‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 194 sur 754 · TOB · texte numérisé non relu

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oreillers, torches de pailles. — Les torches ou fanons sont faites de basions de gros.ieur d'un doigt, lesquels on enveloppe de paille, puis d'un deiny linceul, rxHé, xii, s. Je lui ai reu aussi aimer quelquefois le branslede la torche ou du Qambeau, BRANT. Dames illuttret, p. 269. La couslume de l'ozicrc [osier] est telle que ladicte oziere se vend à torches; et en doit avoir en chascune torche m ozieres qui font douze vingt douze quartiers, TiiAUMASs. Coût, de Berry, ch. »n, p. ï7», dans

LACUHNE.

— f.TYM. Berry, torche, tresse ; un» torche d» chanvre; picard, torke, selle d'âne; provenç. torcha; ital. torcio; venit. torio; d'un lai. fictif tortia, tortium, dérivé de lortu», de lorquere (voy. tordre).

f 2. TORCHE (tor-ch*), ». f. Petit linge dont les peintres se servent pour essuyer les pinceaux et la palette.

— ÊTYM. Subst. verbal de torcher.

TORCHfi, fiE (tor-ché, chée), part. pa»j^ de torcher. L'enfant torché par sa nourrice. {| Familièrement et fig. Un homme mal torché, mal habillé. Il Cela est mal torché, est torché i la diable, cela est fait grossièren\snl. Il Bien torché, bien fait en parlant d'cpuvre de peinture. Sa mine est bien torchée (passez-moi ce mot, il est de l'art), largement peinte, et d'un faire lrè.s-ragoiJlant, dideb. Salon d« (767, Œuv. t xiv, p. 352, dans pougens.

TORCIIE-f.UL (tor-che-kui, ». m. Terme bas et grossier. || 1* Ce avec quoi on s'essuie le derrière après être allé à la selle. Cest dans le divin chapitre des torche-culs de Gargantua [que l'arrêt du parlement sur la loi naturelle devrait avoir sa place]; la besogne de ces messieurs ne mérite guère qu'on en fasse un autre usage, volt. ielt. au roi de Pr. 2 mai (768. || 2» Fig. et familièrement. Ecrit fort méprisable. Sa passion sans bornes pour le petit bel esprit, l'importance qu'elle donnait, soit en bien, soit en mal, aux moindres lorche-culs, j. j. Houss. Conf. xi. 1| Au plur. Des torche-culs.

— HIST. XV' s. Lesquelz seigneurs si s'esbatoient X recueillir les torches culs Des seigneurs qui cstoyenl venus Aux chambres [latrines], et bien se pensoient Que à quelque chose servoyent, viLLO.N, 2' repue franche. \\ xvi' s. Comment Grandgousier congneut l'esprit merveilleux de Gargantua à l'invenlion d'un torche cul, rab. i, t'

— Etvm. Torcher, el cul.

] TOUCIIE-FER (tor-che-fêr), s. m. Torchon mouillé dont on se sert pour essuyer les fers i souder.

t TORCHE, LORGNE (lor-che-lor-gn"), loc. ode. Se dit de coups distribués à tort et à Iravera (locution vieillie). S'en vinrent du parler à tic tac, torche, lorgne Régnier, Sat. x.

— HIST. XVI' s. Donez des horions, pâli, patac... Chipe, chope, torche, lorgne. Chanson sur la bataille de Marignan, dans leroux de lincy. Chants français, t. 11, p. «a. Puis Pantagruel, ainsi destitué de baston, reprint le bout de son mast, en frappant torche, lorgne, dessus le géant,

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