SYLVES
t SYLVESTRINS (sil-vè-strin), t. m. p(. Religieux institués en 4 234 par saint Sylvestre Gozzolini, sous l'étroite observance de la règle de saint Benoît.
t SYLVICOLE (sil-vi-ko-n , adj. || !• Terme de zoologie. Oui habite les forets. || 2" Qui a rapport à la sylviculture. Le point de vue sylvicole, clavé, Rev. des Deux-Mondes, 4865. p. 7»4.
— ÊTYM. Lat. sylva, forêt, et colère, habiter, culliver.
t SYLVICULTEUR (sil-vi-kul-teur), ». m. Celui qui s'occupe de sylviculture.
t SYLVICULTURE (sil-vi-kul-tu-r'), ». f. U Cul ture des furets. || Partie de l'agriculture qui traite des soins à donner aux bois, aux forêts; de leur plantation, de leur exploitation, etc. Professeur de sylviculture.
— ÊTYM. Lat. sylva, forêt, et eultura, culture.
t SYLVIE (sil-vie), ». f. \\ !• Terme d'ornithologie. Nom moderne du genre fauvette (insectivores), dans lequel on distingue : la Sylvie fitis de Vieillot, Heyer et Bechstein, dite vulgairement
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pouillot; cest la sylvie trochile de Lalham, et la motacille trochile de Gmelin ; elle est aussi appelée fénérotet, chauffour, chanire, fourneau, tuiltuit, frétillet, fifi ; la sylvie luscinie, nom sous lequel Scopoli confondait la luscinie philomèle (rossignol) de Ch. Bonaparte, et la luscinie majeure de Brisson, dite vulgairement grand rossignol; la sylvie régule de Lalham, appelée roitelet, et devenue le régule cristé de Vieillot; la sylvie rubécule, dite vulgairement rouge-gorge, et en Normandie bérée. || 2* Terme d'entomologie. Nom donné par Geoffroy à la libellule cancellée (névroptères). Il 3" Terme de botanique. Un des noms de l'anémone némorale (renonculacées), legoarant.
t SYLVIEN, lENNE (sil-viin, viè-n'), adj. Terme d'anatomie. Se dit des vaisseaux et autres organes qui se trouvent dans la scissure de Sylvius (voy. scissure).
t SYLVIQUE (sil-vi-k'), adj. Terme de chimie. Acide sylvique, principe qui, uni à l'essence de térébenthine et à l'acide pimarique, forme les résines des conifères.
— ÊTYM. Lat. Sylva, forêt (voy. sylves). tSYMBLftPUARON (sin-blé-fa-ron), s. m. Terme
de chirurgie. Adhérence des paupières avec le globe de l'œil.
— ETYM. 2ÙV, avec, et p),i!<papov, paupière. SYMBOLE (sin-bo-r), s. m. ||1» On appelai!
symbole chez les Grecs les paroles, les signes auxquels les initiés aux mystères de Cérès, de Cybèle, de Mithra se reconnaissaient, volt. Dict. phil. Credo. || 2° Figure ou image employée comme signe d'une chose. [Serpent réchauffé] Symbole des ingrats! la font. Fabl. x, 2. Depuis que le roi a pris un soleil pour son symbole, et qu'il s'est approprié ce bel astre, bouiiours, Entret. d'Ar. etd'Eug.6. Tout symbole doit avoir un caractère propre et distinctif, DiDER. Sotonde(767, Œuv. t. XIV, p. 32, dans pougens. Sachez qu'en général lo symbole est froid , et qu'on ne peut lui ôter ce froid insipide, mortel, que par la simplicité, la force, la sublimité de l'idée, id. ib. p. 88. Le symbole est un signe relatif à l'objet dont on veut réveiller l'idée, marmontel, Œuvr. t. vu, p. <8(. La faucille est le symbole des moissons, la balance est le symbole de la justice, m. »6. t. x, p. 237. Le symbole est indispensable dans l'emblème, et il ne l'est pas dans la médaille, genlis, Veill. du ehdt. t. I, p. 25». J'apportai un bouton de rose avec ses épines, comme le symbole de mes espérances mêlées de beaucoup de craintes, Bernard, de st-p. Chaum. ind. Le secret est d'une nature si divine, que les premiers hommes de l'Asie ne parlaient que par symboles, chateaubr. Génie, i, i, 2. || Fig. Guillaume, enfant de chœur, prête sa main novice; Son front nouveau tondu, symbole de candeur.... boil. Lutr. 1. 113' Particulièrement, marque, figure qu'on voit sur les médailles, et qui sert à désigner soit des hommes ou des divinités, soit des contrées, des royaumes, des provinces, des villes. La ville de Paris a pour symbole un vaisseau. || 4* Symboles sacrés , ou, simplement, symboles, les signes extérieurs des sacrements. |l B° Formulaire qui contient les principaux articles de la foi. Le premier concile général, où 318 évêques qui représentaient toute l'Eglise.... dressèrent le symbole où la consubstantialité du Père et du Fils est établie, boss. Ilist. 1,41. Qu'on dise tout ce qu'on voudra du Symbole des Apôtres, ce sera toujours un fait véritable, qu'il est reçu et pratiqué par tout ce qui porte le nom de chrétien, m. 2* instr. past. <25. Au lieu de casser la tête à un ennemi renversé il le forçait à renier son symbole religieux, Mérimée, Préface des aventures de Faineste, par À. d'Aubigné. || Le Symbole des Apôtres, et,' absolument, le symbole , celui qui fut établi par les apôtres, et qui commence par ces mots: Je crois en Dieu le Père tout-puissant.... || 6' Terme de rhétorique. Espèce de trope par lequel on substitue au nom d'une chose le nom d'un signe que l'usage a choisi pour la désigner. Ex. : X la fin jai quitté la robe pour l'épée, corn. Went. i, t. La robe c'est-à-dire la magistrature; l'épée, c'està-dire létal militaire. C'est une espèce de métonymie. Il 7° Symbole chimique, nom donné par les chimistes aux lettres initiales par lesquelles, pour abréger, ils désignent les corps élémentaires 0 et S sont les symboles de l'oxygène et du soufre
— HIST. xvi* s. Le pain est un symbole , sous lequel nostre Seigneur nous offre la vraye manducation de ion corpt, calt. Inttit. 44 48. Ces trois
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firent là un symbole [conspiration], et y taillèrent bien de la besogne que l'on a bien sceu defiuit «*. veu éolore, brant. Capit. estrang. t. ii, p. 90.
— KTYM. Lat. symbolum, de iiû(i6o),ov, marque convenue, de (!U[i6âX).Etv , mettre ensemble, de (TÙv, avec, et pàXXeiv, jeter(voy. balistique).
SYMBOLIQUE (sin-bo-li-k'), adj. || 1° Qui a le caractère de symbole. Ces représentations symboliques [figures monstrueuses dans les temples des Indiens I n'étaient autre chose que les emblèmes des vertus, volt. Louis IV, 29. On s'imagine savoir davantage, parce qu'on a augmenté le nombre des expressions symboliques et des phrases savantes, BUFF. His't. nat. l " dise. Sa philosophie [de Pythagore] était énigmatique et symbolique pour les uns, claire, expresse et dépouillée d'obscurités et d'énigmes pour les autres, dider. Opt'n. des anc. philos, (pythagorisme). En vain je cherchais des yeux le temple de Vénus, la longue galerie et la statue symbolique qui représentait le peuple d'Athènes, chateaub. Itin. i" partie. Et la création, toujours, toujours nouvelle. Monte éternellement la symbolique échelle Que Jacob rêva devant lui [le Verbe], lamart. Uarm. rv, 4 3. Le saule pleureur ne pleure pas plus que les autres saules.... la violette n'est pas plus modeste que le pavot.... l'expression morale des végétaux est donc purement symbolique, lévêque, Science du beau, t. ii, p. 344. || Se dit d'une sorte d'écriture hiéroglyphique. Il Terme d'architecture. Colonne symbolique, colonne qui, par des attributs, désigne une nation, ou quelque action mémorable. Il 2" Qui se rapporte aux formulaires de foi. Que les protestants n'avaient cessé de varier dans leurs actes qu'ils appellent symboliques, c'est-à-dire dans leurs propres confessions de foi, BOss. 4" avert. m. || Livres symboliques ou authentiques, nom donné par les luthériens aux livres qui tiennent lieu de confession de foi, c'est-à-dire la Confession d'Augsbourg, les Articles de Smalcalde et la petite Confession de Luther, boss. Réunion des protest. Réfl. Écrit Molanus, préambule. \\ 3* Géométrie symbolique, celle qui étudie les équations des lignes et des surfaces, dans leur plus grande généralité, sans se préoccuper de savoir si leurs représentations géométriques se trouvent être réelles ou imaginaires. Il 4° S. f. La symbolique, ensemble des symboles propres à une religion, à un peuple, à une époque. Il Science qui expose ces symboles, qui cherche à en pénétrer le sens, jj Ouvrage qui traite de cette science. La Symbolique de Creuzer. || B" Système qui considère les religions polythéistes comme une collection de signes ou de symboles, sous lesquels se trouvent enveloppées dos vérités naturelles, physiques, morales ou historiques. |{ On dit aussi : symbolique chrétienne.
— ÉTYM. Lat. symbolicus, de (TUfi.go),ixô{, qui vient de (rûu.6o)ov, symbole.
t SYMBOLISATION (sin-bo-li-za-sion), s. f. Il 1* Action de symboliser, de représenter par des symboles. || 2° Règle particulière de l'ancienne poésie française, qui consistait à faire rimer ensemble plusieurs vers de suite ou plusieurs parties du même vers.
— HIST. xvi« s. Symbolization, cotgrave. SYMBOLISER (sin-bo-li-zé) , v. n. || i' Sens
ancien, peu usité aujourd'hui. Avoir de la conformité. Comme nous avons dû symboliser en bonheur, nous avons dû symboliser en malheur, j. bruslé, Lucien en belle humeur, t. n, p. 486, dans pougens. Mettons aux mains un de ces protestants indifférents, sociniens, pajonistes, arminiens (car tous ces noms symbolisent fort), avec quelque bon réformé, boss. 6' avert. 3* part. 4 7. 112" Parler par symboles. || 3° F. o. Néologisme. Représenter par un symbole.
— HIST. XIV* s. Mais qui sauroit par documens, Comme la qualité terrestre Peult avec l'air prendre son estre. Symboliser avec froideur. Et se convertir en humeur.... VAkh. à nat. 269. ||xvi« s. Un pédant et un roy Ne te semblent ils pas avoir je ne sçay quoy De semblable, et que l'un à l'autre symbolise, dubell. vi, 20, verso. Si l'air est semblable à la maladie, il symbolise en indications avec la maladie, paré, Introd. 22. Les éléments symbolisent tellement les uns avec les autres, qu'ils se transmuent l'un en 1 autre, ID. ix, 2' dise. Les arbres fruictiers et jardinages, symbolisans avec la vigne, demandent aussi exquis traictement, o. de serres, 60.
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dans lequel les dogmes ne sont exprimés que par des symboles. || Manie de tout expliquer par des symboles. Depuis les beaux jours du symbolisme indien et de la mythologie grecque, reybaud, Jérôme Paturot, I, 2.
— ÉTYM. Symboliser.
t SYMÉLIEN, IE\NE (si-mé-liin, liè-n'), adj.
Terme de tératologie. Monstres syméliens, monstres caractérisés par la fusion médiane des deux membres d'une même paire.
— RTYM. Sùv, avec, et \iéXoi, membre.
