PALISSY
— ÊTYM. Taper a.
t TAPONNAGE (ta-po-na-j*), f. m. Action de Uponner les cheveux. Je suis bien aise que vous ayez compris la coiffure; c'est justement ce que vous aviez toujours envie de faire; ce taponnage vous est naturel, il est au bout de vos doigts, SÉv. 42.
t TAPONNER (U-po-né), «. a. Arranger les cheveux en tapons, sorte de coiffure des dames du temps de Louis XIV. Le bel air est de se peigner pour contrefaire la petite tête revenante ; vous taponnerez tout cela à merveille ; cela est fait en un moment, SEV. fB avril (87(.||Se taponner, ». réfl. Se coiffer en tapon. Cette mode durera peu, elle est mortelle pour les dents ; taponnez-vous seulement par grosses boucles, comme vous faisiez quelquefois; car les petites boucles rangées de Montgobert sont justement du temps du roi Guillemot, SÉv. 4 avril 4674.
— ÊTYM. Tapon.
TAPOTÉ, ÉE (ta-po-té, tée), part, passé de tapoter. Des enfants continuellement tapotés.
TAPOTER (ta-po-té), V. a. Terme familier. Donner de petits coups à plusieurs reprises. || Jouer du piano avec négligence ou inhabileté.
— HIST. XVI* s. Il aimeroit mieux avoir perdu tout son bien pluslost que son nom fust tapoté par toutes les cours, barres, auditoires... cakloix,
— ÊTYM. Fréquentatif de Joper 4.
t TAPCRE (ta-pu-r'), s. f. Arbrisseau de la Guyane, vulgairement bois de golette.
t TAQUEjta-k'),s. f. Plaque de fer fondu.
TAQUÉ, EE (ta-ké, kée), part, passé de taquer.
TAQUER (U-ké), t). o. Je Uquais, nous Uquions, vous taquiez ; que je taque, que nous taquions, que vous taquiez. Terme d'imprimerie. Passer le taquoir sur une forme.
— ÊTYM. Voy. TAQUOIR.
t TAQUERET (U-ke-rè), ». m. Plaque de fonte, dans un fourneau de forge.
t TAQUERIE (la-ke-rie), t. f. Terme de métallurgie. Ouverture par laquelle on introduit le combustible dans les fourneaux à réverbère.
TAQUET (U-kè), ». m. || 1* Terme de marine. Crochet de bois à deux branches, qu'on attache sur le mât ou sur le plat-bord, pour y amarrer quelque manœuvre. || Poulie à taquet, poulie dont la caisse est garnie d'un renfort dit taquet, qui empêche la poulie de se coucher. || 2* Terme de menuiserie. Petit morceau de bois taillé pour maintenir l'encoignure d'un meuble. || Bout de bois qui sert à porter le bout d'un tasseau ou d'une barre qu'on ne peut pas arrêter avec des clous. Il 3* Petits piquets qu'on enfonce en terre, pour servir de repères dans un alignement. Il 4* Terme de fauconnerie. Ais sur lequel on frappe pour faire revenir l'oiseau.
— ÊTYM. Dimin. de l'anc. franc, tae, qui signifiait clou, pointe; esp. loco, clou, cheville; et qui vient de l'allemand (voy. tache, à l'étymologie).
TAQUIN, INE (ta-kin, ki-n'), adj. || 1* Vilain, avare, qui chicane sur la dépense; il vieillit, en ce sens, qui est le sens propre. J'ai bien peur qu'il n'y ait bien des fautes [dans un livre]; car tous nos libraires sont bien taquins et bien ignorants, GUI PATIN, Leit. t. II, p. 340, dans pouobns. Courtenvauz était avare et taquin, et, quoique modeste et
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respectueux, fort colère, sT-ant. 454, to«. ||>* Par changement de leni, qui s'amuse à quereller sur de petites choses, pour le plaisir de contrarier. Ua enfant jaloux et taquin. Ceux qui connainent le ' caractère taquin, opiniitre, vindicatif, bachaumont, Jr^. teer. t. zxxm, p. S4.||Sub»(. Quel ennuyeux taquin I
— HIST. XV* s. Icelui Pierre appela le suppliant arlot taquin... qui veut autant dire... truand, bastard, Lettres de rnnii>ton, 4 414, dans le Dict. d* DOCHEZ. Il XVI* g. Un prodigue despensier qui consumera tout, ils luy reprocheront qu'il sera un taquin mechanique, amyot, Comm. dise, le flatt. 36. Nous disons avare ou avaricieux, eschars, taquin, H. EST. Précellerue. Les courtisans estimoient Louis XII uu taquin, pour estre plus retenu en ses dons, e. PASQinES, Lett. xii, s.
— ÊTYM. Espagn. tacaiio; napolit. taceagru), avare. Le radical paraît être tae, clou, ce qui attache ; le (ai^utn étant tenace de ce qu'il possède (voy. TACHE, i l'étymologie). Une autre étymologie, séparant la^ui'n de taceagru), dit que le taquin, avare, a été nommé ainsi à cause de l'avarice d'un officier de la bouche chez Louis XI, nommé Taquin (voy. ddclos. Preuves de Louis II,
TAQUINÉ, ÉE (ta-ki-né, née), part, passé de taquiner. Cet enfant taquiné sans cesse par ses camarades.
