‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 165 sur 754 · SYR · texte numérisé non relu

SYR

t SYPHILISER (si-fl-li-zé), v. a. Produire la sypbilisation.

t SYPHII.1SME (si-fi-li -sm'), ». m. Aptitude à

être syphilisc.

SYPHILITIQUE (si-fi-li-ti-k'), adj. Qui appartient à la syphilis. Virus syphilitique. Accidents syphilitiques. Il S. m. Les syphilitiques, les malades affectés de syphilis. Un hôpital de syphilitiques.

— ÊTYM. Syphilis. On trouve siphilidique dans Trévoux, Mém. <72B, t. i, p. 76.

t SYPHILOÏDE(si-fi-lo-i-d'), adj. Qui a la forme de la syphilis.

— ÊTYM. St/philis, et eWoç, forme.

t SYPHILOMANIE (si-fi-lo-ma-nie), ». f. Terme de médecine. Monomanie qui consiste à croire qu'on est en proie à l'infection syphilitique; elle se rencontre non-seulement chez les syphilitiques guéris , mais aussi chez ceux qui n'ont eu ni accidents syphilitiques ni accidents vénériens.

— ÊTYM. Syphilis, et manie.

SYPHON, s. m. Voy. siphon.

SYRIAQUE (si-ri-a-k'), adj. || i' Se dit de la langue que parlaient les anciens peuples de la Syrie. Leur langue vulgaire [des Juifs] fut la syriaque ou chaldaiique, telle qu'elle est dans Daniel, FLEURY, Mœurs des Israél. tit. xxvin, 3' part. p. 3B6, dans POUGENS. Il S. m. Le syriaque, la langue syriaque. || Adj. Qui est écrit en langue syriaque. Les traductions syriaques des auteurs grecs. Il 2° Adj. Ulcères syriaques, l'angine couenneuse, ainsi dite parce que cette affection a été observée dans l'antiquité en Syrie.

t SYRIEN, ENNE (si-riin, riè^i'), adj. Terme de géographie. Qui appartient à la Syrie. || Lettres syriennes, dénomination par laquelle les auteurs anciens désignent les écritures de forme cursive, qui remplacèrent les caractères cunéiformes.

SYRINGA (si-rin-ga), s. m. Voy. seringat. Syringa est une erreur du Dictionnaire de l'Académie ; c'est non pas le nom du seringat, mais le nom linnéen du lilas.

I SYRINGE (si-rin-j'), ». f. \\ i' Flûte de Pan, tlûte à sept tuyaux. || On a dit aussi syrinx. Syrinx parle et respire aux lèvres du berger, A. CHÉNIEH, éd. FOUQUIÈRES, ÉpigT. p. «08. || 2» Nom donné par les Grecs aux plus magnifiques des sépultures royales de Thèbes, en Egypte, celles de Biban-el-Molouk. Ces tombes royales, ou syringes, selon l'expression des anciens, étaient encore au nombre d'environ quarante au temps de Strabon, LETRONNE, Instit. Mém. Acad. inscr. t. ix, p. 353. Il On trouve aussi syringue.

— ÊTYM. SOpiYE, tuyau. Sépultures ainsi dites parce qu'elles étaient creusées dans le roc comme les tuyaux de la fliite de Pan.

SYRINGOTOME (si-rin-go-to-m'), ». m. Terme de chirurgie. Instrument dont on se servait autrefois pour l'opération de la fistule à l'anus.

— ÊTYM. SOpiyÇ, fistule, et Te'iiveiv, couper. SYRINGOTOMIE (si-rin-go-to-mie), ». f. Terme

de chirurgie. Opération de la fistule par incision.

— ÊTYM. Voy. SYRINGOTOME.

f SYRIUM (si-ri-om'), ». m. Sulfure de nickel, mêlé de fer, de cobalt et d'arsenic, pris pour un corps simple.

t SYRO-ARABE (si-ro-a-ra-b'), adj. Qui appartient à la Syrie et à l'Arabie. || Langues syroarabes, synonyme de langues sémitiques.

+ SYRO-CHALDAÏQUE (si-ro-kal-da-i-k'), ». m. Nom de l'un des dialectes araméens. Le syrochaldaïque, langue vulgaire qui se forma chez les Juifs par suite des altérations de l'hébreu, que ll'on parlait en Palestine , au temps du Christ, et qui est employée dans les grandes compositions rabbiniques appelées Talmud, fh. lenor- UANT, Manuel d'hist. ane. de l'Orient, Les temps primif. p. <20.

t SYRO-MACÉDONIEN, ENNE (si-ro-ma-sé-doniin, niè-n'), adj. Qui appartient à l'empire grec de Syrie. L'époque syro-macédonienne est fort célèbre parmi les chronologistes.

SYROP, SYRUPEUX. Voy. sirop, sirupeux.

t SYURHIZE(si-rri-z'),od;. Terme de botanique. Se dit de l'embryon, lorsque la radicule est un peu soudée avec le périsperme.

— ÊTYM. Eùv, avec, et f (to, racine.

