TUB
TL
«ion, GiiEnAiii.i, TKéOt. Ual. t. i, p. ïM. ||En c« ■en!), on dit plus souvent assommant.
t TUATERA (tu-a-té-ra), I. m. Lézard tuatera, léz«rd de la Nouvelle-Zélande, hatleria punctata,
TD ACTEM (tu-Ô-lèm'), ». m. Terme familier. Point essentiel, nœud, difficulté d'une affaire. Je t'apprendrai, messire Enée, De ton étrange destinée En peu de mots le tu autem , scabr. Virg. W. Ne vous ai-je pas dit, cervelle ignorante, que ce fils est le tu autem du sujet pourquoi on reçoit ici les femmes comme un chien dans un jeu de quilles, la pont, la Coupe enchantée, se. <. Nous vous aimons d'une telle sorte, mon cher comte, que nous ne pensons point qu'Adonis fut plus beau ; du moins il n'était pas de si bonne mine que vous, et c'est là le tu autem des messieurs, sÉv. ib avr. 1085. Il [Cli. de Sévigiié, commandant le ban de la noblesse] est désespéré de ce retour à une profession qu'il avait si sincèrement quittée; il tiendra une table enragée ; c'est le tu autem, ID. 49 juin 4889.
— HiST. XV* s. Nous ont dit tout le tu autem, COQUILLART, p. i>9. |{ XVI' S. Et bientost en saurai le tu autem, rab. u, h.
— f.TYM. Bourguig. tu autem. Mots latins qui «ignifient mais toi; cette façon de parler est prisa des leçons du bréviaire qui finissent par tu outem Domine, miserere mei.
t TUBAGE (tu-ba-j'), J. m. Opération par laquelle on tube. Il Tubage du larynx, introduction d'une virole métallique dans le larynx entre les cordes vocales inférieures.
+ TUBAIRE(tu-bê-r'), || !• odj.Terme d'anatomie. Qui a rapport aux tubes des bronches. || Souffle tubaire, bruit respiratoire se passant dans les bronches, lorsque le poumon est engorgé ou comprimé par un épanchement; ainsi nommé de son analogie avec celui qu'on produit en soufflant dans un tube. || 2* Oui a rapport aux trompes de Fallope. Il Grossesse tubaire, développement d'un fœtus dans la trompe utérine.
TUBE (tu-b"), s. m. Il 1* Tuyau par où i'air, les fluides et les liquides, etc. peuvent avoir une Issue. Un tube de plomb, de cuivre, de verre. || Il se dit, dans le langage des périphrases poétiques, pour fusil. Le chasseur prend son tube, image du tonnerre, delille, Hom. des ch. Var. et add. ch. <. Il 8" Tube perforateur, tube creux qui, au moyen d'un ingénieux mécanisme , tourne et avance en même temps dans la roche qu'on veut perforer. || 3° Tube acoustique, espèce de portevoix. Il 4* Tube de Torricelli , tube simplement renversé, qui est devenu le baromètre entre les mains de Pascal ; tube dans lequel on fait le vide barométrique. C'est à lui [Torricelli] qu'on doit la première expérience du tube renversé, dans lequel le mercure se soutient à la hauteur de vingt- sept pouces et demi, condil. Traité des tyst. ch. <6. Au pied de cette montagne justement célèbre [le Puy-de-Dôme] où le tube de Torricelli, interrogé par le génie de Pascal, a déposé, pour la première fois, du décroissement graduel des pressions atmosphériques, ramond, Instit. Uém. scienc. 4 80S, p. I4fl. Le physicien peut peser l'air dans son tube sans craindre d'offenser Junon, CHATEAUB? Génie, m, n, ). || 5'Tube de Mariette, grand tube recourbé à branches inégales, dont la plus courte est fermée. || 6° Tube électrique, tube de verre qui acquiert par le frottement la vertu électrique. || Tube étincelant, tube en verre muni de garnitures en laiton aux extrémités, et à la surface externe duquel sont collés de petits losanges métalliques disposés bout à bout sur une ligne en spirale, que peut suivre un courant électrique visible dans l'obscurité, par suite des nombreuses étincelles qui ont lieu entre les petites pièces métalliques. || 7* En chimie, tubes, vases de verre, auxquels on donne différents noms suivant leurs formes ou leur» usages. Il Tubes de sûreté , tubes droits ou courbes, que l'on adapte à un appareil pour empêcher le passage d'un liquide d'un vase dans un autre, lorsque la pression exercée à la surface de ce liquide vient à changer, jj Tubes en S, tubes 'ecourbés, mais dont la forme a à peine quelque walogie avec celle de cette lettre majuscule. Il Tubes de Wclter, du nom de l'inventeur, ou simplement tubes i boule, tubes en S présentant une boule dans leur courbure moyenne. || 8" En chirurgie, tube laryngien, espèce de sonde que l'on introduit dans le larynx par la bouche ou le: cavités nasales, et par laquelle on insuffle de t'air, pour chercher i rétablir la respiration chez