SYMÉTRIE (si-mé-trie), s. f. || 1- Rapport de
grandeur et de figure que les parties d'un corps ont entre elles et avec le tout. Symétrie est es qu'on voit d'une vue, fondée sur ce qu'il n'y a pas de raison de faire autrement, et fondée aussi sur la figure de l'homme; d'où il arrive qu'on ne veut la symétrie qu'en largeur, non en hauteur ni profondeur, pasc. Pens. xxv, 77, éd. havet. Ceux qui font les antithèses en forçant les mots sont comme ceux qui font de fausses fenêtres pour la symétrie, m. ib. vu, 22. La raison qui fait que la symétrie plaît à l'âme, c'est qu'elle lui épargne de la peine, qu'elle la soulage, et qu'elle coupe, Dour ainsi dire, l'ouvrage par la moitié, montesq. Soût, Symétrie. La symétrie.... exige le rapprochement et la juste correspondance de deux parties semblables, quoique inversement disposées, lévé- QUE, Science du beau, t. 11, p. 340. || 2" Terme de botanique. Symétrie florale, la disposition relative (les différents verticilles de la fleur. || Plan de symétrie, tout plan qui partage la (leur en deux moitiés symétriques. || Axe de symétrie, la droite géométrique suivant laquelle les plans de symétrie multiples se coupent au centre de la fleur, il 3° Terme d'anatomie. La régularité de forme que présentent la plupart des organes impairs de l'économie animale, organes dont une des moitiés latérales ressemble presque toujours exactement à l'autre moitié. || Ressemblance parfaite que présentent entre eux les organes pairs situés, l'un à droite, l'autre à gauche de la ligne médiane. || En zoologie , la symétrie binaire appartient aux vertébrés et aux articulés; la symétrie rayonnée aux échinodermes. || 4"' Toute espèce d'arrangement suivant un certain ordre, une certaine proportion. Des vases arrangés avec symétrie. La symétrie d'une plantation. Ils [les enfant» dans leurs jeux] sont vifs, appliqués, exacts, amoureux des règles et de la symétrie, la brut. XI. [Une femme mal faite] Pour mettre quelque sorte de symétrie dans sa taille, hamilt. Gramm. 4 0. Il Arrangement en ordre des plats qui composent un service. Il faut un nombre impair de plats de dessert pour que la symétrie y soit. || 6" Ordre, disposition, économie d'un oj 'rage d'esprit. La symétrie d'un discours. Le naturel s'est usé sous la lime ; La symétrie a banni le sublime ; Et la clarté, ce flambeau du discours, Pâlit, s'éteint, et fait place aux faux jours, bernis, ÉpU. i. Goût. Partout où la symétrie est utile à l'âme et peut aider ses fonctions, elle lui est agréable ; mais, partout où elle est inutile, elle est fade, montesq. Goût, Symétrie. \\ Symétrie du style, correspondance qu'ont entre eux les mots et les membres d'une phrase. || 6" Terme de musique. Proportion et rapport de durée et d'intonation que les parties d'un air ont en. ■>, elles et avec le tout. || 7" Terme de géométrie. État des figures qui sont symétriques. — ÉTYJl. £«|i(<.eTpîa, de (jùv, avec, et fUxfov, mesure.
SYMÉTRIQUE (si-mé-tri-k'), adj. || !• Qui a da la symétrie. Arrangement symétrique. Phrase» symétriques. Les vieilles même au marcher symétrique Des ans tardifs ont oublié le poids, gresset, Ver-vert, m. L'ordonnance de la Critique de la raison pratique [de Kant] est symétrique avec celle de la Critique de la raison pure, de hémusat, Inst. Acad. se. mor. et pol. t. v, p. 233. ||2° Terme de minéralogie. Se dit d'une variété dont la forme atteint une certaine limite qui lui donne de la symétrie. || 8° Terme de zoologie. Qui est susceptible d'être partagé en deux côtés égaux par un plan. La nature a fait l'animal symétrique, dider. Salon de 4765, Œuv. t. xiii, p. 233, dans POUGENS. Il En anatomie, parties symétriques, celles qui, situées sur U ngne médiane, sont partagées par cette ligne en deux moitiés semblables, ou qui, situées des deux côtés de cette ligne, ont une ressemblance parfaite. || 4* Terme de géométrie. Figures symétriques, celles dont
t SYMBOLISME (sin-bo-li-sm'), s. m. Terme de 1 les éléments sont réciproquemeni égaux, mais inphilosopliic. Klat de la pensée et de la langue I versement disposés, de sorte que la superposition
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•n est impossible. Angles solides symétriques. Polyèdres symétriques. || S" Terme d'algèbre. Fonotion symétrique, fonction qui reste la même quand on échange mutuellement ou les unes dans les autres les lettres qu'elle contient. {| 6* En parlant des personnes, un homme symétrique, celui qui fait tout par compas et par mesure. Il [le public] siffle un auteur symétrique, Il rit d'un vers symétrisé, u. i. chknier, Sur la Harpe.
— Etym. SuinisTpvxèç, de oviiiietpta, symétrie. SYMÉTRiyUliMKNT (si-mé-lri-ke-man), adv.
Avec symétrie. Disposer une plantation symétriquement.
— RTYM. Symétrique, et le suffixe ment.
t SYMÉTKISÉ, ÉE (si-mé-tri-zé, zéc), part, passé de symétriser. Voici le temps, madame, où vous devez jouir de vos beaux jardins, qui, grâce à votre bon goiit, ne sont point symétrisés, volt. Lett. à Cather. II, ai août 1772. Loin de la gravité chinoise De ce vieux druide empesé, Qui, sous un air symc Irisé, Parle à trois temps, rit à la toise.... ORESSET, Chartreuse. Ne soyez donc plus symétrisés, raidos, fichés, compassés et plantés en rond, DiDER. Lett. i Urne Ricoboni.
SYMÉTRl.SER (si-mé-tri-zé), V. n. || f Être disposé symétriquement. Pourquoi, ayant élevé une arcade à une des ailes de son bâtiment, il en fait «utant à l'autre, il me répondra sans doute que c'est afin que les membres de son architecture symétrisent bien ensemble, dider. Rech. philos, sur le beau, Œuvr. t. n, p. «09, dans pougens. Les «trophes symétrisaient avec les antistrophes [dans les odes g ccqiies], et les épodes symétrisaient entre elles, batteux, Élém. litt. Poés. lyr. iv. Il 2' V. o. Faire symétrique (emplgi qui n'est pas dans l'Académie). L'ârae végétale symétrisé le corps d'un animal d'abord dans le sein maternel en deux moitiés parfaitement semblables et en deux moitiés opposées tout à fait différentes, bëhnard. de »T-p. Harm. liv. y, Harm. anim.
— HIST. xvi* s. Symmetrié, cotgravb.
— ÊTVM. Symétrie.
SYMPATHIE (sin-pa-tie), s. f.\\l' Terme de physiologie. Rapport existant entre deux ou plusieurs organes plus ou moins éloignés les uns des «ulres, et qui fait que l'un d'eux participe aux sensations perçues ou aux actions exécutées par l'autre. Il y a sympathie entre les parties d'un même organe et entre les organes divers d'un même appareil. || Terme de pathologie. Influence morbide qu'un organe malade exerce sur certains autres qui ne sont pas directement attaqués. || Fig. Quand le chef souffre, tous les membres souffrent par sympathie, bourd. Myst. de la Pass. de J. C. t. 1, p. 294.||a° Penchant instinctif qui attire deux personnes l'une vers l'autre. L'aveugle sympathie est ce qui fait agir [dans l'amour], cokn. Àgésil. II, 2. Il est des nœuds secrets , il est des sympathies, Dont par le doux rapport les âmes assorties S'attachent l'une à l'autre, ID. Rod. I, 7. Il y a des cœurs qui ont tant de sympathie sur certains sentiments, qu'ils sentent par eux ce que pensent les autres, sÉv. 62. Que ceux qui nient la sympathie des âmes expliquent, s'ils peuvent, comment de la première entrevue, du premier mot, du premier regard, Mme de Warcns m'inspira, non-seulement le plus vif attachement, mais une confiance parfaite, ]. j. rouss. Confess. n. Le mot sympathie n'exprime qu'imparfaitement l'union intime de deux âmes qui n'en forment plus véritablementqu'une seule, gen- Lis, i/ile de la Fayette, p. 238. KUc croyait à la sympathie; c'est la superstition de tous les cœurs sensibles, m. Veill. du chdt. t. ii, p. 239, dans pouciNS. IIS" Terme de philosophie. La faculté que nous avons de participer aux peines et aux plaisirs des autres. La sympathie sert de contre-poids à l'égoîsme, Dict. de l'Acad. || 4° Sorte do penchant supposé par les anciens entre différents corps; aptitude à s'unir, à se pénétrer. Les sympathies entre certains animaux. Le mercure s'unit à l'or par sympathie. Une sympathie, une correspondance singulière n'était pour eux [ les anciens] qu'un. phénomène; et c'est pour nous un paradoxe, dès que nous ne pouvons le rapporter à nos prétendues lois du mouvement, buff. Hist. no«. hom. Œuvr. t. iv, p. 234. I| Poudre de sympathie, poudre préparée avec du vitriol calciné au soleil, que l'on jetait sur le sang sorti d'une blessure, et que l'on prétendait guérir la personne blessée, quoiqu'elle fut éloignée. Le baume tranquille ne faisait plus rien; c'est ce qui m'a fait pourir avec transport à votre poudre de sympa-
DICT. DE Uk UkMaUI FRAMCAISB.
thie, qui est un remède tout divin; ma plaie a changé de figure, elle est quasi sèche et guérie, SÉV. 28 janv. *G8.'>, Je crois que la poudre de sympathie n'est point faite pour, do vieux maux : elle n'a guéri que la moins fâcheuse de mes petites plaies; j'y mets présentement de l'onguent noir, qui est admirable, id. 7 févr. 1086. || Encre de sympathie ou encre sympathique, encre sans couleur qui noircit lorsqu'on la soumet à un certain agent. La première est écrite avec de l'encre ordinaire, et paraissait seule à la vue; la seconde est écrite avec de l'encre de sympathie, Corresp. du gén. Klinglin, I, 38B. Il 6' Rapport, convenance que certaines choses ont entre elles. Il y a une sympathie naturelle entre certains sons et les émotion» de notre âme. Il Terme de peinture. Propriété qu'ont certaines couleurs de plaire et de se faire mutuellement valoir, rapprochées ou mêlées ensemble.
— HIST. XVI' s. Et, à fin qu'on ne se moque de cette sympathie que j'ay avecques elles [pour les hestos], MONT. II, 132.
— ÉTYM. £u(iKÔ66i>., de <rùv, avec, etïtâOoç, affection, passion.
SYMPATHIQUE (sin-pa-ti-k'), adj. || !• Terme de physiologie. .Qui dépend de la sympathie. || Terme de pathologie. Affections sympathiques d'un organe, phénomènes morbides qui surviennent dans cet organe sans qu'aucune cause morbifique agisse directement sur lui, mais par la réaction d'un organe primitivement lésé. || Terme d'anatomie. Nerf grand sympathique, ensemble du système nerveux ganglionnaire considéré comme ne formant qu'un double cordon nerveux situé dans l'intérieur des cavités splanchniques, l'un à droite, l'autre à gauche de la colonne vertébrale; dit aussi nerf intercostal commun, nerf trisplanchnique, système nerveux de la vie organique. Il î" Qui opère par sympathie. Vos emplâtres opèrent mieux de loin que de près; ils sont de mauvais topiques et d'excellents sympathiques, ga- LiANi, Corresp. 1» juin 1772. || Encre sympathique, voy. SYMPATHIE, n* 4. Il 3° Qui appartient à la sympathie. Qualités sympathiques. Me préserve Apollon de blasphémer les Grâces!... Ni surtout de Vénus la riante ceinture, Qui d'un nœud sympathique enchaîne la nature, lamart. jlfor< de Socrate, 3S7. || i' Il se dit de personnes qui éprouvent de la sympathie, ou qui se concilient la sympathie. Cet homme est très-sympathique.
— ÈTYM. Sympathie.
t SYMPATUIQUEMENT (sin-pa-ti-ke-man), adv. Avec sympathie , d'une manière sympathique. J'aimerais mieux aimer moins sympathiquement, TH. CORN, le Charme de la voix, ii, i .
t SYMPATHISANT, ANTE(sin-pa-ti-zan, zan-f), adj. Qui a de la sympathie avec. Des âmes sympathisantes.
