllabe à celle d'une autre syllabe. Donner au discours cette sorte de modulation qui résulte nonseulement de la valeur syllabique, mais encore de la qualité et de l'arrangement des mots, o'o- LivET, Prot. franc, v, 2. || Écriture syllabique, celle dans laquelle chaque syllabe est représentée par un seul caractère. || Diphthongue syllabique, celle qui fait entendre en une seule syllabe les deux voix consécutives qui forment la diphthongue. Il Vers syllabiques, vers du genre des vers français, où le nombre des syllabes détermine seul la longueur des vers, par opposition à vers métriques grecs ou latins, où les syllabes avaient une valeur d'un temps ou de deux temps. || Dans la grammaire grecque, augment 'Yllabique, augment qui fait compter une syllabe de plus. || 2° Terme de musique. Chant syllabique, chant dans lequel chaque note répond à une syllabe.
— ÊTÏM. Lat. syilabieus, de (ruXXa6ix4;, qui vient de <!u)Xa6T), syllabe.
t SYLLABIQCKMENT (sil-la-bi-ke-man), adv.
Par syllabes, d'une manière syllabique.
t SYLLABISATION (sil-la-bi-za-sion), ». f. Action d'épeler en décomposant par syllabes.
t SYLLABISER (sil-la-bi-zé), v. a. Ranger, diviser par syllabes.
t SYLLABISME (sil-la-bi-sm') , t. m. Système d'écriture dans lequel on représente ^«r un seul signe la syllabe. C'est à un professeur de Dublin, le docteur Hinks, que revient le mérite d'avoir le premier mis en évidence le syllabisme assyrien, VIVIEN DE ST-MARTIN, Bel). Gcrman. t. xix, p. 500.
— ÊTYM. Syllabe.
SYLLEPSE (sil-lè-ps'), ». f. \\ 1" Figure de grammaire qui règle l'accord des mots, non d'après les règles grammaticales, mais d'après les vues particulières de l'espnt. Exemple : Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge, Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin, Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin, rac. Àthal. IV, 3. Comme eux, se rapportant au pauvre au singulier, parce qu'on a dans l'idée toute la classe des pauvres et non pas tel ou tel pauvre. IlSyllepse du nombre, celle où les mots ne sont pas en rapport de nombre. On dit de même : syllepse du genre, syllepse de la personne. On tente, on est tentée, volt. Prude, m, «. Tentée au féminin, parce que on désigne une femme. || 2* Figure par laquelle un mot est employé à la fois au propre et au figuré. I.a syllepse oratoire est une espèce de métaphore ou de comparaison, par laquelle un m^me mot est pris en deux sens dans la même phrase, domarsais, Tropet, n, H.
SYL
— ÊTYM. Provenç. lyJetnpfti; de <niXXri4ii«, qui vient de <ivXXa|i6âvtiv, comprendre, de aùv, avec, et Xa(i6(ivitv, prendre.
t SYI.LEPTIOUE (sil-lè-pli-lt'), adj. Qui a rspport à la syllepse.
t SYLLOGISER (sil-lo-]i-zé) , o. n. Raisonner par syllogisme.
— HIST. XIV s. Et celui qui est courcé [courroucé] est aussi comme celui qui siUogize et argue en soi meisme, obesme, Êth. 205. || xvi* s. ... le docte Siger Qui, lisant en la rue aux Fourres en sa vie, Syllogizoit discours dont on lui porte envie, OBANGIER, trad. de Dante, dans Uist. lift, de la France, t. xxi, p. 79.
— ÊTYM. Lat. syllogixare, de ouXXoiftÇeiv (voy. syllogisme).