les asphyxiés. || 9* Par extension. Tout ce ^i a U forme d'un tube. {| En botanique, la partie soudée d'une corolle monopétale, ou d'un calice monophyllc. Il On nomme aussi tubes les petits tuyaux parallèles qui garnissent la surface inférieure du chapeau de certains champignons. || En anatomie, on dit le tube ou le conduit intestinal. Le tube intestinal est fort long dans les gallinacés, et surpasse environ cinq fois la longueur de l'animal , BUFF. Ois. t. m, p. <B(.
— iiisr. xïi* s. Tube, cotorave.
— ÉTVM. Lat. tubus.
fTUBER (tu-bé), V. a. Revêtir de tubes un trou foré en terre.
— IllST. XV* s. Que nul serrurier ne pourra garnir serrures en fer tube, si le fer n'est souffisant; car le fer tube n'est pas souffisant à porter garnissement d'une serrure, Ordonn. août U89.
— ETYM. Tube.
t TUBÉRACÉ, ÉE (tu-bé-ra-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui ressemble à la truffe. || S. m. pi. Les tubéracés, famille de champignons, tous hypogés et charnus. La truffe appartient aux tubéracés.
— ÊTYM. Lat. tuber, truffe.
TCBEUCULE (tu-bèr-ku-l'), *. m. \] l' Terme de jardinage. Excroissance qui survient à unefeuille, à une racine. || 2° Terme de botanique. Masse ordinairement pleine de fécule, qui c:t placée à des extrémités de racines ou de rameaux inférieurs de la tige souterraine de certaines plantes; exemple, la pomme de terre, le topinambour. || On appelle aussi tubercules lés apoibécies stipitées des lichens; les apothécies sphériques nichées sous le thalle et renfermant des spores agglomérés , etc. Il 3° Il se dit par excellence de la truffe. || 4° Se dit des protubérances creuses qui se voient sur la surface de certaines coquilles. || 5" En anatomie, toute éminence naturelle, peu considérable, que présente une partie quelconque. || Tubercules d'Aranzi ou d'Arantius, petits épaississements fibreux qui se trouvent sous le bord libre de chacune des trois valvules sigmoldes ou semi-lunaires de l'artère pulmonaire, et qui ont pour effet de faire appliquer plus également ces valvules les unes contre les autres dans leur mouvement d'abaissement. Il Tubercule de la première côte, celui sur lequel le scalène intérieur s'insère à cet os. || Tubercule de Santorini, petite saillie cartilagineuse qui couronne le sommet de chaque cartilage aryténoiide, et soutient les lèvres de la glotte. || Tubercule de Lower, petite éminence qu'on rencontre quelquefois à l'endroit de l'oreillette droite où le contour de la veine cave inférieure se continue avec celui de la veine cave supérieure. || Tubercule cendré, amas de substance cérébrale grise qui remplit l'espace triangulaire limité par les tubercules mamillaires en arrière, et par les nerfs optiques en avant. || 6° Terme de pathologie. Élevures qui, dans certaines maladies, surviennent à la peau. Les tubercules de l'éléphanliasis. || Tubercule anatomique , tissu qui compose les petites tumeurs ou indurations qui succèdent aux piqûres anatomiques. !| Production morbide d'un blanc jaunâtre, ordinairement arrondie, qui, dans l'état de crudité, a une consistance analogue à celle de l'albumine concrète, mais plus forte, qui devient ensuite molle, friable, et acquiert par degrés une consistance et un aspect analogues à ceux du pus. Les tubercules du poumon , des ganglions mésentériques, des os. Ce sont ces tubercules qui font la pbthisie. || Tubercule crétacé , concrétion ayant l'aspect extérieur ou la consistance de la craie ou du plâtre, plus ou moins dure, formée principalement de phosphates, de carbonates ou de sulfates terreux, concrétion qu'on trouve assez souvent dans le poumon.