SYMPATHISER (sin-pa-ti-zé), v. n. || 1" Avoir sympathie, convenance d'humeur. Un modeste regard, et pourtant l'œil luisant ; Je le crois fort sympathisant Avec messieurs les rats, la font. Fabl. VI, 5. Je vous assure que nous sympathisons, vous et moi, mol. Préc. io. Et nous sympathisons très-peu l'un avec l'autre, destouch. Diss. rv, 2. La difficulté de se partager dans la même maison entre deux femmes qui ne sympathisaient pas, m'empêchait de rendre à Mme Dupin des visites aussi fréquentes que je l'aurais voulu, j. j. rouss. Confess. x. \\ i° Avoir des rapports de convenance. La vertu ne sympathise pas tant avec la passion que fait le vice, desc. Pass. l co. Vous vous imaginez que l'esprit humain ne cherche que le vrai; détrompez-vous, l'esprit humain et le faux sympathisent extrêmement, fonten. Dial. Homère, Ésope. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— f.TY.M. Sympathie.
t SYMPÉTALIQCE (sin-pé-ta-li-k'), adj. Terme de botanique. Se dit des étamines, lorsque, réunissant les pétales, elles font qu'une corolle polypétale semble monopétale.
— ÉTYM. £i)v, avec, et pétale.
t SYMPHONIASTE (sin-fo-ni-a-st'), ». m. Compositeur de plain-chant, d'ortigue, Dict. de plainchant, au mot xa.
SYMPHONIE (sin-fo-nie), *. f. || 1* Réunion de voix, ensemble de sons (sens primitif). Il [Nabuchodonosor] érige sa magnifique statue.... il étourdit tous l«s sens par le bruit de sa symphonie et par celui des acclamations qu'on fait autour d'elle, ROSS. Sermons, Honneur, i. || i° Dans la musique ancienne, accord ou sons concordants, par opposition à la diaphonie ousons discordants. Il [Isidore de Séville] ne compte que cinq symphouics eu
accords, l'octave, la quarte, la quinte, l'octave et la quinte [la douzième] e( la double octave, d'orti» OVE, Dict. de plain-chant, au mot tymplumie. ||8* Auzvu* siècle et dam le irm*, depuis le succès des opéras de Lulli, musique exécutée par l'orchestre seul. Il est dans nos opéras un genre de symphonie sur lequel nous nous arrêterons un moment, ce sont les ouvertures, d'alembert. Dé la liberté de la musique, 38. Je n'en dirai pas autant des symphonies de Lulli [autant de bien que de son récitatif] ; aucune n'approche seulement de l'ouverture du Déserteur, volt. Lett. Mme du Dejjant, ia août 1774. La seule voix qu'on peut donner i l'acifur pantomime, est celle de la symphonie , parce qu'elle est vague et confuse; qu'elle ne gêne point l'action, marmuntel, (Kuvr. t. i:, p. 1«6. Les Italiens donnent le nom de sinfonia, symphonie, aux ouvertures de leurs opéras, fétis, Dict. de musique, symphonie. Il Fig. Après diner nous eilmes le Camus, son fils, et Ytier; cela fit une petite symphonie trèsparfaite, SÉV. 141. Il 4* Depuis la fin du zvin* siècle, composition instrumentale pour orchestre dans la forme de la sonate, c'est-à-dire renfermant trois ou quatre morceaux de mouvements et de. caractères différents. Aujourd'hui il [le mot symphonie] ne sert plus qu'à désigner les grandes compositions écrites pour orchestre, les symphonies do Haydn, de Mozart, d'ortigue, X>ic<. de plairi-chant, symphonie. C'est en 1754, après trois années d'essais et d'études, qu'il [Gossec] fit entendre sa première symphonie; par un singulier hasard, cette même année oii il croyait inventer ce genre, Haydn écrivait sa première symphonie, qui fut suivie de tant d'autres; mais ce n'est que vingt ans plus tard que ces chefs-d'œuvre immortels furent connus en France, et dans cette période Gossec régna sans partage, et le titre de roi de la symphonie lui fut décerné sans contestation, AD. ADAM, Derniers souvenirs d'un musicien, art. Gossec. Les premières symphonies ne furent d'abord composées que de deux pai lies de violon, alto et basse, fétis, la Musique, ii, 18. || Symphonie caractéristique, celle qui a pour but de peindre quelque caractère moral ou quelque phénomène physique; ou bien qui a une couleur bien tranchée, un coloris qui lui est propre, comme la symphonie pastorale de Beethoven. || Symphonie concertante, c'est proprement un concerto pour deux ou plusieurs instruments récitants; morceau concerté pour plusieurs instruments obligés avec accompagnement d'orchestre, fétis, Dict. de mus. I) 5" Instruments de musique qui accompagnent les voix. Musique vocale avec symphonie , sans symphonie. || Il désigne quelquefois les instruments à cordes dans un orchestre, par opposition aux instruments à vent, qui font ce qu'on appelle l'harmonie. || 6* Corps de symphonistes. A telles enseignes que j'ai ordre de commander cent bouteilles de Surène pour abreuver la symphonie, LESAOE, Turearet, n, «. Le roi de Sardaigne avait alors la meilleure symphonie de l'Europe, j. J. ROUSS. Confess. ii.
— HIST. XIV* 8. Symphonie est concorde de plusieurs sons ensemble, oresme, Thèse de meumeh.
— ÈTYM. Suixçuvîa, de ffùv, avec, et 9<ovi|, voix (voy. phonétique).
SYMPHONISTE (sin-fo-ni-sf), f. m. || !• Celui qui compose de la musique. Dès le temps de Ménalippide et de Philoxèno, les symphonistes, qui d'abord étaient aux gages des poètes et n'exécutaient que sous eux, et pour ainsi dire à leur dictée, en devinrent indépendants, j. J. rouss. Hss. sur l'orig. des longues, 19. || 1' Celui qui compose des symphonies. Beethoven est un des plus grands symphonistes qui aient existé. || 8» Celui qui fait sa partie dans une symphonie. Ce violon est un très-bon symphoniste. Mes bourreaux do symphonistes, qui voulaient s'égayer, raclaient à percer le tympan d'un quinie-vingts, J. J. rouss. Conf rv.
— Rtym. Symphonie.
t SYMPHORINE (sin-fo-ri-n'), f. f. Arbrisseau originaire de Virginie, lont'cero si/mphorteorpu*, . L. famille des caprifoliacées.
— ÊTYM. S0|iifOfo« , réuni, et xopTiè;, fruit, a cause des fruits qui sont des baies agglomérées.
f SYMPHYSANDBIE ( sin-fi-zan-drie ) , ». f. Terme de botanique. Vingtième classe dans le système de Linné, modifié par Richard, comprenant les plantes à fisura simples, dont les étamines sont .soudées ensemble par les anthères et par les filets; elle correspond à la syngénésiemon. — 265
SYM
nogamique. Exemples : la balsamine, la violette.
— ÉTYM. ïiiv, avec, çûoi; production, et àvrjp, AvSpi;, mâle, étamine.
t SYMPUYSANDRIQDE (sin-fi-zan-dri-k') , adj. Oui a rapport i la symphysandrie. {{ Etamines sympbysandriques, celles qui sont réunies par les anthères et les filets.
SYMPHYSE (sin-fi-z"), ». f. || 1* Terme d'anatomie. En général, ensemble des moyens par lesquels sont assurés les rapports mutuels des os entre eux. Il 2° Particulièrement, articulation immobile de deux os, et surtout des os du bassin. Symphyse pubienne. Symphyse sacro-illaque. || Section de la symphyse, Toy. stmphyséotomie.
— HlST. XTi* s. Symphyse se fait en deux sortes : par moyen et bénéfice d'autre matière et sans aucun moyen, paré, iv, 43.
— ÉTYM. ïOiJi9u<Ti;, de triv, avec, et fûtri;, nature (voy. PliySIQUE).
t SYMPHYSfiOTOMIE (sin-fi-zé-0-to-mie), ». f. Terme de chirurgie. Opération qui consiste à pratiquer la section du libro-cartilage unissant ensemble les deux os du pubis.
— ÉTYM. Symphyse, et to|a9|, section.
t SYMPHYSIEN, lENNE (sin-fi-ziin, ziè-n'), adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport à une symphyse. Il Couteau symphyslen, instrument tranchant avec lequel on pratique la symphyséotomie.
t SYMPHYSIOGYNE (sin-fi-zi-0-ji-u'), adj. Terme de botanique. Plantes symphysiogynes, plantes dans lesquelles tes organes femelles sont soudés ensemble.
— ÊTYM. Zùv, avec, fùiTt(, production, etywv^, femelle.
t SYMPIËZOMËTRE (sin-pi-é-zo-mè-ti '), ». m. Baromètre à réservoir d'air, jouissant ij'une plus grande sensibilité que le baromètre à mercure.
— ÊTYM. Sîiv, avec, TttlÇtiv, presser, et ^>.ixpo^^, mesure.
t SYMPLECTIQUE (sin-plè-kti-k'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est entrelacé avec un autre corps. || S. m. Une des pièces osseuses de la tête des poissons : le temporal, le symplectique et le préopercule.
— f.TYM. Su|iitXtxTix4{, de aùv, avec, et itX^xtiv, plier.
t SYMPLOCARPE (sin-plo-kar-p*), ». m. Genre d'aroïdées dont une espèce {symplocarpus fcétidus, Nuttal, dracuntium fcetidum, i.) est de l'Amérique du nord.
— ÉTYM. ïû|ji7tXoxoç, associé, et xap7t6«, fruit {symplocarpe, pour symplococarpe).
t SYMPLOQUE (sin-plo-k') ou SYMPLOCE (sinplo-s'), ». f. Il l'Terme de rhétorique. Figure de mots, dite aussi comj>.exion, qui est une répétition consistant à commencer plusieurs membres de phrases ou à les finir par le même mot. Il 2° S. m. Terme de botanique. Nom d'un genre de styracées, où l'on distingue le symploque de la Martinique [ainsi dit à cause de la soudure de ses etamines), appelé dans cette Ile comat blanc.
— ÉTYM. ïviixîtXoxi^ , de oiv, avec, et jrXéxtiv , plier.
t SYMPODE (sin-po-d'), ». m. Terme d'anatomie. Chez les ascidies, stolon composé d'axes de générations différentes, simulant un axe d'une seule pièce.
— ÉTYM. Sùv, avec, et uoû;, ito56c, pied.
t SYMPODIQUE (sin-po-di-k'), adj. Qui présente les caractères du sympode, qui s'y rapporte.
+ SYMPRYTANE (sin-pri-ta-n'), s. m. Se disait, dans plusieurs républiques grecques, des collègues du premier magistrat, letronne, Instit. Ùém. inscr. et belles-lettres, t. n, p. 238.
— ÉTYM. £u|i7tpÛToivi{, de (7ÙV, avec, et Ttpûtaviç, prytane.
SYMPTOMATIQUE (sin-pto-ma-ti-k'; quelquesuns prononcent sin-to-ma-ti-k'), adj. Terme de médecine. Oui est l'effet ou le symptôme de quelque »utrc affection. Fièvre symptomatique. || Maladie symplomatique, celle qui n'est qu'un symptôme d'une autre affection, et qui, quand cette autre affection se termine, cesse elle-même aussitôt: condition sans laquelle elle constituerait une deutéropathic || Médecine symptomatique ou médecine des symptômes, méthode de traitement qui consiste i attaquer les symptômes dominants d'une maladie, et non la nuluilie elle-même.
— HIST. XVI' B. Il faut sçavoir si la fièvre est maladie ou symptôme ; car, si elle est symptomatique, elle ne pourra eslre guérie tandis que la maladie persistera et persévérera, paré, xx, 35,
— KTYII. SuiinTUfiafriàc, de aù|inTU|ui, symptAoM.