TAQUINEHENT (ta-ki-ne-man), odv. D'une manière taquine.
— HIST. ivi* g. Taquinement, oudin, Xh'd.
— ÊTYM. Taquine, et le suffixe ment.
TAQUINER (ta-ki-né), ». n. || 1* Avoir l'habitude
de contrarier et d'impatienter pour de minces sujets. Il 2* Y. a. Taquiner un enfant. || 8* Se taquiner, V. réjl. Ces deux enfants se taquinent sans cesse.
— ÊTYM. Taquin.
TAQUINERIE (ta-ki-ne-rie), « ^. 1| 1* Caractère de celui qui est taquin. M. de Castries est d'une taquinerie insupportable, baron de besenval, Jf^m. t. ni, p. 93, dans pougens. || 2* Action de celui qui taquine. Cessez vos taquineries.
— HIST. xvi* g. La taquinerie [taquanerie, dans l'éd. Mérimée, bibl. Elzévir] fut qu'en montant le degré, les laquais estèrent les espérons de leurs maistres, et les miens me demeurent, d'aub. Fien. Il, 4 s. La faulte qu'il a commise est précédée ou d'infirmité, ou d'erreur, ou de hastivité, ou de paresse, ou de taquinerie [avarice], auyot, Comw. refrén. la colore, so.
— ÊTYM. roqutner; espagn. tacaiieria.
TAQUOIR (ta-koir), ». m. Terme d'imprimerie.
Morceau de bois de sapin, doublé de chêne, sur lequel on frappe avec un maillet pour mettre de niveau toutes les lettres d'une forme.
— ÊTYM. L'anc. franc, tae, ce qui attache, clou (voy. TACHE, à l'étymologie).
t TAQUON (la-kon), ». m. Terme d'imprimerie. Garniture qu'on met au tympan, ou sous les caractères, pour que toutes les lettres viennent bien.
t TAQUONNER (U-ko-né), V. a. Terme d'imprimerie. Mettre des taquons.
t TARABÉ (ta-ra-bé), ». m. Perroquet du Brésil.
t TARABISCOT (ta-ra-bi-sko), ». m. Terme de menuiserie. Petite cavité, dite aussi grain d'orge, qui sépare une moulure d'une autre ou d'une partie lisse. Il Outil avec lequel on fait cette cavité.
TARABUSTÉ, ÉE (ta-ra-bu-sté, stée), par». pott< de tarabuster. Dame, on a l'esprit tarabusté de toute sorte de besogne, gherardi, Thédl. ital. 1. 1, p. 230.
TARABUSTER (U-ra-bu-sté), V. a. \\ 1* Importuner, contrarier par des interruptions fréquentes, du bruit, des discours i. contre-temps. Qui est-ce qui vient me tarabuster ? Tu ne fais que tarabuster mon attention d'un endroit à un autre, hamilt. Hist. de Perth. et Férand. dans le conte du Bélier. Il 2* Traiter rudement, tourmenter. Monsieur, si vous saviez comme il me tarabuste, boursault, Fabl. dÉs. m, «. N'est-ce pas assez d'une annco X se tarabuster l'espritT du cerceau, Poés. Valise du poète. Votre amitié pour moi a la malice de tarabuster le marquis A..., et de lui faire sentir que quelquefois les plus grands seigneurs ne laissent pas d'être obligés de payer leurs dettes, VOLT. te»». Cideville, 25 nov. 4 768. Ma mère, vous avez dans la tête quelque chose qui vous tarabuste, ÉLIE BEHTHET, (a Ferme de l'oseraie, xui.
— Hl.ST. ivi* g. Ne m'en tabustez plus l'entendement, hab. Garg. 1, ». Par Dieu, coquins, si vous me tabustez icy, je vous coupperai la leste à
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Ireslou», ID. Pan», n, <B. Tarabuster, cotoiutb. Il |1« diable] »e fouroit dedani [les idoles des païens], bruioit et tarabustoit quelquefoy», quelquefoys gectoit feu et flamme par la gueuUe, bomivard, Source de l'idoldtrie, p. ».
— £TYM. Forme exteasiye de tabuster; génov. larabusquer ; Berry, tabuter, tabuster. Comparez le provenç. tabust, vacarme, tabussar; Ital. tambassart, faire du bruit. Tabut est aussi dans Rabelais : Fagoteurs de tabus [incitateurs de querelles], Carg. l, SO.
t TARAISON (ta-rê-zon), ». f. Tuile qu'on place devant l'entrée du fourneau de verrerie, pour diminuer cette ouverture.
t TARANCIIE (ta-ran-ch"), t. f. Grosse cheville de fer qui sert à tourner la vis d'un pressoir.