— SYN. TUBERCULE, BULBE. Les bulbes diffèrent des tubercules en ce que la partie charnue est représentée, dans les premiers, par des organes appendiculaires ou écailles charnues, analogues aux feuilles, tandis que, dans les tubercules, elle est formée par un organe aiile, aérien ou plus souvent souterrain.
— HIST. xvi* s. L'os du bras a en sa partie inférieure deux apophyses ou prominences ou tubercules, l'un antérieur, l'autre postérieur, paré, iv, 25. Faut tasler du doigt les sourcils et derrière les oreilles [des porcs], scavoir s'ils ont des tubercules granuleux, c'est à dire grains ronds et durs, lu. XIII, iO. Que quand la mensale [ligne de la main, dans la chiromancie] coupe le tubercule de l'enseigneur [doigt indicateur], mont, ii, 315.
— Btym. Ut. tuberculum, dérivé de tuber, tu-
meur, tenant, comme tumor, tumeuï, au radica)
sanscrit tu, croître.
t TUBERCULE, ÉE (tu-bèr-ku-lé, lée), adj. Qui est garni de tubercules. Le grand crapaud terrestre, aux yeux rouges et au dos tubercule, bonnet, Letl. div. Œuv. t. xii, p. 33), dans pougens,
TUBERCULEUX, EUSE (tu-bèr-ku-leû, leû-z'), adj. Il 1° Qui offre des saillies analogues aux tubercules. La graine de la stellaire est tuberculeuse. Il 2" Terme de médecine. Qui est de la nature du tubercule. Il Matière tuberculeuse, celle qui constitue les tubercules pathologiques. || Méningite tuberculeuse , affection dans laquelle des granulations sont trouvées sur la pie-mère. || Substantivement, celui, celle qui porte des tubercules dans le poumon, qui est phthisique. Un tuberculeux. Une tuberculeuse. || 3* S. m. Sorte de poisson.
t TCBERCCLIFËHE (tu-bèr-ku-li-fe-r'), adj. Qui porte des tubercules , en parlant de certaines tiges souterraines.
— ÉTYJI. Tubercule, et lat. ferre, porter.
t TUBERCCLIFORME (tu-bèr-ku-li-for-m'), adj. Qui a la forme d'un tubercule.
— ÊTYM. Tubercule, et forme.
tXUBERCULISATION (tu-bèr-ku-li-za-sion), t.f.
En médecine, formation du tubercule, travail local qui le produit. La tuberculisation du poumon.
t TUBERCULISER (tu-bèr-ku-li-zé), V. a. Terme de médecine. Produire des tubercules. || Se tuberculiser, v. réfl. Devenir tuberculeux.
t TUBERCULOSE (tu-bèr-ku-16-z'), i. f. Terme de médecine. La diathèse qui dispose à la formation du tubercule.