SYN
t 8YMPT0MAT0L0GIE (sin-pto-ma-to-lo-jie), ». f. Partie de la médecine qui traite des symptômes des maladies.
—ÉTYM. Eû|jntTM|io, symptôme, et ï.ôyo(, doctrine.
SYMPTÔME (sin-ptô-m'; quelques-uns disent sin-tô-m'), ». m. || 1* Phénomène insolite dans la constitution matérielle des organes ou dans les fonctions, qui se trouve lié à l'existence d'une maladie, et qu'on peut constater pendant la vie des malades. Les symptômes de la pleurésie. Des symptômes de peste. Érasistrate.... ayant examiné avec soin et suivi de près tous les symptômes de la maladie du jeune prince, rolun, Hist. anc. Œuvr. t. VII, p. 33B, dans pouoens. || Par extension. On voyait dans ses yeux et sur son front les symptômes de la douleur et de la colère, volt. Baboue. || 2° Fig. Indice, présage. Il y a quelques symptômes d'agitation dans la ville. Il [Riolan] aime le bon vin et est friand, qui est un symptôme de vieilles gens, OUI PATIN, te((. t. II, p. 141. Les symptômes du dehors venaient aggraver pour lui [Napoléon, en (8(6] cette impression pénible de ses luttes intérieures avec les conseillers nouveaux, viLLEMAiN, Souv. coutemp. Cent-Jours, x.
— ÉTYM. 20|j.KT<i)[io, accident, de -avv, avec, et iciitTtiv, tomber.
t SYMPTOSE (sin-ptô-z'), s. f. Ancien terme de médecine. Nom donné à l'affaissement des parties.
— ÉTYM. ïû|MtTeo5iç, de oi»v, avec, et ■n-cdan, chute.
t SYNADELPUE (si-na-dèl-f), adj. Terme de tératologie. Monstres synadelphes, monstres qui ont un tronc unique, mais double dans toutes ses régions, et huit membres, parmi lesquels quatre paraissent être dorsaux et dirigés supérieurement.
— ÉTYM. ïiv, avec, et àiO.fbi, frère.
t SYNADELPHIE (si-na-dèl-fie), ». f. État des monstres synadelphes.
SYNAGOGUE (si-na-go-gh'), ». ^. || f Assemblée des fidèles sous l'ancienne loi. La synagogue ne périssait point, parce qu'elle était la figure; mais, parce qu'elle n'était que la figure, elle est tombée dans la servitude, pasc. Pens. xvi, 2, édit. havet. Une de leurs principales fonctions [des rabbins] était d'enseigner la loi de Dieu dans les assemblées qui se tenaient en chaque ville, le jour du sabbat, et que les Grecs nommèrent synagogues ou églises, FLKURT, Mœursdes Israël. §xv, part. 2, p. 20( . Il Enterrer la synagogue avec honneur, s'est dit d'abord de la pratique des premiers chrétiens, qui vivaient à l'extérieur comme les autres Juifs. Ils [les premiers chrétiens] vivaient à l'extérieur comme les autres Juifs, pratiquant toutes les cérémonies de la loi, et offrant même les sacrifices ; ce qu'ils continuèrent tant que le temple subsista, et c'est ce que les Pères ont appelé enterrer la synagogue avec honneur, fleury, Mœurs des chrétiens, p. 37. Il Fig. et familièrement. Enterrer la synagogue avec honneur, bien finir une chose. Nous reloume'ons ce soir encore [à Brevanncs] pour trois ou quatre jours ; et cela s'appellera enterrer la synagogue, avec le premier président de la cour des aides, qui a une belle maison ici près, sÉv. (5 nov. (08B. ||2' Depuis l'établissement du christianisme, la synagogue se dit aussi par opposition à l'Église chrétienne. || 3" Lieu où les Juifs s'assemblaient hors du temple pour faire des lectures, des prières. || 4° Lieu où présentement les juifs s'assemblent pour l'exercice de leur religion. On compte plus de vingt mille juifs autorisés par le pape en Italie ; ils ont près de 280 synagogues en Pologne, volt. Moeurs, (40.
— HIST. XI* s. Les sinagogues et les mahomeries, Ch. de Roi. cclxviii. || xiii* s. Et des sièges aiment as tables Les plus haus, les plus honorables, Et les premiers as synagogues, Cum fiers et orguilleus et rogues, la Rose, ((833.
— ÉTYM. SyvaY^r'i) proprement réunion, de oùv, avec, et àytoYi:, qui amène.
SYNALÈPIIE (si-na-lè-f), s. f. Terme de grammaire. Réunion de deux syllabes en une seule soit par synérèse, soit par crase, soit parélision.
— HiST. XVI* s. Semblablement, au milieu du vers est la syllabe féminine synalephée, c'est-à-dire non prononcée, comme il appert i la cinquième du suivant vers héroïque : Bien soit venu auprès des père et mère.... en quoy synalepiie diffère d'apostrophe. Poétique de Boissiere, p. 230.
— ÉTYM. SuvaXoif^, de <iuva>«tç6iv, fondre ensemble , proprement oindre ensemble , de <rjv, avec,et àXeiçtiv, oindre (voy. auptiqub).
SYNAIXASUATIQUE (si-nal-U-gma-ti-k'), a(<;.
SYN
Terme de jurisprudence. Il se dit des contrats qui contiennent obligation réciproque entre les parties. Le contrat est synallagmalique ou bilatéral, lorsque les contractants s'obligent réciproquement les uns envers les autres, Cod. civ. art. ((02.
— ÉTYM. SvvaXXafliocTixoç , de a^^-^Xt.ixywx, échange, de oôiv, avec, et 4X).âa<jetv, changer.
t SYNANCÉE (si-nan-sée), ». f. Genre d« poissons acanthoptérygiens, où l'on distingue la sy» nancée horrible, dite vulgairement sorcière, pythonisse et crapaud de mer ; c'est la scorpène horrible de certains auteurs.
t SYNANTHE (si-nan-t*) ou SYNANTHÊ, f.E (si-nan-té, tée), adj. Terme de botanique. Dont les fleurs et les feuilles paraissent ensemble.
— ÉTYM. Sùv, avec, et oiv9o;, fleur, t SYNANTHÊRÉ, ÉE (si-nan-té-ré, rée), ad; .Terme
de botanique. Dont les etamines sont soudées par les anthères. || S. f. plur. Famille de plantes qui a pou: caractère cinq etamines à filets distincts, don', les anthères sont soudées ensemble et forment ua tube traversé par un style simple que surmonte un stigmate bifide. C'est le synonyme de composées. Il Au sing. Une synanthérée.
— ÉTYM. lùv, avec, et anthère.
t SYNANTHÉRIE (si-nan-tc-rie), ». f. Terme d«
botanique. Classe de plantes dont les etamines sont soudées par les anthères, nom substitué par Richard à celui de syngénésie employé par Linné.
t SYNANTHÊRIQUE(si-nan-té-ri-k'), adj. Terme de botanique. Se dit des etamines qui ont les anthères réunies.
t SYNANTHIE (si-nan-tie), ». f. Terme de botanique. Monstruosité consistant dans la soudure anomale des fleurs voisines 'par les enveloppes ou par le support.
— ÉTYM. £yv, avec, et âvfloi;, fleur.
t SYNAPTASE (si-na-pta-z'), ». f. Terme do
chimie. Sorte de ferment dit aussi émulsine, qui se développe dans les amandes amères sous l'influenoe de l'eau et d'une douce chaleur, et qui, en agissant sur l'amygdaline, produit de l'acids cyanhydrique.
— ÉTYM. Sùv, avec, et Sicreiv, lier, unir.
fiSYNARCUIE (si-nar-chie), ». f. Règne de plusieurs princes qui gouvernent simultanément les diverses portions d'un même empire. La synarchia égyptienne.
— ÉTYM. lùv, avec, et Spxeiv, commander, t SYNARCHIQUE (si-nar-chi-k'), adj. Qui a rap»
port à la synarchie.
t SYNARTHROÏDAL, ALE(si-nar-tro-i-dal, da-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui a lieu par synarthrose.
SYNARTHROSE (si-nar-trô-z'), ». f. Terme d'anatomie. Articulation qui ne permet point le mouvement des os qu'elle unit.
— HIST. XVI' s. Article ou arthron a deux espèces, à sçavoir diarthrose et synarthrose. — Synarthrose a mouvement, qui n'est point du tout si apperceu et manifeste. — Synarthrose a trois espèces, sçavoir est suture, gomphose et harmonie, paré, IV, 43.
— ÉTYM. S«vâp9p<a(7i;, de (TÙv, avec, et àp» 6pov, articulation.
t SYNASPISME (si-na-spi-sm'), s. m. Dans l'armée grecque, rapprochement des boucliers, de manière à former une sorte de rempart («Tuvanxioiio;, de (TÙV, avec, et àoitiç, bouclier.
t SYNATHROÏSME (si-na-tro-i-sm'), ». m. Figure de rhétorique par laquelle on accumule dans une phrase plusieurs termes dont la signification est corrélative, plusieurs adjectifs, plusieurs verbes ou plusieurs propositions complémentaires.
— ÉTYM. £uvi6pola|ià;, de ovv, avec, et àOpot- Ctiv, accumuler.
t SYNAULIE (si-nô-lie), ». f. Terme de musique ancienne. Réunion d'instruments à vent. || Dans la musique moderne, ce mot vaudrait beaucoup mieux que celui d'harmonie pour désigner l'ensemble des instruments insufflés.
— ÉTYM. SuvauXta, littéralement réunion de flûtes, et, par extension, réunion d'instruments à vent, de aùv, avec, et aùXo;, fliite, tuyau.
t SYNAXE (si-na-ks'), s. f. Nom donné aux réunions des chrétiens primitifs, et i la sainte communion.
— ÉTYM. SûvaÇi;, réunion, de oiw, avec, et iy""» conduire.
t SYNCARPE (sin-kar-p'), ». m. Terme de bota nique. Fruit composé provenant de plusieurs ovai< te* devenus charnus et soudés ensemble.
— fiTYM. £ùv, avec, et xapno;, fruit.
SYN
SYN
SYN
1 8YWCARPIB (sin-kar-pie) , t. (. Terme de botanique. Monstruosité consistant dans la soudure anomale de deux fruits.
— f.TYM. Sùv, avec, et x«pTtàc, fruit.
t SYNCATÉGORr:.MATIQUE (sin-ka-té-go-ré-matl-k'), ad). Terme de logique. Qui appartient aux accessoires des prédicaments ou catégories. Il y a Bne différence essentielle entre catégorématique tl syncatégorématique, volt. Dial. xxiv, 10.
— ËTYM. Sùv, avec, et xaiïifopTiiio, catégorie Voy. ce mot).
fSYNCKLLE (sin-sfe-l'), t. m. Nom, dans l'ancienne Église grecque, d'une sorte d'officier placé auprès des patriarches, des évéqucs, etc. pour avoir inspection sur leur conduite. George, syncelle de Taraisc, patriarche de Constant! nople, vivait vers la fin du VIII* siècle, lahciier, Instit. Mém. hist. et lut. anc. t. i, p. <9S. Le syncelle logeait au palais épiscopal, pour que l'évéquo eiJt toujours un surveillant à sa porte, àm. Thierry, Revue des Deux-Mondes, )" nov. 4871, p. 26. || Syncelle pontifical, titre que les empereurs de Constantinople donnaient aux prélats.
— KTYM. SOyxeXXo;, mot hybride, de oùv, avec, et eella, cellule : proprement qui vit dans la même cellule.
SYNCHONDROSE (sin-kon-dr6-z'), J. f. Terme d'anatomie. Union de deux os par un cartilage.
— HiST. XVI' s. Puis en son extrémité se joint par synchondrose, paré, Monstres, app. 2.
— ÉTYM. SJv, avec, et xovôpo;, cartilage.
t SYNCUONDKOrOMlÊ (sin-kon-dro-to-mie), (. f. Terme de chirurgie. Section d'une synchondrose ou d'un cartilage inlcrarticulaire.
