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troisième et quatrième sièclei de l'ire chrétienne ; | on égorgeait un taureau sur une grande pierre un pou creusée et percée de plusieurs trous; sous cette pierre était une fosse, dans laquelle le sujet de l'eipiation recevait sur son corps et sur son visage le sang de l'animal. || i' Autel que les prêtres faisaient élever pour perpétuer un service solennel, presque toujours en l'honneur de Cybîile.
— f.TYM. T«uf.o86).vov, de tailpoî, taureau, et piUeiv, jeter, sacrifier.
t TACROBOLiyUE (t6-ro-bo-li-k'), adj. Qui Concerne un taurobole. Autel laurubolique.
tTAUROBOLISER (tô-ro-bo-li-zé), V. a. Offrir le sacrifice du taurobole. Je ne me rends point encore sur Julien; je ne peux croire qu'il ait eu les ridicules qu'on lui attribue, et qu'il se soit fait débaptiser et taurobolisor de bonne foi, volt. Lell. Formant, il avr 1736.
1 TACUOCIIOLATK (tô-ro-ko-la-f), ». m. Terme de chimie. Taurocholate de soude, principe trouvé dans la bile do tous les mammilcres, sauf le porc.
1 TAUROCHOLIQUK (tô-ro-ko-li-k'), od/. Terme de chimie. Acide taurocholiquo, acide obtenu par la décomposition du cholcate de soude, l'un des principes constituants do la bile.
t TAURO.MACUlli(t4-ro-ma-chie), ». f. || !• Combat de taureaux. || i' Art de combattre les taureaux. Il Les Tauromachies de Goya, suite d'eauxfortes dans lesquelles ce peintre a reproduit les principales scènes des combats de taureaux.
— ETYM. Taûpo;, taureau, et |iixi, combat.
f TAUROMACHIQUE (tô-ro-ma-chi-k'), adj. Qui a rapport à la tauromachie.
t TAOROPHAGE(tô-ro-fa-j'), i. m. Terme d'antiquité. Mangeur de taureau, nom qu'on donnait i Bacchus et à Silène.
— ÊTYM. Tuupofiifot, de Toûpo;, taureau, et ç»Y^îv, manger.
f TAfSSIN (tô-sin), ». m. Un des noms vulgaires du chêne cerris, à Mantes, Beauvais, etc. 11 ne faut pas toutefois le confondre avec le chêne-tauze, dit tauzin, lsgoahant.
t TAUTE (tô-t*), ». f. Nom donné par les Marseillais au calmar vulgaire ou grand calmar.
TACTOCURONE (tô-to-kro-n'), adj. Qui a lieu en des temps égaux. |{ Courbe tautochrone, ou, substantivement, la tautochrone, courbe telle que, si on laisse tomber un corps pesant le long de sa concavité, il arrivera toujours au point le plus bas dans le même temps, de quelque point qu'on le fasse partir. M. Fontaine n'avait cherché, comme les géomètres qui l'avaient précédé, qu'à déterminer la courbe tautochrone dans quelques hypothèses de force accélérativo, condokcet, d'Alembert. La question de savoir s'il existe une tautochrone dans toutes les hypothèses et de déterminer celles où elle existe, n>. ib.
— ETYM. TaÙTÔ, le même (de Ti, le, et aOii, même), et XPÔvo;, temps.
TAUTOCIIRONISME (tô-to-kro-ni-sm"), ». m. Égalité des temps durant lesquels certains efi°ets se produisent. On connaît depuis Huyghens le tautochronisme rigoureux de la cycloîde pour un point pesant, hato.n, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxvi, p. B33. Il Terme de mécanique. Propriété des mouvements ou des oscillations du pendule.
TAUTOGRAMME (tô-to-gra-m'), ». m. Pièce de »er3 où l'on n'emploie que dos mots qui commencent tous par la même lettre. || Adj. Vers lautogrammes, dits aussi vers lettrisés, vers dont les mots commencent par une même lettre.
— ETYM. TaCiTo, le même (de to, le, et aÙTo, mêi/.e), et yçti\nt.a, lettre, de ■^fàftiv, écrire.
i TACTOGRAMMATIQUE ( tô-to-gra-mma-ti-k' ), adj. Synonyme de tautogramme, adjectif.
TAUTOLOGIE (têto-lo-jie), s. f.\\l° Vice d'élocu- •ion par lequel on redit toujours la même chose. Le iophiste trompe ou par des choses fausses, ou par des paradoxes, ou par le solécisme, ou par la tautologie, DiDEH. Opin. des anc. phil. {Philos, péripatéticiennt). || i- Dans les formules de droit, nom donné aux répétitions de mots consacrés. Ainsi vente faite et consommée est une tautologie à deux teimes.
— ETYM. TauTo^ofio, de taCiTi, le même (de ti,
I ', et oÙTè, même) et iéyoc, discours.
r.AUTOLOGIQUE (tô-to-lo-ji-k') , odj. Qui a le caractère de la tautologie. Style tautologique.
II Écho tautologique, écho qui répète plusieurs fois les mêmes sons.