TUBÉREUSE (tu-bé-reû-z"), *. f. Plante dont la fleur est blanche et odoriférante. Il [Robin, garde du Jardin des Plantes] est le premier.... qui a donné la vogue aux tubéreuses, qu'on ne connais» sait qu'en Provence, vigneul-marville, Mél. d'hist. et de litt. p. 2(2.
— F.TYM. Tubéreux.
TUBÉREUX , EUSE (tu-bé-reû , reû-z'), adj. Qui offre des tubérosités. || Racines tubéreuses, racines qui sont plus ou moins renflées et manifestement plus grosses que la lige, et aussi celles qui sont parsemées de tubercules, c'est-à-dire de masses épaisses et charnues. La patate, dont les racines, tubéreuses comme celles de la pomme de terre.... RATNAL, Ilist. phil. X, 3. || Bulbcs tubéreui, ceux dont la substance esù homogène.
— REM. L'Académie ne donne que le féminin do cet adjectif; mais le masculin est fort usité.
— HIST. xvr s. Elephantiasis, ainsi appelée à cause que les malades ont les bras et les jambes grosses et tubéreuses, comme les elephans, paré, Introd. 21.
— ETYM. Lat. tuberosus, de tuber, tumeur.
î TUBÉRIVORE (tu-bé-ri-vo-r'), adj. Qui mange des tubercules. Insecte tubérivore.
TUBÉROSITÉ (tu-bé-rô-zi-té), t. f. || 1" Terme de botanique. Excroissance charnue. Les tubérosités des racines rhizosarques se distinguent des tubercules en ce qu'elles n'offrent ni bourgeons ni écailles. Il 2° En anatomie, les tubérosités de l'estomac grande^ et petite, les deux extrémités de cet organe. || Eminence raboteuse d'un os où s'attachent des muscles ou ligaments. Tubérosité de l'ischion. Tubérosité occipitale.
— HIST. ivi* s. Les trois muscles de la cuisse sortans de la tubérosité de l'os ischion, paré, i, b.
— ETYM. Lat. tuberosus, de tuber, tumeur. tTUBIEU (tu-bieu), t'nter;. Sorte de jurement
burlesque. Les fers aux pieds! tubieu! comme vous y allez I brueys,/1»oc. Pat. m, (2. Voy.TuniEU. t TUBIFÈRE (tu-bi-fè-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte des tubes.
— ETYM. Tube, et lat. ferre, porter.
t TUBIFORMEttu-bi-for-m"), adj. Qui a la forme d'un tube.
t TUBIPORINIENS (tu-bi-po-ri-niin) , ». m. pi. Famille de polypes, se tenant dans des canaux libres, souvent parallèles, réuni» par des lignes transversales, ce qui donne au polypier l'aspect d'un orgue.
t TUBLEU (tu-bleu), interj. Voy. tudieu.
t TUBOOVARIEN, lENNE (tu-bo-o-va-riin , rièn'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à la trompe de Fallope et à l'ovaire. || Kystes tuboovariens, kystes de l'ovaire communiquant avec la trompe et se vidant ainsi de temps en temps par l'utérus.
t TUBULAIRE (tu-bu-lô-r'), adj. Qui a U forint d'un tube.
— £TYM. Lat. iubulu», petit tube
TUE
TUE
TUE
f TUBCLE (tu-bu-n, t. m. Tube, conduit d'un calibre extrêmement petit. Ces tabules d'une petitesse si étonnante qui entrent dans la composition des viscères vasculcui, bonnet, Œuv. t. z, p. 6.
— F.TYM. Lat. (u6u(u(, dimin. de tubus, tube. TDBL'LÉ, ÉE (tii-bu-Ic, léo), adj. \\ 1* Oui a une
ou plusieurs tubulures. Flacon tubulé. || 1' Terme de botanique. Qui est en forme de tube. Calice tubulé. |{ 3* Terme d'archéologie. Draperie tubulée, draperie qui tombe par plis arrondis.