— ÊTYM. Sync/iondrose, et to|jiti, section. SYNCHRONE (sin-krô-n'), adj. Qui se fait dans
le même temps, au même moment, à la difl"érence d'isochrone qui signifie ayant une durée égale. Quand deux corps tombent en môme temps à terre, on dit que leurs chutes sont synchrones. Il Terme de géométrie. Courbe synchrone, $e dit d'une courbe imaginée par J. BernouUi.
— RTYM. 2ijYXPo'»oc, de oùv, avec, etxpôvo;, temps. SYNCHRONIQUE (sin-kro-ni-k'), adj. || 1° Qui
est du même temps. || Tableau synchronique, tableau où sont rapprochés les événements arrivés en différents lieux à la même époque. || 2° Il se dit des phénomènes qui s'accomplissent en même temps, comme la contraction des deux ventricules du coeur, etc.
— ÊTYM. Synchrone.
t SYNCHRONISER (sin-kro-ni-zé), v. a. Établir un synchronisme. Nous laisserons de côté les dépôts lacustres ou terrestres qui seront toujours facilement reconnus, sinon synchronisés, horion. Presse seienlif. 1865, t. i, p. 400.
— ETYM. ï,\>Y/poviKi\y, de oûyxpoi'O!, synchrone. SYNCHRONISME ( sin-kro- ni - sm' ) , s. m.
Il 1* Rapport d'événements arrivés dans le même temps. Le synchronisme de deux événements. Diodore me parait être l'écrivain de l'antiquité qui aille mieux senti la nécessité de ces synchronismes dans une histoire universelle; mais il manque souvent d'exactitude, ste-croix, Instit. ilém. hist. et lut. anc. t. ii, p. 6I2. || 2° Simultanéité de deux phénomènes, comme celle des pulsations cardiaques et artérielles.
— ÉTYM. S'jyxpovKJHO; (voy. SYNCHRONE).
t SYNCURONÎSTE (sin-kro-ni-sf) , adj. Il s'est dit pour contemporain. Vu qu'ils ont été tous deux synclironistes, o. naudé. Apologie, p. 442.
t SYNCHRO.VOLOGIE (sin-kro-no-lo-jie), s. f. Traité des synchronismes.
— KTVM. Synchrone, et ),ôto<, traité.
SYNCHYSE (sin-ki-z'), t. f. Terme de grammaire.
Figure de construction ou plutôt vice de style par lequel, en détruisant l'ordre naturel des mots, on rend la phra-so difficile à comprendre. C'est lorsque tout l'ordre de la construction est confondu, comme dans ce vers de Virgile: Aret ager; vitio moriens sitit aeris herba; et encore : Saxa, vocantltali, mediis quae in fluctibus, aras, dumars, Œuv. t. v, p. 274.
— ÉTYM. SùYxvioti:, confusion, de oùv, avec, et jcOtiv , verser.
tSYNCIlYSIS (sin-ki-zis'i, s. m. Terme de médecine. Synchysis étincclant, affection chronique Bon douloureuse de l'oeil, caractérisée par de petits points brillants ressemblant à de petites étincelles très-nombreuses, sans cesse renaissantes, qui se balancent au fond de l'œil , et sont visibles chacune pendant plusieurs secondes.
— ETYM. 71'jy/\iaii, confusion (voy. synchyse).
t SYNCLINAL, ALE (sin-kli-nal, na-1'), od;.Terme
de géologie. Ligne synclinale, ligne où les couches qui se recourbent en des directions opposées sont censées se réunir. Je me suis confirmé dans l'opinion que ces roches sont plissées dans un seul sens, c'est-à-dire en fond de bateau, dont lu ligne synclinale coupe transversalement la vallée, sismonda , Aead. des se. comptes rendus, t. un, p. U4.
— ÊTYM. Sùv, avec, et xXiviiv, incliner.
t SYNCOPAL, ALE (sin-ko-pal, pa-r),od;. Terme de médecine. Qui a rapport à la syncope. || Fièvre syncopale, fièvre intermittente pernicieuse, caractérisée par des syncopes réitérées.
SYNCOPE (sin-ko-p'), s. f.\\l' Diminution subite et momentanée do l'action du coeur, avec interruption de la respiration, des sensations et des mouvements volontaires. Dans l'approche du jour désiré où la princesse Anne espérait faire sa confession, elle tomba dans une syncope qui ne lui laissa ni couleur, ni pouls, ni respiration, boss. i4nne de Gonx. BéruUe tombe en syncope à la vue d'un chat, et moi à la vue d'un livre, la BRUY. XII. Il Par exagération. Elle veut qu'en détours la chose s'enveloppe, El ce mol dit à cru lui cause une syncope, beqnard, le Joueur, u, 4. Les voitures lentes d'Asie, le pas réglé de nos chameaux, les feraient tomber [les Français] en syncope, MONTESQ. Lett. pers. 24. || Syncope sénile, forme de syncope commune chez les vieillards. Il 2° Terme de grammaire. Retranchement d'une lettre ou d'une syllabe au milieu d'un mot. J'avoûrai pour j'avouerai, gaîté pour gaieté sont des syncopes. || 8° Terme de musique. Liaison de la dernière note d'une mesure avec la première de la mesure suivante, pour en faire comme une seule note. La syncope se fait lorsque, dans une partie, la fin d'une note est entendue en même temps que le commencement d'une note de la partie opposée, desc. Musique , manière de composer. Il Effet rhythmique produit par deux notes entendues successivement, et dont la seconde a une valeur double de la première.
— HIST. ïiv* s. Ils sont acoustumés d'euls esvenoïr et d'avoir sincope, h. de mondeville, f" I03. Il XVI' s. Syncope est une soudaine et forte défaillance des facultés et vertus, et principalement de la vitale. — Les anciens l'ont appelle petite mort. — Tomber en syncope, paré, vu, (4. Au lieu de dire parlare.... ils disent parlar....et sont si bien accûustumez à ceste syncope, ou plustosl apocope (que j'appelle retranchement).... h. est. Précel.
édit. FEUGÈRE, p. 47.
— ÉTYM. Provenç. tincopi; espagn. sineope; ital. sincopa, sincope; du lai. syncope, qui est le grec ouYXoirii, de oùv, avec, et xotttsiv, couper.
SYNCOPÉ, ÉE (sin-ko-pé, pée), part, passé de syncoper. || 1* Qui a subi le retranchement d'une lettre ou d'une syllabe. Si, au lieu de je paierai, je prierai, on écrit je paîrai, je prlrai, etc. ces mots sont syncopés. || 2' Terme de musique. Note syncopée, note qui fait une syncope. Gamme syncopée, ou descendant, grétry, iléth. pour prél. tableau. \\ 3* Familièrement. Être syncopé, tout syncopé, être tout étonné, stupéfait.
SYNCOPER (sin-ko-pé), v. a. || l" Faire une syncope sur un mol. U syncope les mots, quand il plaît à l'oreille, marmontel, Œuvr. t. i, p. i 94. Il Syncoper une lettre, la retrancher. Dans les vers, quelques typographes synoopent tous les e muets précédés d'une voyelle, écrivant j'avoiirai, nous lotirons, enjoiiment, etc. au lieu de j'avouerai, nous louerons, enjouement, etc. Il 2* Par extension, abréger. Ces scélérats la firent mettre [une lettre] dans tous les papiers publics, en la tronquant et la syncopant, Papiers saisis à Bareuth, p. 206. || 3° V. n. Terme do musique. Faire une syncope. Plusieurs notes syncopent dans cet air. Il 4* Y. a. Familièrement. Faire tomber dans la stupéfaction, dans une sorte de syncope. Cette nouvelle m'a syncopé. || 6* Dans un langage presque burlesque, se syncoper, v. réfl. Tomber en faiblesse, en syncope. C'est une femme qui se syncope pour des riens.
— ÉTYM. Syncope. Il y avait dans le xvi' siècle syncoper, syncopiser, avec le sens de tomber en syncope.
t SYNCRANIEN, lENNE (sin-krâ-niin, niè-n*), adj. Terme d'anatomie. Se dit de la mâchoire supérieure, parce qu'elle tient de toute part au crâne.
— ETYM. Sùv, avec, et crdne.
SYNCRÉTISME (sin-kré-ti-sm") , t. m. ||1' Système de philosophie grecque qui consistait à fondre ensemble les divers systèmes. Les disputes
qui s'élevaient continuellement parmi tant de sectes donnèrent lieu au syncrétisme , c'est-àdire à un système par lequel on entreprenait de concilier toutes les opinions, et surtout celles des principaux philosophes, coNoa. Uist. anc. xv, 1. Il 2' Mode de philosopher qui a été transporté dans la médecine, et par lequel on réunit et mêle les vues et les doctrines différentes. || 8* Mélange d'opinions. Je crois même que notre union secrète [un prêtre catholique et un prêtre prolestant] produira un très-bon effet; ce pieux syncrétisme ne sera point soupçonné du public, qui, voyant les deux partis acharnés contre ces genslà [les encyclopédistes], ne manquera pas de les croire très-criminels, volt. Dial. 31.
— ETYM. ïuYxpriTtoiio; , de oùv, avec, et xipfv, mélanger.
t SYNCRÉTISTE (sin-kré-ti-sl") , ». m. Partisan du syncrétisme. Le syncrétiste était entre les philosophes ce que serait entre les hommes qui disputent, un arbitre captieux qui les tromperait, et qui établirait entre eux une fausse paix, dider. Opin. des anc. philos, {syncréliites). Les chrétiens ne reconnaissaient qu'un Dieu; les syncrctistes, qui s'appelèrent alors éclectiques , n'admirent qu'un premier principe, m. ib. {éclectisme).
— ÊTYM. Voy. syncrétisme.
t SYNCRISE (sin-kri-z'), ». f. Ancien terme de chimie. Passage d'un corps liquide à l'état solide, ou plutôt solidification ou coagulation de deux liquides mêlés ensemble.
— ETYM. luyxpfveiv, coaguler.
t SYNDACTYLE (sin-da-kti-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a les doigts réunis. || S. m. pi. Les syndactyles, famille de passereaux dont les deux doigts externe et moyen sont réunis dans une grande partie de leur étendue.
— ÉTYM. Sùv, avec, et SâxTuXoç, doigt.
t SYNUACTYLIE (sin-da-kti-lie), i. f. Réunion des doigts entre eux.
SYNDÉRÈSE (sin-dé-rè-z'), s. f. Terme de dévotion. Remords de conscience. Sait que c'est qu'hypostase avecque syndérèse, Régnier, Sat. xiii. D'où vient que la conscience aveugle et corrompue ne l'emporte jamais tellement sur la saine conscience, que celle-ci, quoique d'une voix faible, ne réclame encore contre le mal que nous faisons, et qu'au moins par des doutes affligeants et par des syndérèses importunes elle n'empêcha ia prescription de l'erreur qui nous fait agirT BOURDAL. Carême, t. i, p. 28i . Il s'élève aussi bien dans le fond de mon cœur Certain remords cuisant, certaine syndérèse. Qui furieusement sur l'estomac me pèse, regnard, le Légataire, it, 7.
— HIST. XVI* s. Meu d'une syndérèse de sa conscience, PASQUiER, Rech. VI, p. 644, dans lacuhne.
— ETYM. ïiiv-rripTi'îi;, surveillance, examen, de OÙV, avec, et TTipcTv, observer. Syndérèse, fait probablement au XVI* siècle, porte la marque de la prononciation des Grecs modernes, qui prononcent le T comme un 8 après le v.
t SYNDESMOGRAPHIE (sin-dè-smo-gra-fie), ». f. Terme d'anatomie. Description des ligaments.
— ÉTYM. £ùv8£0(io;, ligament, de oùv, avec, Seo|jt.ic, lien, et ypiçeiv, décrire.
t SYNDKSMOLOGIE (sin-dè-smo-lo-jie), ». f. Terme d'anatomie. Traité des ligaments.