I.TARARK(ta-ra-r'), tnter;. familière. Il marque la moquerie, le dédain. Lélie : S'il faut pour l'obtenir que tes genoux j'embrasse. Vois-moi.... — MascariUe : Tarare 1 mol. l'Ét. m, 12. G. Dandin : De grâce.... — Lubin : Non. — G. Dandin : Je te donnerai.... — Lubin : Tarare I ni. G. Dand. a, 7. Dorante par mes soins l'épousera, — Tarare 1 Elle est dans nos filets, regnabd, le Joueur, i, 2. || Tarare pon-pon, se dit pour se moquer de la vanité étalée par quelqu'un dans un récit, dans des projets. Hippolyte : Mais il m'aime, tu vois. — Jacinte : Lui I tarare pon-pon t bouhsault, les Deux Nicandres, i, «.
— Ktyji. Mot de fantaisie ; voyez dans CoquiUart un mot de ce genre : Nous parlâmes tariatara Puis, do monsieur, puis de madame, le Monol. de la botte de foin.
t 2. TARARE (ta-ra-r^, ». m. Tarare ventilateur, dit aussi van mécanique, cribleur, machine qui sert à nettoyer et épurer i fond le blé.
t TARASPIC (ta-ra-spik) ou TÉRASPIC (té-raspik), ». m. Nom vulgaire et corrompu de thlaspi. Il est à remarquer que les espèces nommées téraspic par les jardiniers appartiennent non au genre thlaspi, mais au genre ibéris.
fTARASQUE (ta-ra-sk'), ». f. Représentation d'un animal monslrueut que l'on promène solennellement à Tarascon et dans plusieurs autres villes de France.
TARAITI) (ta-rô), ». m. Outil qui sert à tarauder. Il Outil do fer pour creuser des écrous de bois. Il Kspèce de tarière dont se servent les charrons, il l'etit morceau de bois pour tendre les cor<Je3 autour de la perche des arçonneurs.
— lllST. rvi* s. Tarault, cotghave.
— ÊTYM. Même radical que dans tariir» (roy. ce mot).
t TARA0DAGE (ta-rô-da-j'), ». m. Action de tarauder.
TARAUDÉ, ÉB (ta-rô-dé, dée), part, passé do tarauder.
TARAUDER (ta-rô-dé), v. a. Percer en spirale une pièce de bois ou de métal, de manière qu'elle reçoive les filets d'une ris. || Tarauder une vis, lui faire des canelures qui mordent dans le bois ou •'enchâssent dans un écrou.
— REH. L'usage a prévalu d'employer tarauder (et ',~Br suite taraud et taraudage) indistinctement pour faire dans un écrou les logements des filets d'une vis, ou pour faire ces filets eux-mêmes sur la vis; on a pourtant pour ce dernier cas : filière, filetage et fileter.
— ÉTYM. Taraud.
t TARAXACINE (ta-ra-ksa-si-n*), ». f. Terme de chimie. Matière amère du taraxacum dens leonis, L.
t TARAXACUM (ta-ra-ksa-kom'), ». m. Nom latin du pissenlit (synanthérées), ayant une trentaine d'espèces, parmi lesquelles on distingue le taraxacum dent-de-lion, dit vulgairement liondent, pissenlit, couronne de moine et dent-de-lion; quelques auteurs l'appellent taraxacum commun, et d'autres ont confondu les genres t&raxacum et léonlodoii, parce que le pissenlit a été le leontodon taraxacon,
LEOOARANT.
— exYM. Taramaeum, latin des botanistes, de ripati;, trouble, et àxtoiiai, guérir : plante calmante.
tTARAXIS (ta-ra-ksis), ». m. Terme de médetine. Altération de la vision résultant d'une légère tphthalmie ou d'une cause vulnérante.
— CTYM. TioolK, trouble.
t TARBOUCH (tar-bouch), ». m. Espèce de turban; bonnet de couleur rouge i gland bleu. Tous tes membres de l'ambassade turque en France portent U tarbouch.
— 6TYII. Turc, tharbouth, bonnet de laine rouge i flamme bleue.
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TARD (tar ; le <i n* se lie jamais), adv. de temps.