— F.TYM. Lat. tubulatus, de tubulus, petit tube. TCBCI.EtX, EUSE (tu-bu-leù, Ic-ù-z'), adj. Terme
d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un tube; qui en est formé.
— KTYM. Voy. TUBULAIRE.
t TUBULIFÈRE (tu-bu-li-fè-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porto de petits tubes.
— ETYM. Lat. tubulus, petit tube, et ferre, porter, t TCBCLIFLOUE (tu-bu-li-no-r'), adj. Terme de
botanique. Dont la corolle est tubulcuse.
— ETYM. Lat. tubulus, tubulé, et flos, fleur, t TCIICI.IFORME (tu-bu-li-for-m'), adj. Qui a la
forme d'un tubulé. Calathido tubulil'orme.
— ETYM. Lat. (ubulus, petit tube, et forma, forme, t TCBCLITE (tu-bu-li-f), t. f. Astérie fossile
ramassée en masse solide. || Divers zoophytes coralligènes fossiles de forme tubulairc.
TUBULURE (lu-bu-lu-r'), t. f. || 1° Ouverture que présentent des flacons, des ballons et autres vaisseaux de chimie, et qui est ordinairement destinée à recevoir un bouchon percé d'un trou par lequel passe un tube. 112° Petits tuyaux dont certaines productions naturelles sont traversées.
— ETYM. Voy. TUBULAIRE.
t TUCA (tu-ka), s. m. Poisson du genre gade.
TUDESQDE (tu-dè-sk'), adj. \\ 1* Qui appartient aux anciens Germains. La langue tudesque. Il S. m. Le tudesque. la langue des anciens Germains. II II s'est dit quelquefois pour Allemand. Votre Majesté parait surprise de ce que la lettre d'un Tudesque (c'est l'expression dont elle se sert) a été lue en pleine Académie française, d'alemb. Lelt. au roi de Pr. -lO nov. (770. || 2" Par dénigrement, qui a quelque chose de rude, de grossier, sans élégance. Cette réponse traduite en un français tudesque avait été envoyée à Fontainebleau, oii était la cour, barmontel, Uém. v.
— ETYM. Ital. tedesco; de l'anc. haut-allem. diutisc, allem. mod. deutsch ou teutsch, allemand. La traduction de teutsch en ancien français est thiois, thiais, qui est resté comme nom propre et nom géographique.
f rUDIEU (tu-dieu), interj. Juron de l'ancienne comédie. Tudieu! l'ami, sans vous rien dire, Comme vous baillez des soufflets! mol. Amph. I, i. Vous ne le connaissez pas; tudieu; c'est un homme fort délicat sur cette matière, lesage, Gil \ Bios, I, 4. Je voudrais bien savoir quel âge il a;
tudieu ! quel homme I volt. Déf. mon oncle, 4.
— ETYM. Euphémisme pour tue Bt'eu.
TUÉ, ÉE (tu-é, ée), part, passé de tuer. || l" Qui ! «péri de mort violente. Cette fâcheuse perte [de
' Turcnne] donna hier lieu, au petit coucher, de se
I souvenir des généraux tués par le canon ; on compta
J le maréchal de Créquy allant reconnaître Verceil,
le maréchal de Guebriant, Pappenheimen la même bataille où Gustave Adolphe fut tué, pellisson, Lett. hist. t. n, p. 382. Il [Turenne] trouva M. d'Hamilton près de l'endroit où il allait, qui lui dit : Monsieur, venez par ici ; on tirera où vous allez. Monsieur, lui dit-il, je m'y en vais : je ne veux point du tout être tué aujourd'hui, sév. 28 août <675. Les soldats français ne s'y trompent guère; ils s'étonnaient de voir tant d'ennemis tués, un si grand nombre de blessés et si peu de prisonniers [à la bataille de la Moskowa], séouh, Hist, deNap. vn, 12. Il Substantivement. Les tués, ceux qui ont péri dans un combat. || 2° Fig. Accablé de fatigue. Ma fille, passé aujourd'hui, je vous promets de ne plus écrire qu'un mot.... mais faites-en donc de même, car vous êtes tuée d'écriture, sÉv. 3 sept. «077. lis* Être tué dans une discussion, n'avoir plus rien à répondre, être réfuté complètement; locution en place de laquelle aujourd'hui ondit plutôt battu. || Proverbe ou dicton. Tant de tués que de blessés, il n'y a personne de mort, se dit pour exprimer que le mal n'est pas si grand qu'on le croyait, t TUE-BRËBIS (tue-brc-bî) , t. m. Grassette.