— ÊTYM. Ïijv860(ioc, ligament, et ).ôyo;, traité, t SYNDESMO-PHARYNGIEN (sin-dè-smo-fa-rin-
jiin), adj. m. Terme d'anatomie. Faisceau syndesmo-pharyngien, faisceau charnu qui fait partie du constricteur supérieur du pharynx.
— ÉTYM. S0vS6o(i.o5, ligament, et pharyngien.
t SYNDESMOSE (sin-dè-smô-z'), s. f. Terme d'anatomie. Union des os par les ligaments.
— ÉTYM. ïûvSeoiioc, ligament.
t SYNDESMOTOMIE (sin-dè-smo-to-mie), $. f. Dissection des ligaments.
— ETYM. SOvSeoiioç, ligament, et toiii^, dissection, SYNDIC (sin-dik), j. m. || 1* Celui qui est élu
pour prendre soin des intérêts d'un corps, d'une réunion de créanciers, etc. Le syndic des agents de change ; syndic en litre d'office ; syndic honoraire. Il y a des syndics dans les sociétés ouvrières. Au milieu de tous ces troubles [la Fronde], la noblesse s'assembla en corps aux Augustins, nomma des syndics.... volt, iouii 2/ K, 4. || Syndics provisoires, syndics nommés par le tribunal de commerce sur la présentation des créanciers d'une faillite dans leur première assemblée ; syndics définitifs, syndics nommés par les créanciers de la faillite, après vérification des créances et refus de concordat, jj 2* Terme de marine. Em-
SYN
ployé chargé, dans chaque commune d'un quartier maritime, d'aider le sous-commissaire des classes. Il 8* Syndic d'arrosage, fonctionnaire chargé, dans le Dauphiné et le Valais, de diriger les eaui de manière que, sous la forme d'irrigations, elles ne nuisent à personne et profitent à tous. || 4* Premier magistrat de Genève. X la tête de la république [de Genève] sont quatre syndics, qui ne peuvent l'être qu'un an, d'alemb. Gouv. Genève.
— HIST. m* s comme si, luy présent, il
eust pensé avoir un syndique, qui lui eust contrerollé son authorité, il fut bien aise de les laisser aller, amyot, Cat. d'UHq. 20. Et ainsi, en voulant faire l'habile elle syndic de nature, tu [homme] demeures le seul sot au monde, charron. Sagesse, i, < .
— ÉTYM. Provenç. sindic ; espagn. tindieo ; ital. sindaco ; du lat. syndicus, avocat ou délégué d'une ville, qui est le grec <rOvSixo;, de irJiv, avec, et ii-xri, justice. Le xvi* siècle et même le xvii* siècle au commencement avaient un verbe tyndiquer, qui voulait dire censurer, critiquer.
SYNDICAL, ALE (sin-di-kal, ka-1'), adj. Oui appartient au syndicat. Les fonctions syndicales. Il Autrefois, chambre syndicale des libraires, chambre qui s'occupait des affaires de la corporation des libraires. J'apprends qu'on a soigneusement gardé les ballots [de l'histoire de Pierre le Grand] à la chambre nommée syndicale, jusqu'à ce qu'on eût contrefait le livre à Paris; grand bien leur fasse I VOLT. Lett. Belvétiut, 37 oct. 1760.
— ÉTYM. Syndic.
SYNDICAT (sin-di-ka; le ( ne se lie pas), ». m. Il 1* Fonction de syndic. || 3° Durée de la fonction de syndic. || 8° Terme de bourse. Réunion de capitalistes intéressés dans une même entreprise, et mettant en commun leurs titres pour en opérer la vente sans en altérer le prii. || 4" Terme de marine. Sous-quartier administré par un syndic.
— ÉTYM. Syndic ; provenç. sindicat, sendegat; espagn. tindicado; Hàl. tindicato. Au zvi* siècle, tyndicat a eu le sens de censure : Si j'ay loué le roy Louis douzième de chose meschante, ne encores ti je luy ay attribué chose qu'il n'aye faict, j'en seroie volontiers à syndicat, et ne craindroie point d'en respondre, cl. de setssel, Apolog. de l'hist. dt Louis XII, p. <73, dans lacornb.
t SYNDICATAIRE (sin-di-ka-tê-r'), t. m. Celui qui fait partie d'un syndicat, et, en particulier, d'un syndicat de la bourse. Les bruits de cette semaine ont singulièrement contrarié les pratiques de MH. les syndicataires. Journal l'Épargne, 20 déc. <868. Il Adj. Sans doute la mécanique syndicataire s'applique souvent, et même le plus souvent, à d'excellentes valeurs, ib.
t SYNDIQUER (sin-di-ké), v. a. Former un syndicat, une réunion d'intéressés. Syndiquer des assurances, Journ. oflie. (" col, (8 août 1871. Il Se syndiquer, v. réfl. Se former en syndicat. Se dit de plusieurs personnes ayant un même intérêt qui choisissent entre elles un syndic pour les représenter. Serait-il bien difficile aux producteurs de la même catégorie [pour l'exposition de < 867] de se syndiquer entre eux, et de désigner des délégués qui négocieraient pour eux tous avec la commission et les délégués? Presse tcientifique, 1866, t. I, p. 382.
t SYNDROME (sin-dro-m'), s. f. Nom que les anciens médecins grecs donnaient à des énumérations de symptômes sans rapport obligé à des maladies déterminées.
— ÉTYM. ïuv8poii-f|, concours, de ovv, avec, et &pé|io;, course.
SYNECDOCIIE ou SYNECDOQUE (si-nèk-do-k'), (, f. Figure par laquelle on prend le genre pour l'espèce, ou l'espèce pour le genre, le tout pour la partie, ou la partie pour le tout. Exemples : une voile pour un navire; les flots pour la mer; l'airain pour les canons. La synecdoque est une espèce de métonymie, par laquelle on donne une •ignification particulière à un mot, qui dans le sens propre a une signification plus générale, DUMARs. Trop. II, 4. Dans la métonymie je prends un nom pour un autre, au lieu que dans la synecdoque je prends le plus pour le moins, ou le moins pour le plus, id. «6.
— Rtym. LuvexSoxi^, de o{,v, avec, et ixSoYri, acception de H, hors, et Séxic^av, recevoir.
t SYN^-CIIIK (si-né-kie), ,. /. Terme de médecine. Adhérence de l'iris avec la cornée (synéchio «itérieure), ou avec la capsule cristalline (synéchie postérieure).
— ÉTYM. Zuvixiia, adhérence, continuité, de riv, avec, et l^nv, avoir.
SYN
SYXÊRÈSB (si-né-rè-z'), ». f. terme oe grammaire. Sorte de métaplasme qui consiste en une contraction; d'où résulte une diminution dans le nombre de syllabe» que le mot devrait avoir; exemples : diamant en deux syllabes, et en latin Or-pheo au lieu de Or-phe-o. Piron fait le mot poète d'une seule syllabe : Aussi me traitent-ils de poète à la douzaine, Mélrom. n, 4 ; Songe donc qu'elle [la barque] porte un poète et sa fortune, kéirom. rv, < . Ce sont des synérèses.
— SYN. CRASE, 8YNÉRÈSE. La synérèse conserve le son de» lettres comme dans poêle; la crase donne un son tout autre, comme dans plaire, où a et t donne le son è.
— ÉTYM. ïuv«(pio(«, de oîiv, avec, et olpeïv, prendre.
t SYNERGIE (si-nèr-jie), ». (. Terme de physiologie. Concours d'action, d'effort, entre divers organes, divers muscles. || Association de plusieurs organes pour l'accomplissement d'une fonction.
— ÉTYM. EuvépYeia, de oùv, avec, et ïpYo^» œuvre.
t SYNERGIQUE (si-nèr-ji-k), adj. Qui a rapport à la synergie. Les contractions synergiques de plusieurs muscles.
t SYNERGISTES (si-nèr-ji-sf), ». m. pi. Nom donné, dans le ivi* siècle, à quelques théologiens d'Allemagne qui,troi>vant trop dure l'hypothèse de Luther sur le franc arbitre, enseignèrent que la gr&ce de Dieu ne convertit point les hommes sans la coopération de la volonté humaine.
t SYNESTHÉTIQUE (si-nè-slé-ti-k'), adj. Terme de physiologie. Qui éprouve une sensation simultanément avec un autre organe. Les parties synesthétiques de la rétine dans l'un et l'autre œil.
— ETYM. 2ÙV, avec, et aloôriTixôç, qui sent. SYNÉVROSE (si-né-vrô-z'), ». f. Fausse orthographe pour synnévrose.
t SYNGENÈSE (sin-je-nè-z'j, ». (. \\ 1° Hypothèse de quelques physiologistes qui admettent que tout ce qui vit aurait été créé en même temps. || 2" Adj. Terme de botanique. Qui a les étamines soudées par les anthères. Plantes syngenèses. || Se dit des étamines elles-mêmes. Etamines syngenèses.
— ÉTYM. 2ÙV, avec, et -yÉvejiç, génération.
SYNGÉNÉSIE (sin-jé-né-zie), ». {. Terme de botanique. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes dont les fleurs ont leurs étamines réunies par les anthères.
— ÉTYM. Syngenése. On prononce tyngenèse et syngénésie, parce qu'on dit genèse et génésie, et parce que l'un est populaire et l'autre pédantesque.
t ) . SYNGENÉSIQUE (sin-je-né-zi-k'), od;. Qui se rapporte à l'hypothèse des syngenésistes. || Théorie de la préformation syngenésique, hypothèse sur la procréation, d'après laquelle, à la création de chaque espèce, les germes de tous les individus qui doivent paraître dans la série des temps auraient été créés simultanément et emboités les uns dans les autres, d'où le nom de système de l'emboîtement des germes aussi donné à cette hypothèse.
t 2. SYNGENÉSIQUE (sin-jé-né-zi-k'), adj. Qui appartient à la syngénésie.
t SYNGENÉSISTE (sin-je-né-zi-sf), ». m. Partisan de l'hypothèse de la syngenése.
t SYNGNATHE (singh-na-f), ». m. Genre de poissons vulgairement appelés aiguilles de mer.
— ÉTYM. 2yv, avec, et YvâOoc, mâchoire.
t SYNIZÈSE (si-ni-zè-z'), *. f. Nom donné par les grammairiens grecs et repris par les philologues modernes pour signifier la prononciation de deux voyelles distinctes en un seul temps prosodique, sans eu faire une diphthongue.
— ÉTYM. Voy. SYNIZÉSIS.
t SYNIZÉSIS (si-ni-zé-zis'), ». f. Terme de chirurgie. Occlusion de la pupille produite par une inflammation spontanée ou survenue à la suite de l'opération de la cataracte.
— BTYM. ZuviÇinaiç, de crùv, avec, et IÇtïv, être assis : mot à mot conjonction.
t SYNNERVIÊ, ÉE (sin-nèr-vi-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui est pourvu de nervures dont les tiges principales convergent vers le sommet de la feuille.
— ÉTYM. Sùv, avec, et ner^ ou nervure.
t SYNNÉVROSE (si-nné-vrô-z'J, ». f. Terme d'anatomie. Union de deux os par des ligaments.
— ÉTYM. Suwfûputnt, de oùv, avec, et veûpov, ligament.
SYNODAL, ALE (si-no-dal, da-l"), adj. Qui appartient au synode. Des règlements synodaux. La salle synodale. Les pères du concile [en 381], après avoir arrêté les points de foi et de disci-
SYN
pime... lui écrivirent [à Théodose] une lettre synodale... fléch. Hist. de Théodose, 11, 48. Il serait sans doute à souhaiter que , dans ces assemblées synodales, nous n'eussions qu'à nous animer ensemble , mass. Disc, synod. Institution des synodes.
— HIST. XVI* 8. X la consécration des evesques estoit adjointe la coustume d'envoyer epistres synodales, CALV. Instit. 90( .
— ÉTYM. Provenç. et espagn. ïiitodole; ital. rino» ; dale; du lat. synodalis, de synodus, synode.