Il l» Quand le temps convenable est passe; après le temps ordinaire. Le corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus, LA FONT. Fabl. I, 2. On se levait trop tard, on SB couchait trop tôt, in. ib. vn, 2. La mort est un remède à trouver quand on veut, Et l'on s'en doit servir le plus tard que l'on peut, mol. le Dép. IV, *. Voitur* et Sarrasin étaient nés pour leur siècle, et ils ont paru dans un temps où il semble qu'ils étaient attendus; s'ils s'étaient moins pressés de venir, ils arrivaient trop tard, et j'ose douter qu'ils fussent tels aujourd'hui qu'ils ont été alors, la bruy. un. Ancienne histoire, ancienne astronomie, ancienne physique.... tout cela n'est qu'ancienne absurdité, qui doit faire sentir le bonheur d'être né tard, volt. Dict. phil. Axe. Les gouvernements sont comme les hommes: ils se forment tard, ro. Mœurs, 188. Il faut dans ces affaires [persécutions pour un livre] agir comme en temps de peste : eito, longe, tarde, fuyez vite, allez loin, revenez tard, m. Lett. Tressan, ii févr. (776. {| Tôt ou tard, dans un temps éloigné ou dans un temps prochain. Tout doit à la fin rentrer dans l'ordre, et mon tour viendra tôt ou tard, ». I. Rouss. 2* promen. || Pas plus tard que demain, très-prochainement. Vous, ma nièce et ma fille, deux impertinentes que je renfermerai dans un couvent pas plus tard que demain, dancourt. Prix de l'arqueb. se. H. || 2° Tard, par rapport à la journée, vers la fin du jour. Il est rentré fort tard. || 3° Il s'emploie adjectivement au même sens. U est tard, après tout, de m'en vouloir dédire; Aujourd'hui l'on s'assemble, aujourd'hui l'on conspire, corn. Cinna, i, 2. Mais, seigneur, c'est bien tard s'opposer à l'orage, rac. Alex. II, 2. Il II se dit de la fin de la journée. Je ne croyais pas qu'il liit si tard. Je vais donc couper la tête à mon coq [qui devait ressusciter â l'aide d'un élixir], continuait le charlatan ; mais, comme il est tard et que cette opération est digne du grand jour, ce sera pour demain, volt. Dial. 26. Il se fait déjà tard, et partons au plutôt, boissy, Deh. tromp. m, 3. || i' Substantivement. Au plus tard, dans le cas où on tarderait le plus. Dans une heureau plus tard vous essuierez ses larmes, corn. Poly. I, 1. Il Sur le tard, dans la soirée. Lui donner tous les matins le bonjour, et sur le tard le bonsoir, pasc. Prov. ix. On voit toujours sur le tard Venir l'omelette au lard Qu'au secours de ta faim le ciel propice envoie, chaul. à La Fare, à ForUainebleau, en 470(. || Fig. Tardivement. À peine sur le tard rentre-t-on en soi-même, corn. Imit. ni, 44. M. de Mortemart, s'étant avisé sur le tard d'un héroïsme de probité et de vertu, «"en prit que le fanatisme, st-sim. (27, 145. || Terme de pêche. Voyage de tard, second voyage que les pêcheurs de morue font dans l'année à Terre-Neuve. Il Proverbe. Il vaut mieux tard que jamais. Je ne crois pas que nous puissions recevoir de nouvelles bien fraîches; et c'est en cette occasion qu'il faut dire : il vaut mieux tard que jamais, maintenon, Lett. à M. d'Aubigné, 28 juin, t. i, p. (<5, dans
POUGENS
— IiEM. Tard adverbe ne se met qu'après le verbe.
— HIST. II* s. Mais lui ert tart [il lui tarde] qued il s'en fust alez. Saint Alexis, xm. En Rencesvals est tart del repairer.... [il est tard pour se rendre en....], Ch. de Roi. CLXxvn. || xni* s. X tart avez, dame, ce conseil pris, quesnes. Romancero, p. <08. Qui mangée l'auront ains que soit guère tart, Berte, xxii. Et par ce pot on entendre k'on pot bien venir trop tart à fere se [sa] demande, BEAUM. VHi, <(. Le soir tout tart me dit monseigneur Aubert de Narcy, que nous l'alissions veoir, joinv. 218. ||xiv* s. Et quant vient sur le tard, Modus, f* XLVin. ||xv* s. Alors elle, pour l'heure tarde, le baisa, et puis luy dist : Allez-vousen, je ne sçay que voulez dire, Jeh. de Saintré, ch. <8. Il estoit jà sur le tard, comm. n, (. Encor vault mieux tart que jamais Soy repentir de ses meffais, e. descii. Poés. mss. C 64i.||xvi' s. On dit qu'il se meit bien tard et sur l'arriére saison de son aage à apprendre les lettres grecques, amtot, Caton, b. U estoit grossier et peu subtil de nature, et s'appercevoit à tard des faultes qu'on luy faisoit, ID. ArUon. 28. Ils sortiront du colombier, sans beaucoup s'en esloigner pour l'obscurité et l'heure tarde du jour, o. de serres, 395. Qui tard veut ne veut, cotgrave.
— ETYM. Génev. eenir à tard, arriver à tard ; Berry, ne venexpat à tard; wallon, tdr, tour;
TAR
provenç. tari, tard: espagn. tarda, tarde; ital. tardo, tardi ; du lai. (ardu», et l'adv. larde.
t TARDEMENT (tar-de-man), ». m. Action do larder.
— HIST. zvi* s. Je suis en merveilleux ennuy de ce que j'ay sceu qu'elle s'esbahit du tardement do mon retour, marquer. Lett. 67.
— ETYM. Tarder; provenç. tardament, tarzament; itai. tardamento.