— ETYM. Tuer, et brebis.
TCE-CIIIEN (tuc-chiin), s. m. || !• Colchique.
Il On donne aussi ce nom à la noix vomique. 111° Nom d'un employé dans certaines villes du
Nord qui avait charge de tuer les chiens errants. Il Au p(ur. Des tue-chiens.
— IllST. xiv s. A Pierre Coulon, tukien, pour plusieurs tiens qu'il a tués.... caffiaux. Régence d'Aubert de llaviére, p. 91.
— ETYM. Tiifr, ctchien.
t TUE-I.OUP (tue-lou), s. m. Nom vulgaire de Vaconil lycoctonum.
t TCE-MOUCIIE (tue-mou-ch'), s. m. Nom vulgaire de l'omontta muscaria de Persoon. || 2* Papier tue-mouches, papier empoisonné qui tue les mouches.
TUER (tu-é), je tuais, nous tuions, vous tuiez; que je tue, que nous tuions, que vous tuiez, tJ. a. Il 1" Frapper, assommer ; sens primitif, aujourd'hui tout à fait oublié. || 2* Eteindre (voy. à l'étymologie comment frappera passé au sens d'éteindre). Tuer le feu, la chandelle. On doute pour quelle raison Les destins si hors de saison De ce monde l'ont appelée ; Mais leur prétexte le plus beau. C'est que la terre était brûlée. S'ils n'eussent tué ce flambeau, malh. vi, U. ||Terme d'alchimie. Tuer l'eau philosophale, la fixer en continuant toujours le feu. || L'un tue l'autre, le fixe et le volatil se détruisent l'un l'autre. || 8* Par généralisation de l'idée de frapper, d'assommer, ôter la vie d'une manière violente. Tant que personne ne leur résisle [aux Espagnols qui avaient pris Corbie], ils tiennent courageusement la campagne, ils tuent nos paysans et brûlent nos villages, voir. Lett. 74. Les gens que vous tuez se portent assez bien, corn. Ifent. iv, 2. Le voyage de Fontainebleau est rompu par une des plus cruelles nouvelles du monde qui vient d'arriver ce soir : un coup de canon a tué M. de Turenne le 27, sur les neuf heures du matin, pellisson, lelt. hist. t. II, p. 37!). Il [Abimélech] appela son écuyer, et lui dit : Tirez votre épée et tuez-moi, de peur qu'on ne dise que j'ai été tué par une femme ; l'écuyer, faisant ce qu'il lui avait commandé, le tua, SACi, Bible, Juges, a, 54 C'est un de ces braves de profession, de ces gens qui sont tout coups d'épée.. qui ne font non plus de conscience de tuer un homme que (^'avaler un verre de vin, MOL Scapin, ii, 8. Pourquoi me tuez-vous? Eh quoi! ne demeurez-vous pas de l'autre côté de l'eau? mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, et cela serait injuste de vous tuer de la sorte; mais, puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave, et cela est juste, PASC. Pens. VI, 3, édit. havet. Quand il est question de juger si on doit faire la guerre et tuer tant d'hommes, condamner tant d'Espagnols à la mort, c'est un homme seul qui en juge, et encore intéressé; ce devrait être un tiers indiflërent, ID. ib. VI, 9. Au passagi de l'Issel, sous les ordres do M. le Prince, M. de Longueville a été tué ; cette nouvelle accable, sÉv U7 On tue beaucoup de fanatiques [protestants] et on espère en purger le Languedoc, MAINTENON, Lett au ducde floaillcs, 14 mai. Ou qu'il voit la justice en grosse compagnie Mener tuer un homme avec cérémonie, boil. Sot. vni. Il Tuer un homme à