FAR
lisme développant ta maladie chez d'autres per- «onnes; elle donnait une extrême envie de danser.
— ETYM. Voy. TARENTULE.
TARENTULE (Uran-tu-l'), ». ^. || 1* Nom vulgaire et spécifique do la lycost tarentule (aranéides), dont le venin n'est dangereux que pour IcJ insectes qui lui servent de nourriture, et qui n'a produit le tarentisme que dans des circonstances toutes particulières. || Fig. Piqué de la tarentule, animé par quelque vive passion. Tous les premiers historiens des croisades semblent mordus des mêmes tarentules que les croisés, volt. Mél. htst. Panég. Si Louis. || 2° Nom donné, sur les bords de la Méditerranée, au gecko dos murailles, espèce de reptiles sauriens, appelé en italien tarentola ou tcrrcntola.
— HIST. XV* s. Plus criminel que escorpion et larenle, g. chastel. Exp. sur vérité. || xvi* s. En la Fouille, il y a une espèce d'araignée, que ceux du pays nomment tarentule ; P. Rhodien la nomme phalange.... paré, Introd. 24.
— ÊTYM. Ital. tarantola, tarentella, de Tarento, Tarcnte.
TARER (ta-ré), v. a. || 1" Causer de la lare, du déchet, gâter, corrompre. L'humidité a taré ces marchandises. || Fig. Tarer la réputation de quelqu'un, y porter atteinte. Afin que la France ne soit point tarée d'en avoir reçu [un monstre], nourri et fomenté un si difforme et ridicule [la rosecroix], NAUnÉ, Rosecroix, x, 1. 1| i' Peser un vase, un baril vide, afin qu'après l'avoir rempli on sache le poids de ce qu'on y a mis. ||3° Se tarer, v. réfl. Devenir gâté. Ces fruits se tarent.
— HlST. XVI* s. Un médecin, qui, pour mieux cognoislre quel/, sont les corps sains et nets, les compareroit aux gastez et tare/, amyot, Lyc. b. Les enfans naissent vicieux et défectueux, quand ilz naissent de personnes tarées, id. ib. 30. L'ambition est un vice fort odieux, duquel ArisUdes estoit totalement délivré, et Caton fort taré, id. Arist. et Cat. M. On mettoit en religion les femmes borgnes, bossues, defiaites, folles, tarées, BAB. Garg. i, 62.
— fiTYM. Tare t
f TARET (ta-rè), s m. Genre de mollusques, i coquilles bivalves, teredo navalis, L. qui font des trous dans le bois des vaisseaux et des pilotis.
— ÊTYM. Même radical que dans le lat. tarmes, ver qui rong< le bois; tepéw, percer; bas-breton tcireiïuen, tique.
TAÙGE (tar-j'), s. f. \\ 1* Kspèce de bouclier. Le mol de targe, dans les anciens écrivains, semble appliqué indifféremment à tous les boucliers; d:iii3 le XV* siècle, il paraît désigner plus spécialement celui que portaient les hommes d'armes cl les archers ; la targe variait de forme suivant les pays ; la targe allemande était généralement carrée , à surface concave, portant quelquefois à l'un de ses angles une échancrure pour passer la lance, u. o. penouilly l'hahidon, Catal. du Uusée d'artill. \\ i' Monnaie des ducs de Bretagne, qui portait au revers l'image d'un bouclier. Il 8° Terme d'horticulture. Dans les compartiments d'un parterre, ornement qui a la forme d'un croissant arrondi par ses extrémités.
— HIST. XI* s. Lor targes roées [ornées de ronds], Ch. de Roi. cclx. || xui* s. E' avint un jour que li rois Richars aloit remirant le castiel une targe devant lui, Chr. de Rains, p. 79. Ilavoit bien trois cens nageurs en sa galie, et à chascun de ses nageurs avoit une targe (le ses armes, joiNV. 216. Il XV* s. La targe au col, le glaive au poing, PROiss. I, I, 99. Il xvi* s. Ses hommes d'armes à pied, couverts de grandes targes d'airain doré, RAB. Sciomachie. Leurs targues à la mode du pays, d'aub. Hist. n, 321. 11 n'aescu ni targe, cotghave.
— ÊTYM. Provenç. tarja, targua; anc. cat. darpa ; espagn. (ar/a, adarya; portug. adarga; du germanique: anglo-sax. targe; anc. scandin. targa; anc. h. allem. xarga. La forme adarga s'explique par l'arabe al daragah, bouclier de cuir.