SYNODALEMENT (si-no-da-le-man), adv. En synode. Les curés synodalement assemblés.
— ÉTYM. Synodal, et le suffixe ment.
SYNODE (si-no-d'), ». m. ||1° Assemblée des cu-j
rés et des autres ecclésiastiques d'un diocèse, la- j quelle se fait par le mandement de l'évêque ou 1 d'un autre supérieur. Le pape Sirice, après avoir i condamné ces hérésiarques [joviniens], envoya ses | légats à Milan, pour y convoquer un synode, et] pour étouffer ces nouvelles erreurs dans le lieu 1 même où elles étaient nées, fléch. Hist. de Théo- I dose, IV, <3. Voici donc, mes frères, la seule peins | que nous prononçons en plein synode contre.... MASS. Disc, synod. Contre certains abus. Les évéques s'exposaient aux censures ecclésiastiques, 1 s'ils portaient leurs différends au tribunal séculier, préférablement à l'arbitrage des métropolitains et à la juridiction des synodes, naitoet, Instit. Mém. inscr. et belles-lett. t. vni, p. D2(.||a° Chez les j protestants, assemblée de ministres et d'anciens j pour les affaires de l'Église. Synodes nationaux. Synodes provinciaux. Les calvinistes tinrent leur ; synode national de Sainte-Foi, boss. For. 12. C'est I en vain qu'ils |les protestants] ont voulu reprendra j l'autorité attachée au nom de l'Église, et obliger] les particuliers à se soumettre aux décisions da] leurs synodes, boss. 4" instr. past. 19.
— HIST. xni* s. N'ot en cest an provoire [prêtre] 1 au sane [synode], Del raconter ne fust tous las, j DU CANGE, synodus. Mais à envis ou volontiers Con« vient au sesne alerleprestre, m. t!>. || xiv' s. Icellui l Piolet dist à l'exposant que sa femme avoit esté pour 1 adultère rapportée au senne, m. ib. ||xv' s. Qu'il voulsist déclarer que ce saint senne est duement convoqué par les cardinaux, monstrel. 1, B5.
Il XVI* s. Si quelque prestre avoit esté condamné par son evesque, ou quelque evesque par le synode de sa province, incontinent ils en appelloyent à Rome, calv. Instit. 900.
— ÉTYM. Provenç. eenede ; espagn. et ital. »tnodo ; du lat. synodus, qui vient du grec (tûvoôoc, assemblée, de ovv, avec, et dSo;, voie, chemin. Synodus, avec l'accent sur ly, avait donné régulièrement senne.
1. SYNODIQUE (si-no-di-k'), adj. Lettres synodiques, lettres écrites au nom des conciles aux évêques absents. || S. m. 1> synodique, le recueil des décisions des synodes.
— ÉTYM. Lat. synodicus, de synodus, synode.
2. SYNODIQUE (si-no-di-k'), adj. Terme d'astronomie. Révolution synodique de la lune, ou mois synodique, temps employé par la lune pour revenir occuper une même position par rapport au soleil et à la terre; c'est le temps qui s'écoule entre deux nouvelles lunes consécutives. Le mois synodique de la lune est de 29 jours 12 heures H min. 2 sec; cette expression s'emploie surtoul par opposition à mois périodique ou mois sidéral de la lune, qui est de 27 jours 7 heures 43 minutes 11 secondes, temps que le satellite met â faire sa révolution autour de la terre. || Révolution synodique des nœuds de la lune, temps compris entre deux coïncidences successives d'un des nœud:: de l'orbite de la lune avec le soleil. || Année synodique, celle qui ramène la terre à une même longitude avec une planète ; il y a donc autant d'années synodiques difl'érentes qu'il y a de planètes circulant comme la terre autour du soleil.
— ÉTYM. SuvoSixès, de oOvoôo;, concours, da <jùv, avec, et éSà;, voie.
t SYNODIQUEMENT (si-no-di-ke-man), odt». En synode (comme synodalement). Saint Cyrille eut bien la pensée de lui déclarer [à Nestorius] synodiquement, qu'il ne pouvait pas communiquer avec lui, bcss. Rem. hist. conciles, i, 3.
SYNONYME (si-no-ni-m'), adj. || !• Il se dit d'un mot qui a, à très-peu prè.s, lef même sens qu'un autre, comme péril et danger, funeste et fatal, mort et trépas. Ce qui constitue deux ou plusieurs mots synonymes, c'est d'abord un sens général qui est commun à ces mots; et ce qui fait ensuite qua ces mots ne sont pas toujou"s synonymes, ce sont
SYN
SYN
SYN
des nuances souvent délicates et quelqu .ifois presque imperceptibles, qui modifient ce seiis piimilil et général, d'alemb. ÉUm. de ptiiht. ch. <3. || Kig. 11 se dit de ce qui est une seule et même chusc Chez plusieurs, savant et pédant sont synonymes, LA BRUT. XII. Si quelquefois il [Pontchartrain] faisait du bien, c'était vanterie qui en faisait perdre tout le mérite, et qui devenait synonyme au reproche, 8T-SIM0N, 306, 233. Dans le langage do l'ancienne chevalerie, bailler sa foi était synonyme de tous les prodiges île l'honneur, chateaub. Génie, t, n, i. || 2" S. m. Mot synonyme. Les synonymes sont plusieurs dictions ou plusieurs phrases différentes qui signifient une même chose, la BRUY. I. Les esprits médiocres ne trouvent point l'unique expression, et usent de synonymes, m. ib. La maxime, qu'il n'y a point de synonymes, veut dire seulement qu'on ne peut se servir, dans toutes les occasions, des mêmes mots, volt. Dicl. phil. fécond. \\ Deiui-synonymes, mots qui sont exactement synonymes dans une partie de leur emploi, sans l'être dans l'autre partie. On pourrait donner peut-être pour exemple de ces demisynonymes les mots de pleurs et de larmes, qui, au sens moral, semblent pouvoir être employés indifféremment, sans pouvoir l'être de même au sens physique; car on djt également les pleurs ou les larmes d'une mère ; mais il semble qu'on dit beaucoup mieux les pleurs que les lartaes de l'aurore, d'alemb. Élog. Girard, note *. \\ 3' En histoire naturelle, se dit des noms différents qui servent à désigner le même être. Il ne faut pas oublier que la multitude des noms nuit à l'avancement des sciences, qu'il faut diminuer les synonymes, et rétablir ainsi la précision de la nomenclature que le nombre des mots rend toujours plus difficile, sennf.bier, Ess. art d'obs. t. ii, p. 68, dans POUGENS. I| 4° Au piur. Titre de certains ouvrages, en forme de dictionnaire, dans lesquels la différence des mots synonymes est expliquée (il prend une majuscule). Les Synonymes latins de Gardin Dumesnil. Les Synonymes français de Girard. Les Synonymes de Lafaye.
— SYN. SYNONYME, ÉQUIVALENT. L'équivalent remplace un mot par une locution qui signifie la même chose; par exemple quand on met la définition au lieu du terme lui-même. Le synonyme offre des nuances d'acception qui le distinguent plus ou moins d'un mot à signification voisine.
— HlST. IV* s. Et que aucun ne puist cuidier qu'ilz soient sinonimes, c'est assavoir, qu'ilz signifient tout un, CHRIST. DE PISAN, Charles Y, lu, 2.
ÉTYM. Lat. jj/nonymon, de auvûvyiiov, de
oiiv, avec, et hso\^n, nom.
SYNOXY.MIE (si-no-ni-mie), ». f. || !• Qualité des mots synonymes. La synonymie des mots mort et trépas. Il 8° Figure de rhétorique qui exprime la même chose par des mots synonymes. ||3° En histoire naturelle, concordance de divers noms qui ont été donnés à un même animal, à une même plante. La nomenclature et la synonymie.
— ÊTVM. Lat. tynon'jmia, du grec auvuvujjiîa, de onjviivuaov. Synonyme.
SYNONYMIQUE (si-no-ni-mi-k'), adj. \\ 1" Qui appartient à la synonymie. Les discussions synonymiques. |{ Qui appartient au synonyme. Expressions synonymiques. || 2' S. f. La synonymique, art ou science des synonymes et de leur distinction.
— ÉTYM. Syrwnyme.
t SYNOXYMIQCE.MENT (si-no-ni-mi-ke-man), adv. D'une manière synonymique.
t SYNONYMISTE (si-no-ni-mi-sf), s. m. Grammairien qui recherche, qui explique les synonymes, qui s'occupe de synonymie.
t SYNOPSE (si-no-ps'), s. f. Nom donné à des ouvrages dans lesquels les Evangiles, imprimés en colonnes, offrent en regard les passages correspondants ou parallèles.
— ÉTYM.Voy. SYNOPSIS.
+ SYNOPSIS (si-no-psis'), t. f. Ouvrage qui pré- •ente le coup d'oeil, l'ensemble d'une science.
— fiTYM. Sûviijiv;, de aùv, avec, et i'i/K, vue. SYNOPTIQUE (Si-no-pti-k'), adj. \\ !• Qui permet
d'embrasser d'un coup d'œil les parties d'un ensemble. Combien ai-je à regretter de n'avoir pas reçu plutôt la table synoptique de vos nouvelles expériences! bonnet, Lett. div. Œuvr. t. xii, p. 331, dans POUGENS. |] Terme de minéralogie. Se dit d'une variété produite par des lois de décroisscment offrant comme le tableau de celles qui ont lieu dans l'ensemble des autres variétés. Il 2* Terme d'exégèse. Evangiles synoptiques, celui de saint Matthieu, celui de saint Marc et celui de
saint Luc, ainsi nommés parce qu'ils concordent entre eux dans leurs dispositions principales, et qu'on peut, en quelque sorte, les embrasser d'un même coup d'œil, par opposition à l'Evangile de saint Jean, dont le plan est différent. || Subst. Les synoptiques, en parlant de ces trois Evangiles.
— ÉTYM. ÏDvoitTixi;, de (iOvo<|<i;, synopsis. SYNOQUE (si-no-k'), adj. f. Terme de médecine.
Fièvre synoque, ou, substantivement, la synoque, fièvre continue qui dure un certain temps sans intermission et même sans rémission bien marquée.
— lllST.xvi* s. La fièvre qui vient du sang est appelée synoque, et est toujours continue, paré, xx, 8.
— ÊTVM. ïuvoxAi;, continu, de <rùv, avec, et Sxeiv, avoir (voy. hectique).
t SYNOSTÉOLOGIE (si-no-sté-o-lo-jie), ». f. Terme d'anatomie. Traité des articulations et de leurs moyens d'union.
— ÊTVM. Siv, avec, i-néov, os, et Xôyo:, traité.
t SYNOSTOSE (si-no-stô-z"), ». f. Terme d'anatomie. Soudure des os. Synostose crinienne, soudure des différentes pièces qui composent le crâne.
— ETYM. Eùv, avec, et 4<néov, os.
t SYNOTE (si-no-f), adj. Terme de zoologie. Dont les oreilles sont conjointes. || Terme de tératologie. Monstres synotes, monstres qui ont deux corps intimement unis au-dessus de l'ombilic commun avec une tête incomplètement double, offrant d'un côté une face et de l'autre une ou deux oreilles confondues ensemble.
— ETYM. Sùv, avec, et oO;, loioc, oreille. SYNOVIAL, ALE (si-no-vi-al, a-l'), adj. Terme
d'anatomie. Qui a rapport à la synovie. Les sacs synoviaux. Il Membranes synoviales, membranes analogues aux séreuses par leur disposition, mais qui en diffèrent en ce que le fluide qu'elles sécrètent est épais, visqueux et séjourne dans le sac membraneux en quantité notable. || Capsules synoviales, petits sacs membraneux sans ouverture, blanchâtres, demi-transparents, minces et mous, formés d'un seul feuillet qui se déploie sur les surfaces des cavités articulaires diarthrodiales et aux endroits où glissent beaucoup de tendons.
SYNOVIE (si-no-vie), s. f. Humeur exhalée par les membranes synoviales qui tapissent la surface des cavités articulaires.