terre, le tuer quand il est abattu. N'avez-vous pas reçu ma lettre où je vous donnais la vie [dans le duel entre Mme de Sévigné et Bussy], et ne voulais pas vous tuer à terre? ro. à Bussy, 4 déc. 4 808. || Se faire tuer, périr dans un combat. Il se fera tuer comme mon frère; il vaudrait bien mieux qu'il fût sou's-diacre, VOLT. l'Ing('nu, 7. || Se faire tuer signifie aussi chercher la mort, de propos délibéré. II s'est fait tuer plutôt que de se rendre. || Impersonnellement, au passif. U fut tué beaucoup de gens dans la dernière bataille. {| Absolument. II [l'homme] tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour se parer, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer, j. de maistre. Soirées de St-Pétersbourg, Entretien 7. Sommes-nous des soldats qui tuent et se font tuer pour des intérêts qu'ils ignorent? beaumarcu. ifar. de Fig. v, 4i. Il Tue, tue, exclamation de gens qui en attaquent d'autres et ne veulent en épargner aucun. M. de Longueville et ceux qui le suivirent de plus près, croyant avoir trouvé un chemin pour forcer la barrière, commencèrent à crier :Tue, tue, sans quartier, PELLISSON, Lett. hist. t. i, p. <43. Il Substantivement. Au premier bruit qu'ils firent d'un tue, tue, on leur répondit si bien par de grands cris de Vive le roi, qu'ils ne passèrent pas plus avant, id. ib. t. ni, p. t72. ||Fig. X tuer chiens, s'est dit de prétextes, comme quand on veut tuer son chien. Des objections i tuer chiens, d'abobnson, Mém.
t. n, p. M9. Il 4* Faire périr d'une manière quelconque, de mort violente ou par maladie. Une tuile lancée du haut d'un toit tua Pyrrhu». C'est une apoplexie qui l'a tué. La faim [dans Jérusalem assiégée] en tuait plus que la guerre, et les mères mangeaient leurs enfants, boss. Hist. u, 8. Dieu veuille que quelque gelée ne me tue pas i Berlin, comme le froid de Stockholm tua Descartes I volt. Lett. Thiriot, 27 nov. (738. Elle aimait trop le bal, c'est ce qui l'a tuée, v. hugo, Orient. 33. Il Fig. En termes de l'Écriture, tuer l'&me, la souiller, lui faire perdre le bonheur éternel. Je sais que le trouble intérieur est la peine de tout péché qui tue l'àme, mass. Carême, Enf. prod. || B" Causer la mort. Le bruit qui a couru de ma mort ne m'a point tué, balz. liv. tr, lett. 34. J'approuve extrêmement le dessein que vous faites de vous désabuser de la fortune, et de la quitter comme une dangereuse maîtresse ; ses caresses et ses mépris sont également à craindre; d'une façou ou d'autre, elle tue tous ses amants, voit. Lett. 44. Ma vengeance est perdue. S'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue, rac. Andr. iv,4. || Il se dit d'un médecin qui, par inhabilelé, cau-ie la mort du malade. Le frère de Mme de Coul.inges est mort; on dit que c'est le cordelier qui l'a tué; et moi, je dis que c'est la mort, sÉv. 4(10. jl 6* Il se dit des animaux qu'on met à mort. La cuisinière a tué le poulet. Tuer des perdrix. Nous avons chassé toute la journée sans rien tuer. Non, j'ai tué fort peu, tout au plus trois levrauts. Autant de cailles, oui, peut-être dix perdreaux, collin d'iiarleville, M. de