TARGETTE (tar-jc-l'), s. f. jj 1* Terme de serrurerie. Moyen de fermeture qui consiste en un morceau de méul aplati, toujours de petite dimen- «ion, ayant un bouton au milieu et un mouvement de ya-el-vient entre deux crampons. Aux portes, croisées, planches de cloison ou de fermeture do boutiques, gonds, targetUs et serrures. Code civ. art. <7I3. Il a* Morceau de cuir dont les aplaigneurs se couvrent la main, pour qu'elle ne soit point écorchje par les cardes.
- ETYM. Uimin. de larye; génev. ttrgettt ; Derry, tarçtiu, rideau de lit Dans l'ancienne lan-
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gue, targette signifiait un bouclier; l'anglais target
en vient.
t TAKGEDR (tar-jeur), ». m. Voy. rhombe , n* 2.
TAKGUER (tar-ghé), t). o. Je me targuais, nous nous targuions, vous vous targuiez; que je me targue, que nous nous targuions, que vous vous larguiez, v. réfl. Se prévaloir, tirer avantage avec ostentation. Certes, vous vous targuez d'un bien faible avantage, mol. ifi». ni, 5. Combien de soidisant chevaliers et marquis Se targuent follement de noblesse à Paris I hauterocue. Deuil, se. 4. Malgré le prétendu zèle pour moi dont Grimm se targuait au dehors, j. J. rolss. Conf. ix. M. Linguet a commencé par se targuer de l'arrêt rendu en sa faveur, bachaumont, Mém. secr. t. ixxiv, p. (35. L'univers est un temple où l'on voit l'injustice Se targuer sur l'autel, un sceptre dans la main, gilb. Quarts d'heure de misanthr.
— HIST. xiir s. Honte fiert, mais el se targe Si resnahlement de sa targe, Qu'onques li cop ne li greva, la Rose, )B679. ||xiv* s. L'exposant sacha [lira] son couslel pour soy défendre, dont il se targa par pluseurs foiz et brisa pluseurs cops do coustel à lui geliez par Garin, du cange, targa. Il XV* s. Barons et chevaliers de Brelaigne, rebellans au duc, lesquels ne veulent obéir à leur seigneur.... se targcnt du roi de France, fhoiss. il, p. 92, dans LACURNE. Les dictes deux galées qui aux deux lez la targerent [celle du capitaine].... Bouciq. II, 20. Il XVI* s. Afin qu'il [le nom de Henri] mo serve de défense et sauvegarde pour me targuer et prévaloir contre les langues des envieux,
park, Déd Qui tient loisible tout ce qu'il luy
plaist, qui ose tout ce qu'il estime loisible, et qui en tout ce qu'il ose se targue toutefois contre la revenche pour.... M. du bell. 499. Celte manière de se targer et couvrir [faire la tortue] estoit composée ne plus ne moins que sont les tuiles arrangées sur la couverture d'une maison, amyot, Anton. B7. U [mon courage] est comme nature me le forgea, el se targue pour le conflicl, d'une marche populaire el commune, mont, iv, 195.
— ÉTYM. forge; provenç. targar. Le sens propre est se couvrir d'une targe, et fig. se faire fort, prendre avantage.
TARGUM (tar-gom'), s. m. Ancien commentaire chaldéen, dit aussi paraphrase chaldéenne, sur le Vieux Testament, qui fut fait après la captivité do Babylone, pour aider à l'ignorance des Juifs qui avaient oublié l'hébreu.
— ÉTYM. Chaldéen, targum, interprétation.
t TARGUMIQUE (Ur-gu-mi-L'), adj. Qui appartient au targum.
t TARGUMISTE (tar-gu-mi-sf), s. m. Classo d'écrivains hébraiiques paraphrastcs de la Bible.
i. TARI, IE(ta-ri, rie), part, passé de tarir. Qui est mis à sec. Une citerne tarie. Tous ses fleuves étaient ou taris ou troublés, tiustan, M. de Chrispe, i, 3. || Fig. Il avoue que les oracles étaient taris dans la Béotie qui en avait été une source très-féconde, fonten. Orae. u, «.Le sang des Antonins sur la terre est tari, volt. Èp. 40. Le mal n'était pas dans l'âme ; quand il est là, rien n'est possible, la source de tout est tarie, stael, Corinne, xvni, B.