— ETYM. Mot forgé par Paraoelse.
t SYNOVINE (si-no-vi-n'), s. f. Terme de chimie. Substance organique coagulable propre à la synovie et différente de l'albumine.
■j- SYNOVITE (si-no-vi-f), I. f. Terme de médecine. Inflammation des membranes synoviales.
t SYNSPORÉES (sin-spo-rée), s. f. pi. Terme de botanique. Les algues qui se reproduisent par conjugaison, d'où on les appelle aussi conjuguées.
— ÊTVM. lùv, avec, et oitopà, semence.
t SYNTAGME (sin-ta-gm'), ». m. Dans la phalange gr^'cque, division de 266 hommes, formant un carré alein de <6 hommes de côté (oûvTayixci).
SYNTAXE (sin-ta-ks'), ». f. || l' Terme de grammaire. Manière de joindre ensemble les mots d'une phi-ase et les phrases entre elles. Ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l'on veut faire naître dans l'esprit de ceux qui savent la langue, c'est ce qu'on appelle syntaxe, dumahsais. Œuvres, t. v, p. 2. Ce n'est pas assez d'avoir des mots pour chaque idée ; il faut encore savoir former, de plusieurs idées, un tout dont nous saisissions tout à la fois les détails et l'ensemble, et dont rien ne nous échappe ; voilà l'objet de la syntaxe, condil. Gramm. n, 26. La syntaxe, comme le remarque M. Dumar3ais,ne consiste que dans des signes choisis pour marquer les rapports; et la construction consiste dans les différents arrangements que nous pouvons nous permettre^ en observant toujours les règles de la syntaxe, ID. ib. Il 2" Partie de la grammaire qui traite de l'arrangement des mots, de la construction des propositions, des rapports logiques des phrases entre elles, et des lois générales et particulières qu'on doit observer pour rendre son langage et son style corrects, purs et élégants. On ne saurait être trop réserve à faire des règles générales; et cela me regarde plus que personne ; mais pourtant notre syntaxe ne se fera pas toute seule, Vaugelas ne l'a pas épuisée, à beaucoup près, d'olivet, Rem. nac. 78. Il 3* Livre où sont exposées ces règles (écrit avec une majuscule). Cet écolier a perdu sa Syntaxe. ||4* Syntaxe intérieure, la formation des mots;elle procède par transformation, fusion et agglutination, elle s'exerce dans le corps même des mots, elle les forme, ad. régnikh, Form. des moU dans lalangue grecque, Paris, <86B, p. >3.
— HlST. XTi» «. La syntaxe, o'esi la srconde partie de la grammaire, qui enseigne le bastiment des mots entre culx par leurs proprietez, et est pretques seulement en convenance et mutuelle coffl> muiiion des proprietez, comme du nom avec la nom ou avec le verbe, de l'adverbe avec tous le* mots auxquels il est adjoinct, de la conjonction en l'ordre des choses conjoinctes, ramus, dans utct, Gramm. franc, p. 236.
— ETYM. Lat. »yn(<m»,de (rOvra^if, de oùv, aT03( et ii{i:, urdre, arrangement.
SYNTAXIQUE (sin-u-ksi-k'), adj. Qui appartient & la syntaxe. Analyse syntaxique. Ordre syntaxique. Les rapports syntaxiques des mots.
— REM. Syntaxique a été formé directement de syntaxe. La véritable formation grecque aurait préféré syntactique, de auvTaxTixô;.
— ÊTYM. SyrUaxe.
SYNTHÈSE (sin-tè-z"), f. f.\\ V Proprement, composition. Il Terme de chimie. Opération par laquelle on réunit des corps simples pour former des composés, ou des corps composés pour en forme' d'autres d'une composition plus complexe. || Actior de recomposer un corps avec ses éléments séparéf par l'analyse. || 2° Terme de pharmacie. Composition des remèdes. || 3° Terme de chirurgie. Réunion de parties divisées; par exemple, celle des bords d'une plaie ou celle des fragments d'un os (synthèse de continuité), ou le rapprochement de parties qui étaient seulement écartées ou déplacées, ainsi que cela a lieu dans les luxations (synthèse de contiguïté). || 4" Tableau présentant l'ensemble d'une science ; livre qui explique toutes les parties de la science suivant cet ordre. Il 6* Terme de logique. Procédé logique qui, opposé à l'analyse, descend des principes aux conséquences et des causes aux effets. La manière de démontrer est double : l'une se fait par l'analyse ou résolution, et l'autre par la synthèse ou composition, DEsc. Rép. aux secondes obj. 61. La synthèse, par une voie toute différente [de l'analyse], et comme en examinant les causes par leurs effets, bien que la preuve qu'elle contient soit souvent aussi des effets par les causes, démontre à la vérité clairement ce qui est contenu en ses conclusions, et se sert d'une longue suite de définitions, de demandes, d'axiomes, de théorèmes et de problèmes, afin que, si on lui nie quelques conséquences, elle fasse voir comment elles sont contenues dans les antécédents...; mais elle ne donne pas comme l'autre une entière satisfaction à l'esprit de ceux qui désirent d'apprendre, parce qu'elle n'enseigne pas la méthode par laquelle la chose a été inventée, m. ib. 63. La synthèse, qu'on appelle aussi méthode de composition, consiste à commencer par les choses les plus générales, pour passer à celles qui le sont moins, DUMARS. Œuv. t. T, p. 384. Dans la démonstration, ou l'on remonte de la chose à démontrer aux premiers principes, ou l'on descend des premiers principes à la chose à démontrer; d'où naissent l'analyse et la synthèse, d'alemb. Œuv. t i, p. 334. La synthèse est la méthode de chercher le vrai par des raisonnements fondés sur des principes solides et des propositions démontrées, SENNEBiER, Ess. art d'observ. t. ii, p. 295, dans POUGENS. La première règle de la synthèse consiste à définir avec soin les termes qu'on emploie, m. «6. p. 298. Il 6° Terme de philosophie. Opératioa mentale par laquelle on construit un système. Il 7° Terme de mathématiques. Démonstration des propositions par la seule déduction de celles qui sont déjà prouvées. Dans tous les ouvrages de mathématiques, il [Lahire] ne s'est presque jamais servi que de la synthèse, ou de la manière de démontrer des anciens, par des lignes et des proportions de lignes, souvent difficiles à suivre i cause de leur multitude et de leur complication, FONT. Lahire. La synthèse, méthode qui exige plus de méditations que de calculs et plus d'efforts que de travail, condorcet, d'Arci. La préférence de Newton pour la synthèse peut s'expliquer par l'élégance avec laquelle il a pu lier sa ihéorie dos mouvements curvilignes aux recherches des anciens sur les sections coniques, et aux belles découvertes qu'Huyghens venait de publier suivant celte méthode, laplace, Exp. v, 6. La synthèse géométrique a la propriété de ne faire jamais perdre de vue son objet, et d'éclairer la route entière- qui conduit des premiers axiomes à leurs dernières conséquences, id. ib. v, 6. || 8° Terme de grammaire. Figure, dite aussi syllepse, <}ui con. siste à réunir en un seul deux mot» primilivemont
SYP
séparés : soucoupe pour sous-coupe, tirepieo pour tire-pied.
— SVN. SYNTHÈSE, DÉDUCTION. La syntlicse est proprement et essentiellement la reconstitution des éléments en un composé, comme l'analyse est la résolution du composé en ses éléments ; c'est ce que la chimie nous enseigne d'une manière nette et précise. Mais, quand on dit que la synthèse est la méthode qui va de la cause aux effets, du principe aux conséquences, du général au particulier, on ajoute à la synthèse une idée qui en fait la méthode déductive, la déduction. La déduction est donc la synthèse considérée quant à l'application aux cas particuliers de la connaissance de la cause, du principe, de l'antécédent, du général. Les mathématiques, où l'on tire de quelques axiomes un ensemble immense de notions, est le plus grand exemple qu'ait donné l'esprit humain de son pouvoir de synthèse ou de déduction
— lîTYM. X-JMHaii, synthèse, composition, de oùv, avec, et Oéuiç, action de poser (voy. thèse).
SYNTHÉTIQUE (sin-té-ti-k'), adj. \\ l- Terme de chimie. Qui aide à former une synthèse, à reproduire par synthèse. Expériences synthétiques relatives aux météorites, daubrée, Àcad. des se. Comptes rendus, t. lxii, p. 200. || 2" Qui appartient à la synthèse. Méthode synthétique. Démonstration synthétique. Un système doit être un ouvrage synthétique, reposant sur la combinaison des propositions dépendantes, pour leur solidité, des principes qui leur servent de base, sennebier, Ess. art d'obs. t. m, p. 282, dans pougens. || Jugement synthétique, voy. jugement. {| 3' Qui est habile à la synthèse. Esprit synthétique.
— ÊTYM. 2uv66Ttxà;, de oûvBeto;, composé, de même formation que oûvOeiiç, synthèse.
SYNTHÉTIQUEMENT (sin-té-ti-ke-man), adv.
D'une manière synthétique. Démontrer synthétiquement une proposition.
— ÊTYM. Synthétique, et le suffixe ment.
t SYNTHÉTISME (sin-té-ti-sm'), s. m. Terme de chirurgie. Ensemble des quatre opérations nécessaires pour faire la synthèse, c'est-à-dire pour réduire une fracture et la maintenir réduite : l'extension, la réduction, la coaptation et le bandage.
t SYNTURÔNE (sin-trô-n'), adj. Terme du polythéisme. Divinités synthrônes, divinités représentées assises également sur des trônes.
— ÊTYM. £ûv6povoi;, de oiiv, avec, et Opovoi;, trône, t SYNTONINE (sin-to-ni-n'), s. f. Fibrine musculaire (de oùv, avec, et tôvo;, cordon).
t SYNTROPHIQUE (sin-tro-fi-k'), adj. Terme de botanique. Qui vit sur un autre corps vivant, sans en tirer sa nourriture.
— ETYM. ïùv, avec, et Tpoç^, nourriture.
t SYPmLICO.ME (si-fi-li-ko-m'), s. m. Nom donné aux hôpitaux et aux dispensaires spécialement destinés au traitement de la syphilis.
— ÊTYM. Syphilis, et xo|ietv, soigner, traiter.
t SYPUILIDE (si-fi-li-d'), j. f. Terme de médecine. Nom donné aux affections cutanées qui sont sous la dépendance de la syphilis.
i SYPHILIGRAPUE (si-fi-li-gra-f), t. m. Auteur qui décrit la syphilis. {| On dit aussi syphiliographc et syphilographe.
t SYPUILIGRAPHIK (si-fi-li-gra-fie), ». f. Description de la syphilis. || On dit aussi sypbiliographie et syphilographie.
— ÊTYM. Syphilis, et fpâçeiv, décrire.
t SYPUILIGRAPHIQUE (si-fi-li-gra-fl-k'), adj. Qui concerne la description de la syphilis.
SYPHILIS (si-fi-lis'), ». f. Terme de médecine. Autrefois, maladie où étaient confondues les affections vénériennes; aujourd'hui, maladie spécifique trtnsmise par contact et par hérédité, caractérisé;, à ses différentes périodes, par certains accidents dsnt l'évolution est subordonnée à l'action du virus syphilitique et dont la marche est ordinairement déterminée ; distincte des affections vénériennes, qui, elles aussi, se gagnent par le contact, mais qui ne deviennent pas constitutionnelles.
— HlST. xvr s. De nostre temps Fracaslor s'est montré très excellent en sa Syphilis, bien que ces vers soient un peu rudes, hons. 584.
— ÊTYM. Mol inventé par Fracastor dans son poème latin sur la maladie vénérienne; on ignore s'il le tirait de quelque autre mot; dans tous les cas il l'écrivait syphilis.
t SYPHIMSATION (si-fi-li-ia-sion), ». f. Terme de médecine. Sorte de saturation des organes vivants par le virus syphilitique, ou, mieux, état d'immunité auquel on arrive par une succession de chancres.