SYRTES (sir-f), ». f. plur. Sables mouvants, très-dangereux pour les navires. Que Neptune en courroux, s'élevant sur la mer. D'un mot calme les flots, mette la paix dans l'air. Délivre les vaisseaux, des syrtes les arrache.... boil. Art p. ni. Il On distingue la Grande Syrte et la Petite Syrie, d'où le pluriel les Syrtes.

SYS

— HIST. xni* s. La navire fut empainie en mer pour alerdroitparmi ces cyrteset ces trcspas périlleux, G. DB TYH, Hist. occid des crois, t. ii, p. 573.

— ÊTYM. ïupTi;, de oipeiv, agiter, remuer, balayer.

t SYSSARCOSE (si-ssar-kô-z'), ». f. Terme d'anatomie. Union des os par le moyen des chairs ou des muscles ; telle est l'union des omoplates avec les côtes.

— HIST. XVI* s. L'omoplate est attachée par les muscles venans des vertèbres et de la teste ; cette attache et conjonction est nommée syssarcose, paré, rv, <9.

— ÊTYM. EuffoipxwiTtc , de oùv, avec, et oàp?, chair.

t SYSSIDÈRE (si-ssi-dè-r'), ». m. Météorite contenant du fer avec des grains pierreux.

— ÊTYM. £ùv, avec, et otSripoç, fer.

t SYSSITIE (si-ssi-tie), ». /. Repas fait en commun, chez les Spartiates. Syssities lacédémoniennes.

— ÊTYM. ïuiTCTtTCa, de dùv, avcc, et oitoç, aliment. + SYSSOMIEN, IKNNE (si-sso-miin, miè-n'), adj.

Terme de tératologie. Monstres syssomiens, ou, substantivement, les syssomiens, monstres comprenant ceux qui constituent des êtres doubles à deux corps confondus et comme entrelacés l'un avec l'autre.

— ÉTVM. £ùv, avec, et <x<3(ia, corps.

SYSTALTIQUE (si-stal-ti-k'), adj. Terme de physiologie. Qui a le caractère de la systole. Mouvement systaltique des artères.

— ÊTYM. £vi(JTaXTixà«, de ffvircéX>eiy, contracter

(voy. SYSTOLE).

SYSTÉMATIQUE (si-sté-ma-ti-k'), adj. || 1» Qui se rapporte à un système, à une vue d'ensemble. Cette loi d'Auguste [julia, sur le mariage] fut proprement un code de lois et un corps systématique de tous les règlements qu'on pouvait faire à ce sujet, MONTESQ. Espr. xxiii, ai. Le génie seul peut former un ordre systématique des choses et des faits, de leurs combinaisons respectives, de la dépendance des causes et des effets, buff. Min. t. IV, p. 9. Le véritable esprit systématique, qu'il faut bien se garder de prendre pour l'esprit de système, avec lequel il ne se rencontre pas toujours, d'alemb. Œuvr. t. i, p. 302. Tournefort avait donné le premier une méthode vraiment systématique de classer les plantes, condorcet, Linné. \\2' Qui se rapporte à un système, en tant que ce système est plutôt une conception de l'esprit qu'un résultat scientifique. Opinion systématique. Les idées systématiques de la philosophie rationnelle, dider. Interprét. de la nat. n* 29. L'esprit systématique est bien plus dangereux que les systèmes, sennebier, Ess. art d'obs. t. 11, p. 314, dans pougens. Il Médecine systématique, celle qui est faite d'après un système, par opposition à la médecine expérimentale. La médecine systématique me parait (et je ne crois pas employer une expression trop forte) un vrai fléau du genre humain, d'alemb. Mélanges, etc. t. v, $ vi. || 8* Il se dit des personnes qui poursuivent les systèmes, les vues d'ensemble. Descartes avait l'esprit systématique et l'invention des desseins [attribués à Dieu, à la nature], vauvenargues. Du génie. Un des plus savants hommes de l'Europe dans les langues et dans l'histoire, mais systématique comme tous les savants, volt. Louis XIY, Écrivains, Bochart. Il Substantivement. Un systématique. Des systématiques. || 4° Il se dit, dans le langage général, des opinions, des sentiments auxquels on s'enlcte comme à un système. C'est , si l'on peut s'exprimer ainsi, une fureur systématique, telle qu'on en voit beaucoup en Italie, stael, Corinne, x, s.

— ÊTYM. Lat. systematicus, de (ru<rn(iiiaTix6«, de ava^fiiiix, système.

SYSTEMATIQUEMENT ( si-sté-ma-ti-ke-man ), adv. D'une m.inière systématique.

— ÊTYM. Systématique, et le suffixe ment.

\ SYSTÉ.MATISATION (si-sté-ma-ti-za-sion),». f. Réunion en corps de doctrine de faits jusqu'alors isolés. Systématisation anatomique. Systématisation physiologique. Le code des lois positives dont il [un corps de jurisprudence] offre la systématisation et le commentaire, coubnot. De l'enchatnement, etc. t. 11, p. 4 6«.

t SYSTÉMATISER (si-sté-ma-ti-zé), V. a. Réunir des faits ou des opinions en un seul corps de doctrine. Une science est systématisée, qu.ind on reconnaît que tous ses phénomènes dépendent d'un petit nombre de faits, destutt-tract, Met*. sc.mor.etpol. 1. 1, p. 406. Les anciens, dont l'esprit

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