TARDER (tar-dé), v. n. || 1' Ne pas se hâter suffisamment de faire une chose. Souvent qui tarde trop se laisse prévenir, corn. Uodog. iv, 7. El que dans mon désert ou j'ai fait vœu de vivre. Vous soyez, sans tarder, résolue à me suivre, MOL. Jft'î. V, 7. Puisse la chrétienté ouvrir les yeux! que tarde-t-elle â se souvenir et des secours de Candie et de la fameuse journée de Raab, où Louis renouvela dans le cœur des infidèles l'ancienne opinion qu'ils ont des armes françaises ? Boss. Uar-Thér. [ô mort] Que tardes-tu î parais; que je m'élance enfin Vers cet être inconnu, mon principe et ma fin, lamart. llédit. V. Il Bien que tarder à, avec un infinitif, soit plus usité, on dit aussi : tarder de. || 2" S'arrêter, ou aller lentement , en sorte qu'on vienne tard. Pourquoi avez-vous tant tardé? Vous avez bien tardé à venir. || 3° Ne pas tarder, avec un nom de personne pour sujet, faire bientôt, obtenir bientôt ce dont il s'agit. Le peuple de Dieu ne tarda pas d'imiter les mœurs des Cananéens, des qu'il eut contracté avec eux les liaisons et la familiarité que Moïse leur avait défendues, mass. Confér. Fuile du monde. La cour de Madrid ne doit pas tarder à voir augmenter ce tribut, raynal, Ilist. phil. VI, 25. Il 4* Il se dit avec un nom do cliose pour sujet, et exprime la lenteur, le retard ; so construisant avec à ou d« et l'infinitif. Si le sens de vos vers tarde à se faire entendre, Mon esprit aussitôt commence à se détendre, boil. Art p. t. Que ton retour tardait à mon impatience! RAC. Bajaz. i, i. Le relâchement ne tarde pas de nous paraître innocent pour nous, dès qu'il nous a paru innocent dans les autres, mass. Profess. relig. Serm. 2. Le jour du départ ne tarda pas d'arriver, chateaudr. Itin. part. 7. {| 6° Impersonnellement. Avoir de l'impatience, trouver le temps long pour ce qu'on désire, avec que et le subjonctif, ou de et l'inruiilif. Il me tarde bien que mon procès soit fini. U me tardait que ma maison fiit bàtic. Le récit de mss malheurs dit-il, serait trop long. — Non. non, répondit-elle; il me tarde de les savoir, iii.N. Tel. i. A l'instant Télcmaque semble voler dans ces espaces vides et immenses, tant il lui tarJe de savoir s'il verra son père, ID. ib. xvm. Tandis que dans sa mansarde Jeanne veille et qu'il lui tarde De voir rentrer son mari, bérang. Ivrogne. \\ Après i( me tarde que on trouve au subjonctif le ne explétif; mais ce ne n'est plus usité. Il me tarde déjà que je n'aie des habits raisonnables, pour quitter vite ces gucnille.s, mol. Jfor. forcé, 4. U me tarde que je ne goûte le plaisir de la voir, id. Sieil. (O. ||6" S'arrêter, séjourner; sens vieilli. D'où l'on peut tirer une conséquence infaillible, que, si le plus jeune des deux frères était en âge de se marier quand César partit d'Egypte , l'aîné en était capable quand il y arriva, puisqu'il n'y tarda pas plus d'un an, corn. Pomp. Examen. Ces héros.... prirent terre à Lemnos, dont était reine Hypsipile, et où ils tardèrent deux ans, id. Toison d'or, Examen. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Il 7° V. a. Retarder; emploi vieilli. X des cœurs bien touchés tarder la jouissance. C'est infailliblement leur croître le désir, malh. ii, 9. Certes, je ne pense pas que de si faibles considérations dussent tarder une si juste entreprise, balz. Liv. iv, lett. )0.
— SYN. tarder, différer. L'idée propre de tarder est celle d'être, de demeurer longtemps à venir, à faire, et l'idée de différer celle de remettre, de renvoyer à un autre temps, à un temps plus éloigné.
— HIST. XI* s. Quant aler dei [je dois], n'i ai plus que targer, Ch. de Roi. ixv. Et OUvers 1)0 ferir ne se target, ib. cni. || in* s. Mais vo [votre] voloir trop targe à ma merci, Coxtci, m. Dune apela li reis frère Franc l'aumonier : Va tost à l'apostolie, fait-il, ne te targier. Th. le mari. 54. Iliiii- s. Mes je te lo [conseille] que tu te taignes [tiennes] Bien près de li por Dous-regart, Que ses solas trop ne te tart, la Rote, !«734. Cest celé [papelardie] qui en recelée, Quant nus [nul] ne s'en puet prendre garde. De nul mal faire ne sa
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tarda, ib. 441. Bniemont, dist li Tura, porquoi Urges-tu tant? Plus est de mie nuit, pr(s est l'aube aparant, Ch. d'Ant. vi, 678. || xv' s. X la tierce fois que chascnn montast sans targer, FROiss. I, I, 37. Et lui tardoit qu'il ne fiist jà i cheval, comm. it, ». Sa maistresse l'envoyoit devers le curé, pour savoir qui le tardoit tant de venir, tODis xi, Nouv. Lvi. || xvi* s. Ains [avant] que boire et manger, Ses chefz de guerre a mandé sans targer, J. harot, v, (OO. 0 puissant Pan, de ton hault lieu regarde Ces cas piteux, et i venir ne tarde Donner secours à tes simples brebis, iiarot, i, 3)7. Je m'en vengeray, quoy qu'il tarde [quelque tard que ce soit], dksper. Cr/mbal. «04. Il me tarde tant que je ne vous voy, et tant et tant je le désire. ...maro. Lelt. xj. Quoique fol larde, jour ne tarde, cotorave.