2. TARI (ta-ri), ». m. Liqueur alcoolique résultant du suc ou sève de plusieurs palmiers que l'on soumet à la fermentation. || On écrit aussi tary.
t TARIER (ta-rié), ». m. Voy. saxicole, oiseau.
TARIÈRE (ta-riè-r'), ». f. || 1° Outil de fer, emmanché de bois, dans la forme d'un T, qui sert à percer le bois pour y metlre des chevilles. On perce avec des tarières les arbres résineux, pour en obtenir les sucs qui coulent alors abondamment, FOURCROY, Conn. c/iim. t. vu, p. M6.|| Trous de tarière, trous percés avec une tarière. On peut se servir de caisses plates et portatives, dont le fond ait été percé de plusieurs trous de tarière, genus. Maison rust. t. u, p. 395, dans pougens. || 2* Instrument avec lequel on peut percer dans le sol, enquelques jours, des trous de 6 à 8 centimètres de diamètre et de 4 00 à 160 mètres de profondeur. La tarière des fontainiers. || 3* Terme d'histoire naturelle. Instrument dont les femelles de quelques insectes sont pourvues, et qui leur sert & percer soit l'écorce des végétaux, soit la peau des animaux. Le poisson i coquille appelé purpura a une langue fort longue, dont l'extrémité est osseuse et pointue; elle lui sert comme de tarière pour percer les coquilles des autres poissons, bufp. Uist, nat. Preuv. th. ter. Œuv. t. l, p. 427. || 4* Genre de coquilles univalves.
— BIST. xiH* s. En un trou de tahere lui bou-
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lent erramment Les deux pois [pouces].... Berte, xcv. Il XIV* s. Perciez icelluy cerisier d'une tarière, Ménagier, n, 2. Icellui Jehan avoit emblé en l'ouvroir une doloere, quatre talieres, du cange, taratrum. Il xvi* s. La taravelle [pour planter la vigne] ressemble aux grands taraires des charpentiers,
o. de SERRES, (66.
— ETYM. Wallon, taré; espagn. taladro; du lat. torotrum, tarière.
TARIF (ta-rif), ». m. || 1* Tableau d'indication lemporaire ou permanente des droits à payer pour la navigation, le passage ou le parcours des rivières, l'exportation ou l'importation des denrées el marchandises, etc. Plus maudit qu'un tarif, cyrano DE BERGERAC, Pédant joué, I, I. Comme la quotité de la dime royale doit être certaine et sue de tous les contribuables, il est important qu'elle soit déclarée par un tarif public, vauban, Dime, p. I37. L'Angleterre n'a guère de tarif réglé avec les autres nations; son tarif change, pour ainsi dire, à chaque parlement, par les droits particuliers qu'elle Ole ou qu'elle impose, montesq. Espr. ix, 7. Il Fig. Si vous voulez savoir mon tarif, je trouve qu'un philosophe vaut mieux qu'un roi, un roi qu'un ministre, un ministre qu'un intendant, uninlendant qu'un conseiller, un conseiller qu'un jésuite, et un jésuite qu'un janséniste, d'alemb. Lett. à Voltaire, (2 janv. (763. Un ministre célèbre [Walpole] avait le tarif des probités, et s'en vantait publiquement, à la honte des Anglais, raynal, Hist. phil. xiv, 46. Il Anciennement, mettre en tarif, autoriser une localité à percevoir la taille par la forme d'imposition qui lui paraissait préférable, boisguiller. J'actum de la France, ix. || .Se dit, absolument, d'un édit qui, sous Mazarin, haussa les droits d'en* trée sur les denrées et les marchandises. L'édit du tarif dans la minorité do Louis XIV fit révolter le parlement, et causa la guerre insensée de la Fronde; on paya mille fois plus pour la guerre civile que le tarif n'aurait coulé, volt. Dict. phil. Tarif. \\ 2* Terme de jurisprudence. Étal des droits ou émoluments alloués aux fonctionnaires publics et aux officiers ministériels, pour les différents actes de leur ministère. || Tarif des frais et dépens, règlement qui fixe le coût des divers actes el les droits de vacations en matière de procédure civile, criminelle et de police US" Rôle, tableau du piix de certaines denrées, jl Tarif de» monnaies, table indiquant la valeur courante des monnaies. Il Tarif des glaces, table oii le prix des glaces se trouve calculé d'après leurs dimensions; il indique la marche un peu compliquée propre à déterminer le prix du décimètre carré pour chaque surface, et cette marche difiere suivant que la glace est au-dessus ou au-dessous do CC4 décimètres carrés.
