‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 21 sur 754 · ROT, VI, 2B · texte numérisé non relu

ROT, VI, 2B

— RTY.M. Rapine.

t RAPINEUR, EUSE {ra-pi-neur, n?ûz'), ». m. et f. Terme familier. Celui, celle qui rapine.

— HIST. xiii' S. Et jureront et promettront que se il sevent [savent] sour [sous] eulz nul officiai, ser- ■ jant ou prevost qui soient desloiaus, rapineurs, usuriers ou plein d'autres vices.... joinv. 29(. ji xvi' s. Larrons, abiiseurs, voleurs, rapineurs, homicides,

CALV. Instil. 987.

t RAPOIXTIR (ra-poin-tir), «. a. Terme de serrurier. Refaire une pointe émoussée ou cassée.

— f.TYM, Re..., à. et pointe.

RAPPAREII.LÉ, ÊE (ra-pa-ro-llé, liée. Il mouillées), part, pass^ de rappareiller. Livres rappareillés,

RAPPAREILLER (rapa-rè-Ué , Il mouillées, et non ra-pa-rè-yé), v. a. Rejoindre à une chose une ou plusieurs cho.*e3 pareilles, Rappareillei des vases, des chevaux.

— HIST. iiii' s, Sovent il fesoit ses ce île» ,3es brebis] Non per, s'elesereiit pareilles, Et sovi>ntle.'< rapareilloit. Se non pareilles les trovoit, Ren. 7403. Il XV* s. Si le fit refaire et rappareiller [le lort château d'Auroy] et bien garnir de gens d'armes.... froiss. i, i, 180.

— ÉTYM. Re, et apparenter.

RAPPARIÉ, ÉE (ra-pa-ri-é, ée) , part, pasyé de rapparier. Gants rappariés.

RAPPARIER (ra-pa-rié), je rappariais, nous rappariions, vous rappariiez ; que je rapparie, que nous rappariions, que vous rappariiez, v. a. Rejoindre à une chose une autre chose qui refasse la paire. Rapparier des bas, || Il se dit aussi des animaux domestiques qu'on a par couples. Rapparier un bœuf, pour refaire l'attelage.

— ÊTYM. Re..., et oppon'er; wallon, rapairi. fi. RAPPÉ (ra-pé), adj. Demi-muid rappé ,

gros-rappé, ou très-gros, barrique de Bourgogne dont la contenance est un peu supérieure à celle de la feuillette.

t RAPPÉ, ÊE (ra-pé, pée) adj. Cet emprunt va très-mal, car, oourtout notre département, il n'est rentré jusqu'à présent, en numéraire, qu'à peu près 4000' en sols et pièces rappées, Corresp. du gén. Klinglin, l. I83. (Pièce rappée paraît représenter ici le mot suisse rappe ou rappen, monnaie de compte qui vaut environ un centime et demi.)

RAPPEL (ra-pcl), s. m. || 1° Action de rappeler, de faire revenir. Le rappel d'un ambassadeur. Charès, par le rappel de ses deux collègues, se trouva seul général de toute l'armée, rollin, Uist. anc. Œuv. t. v, p. 496. Le rappel de l'bomme à son climat, BUFF. Quadrup. t. vu, p. 195. ||2° Il se dit particulièrement de ceux qui ont été exilés ou disgraciés. Le rappel de l'exil. Son rappel à la cour. Elle prit cela pour un ordre de rappe., hamilt. Gramm. II. Quelque brillant qu'ait été son rappel, il est certain que ce fut une grâce, j. j. rouss. Conlr. soc. iv, 6. || Fig. Si les pensées, les livres et leurs auteurs dépendaient des riches, et de ceux qui ont fait une belle fortune, quelle proscription ! il n'y aurait plus de rappel, la bruy. vi, l. || Lettres de rappel, ordre souverain qui rappelle un banni, un disgracié. || Rappel de ban, lettres du prince par lesquelles il rappelait quelqu'un du bannissement. Il 3° Rappel de l'union, ou, simplement, rappel, suppression de l'union établie entre l'Angleterre et

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