— Ktym. Norm. targer, targier; wallon, fdrd^, taurdé ; provenç. tardar, tarzar ; espagn. tardar ; ital. lardare; du latin tardare. La forme targer suppose un latin barbare tardiare.
TARDIF, IVE (lar-dif, di-v'), adj. \\ 1* Qui ne se hâte pas assez, avec un nom de personne, ô remède trop lenti ô filles trop tardives, rotr. Hercule mour. rv, I. Un Turenne qui, plus tardif en apparence, n'en était que plus sûr du succès, mass. Ur. /un. Louis le Grand. L'impétueux Turnus, avide de combats, De sa troupe tardive a devancé les pas, DELaLE, En. ix. Némésis, la tardive déesse, Qui frappe le méchant sur son trône endormi, A. CHÉNiER, à Charlotte Corday. || Tardif à. Ô cœurs pesants et tardifs à croire nonce qui est écrit pas les prophètes, mais ce qui a été promis par Jésus-Christ même, Boss. i" instr. past. 37. il l' Poétiquement. Qui vient le soir. [Si j'étais étoile] Je viendrais chaque nuit, tardif et solitaire. Sur les monts que j'aimais briller près de la terre, lamart. Médit, n, 8. || 8" Lent, en parlant de choses. Nestor le reconnaît et se hâte, mais d'un pas pesant et tardif, de l'aller recevoir, fén. Tél. XI. [La justice divine] .... n'en est pas moins redoutable Pour être tardive à punir, j. b. rouss. Odes, I, 4. Ils n'obéissent jamais mieux que quand ils vont à pas tardifs, montesq. Esp. v, io. Si ta voile tardive attend ici l'aurore. Bientôt tu la verras armer tous ses vaisseaux. Te suivre, t'arrêler, t'altaquer sur les eaux, delillb, En. rv. Il 4" Oui vient tard, trop tard, avec un nom de cliose. Une occasion si tardive à s'offrir, mairet, Solim. I, 2. Les sermons du P. Bourgoing n'étaient pas le fruit de l'étude lente et tardive, boss. Bourgoing. 11 [M. de Montausierl savait qu'une charité tardive, selon les Pères de l'Eglise, avait plus d'avarice que de piété, id. Duc de Monl. ô soins tardifs et superflus I rac. Phèdre, v, o. Je fixai à cet instant la tardive époque de mon retour à mes devoirs, J. J. ROUSS. Ûél. V, ». La nuit est tardive à leur impatience, H. J. chén. Charles II, iv, 3. || 6" Qui se forme, se développe lentement. Ces sortes d'esprits sont tardifs. X la campagne et dans le pauvre peuple, les enfants sont plus tardifs, parce qu'ils sont mal et trop peu nourris ; il leur faut deux ou trois années de plus, bufp. Ilist. nat. Hom. Œuv. t. IV, p. 238. [| Arbre tardif, arbre qui arrive tard à son plein développement. Bon, disais-je en moimême, les arbres tardifs sont ceux qui portent les meilleurs fruits, mol. Mal. imag. u, 6. || En un autre sens, arbre tardif, arbre qui donne des fruits tardifs. || 6" Ea parlant des fruits, qui miirit tard. Cerises, pêches, poires tardives. || Fig. Jeune et brillant héros, dont la haute sagesse N'est point le fruit tardif d'une lente vieillesse, boileau, Disc, au roi. \\ Se dit en parlant de plantes qui fleurissent tard comparativement à d'autres. || Terrain tardif, terrain où les productions sont lentes à venir. || Agneaux, perdreaux, poulets tardifs, ceux qui naissent après les autres.
— IlIST. xu' s. Dedans quatorze jors viendront 11 plus tardif, So*. ixiT. Il xm' s. Père, por Diu, car te haster; Trop es tardius d'à Diu aler, ouï de cambrai, Barl. et Jos. p. «60. Cascuns par soi bien le semont, Qu'il face con loiaus amis. Et del retor ne soit targis, Partonop. v. 202*. Tu ne daigneras ouir leur complainte, car trop sera tardive. Psautier, f «». Si est l'orine cspesse, et li pous sera tardius, alkbhant, t* )0. || xiv s. Quant est as infortunes, l'en doit estre prru- li ut et tardif de appeler ses amis, oreshe, Élli. 2B0. || xvi* s. Combien chacune [étoile] est hastive ou tardive à faire son cours, CALï. Instit. <6. Nous avons l'esprit tardif et hebeté, m. ib. (oo. Mais tu es Dieu pitoyable.... Tardif i estre irrité, marot, rv, 304. Tant les saisons sont tardifves en ce» quartiers là, amyot.
tucuii. M. La sang devient espais , tardif «t congelé, PARÉ, xxn, 8. En noslre siècle, elles (les femmes] réservent plus communément i estaler leurs bons offices et la véhémence de leur affection envers leurs maris perdus.... tardif tesmoignage et hors de saison, mont, m, «77. Ca roi (Charles IX)... juste harquebusier, Giboyoit aux passans trop tardifs à noyer, d'aub. Tragiques, Us Fers. Encor esclorrez-vous, fleurs si franche», si vives. Bien que vous paroissiez dernières et tardives, id. ib. les Feux.