Crac, se. 0. || 7' U se dit des bouchers qui égorgent ou assomment les animaux. Tuer des bœufs, des moutons. || Dans le langage familier. Ce boucher tue de meilleure viande que tel autre. Les bouchers, en été, tuent leur viande pendant la nuit. Il Absolument. Ce boucher ne lue qu'une fois par semaine. || 8° Faire périr, en parlant des arbres, des plantes ou des insectes. Le grand froid a tué les oliviers. Il est recommandé de tuer les chenilles. || Populairement. Tuer le ver, voy. ter. |]9" Par exagération, causer une fatigue, une peine excessive, compromettre la santé, la vie. Il porte de trop grands fardeaux, cela le tue. Vous tuez votre cheval de le mener toujours au grand galop. Albe vous a choisi, je ne vous connais plus. — Je vous connais encore, et c'est ce qui me tue, corn. Hor. n, 3. Deux heures durant, dans une posture qui tue la poitrine, sÉv. 5 nov. 1 684. Elle [ma tante] me fait des caresses qui me tuent; elle parle de sa mort comme d'un voyage, id. 20 avr. (672. Vous n'y êtes pas [auprès de moi], et c'est ce qui me tue; vous faites du bien où vous êtes, et c'est ce qui me console, maintenon, tett. ou duc de A'ooit- Ics, 27 déc. 47(0. Mais ne dilTérez point: chaque moment vous tue. Réparez promptement votre force abattue, RAC. Phèdre, 1, 3. On sent le vide du plaisir; il est des moments de réflexion qui vous tuent, mass. Mystères, Visitation. Son âme tuait son corps, volt. l'Ingénu, (9. Abrégeons cet entretien; malgré tout le charme que j'y trouve, il me tue, cenus, Thédt. d'éduc. la Curieuse, IT, 7. Il Absolument. Cette vie me tourmente trop, il est trop question de moi, on ne se peut cacher, cela tue, sÉv. 24 juill. (689. || Se tuer le corps et l'âme, se donner beaucoup de peine. Il II se dit des peines mortelles que cause l'amour. Fuyez un ennemi qui sait votre défaut. Qui le trouve aisément, qui blesse par la vue. Et dont le coup mortel vous plaît quand il vous tue, corn. Poly. I, (.||10' Fig. Importuner, incommoder. Le grand bruit me tue. Adieu, mon très-cher comte, je vous tue par la longueur de mes lettres, sév. (3. Il 11' Compromettre, causer la chute, la ruine. Les acteurs ont lue l'ouvrage. On pourra regarder comme une espèce de paradoxe ce que nous venons de dire, que les Lettres Provinciales, publiées en (066, ont tué les jésuites cent ans après, en (760, d'alemb. Ëlog. Bossuet, note (4. C'est en France qu'on a dit ce mot : la légalité nous tue, LAUGEL, Rev. des Veux-Mond. (6 mai (872, p. 3oo. Il Tuer un auteur, tuer son original, son modèle, le surpasser au point de le faire oublier. || 12" Fig. Faire disparaître, annuler, écarter. Tuezce qui vous tue, armez-vous de constance, rotr. Bélis. 11, 2. Il Cela tue l'efletdu spectacle, cela tue tout le plaisir de la partie, cela le contrarie, le détruit, l'anéantit. Payer jusqu'aux sourires des femmes 1 c'est tuer le plaisir, et non le temps, p. de musset, Rev. des DeuxMond. (" déc. (854, p. ans. ||Tuer un poète, ôter, en le traduisant, tout éclat poétique. Hic gelidi fontes.... traduisez avec l'abb*
TUE
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