— ETYM. Espagn. tarifa, do l'arabe ta'arifa, notification, do 'arrifa, faire connaître.
TARIFÉ, ÉE (ta-ri-fé, fée), port. po»t<f de tarifer. Marchandises tarifées. || Fig. Des consciences tari» fées.
TARIFER (ta-ri-fé), ». a. Appliquer un tarif; fixer d'après un tarif les droits que doivent payer certaines denrées, etc.
— ÉTYM. Tarif.
t TARIFICATION (ta-ri-fi-ka-sion), ». f. Action de tarifer; résultat do cette action.
TARIN (ta-rin), s. m. Petit oiseau à bec conique et pointu, et à plumage verdàtre; c'est un chardonneret, fringilia spinus, L. Le serin, la linotte, le tarin, le bouvreuil semblent être naturellement musiciens, bufp. Uorc. choisis, p. 288.
— HIST. XIV* s. Vous l'avez alrapé com on prent le tarin ; Bien a esté trahi Piètre par faux couvin, Guescl. (6660. Et le [la] vit-on [la montagne] en l'air volant comme tairin; Demie liewo et plus, ala outre un gradin, Baud. de Seb. xn, 694. Il XVI* s. Elle [la femme du duc de Savoie] s'en alla de là les monts; luy [le duc], comme un bon tarin, luy courut après, et jamais depuis ne revint à Genève, bonivard. Ane. et nouv. police d» Genève, p. (8.
— ÉTYM. Diez, à cause de la forme loirin, propose, avec doute, de le tirer de l'adj. picard tére, tendre; de sorte que le tarin serait un oiseau délicat. D'autres pensent qu'il a été ainsi nommé do son chant qui semble dire tarin tarin.
TARIR (U-rir), V. a. || 1* Mettre à sec. Tarir un étang, un puits. D'un ruisseau qui peut nuire interrompez la course, Et, pour faire encor mieux, tarissez-en la source, boubsault, Ss. à la cour, t, 6. Il Par extension. Tarir les larmes, les pleurs, faire cesser de pleurer. Peuples, que cette belle
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rtta /[Jamais tarisM vot pleurs, malr. m, •. Mes soinj avec le temps pourront Urir ses Larmes, CORN. Théod. T, 7. X force de pleurer on tant les larmes, hahit. Karianne, «• part. Si je peins la bienraisance Et les pleurs qu'elle tarit, BÉnANO. llalU-là. Il Tarir ses larmes, ses pleurs, cesser de pleurer. Apaisez vos soupirs et tarissez vos larmes, CORN. lUus. com. m, 1. 1| Fig. Peuple, fais voir U joie à ces divinités Oui vont tarir le cours de tes calamités, m. Toison d'or, Prol. se. ♦. Depuis ce jour fatal qui changea votre choix en tristesse, et qui tarit toutes les ressources de votre fortune, hass. Carême, Prière î. Voulez-vous [ ô Seigneur] tarir la source de la race royale? m. Oraii. funib. Louis XIV. Je dis : voilà le vice; il use le bonheur. Il tarit l'avenir, DEULLE, Imag. vi. || i° Y. n. Être mis à sec, cesser de couler. Cette source a tari hier. Cette source est tarie depuis hier. Ne sais-tu pas que mon armée ne pouvait en un repas se désaltérer sans faire tarir des riviîsres? PÉN. Diol. des morts anc. {lercès, Léonidas). Il y a des vaches dont le lait tarit absolument un mois ou six semaines avant qu'elles mettent bas, BUFK. Quadrup. t. i, p. )»♦. Que deviendraient ces enfants eux- mêmes, privés d'une mamelle qui tarirait en cheminî raïnal, Ilist. phil. iv, t. Il Par extension. Rien ne tarit sitôt que les larmes, vauoel. Q. C. ▼, 5. C'est trop verser de pleurs, il est temps qu'ils tarissent, corn. Poly. n, ♦. Il 8* Fig. Cesser, s'arrêter, en parlant de quelque chose comparée à une source. Ce fertile sujet ne tarira jamais, la font. Contr. Un mensonge capable de faire tarir ces charités, PASC. Prov. XV. On vit tarir tout d'un coup les principales sources de la charité, fléch. tomotgnon. Les campagnes sont en friche.... le commerce tarit, FÉN. Tél. xii. La vieillesse languissante et ennemie des plaisirs.... fait tarir dans ton cœur la source de la