— ÈTYM. Dérivé de tard; wallon, (ddrou, tardif, fadroio, tardive ; Berry, tardi; provenç. tardiu; espagn. lardio; ital. tardivo.
t TARDlFI.ORE(tar-di-no-r'), odj. Terme de botanique. Qui fleurit tard.
— ETYM. Tard, et fleur.
+ TARDIGRADE (tar-di-gra-d'), adj. Terme de zoologie. Oui marche avec lenteur. {| S. m. plur. Famille de mammifères onguiculés qui n'ont point do dents incisives, et dont les doigts sont réunis jusqu'aux ongles, ordinairement très-allongés et crochus. Il Nom d'un genre de vers munis de quatre paires de tubercules locomoteurs armés de crochets, et jouissant de la propriété de se dessécher et de revenir à la vie au contact de l'eau comme les rotilëres. Le tardigrade, ainsi nommé de la lenteur extrême de sa marche, ressuscite comme le rotifère ; il est bien moins petit et porté sur six jambes, bonnet, Contempl. nat. Œuv. t. vin, p. 263, dans pougens.
— ÊTYM. Lat. tardigradus, de tardui, lent , et gradi (inusité), marcher.
t TARDILLON (tar-di-Uon, ii mouillés) ou TAR- DON (tar-don), s. m. Terme rural. Il se dit en général de tous les petits animaux, poulets et autres qui naissent tardivement.
— ÈTYM. Tarder.
TARDIVEMENT (tar-di-ve-man), adv. D'une manière tardive.
— HiST. XII' s. Et maintes foix la puet-on [la tristesse] tant plus tardiement deboteir, ke ele plus longement est en l'appresseie pense, Job, p. 445. Il XVI' s. Les phlegmatiquescuisent [digèrent] leurs viandes tardivement, paré, Introd. 6.
— ÊTYM. Tardive, et le suffixe ment; wallon, tadrowmain.
TARDIVETÉ (tar-di-ve-té), s. f. || 1' Terme do jardinage. Croissance tardive. U y a des fruits estimables pour leur hâtiveté, et d'autres pour leur tardiveté, la quintinye, Jardir^s, dans richelet. ||2' Lenteur de mouvement. U est chaud à cause de la tardiveté de son cours, desc. Météor. 4. La tardiveté du mouvement de Saturne, richelet. Il En ce sens, il est vieux ; mais il mérite d'être remis en usage soit pour la bonté du mot en soi, soit d'après l'exemple de Descartes.
— HIST. rvi' s. Aristides les reprit et blasma à bon esciantde leur négligence et tardivité, amyot,
Arist. 26 i cause de la pesanteur et tardifveté
de la pituite, paré, xx, 20. Regarde sa tardiveté [de la gravelle] ; il [ce mal] n'incommode et occupe que la saison de la vie qui, ainsi comme ainsin, est meshuy perdue et stérile, mont, iv, 270
— ÊTYM. Tardif. Le xvi' siècle disait aussi tardité.
t TARD-VENUS (tar-ve-nu), t. m. pi. Ramas de gens da guerre des armées françaises et anglaises, et principalement des garnisons de Gascogne, qui, étant licenciés après le traité de Brctigny, se mirent à parcourir la France en la ravageant.
). TARE (ta-r'), s. f. Il !• Déchet dans une marchandise; diminution soit dans la quantité, soit dans la qualité. Cette marchandise a subi beaucoup de tare. Il Nombre de grammes que, sur un poids quelconque de marchandises, on compte de moins au profit de l'acheteur, en raison de la tare. L'incertitude de la vérité des balances et de la fidélité des poids a fait naître l'embarras de la tare et la nécessité des déductions, buff. Est. arith. mor. <Eui;. t. X, p. (92. || Tare d'espèce», rabais que l'on supporte dans le compte de l'argent, lorsqu'on change un billet ou une monnaie, et qui est le droit du changeur. {| Tare de caisse, perte qui se trouve sur les sacs d'argent, soit à cause des fausses espèces, soit à cause des mécomptes, en payant ou en recevant. i| 2' Fig. Vice, défaut. Ce bois est bon, il n'y a pas de tire ressembler à ces fontaines Dont les conduites souterraines Passent par un plomb si gâté. Que, toujours ayant quelque tare, Au même temps qu'on les répare. L'eau s'enfuit d'un autre côtéT malh. m, S.