SYLLOGISME (sil-lo-ji-sm'), ». m. Terme de logique. Argument composé de trois propositions telles que la conséquence est contenue dans une des deux premières, et l'autre fait voir qu'elle y est contenue; ces trois propositions s'appellent la majeure, qui contient l'attribut de la conséquence ; la mineure, qui en contient le sujet; et la conséquence ou conclusion. Sais-tu bien ce que tu as
fait? un syllogisme in balordo la majeure en
est inepte, la mineure impertinente, et la conclusion ridicule, mol. Jfor. forcé, e. Sans s'arrêter aux règles du syllogisme qui sont tellement naturelles qu'on ne peut les ignorer, pasc. Esprit géom. i. Il est évident que les choses qui ne sont pas différentes d'une troisième ne diffèrent point entre elles; c'est la base de tous nos raisonnements; c'est sur cela que nous fondons tous nos syllogismes. Anal, de Bayle, t. m, p. 407. La règle véritable et fondamentale du raisonnement ou syllogisme est que le sujet de la conclusion soit compris dans l'extension de l'idée générale à laquelle on a recours pour en tirer la conclusion, dumars. Œuv. t. V, p. 324. Comme les rhéteurs et M. le Batteux lui-même distinguent fort bien le syllogisme philosophique du syllogisme ou argument oratoire, lo. ib. t. m, p. sot.
— HIST. xiu* s. Por ce est fox qui s'en aprime [approche]; Car, quant el fait bon silogime. Si doit l'en avoir grant paor Ou'el ne conclue du pior [pire], la Rose, 4094. ||xiv« s. Sillogisme est fait de propositions universeles, oresme, Ëth. 477.
— ÉTYM. Provenç. sillogisme; espagn. tilogismo; ital. tillogismo ; du lat. syltogismus, qui vient de ouX- XoYio|j.o;, de oùv, avec, et Xoyoç, raison.
SYLLOGISTIODE (sil-Io-ji-sti-k'), adj. Qui appartient au syllogisme. La théorie syllogistique. La forme syllogistique, si chère aux scolastiques pour leurs vaines disputes, est bien moins nécessaire dans les véritables sciences que ces mêmes scolastiques ne le pensent ou ne le disent, d'alemb. Mélanges, etc. t. v, § 5. {| Chaîne syllogistique, se dit quelquefois du sorite.
— ÉTYM. Lat. syllogislicus, de oviXXoYKTTixèi; , de (TuXXoYiCtiv, syllogiser.
SYLPHE, IDE (sil-r, fi-d'), ». m. et f. || !• Nom que les cabalistes donnaient aux prétendus génies élémentaires de l'air. Une petite critique contre la Bérénice de Racine, qui me parut fort plaisante et fort spirituelle; c'est de l'auteur des sylphides, des gnomes et des salamandres [Montfaucon de Villars], sÉv. (6 sept. 4 67). Cette guerre sera trèsbien fondée, et, si les sylphes pouvaient périr, ils ne le pourraient faire dans une plus belle occasion, ID. <8 oct. (674. Je n'outre rien; telle est en somme La demeure où je vis en paix. Concitoyen du peuple gnome. Des sylphides et des follets, gresset, Chartreuse. Sans quelques réminiscences de jeunesse et Mme d'Houdetot, les amours que j'ai sentis et décrits n'auraient été qu'avec des sylphides, j. i. rouss. Conf. xi. Lucile enfin mit sur cette main un pied charmant, et s'élança si légèrement à cheval, que tous ses mouvements donnaient l'idée d'une de ces sylphides que l'imagination nous peint avec des couleurs si délicates, STAËL, Corinne, xvii, 6. Elle [la raison] niait votre existence. Sylphes charmants, peuples de l'air, BÉRANG. Sylphide. Je suis l'enfant de l'air, un sylphe, moins qu'un rêve. Fils du printemps qui naît, du matin qui se lève, v. iiuGO, Bail. 2. |{ Fig. Arioste à son tour, sylphe heureux du Parnasse, Souple et nerveux, unit et l'adresse et l'audace, millev. Invention poétique. Tous les plaisirs, sylphes de la jeunesse. Eveilleront sa lyre au sein des nuits, bk- BANO. Tailleur. || On dit en parlant d'une jeune femme élancée et gracieuse : C'est une sylphide, elle danse comme une sylphide. Je vous en dirai davantage, quand j'aurai vu Sylphide [Mme de Cou-
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langes], tir. M sept. i«76. ||S* 5. m. Genre de coléoptères.