— ETYM. TouToXoYixôç,deTauToXoYMi, tautologie, t TAUTOPUONiB (tô-to fo-nie), ». f. RépétiUon
excessive du même son, comme dans: Ton thé t'at-il été u touxT
— ETYM. TauT09Uvîa, de taOïi, le même (de ti, le, et aOxi, même), et çuvi^, voix.
TAUX (tô; r» se lie : un tô-z élevé), ». m. Il 1* Somme à laquelle une personne est taxée pour ses impositions; ce qui est le sens propre. Que les surtaux des tailles seraient jugés sommairement; qu'après trois mois.... nul ne soit reçu opposant en surtaux; et que ceux qui ne seront taxés qu'au-dessous de vingt livres... no soicnl admis et soient contraints au payement de leurs taux, Arrêt du Cont. a fév. (868. ||2' Prix établi pour la vente des denrées. Le taux de ces marchandises est fixé par ordonnance de police. || Fig. Et mettre à mi5iue taux le noble et le faquin, Régnier, Sat. X. Leur sotte vanité ne croit pouvoir lto\> haut X des faveurs de cour mettre un injuste taux, REGNARD, le Joueur, n, 4. N'appréciant rien sur le taux de l'opinion, i. l. bouss. Ém. iv. || 8" Se dit des frais de justice, des fonds publics, etc. Réduire des écritures au taux convenable. Le taux des actions des chemins do fer est de tant. |i 4° Le denier auquel les intérêts de l'argent prêté sont réglés, établis ou stipulés. Prêter de l'argent au taux légal. Le prêt n'a pu venir à l'ancien taux, parce que la quantité de l'argent a augmenté toutes les années en Europe, montesq. Esp. xxii, 6. || On disait de même autrefois : au taux du roi, au taux réglé par l'ordonnance, etc. || On dit dans un sens analogue : le taux d'une rente viagère. || B° Se dit quelquefois en parlant de l'argent que l'on expose au jeu, du prix auquel on met la partie.
— HIST. xiv* s. Et lui faire amender selon la qualité du meffait au tai des gardes de nostre monnoye, du canoë, taxare. \\ ivi* s. Chascune salle avoit un taux prefix et certain de la despense qui s'y devoit faire, amyoi, LucuU. 82.
— ETYM. Taux est le masculin de taxe (voy. taxer).
t TAUZE (tô-i') ou TAUZIN (tô-zin), ». m. Espèce de chêne; on le nomme aussi chêne noir, quercus tozxa, Rose.
t TAVAIU.ON (ta-va-llon, U mouillées), ». m. Terme de construction. Morceau de sapin refendu, pour couvrir les maisons.
TAVAÏOLLE (ta-va-io-l'), ». f. Linge garni de dentelles dont on se sert à l'église pour une offrande.
— HIST. XTI* 8. L'un portant quelques livrets à vendre, un autre de la mercerie, un autre des tavaioUes.... marchand de tavayoUes, d'aub. Hist.
— ETYM. Ce parait un diminutif de tmiaille (voy. ce mot)
t TAVEL (ta-vèl), ». m. Vin très-estimé qui se récolte aux environs de Tavel (Gard).
t TA VELAGE (U-vo-la-j'), ». m. Maladie des fruits qui deviennent tachés.
— ÊTYM. Voy. tavelé.
TAVELÉ, ÉE (ta-ve-lé, lée), part, passé de taveler. Une panthère tavelée. La couleuvre avec sa peau tavelée, bouhours, Sntret. d'Ar. et d'Eug. 6. Il Se dit de la chandelle qui a été tachée, parce qu'on a employé le suif trop chaud.
TAVELER (ta-ve-lé). L'i se double quand la syllabe qui suit est muette : je tavelle, je tavellerai), V. 0. Marquer de taches, de mouchetures. || Se taveler, V. réft. Devenir tavelé. La peau de cet animal commence à se taveler.
- HIST. XIII' s. Le cuir de nos jambes devenoit tavelés de noir et de terre aussi comme une viclz heuse [botte], joinv. 236. || iv* s. En ce faisant, la bonne couleur dont elle estoit taincte se deffist tellement, que la face luy devint tavcllée de blanc etdo noir, Perceforest, t. m, (° tu. || xvi* s. La ratte se trouva aussi toute pourrie, les boyaux et omentum livides et tavelés, paré, v, 4 9. Rousseaux [gens roux] tavelés, ID. xvi, 39.
— ETYM. Bas-lat. tavellare, paver, du bas-latin, tavella, espèce de brique, qui est une autre forme de tabula (voy. table).
t TAVELLAGE (U-vè-la-j'), S. m. Action de faire passer la soie à la tavelle, dans le dévidage.
t TAVELLE (ta-vè-1'), ». f. Dévidoir employé dans les moulins à dévider la soie. Une petite tavelle. Il Petite tringle de bois qui frappe la trame, en certains métiers.
TAVELURE (ta-ve-lu-r'), s. f. Bigarrure d'une peau tavelée. Il Terme de fauconnerie. Se dit des mailles ou taches de diverses couleurs qui se trouvent sur le plumage d'un oiseau de proie.
— HIST. xvi* t. Aucunes quelque temps après la conception ont des tavelures en U face, paré,