Comme il n'y a point de si beau corail qui n'ait M tare, de si parfait diamant qui n'ait sa paille, LA M0THE LE VAYER, Dial. SOrat. Tubero, t. n, p. 443. Il 8* Terme de maquignon. Dans le cheval, c'est une défectuosité, d'une origine quelconque, maladive ou non, qui a son siège à la peau ou dans les parties sous-jacentes, et qui diminue plus ou moins la valeur du cheval. Il 4' Fig. Tache, sujet de blâme. Ils en étent l'éclat et laissent une tare Au plus riche ornement dont la terre se pare, voit. Poés. Œuv. 1. 11, p. 78. Daguesseau et sa femme étaient soupçonnés da jansénisme ; avec cette tare, c'était merveille comme ses vertus et ses talents l'avaient porté où il était arrivé, st-sim. 69, <.'I4. Il est surprenant que, malgré cette tare [son livre à l'index], il [le pèreTellier] ait été confesseur du roi, lo. 217, (77. Soit esprit de retour, soit désir de se nettoyer d'une fâcheuse tare, il [Biron] désira des lettres d'abolition, id. 450, 63. || C'est un homme sans tare, qui n'a ni tare, ni défaut (locution qui a vieilli), c'est un homme irréprochable. || B' Poids des barils, pots, enveloppes, etc. dont on s'assure d'abord, pour connaître le poids net des marchandises que l'on y mettra. On déduira la tare, et l'on ne tiendra compte que du poids net. {| •• Répondre tare pour barre, dire un mot pour l'autre, répondre de travers. Il voulut s'essayer au latin, et il répondit tare pour barre.
— HIST. XV' s. Anglois fort à congnoistre sont ; En eulx ne se fault rigoller, N'en leur maintien n'en leur parler ; Frappent et tuent sans dire gare ; Ne fyer ne vous y vueillez, Que il y aroit beaucoup tare, Mistere d'Orléans, p. 468. || xvi's. Numa considérant que la tare de l'inégalité [entre le cours du soleil et celui de la lune] est de unze jours, pour ce que les douze révolutions do la lune se font en 364 jours, et celle du soleil en 385.... AMYOT, A'uma, 3). La curiosité est un désir de sçavoir les tares et imperfections d'autrui, id. De la curiosité, 2. Il y avoit quarante mil escus pour la tare de l'or, outre lesdits douze cens mille escus [les écus ayant été pris au poids et au titre, non au cours, ces 40,000 écus représentaient la dilTérence], H. du bell. (fli. Il fera passer oe» allées à travers de ses forets, si faire se peut, sans grande tare [dommage], o. de serres, 46. Quand j'imagine l'homme tout nud.... ses tares, sa subjection naturelle et ses imperfections, mont, ii, 203. Enfance, jeunesse, virilité, vieillesse, chacune a ses propres et particulières tares, charron, Sagesse, i, a. U y avoit six aunes de tare [masque] en la pièce de drap, pasquier, Rech. viii, p. 748. Faire tomber toute la tare et coulpe sur la cour, iD. Recherches, 11, 4. Il n'est cheval qui n'ait sa tare, cotgbave.
— ÊTYM. Provenç. espagn. et ital. tara; anc. esp. atara; bas-lat. tara, poids; de l'arabe tarha, ou, avec l'article, at-tarha, déchet, lare.
f 2. TARE (ta-r'), î. f. Terme de blason. Se disait autreois des grilles qui couvraient la visicre du casque.
1. TARÉ, ËE (ta-ré, rée), part, passé de tarer. Il 1* Qui est affecté de tare. Marchandise tarée. Fruits tarés. || Cheval taré, cheval qui présente des défectuosités résultant d'un accident ou d'une opération ; exemples : cicatrices au genou, suite de la cautérisation de la peau par le fer rouge. Il Fig. Un homme taré, homme décrié pour da mauvaises actions. Le fils est taré; je puis le dire ; cela est de notoriété publique, Mirabeau, Lett. orig. t. I, p. 328. Il On attribue à Mirabeau le premier emploi de taré au sens figuré.
1 2. TARÉ, ÉE (ta-ré, rée), adj. Terme de blason. Se dit de la position du heaume ou du timbra d'un écu. Taré de front. Taré de côté ou de profil.
TAHENTELLE (ta-ran-tè-l'), ». f. Nom d'une espèce de danse des environs de Tarente en Italie. Le prince d'Amalfi, Napolitain de la plus belle ftgure, qui priait Corinne de danser avec lui la tarentelle, STAËL, Corinne, vi, 1. 1| Air sur lequel s« règle cette danse.
— ÊTYM. Ital. tarenlella, tarentule (voy. ce mot). TARENTISME (ta-ran-ti-sm'), i. m. Terme de
médecine. Maladie nerveuse qui a régné dans la PouiUe et même dans une partie de l'Italie pendant les XV', xvi* et xvii' siècles, et qui depuis s'est éteinte. Elle était particulièrement déterminée par la piqiirc de la tarentule, mais aussi par celle d'autres insectes, la piqûre ne paraissant agir en ce cas que comme exerçant une influence sur le système nerveux; elle résultait aussi de l'imitation, U vue des malades affecté» da tareo»