— £TYM. Mot gaulois qui signifie génie et qu'on trouve dans diverses inscriptions:<ul^, tyl/t, iy(phi, au rém. sulevx, tulevix : Sulfis suit qui rwstram curamaguni, orel. Helvet. 447. Ce qui est singulier, c'est que ce mot disparaît durant le moyen âge, du moins dans les écrits, et que le premier auteur moderne où il en soit question est Paracelse, qui donne ce nom aux génies nains de l'air et des bois.
t SYLPHIHIE (sil-fi-rie), ». f. Le pays des sylphides. Il Par plaisanterie, les combles d'une maison. Des régions de sylphirie. De ce séjour aérien Dont ma douce philosophie Sait bannir la mélancolie En rimant quelque aimable rien.... 0RESSET, I«» Ombres.
SYLVAIN (sil-vin), ». m. || 1* Dieu des forêts, dans le polythéisme romain. [Dans un vieux bois qu'on coupait] toutes ces dryades affligées que je vis hier; tous ces vieux sylvains qui ne savent plus où se retirer; tous ces anciens corbeaux établis depuis deux cents ans dans l'horreur de ces bois..., SÉV. 429. Et nymphes et sylvains sortaient pour l'admirer [Homère], Et l'écoutaient en foule, et n'osaient respirer, a. chén. Idylles, l'Aveugle. Je lui dis: vous étiez du beau siècle amoureux ; Sylvain, qu'avez-vous vu, quand vous étiez heureux? V. HUGO, flot/, et ombr. la Statue. || 2° S. m. Les sylvains, famille d'oiseaux. || Espèce de papillon. Il Espèce de coléoptère. || 8* Adj. Terme de zoologie. Qui vit dans les forêts.
— HIST. ivi* s.... D'Eglé, qui danse au son de l'harmonie, Quand elle voit les satyres suivans Do Galathée, et de tous les sylvans, marot, i, 286.
— ÊTYM. Lat. sylvanus (voy. stlve).
t SYLVANGE (sil-van-j') , ». f. Sorte do poire.
tSYLVATIQCB ( sil-va-ti-k'), adj. Se dit de» plantes qui croissent naturellement sous les arbres des forêts.
— ÊTYM. Lat. sylvaticus, de sylva, forêt
t SYLVES (sil-v'), ». f. pi. Dans la littérature latine, recueil de pièces de vers détachées. Les Sylves de Stace. Je n'ai plus qu'un mot à dire de la nature des sylves en général ; Vossius a déclaré que c'étaient toujours des poèmes improvisés, RAOUL ROCHETTE, Instit. Mém. intcr. et belles-lettr. t. t, p. 297. Lucain avait laissé dix livres de sylves, outre la Pharsale et les autres poèmes mentionnés par le grammairien qui a écrit sa vie, id. tb. p. 298.
— ÉTYM. Lat. sylva, proprement forêt, de même radical que OXri, bois, matière. Dans l'anc. franc, syluo avait donné selve, sauve : la Grande Sauve, Sylva major, nom d'une abbave près de Bordeaux,
t SYLVESTRE (sil-vè-str'), âdj. \\ f Qui a le caractère de la forêt. Alors rien de tout cela [les ressources de l'industrie] ne venait au secours du moine, qui abordait sans armes, sans outils suffisants , souvent sans compagnon, ces profo»-" deurs sylvestres, «ontalembert, les Moines i« l'Occident, t. it, p. 339. |{1« Qui croit dans les bois, dans les lieux incultes. Pin sylvestre. {| En botanique, il sert de nom d'espèce, ex. : la menthe sylvestre, et veut dire simplement sauvage, sans impliquer nécessairement l'idée de forêt.
— HIST. xvi« s. Or m'ont les dieux célestes et terrestres Tout faict heureux, mesmement les silvestrcs, marot. i, 222.
— ETYM. Lat. sylvestris, de sylva, forêt (voy