joie, id. ib. xix. HNe point tarir sur un sujet, en parler sans cesse, y revenir souvent. Les hommes ne tarissent point en sots raisonnements sur les affaires présentes, BAINTENON, Lett. à Mme la marquise de Dangeau, n juin, t. VII, p. 64, dans POUGENS. On m'assure qu'il ne tarit point sur vos louanges, m. Lett. ou cardinai de Noailles, 25 déc. )695. Tandis qu'une âme juste.... ne peut tarir sur les récits de ses faiblesses, iiass. Carême, ConÇession. || Absolument. Il ne tarit point, il parle sans cesse de l'o'ojet dont il s'agit. Le petit abbé y sera avec ses contes; je ne saisoù il les prend, mais il ne tarit point, MDER. Lett. à Mlle Yoland, 20 sept. 1762. Il L'entretien tarit, on n'a plus rien à se dire, on ne sait que se dire. Ce n'était pas que l'entretien tarît entre nous, et qu'elle partit s'ennuyer dans nos promenades, J. 1. Houss. Conf. u. La conversation des amis ne tarit jamais, disent-ils, va. Ilél. v, 3. Il 4* Se tarir, v. rijl. Devenir à sec, cesser de couler. Cette source s'est tarie. Il y a encore une autre espèce de larmes qui n'ont que de petites sources, qui coulent et se tarissent facilement, LA ROCHEFOUC. Réft. moT. n' i 33.
— HIST. xiii' s. Tout entour point l'erbe menue Oui vient pour l'iaue esposse etdrue. Et en iver ne puet morir. Ne que l'iaue ne puct tarir, la Rose, <64i. Et jamais n'est tarie Ma dolors ne garie, ruteb. Théoph. || xvi* s. Les fonteines tarissent de tout point, amyot, Cam. 5. L'on y void continuellement de nouveaux jettons qui poussent et croissent, et des vieux qui tarissent et meurent, o. DE SERRES, 664. Pour vous l'air se corrompe et le feu s'amortisse, La terre se desseiche, et la mer se tarisse, du bellat, m, 74, recto. Et disoit on, s'il [l'empereur Julien] eust gaigné la victoire contre les Parthes, qu'il eust faict tarir la race des bœufs au monde, pour satisfaire i ses sacrifices, MONT, m, 83.
— ÊTYM. Berry, tairir, t^rir ; provenç. tarir; de l'anc. haut-allem. tharrjan, dessécher.
TARISSABLE (U-ri-sa-bl'), adj. Qui peut être tari. Ce puits n'est pas tarissable. Une source facilement tarissable.
— HIST. XVI» s. Encores que nous voulussions penser qu'il y eut des sources et fontaines d'or non terrissables, M. du bbll. 36t.
— ETYM. Tarir.
t TAKISSANT, ANTE (ta-ri-san, san-t'), adj. Oui est près de tarir, qui va tarir. Une source tarissante. Il Fig. Seul et délaissé, je sentais venir le froid des premières glaces, et mon imagination tarissante ne peuplait plus ma solitude d'êtres formés selon mon cœur, i. ;. rouss. 2* prom Il Fig. Une bourse tarissante, une bourse où il n'y
a presque plus rien. Nous eontinuimes notre voyage aussi allègrement que nous l'avions commencé, mais filantunpeu plus droit vers le terme, où notre bourse tarissante nous faisait une nécessité d'arriver, j. i. Rouss. Conf. ni.
TARISSEMENT (ta-ri-se-man), t. m. État de ce qui est tari. Le tarissement dos puits.
— ÊTVM. Tarir; provenç. tarimen.
TARLATANE (tar-la-ta-n'), J. f. Espèce de mousseline extrêmement claire et légère dont les femmes font des toilettes de bal.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t TARD (ta-ro), ». m. Terme correspondant à celui de pain, dans toute la Polynésie et une grande partie de l'Australie, tandis qu'aux lies Sandwich on donne ce nom aux variétés de l'arum comestible (aroîdées), dont les racines sont trèsriches en fécule {caladium esculentum) • à la Nouvelle-Zélande on désigne par là le pain grossier fait en broyant sur des pierres les racines fibreuses de l'acroslic fourchu (fougères), legoarant. On écrit aussi tarro.
t ) . TAROT (ta-ro), s. m. Ancien nom du basson.