USI
Met, Ch. de Bol. xxxii. || xn*s. Dune comença sun cors durement à grever, Et les grosses viandes, chous e nés à user, Th. le mart. 93. Del meillur vin usout [usait] que l'um trover poeit, tb. <02. Il un' s. Une estoire vielle et usée, brun, latini, Trésor, p. 483. Assises que il voudront que fussent tenues et usées u royaume, du cange, usuare. Se j'avoie mon jouvent [jeunesse] tout usé, Si sui-je riche et de moult haut parage, Qu'on m'aimeroit à petit de beauté, quesnes, Romancero, p. <09. En larmt's et en plors [j'] userai ma jouvente, audepr. LEBAST.Aomane.p. 42. Mais celui qui le gaste et use [son avoir), Et après sa folie encuse, Qu'il la despendu sans mesure. Lai de l'ombre. Si doit on savoir c'on doit uzer des cozes louées selonc ce que on convenencha au louer, beaum. xxxviii, 2. Se je languis et au main et au soir. C'est qu'à li [elle] plait qu'ainsi j'use ma vie. Complainte douteuse, JUBiN. t. Il, p. 265. Use de ton pain, tu seras frans, LEROUX DE LiNCv, Prov. t. H, p. 433. || xiv S Désirable chose, c'est user ou jouir de ce que l'on desire, ORESME, Éth. VI, 20. Coutume d'icelle ville [Tournay] usée et gardée de si lonc temps, qu'il n'est mémoire du contraire, do cange , usuare. Il XV* s. Chers seigneurs, vous estes moult vaillans chevaliers et usés d'armes. Fnoisi. i, i, 320. Sire, vous estes notre capitaine el notre gardien, si devons tous obéir et user pur vous, id. i, i, 242. Si vous recommande Charles mon fils, et en usez ainsi comme bons oncles doivent user de leur neveu [Charles V à ses frères], m. ii, ii, 70. Si se traïrent les iilusiaurs devers Jean Lyon, et lui demandèrent conseil de celle chose, et comment on en pourroit user, ID. U, n, 82. Le duc d'Orliens et le duc de Bourbon usèrent la plus grant partie de leur vie en Engleterre, depuis ce temps, penin, 444B. Le povre homme use son cerveau. Et ne scet dont luy vient ce bien, Il songe, il pense; est-il point mienT coquill. Droits nouv. Usons les uns des autres librement; Et que chascun sur ce boire excellent Lave son cœur de toute hypocrizie, BASSELIN, XL. Il usoit de ceste parolle au personnage propre [il disait cela i la personne même], COMM. I, <o. Il ivi« s. Si vostre plaisir est de me envoyer quelque lettre de change, j'espère n'en user que à votre service, et n'en estre ingrat on reste, bab. Épi. <2. Vous me feriez tort sy vous n'usiez envers moy comme envers vostre mère, MARO. Lell. <36. Ce n'est i moy i qui l'on doibt user telles bourdes, id. ib. ut. Je vous prie, mon nepveu, en user [de mon mari] comme de vostre propre frère, m. ib. t«5. Il n'al'fiert qu'aux grands poètes d'user des licences de l'art, mont, i, )66. U y a plus de constance à user une chaisne qu'à la rompre, m. Ii, 20. Il les appeloit du nom de compaignons, que nous usons encores, id. m, 4 68. Hz n'usent point de fondes en bataille, amyot. Thés. 6. Tatius le remettoit de jour à autre, et lui usoit tousjours de quelque desfaicte, ID. Rom. 36. Publicola mourut ayant usé ses jours en tout ce que les hommes estiment vertueux et honorable, m. Publ. 40. Vous le voyez aller par la ville avec une pauvre robbe toute rompue et usée, n>. Arist. 62. Nourrir les cbevaulx usez et rompus de travail en nostre service, m. Cat. tt.
— 6TYM. Provenç et espagn. usar; ital. usare; verbe dérivé du latin usus, usage (voy. us i).
f DSEUR (u-zeur), t. m. Celui qui use par le frottement. Toute la France, toute la cour, useurs de parquet ou gens affairés, attendent à la porte [du cardinal de Fleury], d'abgenson, ,W«!m. t. i, p. 413.
USINE (u-ïi-n'), ». f. Il !• Proprement et anciennement, machine mue par l'eau. Depuis que j'ai établi des usines où la différente vitesse de l'eau peut se reconnaître assez exactement, bufp. Addit. théor. terr. Œuv. t. xil, p. 4G3. Les bateaux, bacs, navires, moulins et bains sur bateaux, et, généralement, toutes usines non fixées par des piliers et ne faisant point partie de la maison, sont meubles. Code civ. art. 63t. || 2° Aujourd'hui, fabrique dont le produit est obtenu par des machines plus que par le travail des ouvriers, tels que moulin, forge. Parmi les causes qui ont amené d'heureux changements dans les usines à feu de la France, uevillrposse, Inttit. Uém. tcienc. t IX, p. I2«.
— HIST. xin* 8. Se nos avons besoin de mairien à nos moulins et à nos autre* wisines de Valenehienei, dd cange, usina. || .xiv s.... mais ainsi comme En avez dit la vérité. Vous ne forgez d'humanité Que l'élémentaire machine. Sans mettre ce qui meut l'usine, l'Alchim. à nat. »4. Il XV* t. Huisine et ediffice i moire, brasier et
UST
rechauffer waranche, Soueenir» de la Flandre wallonne, juin, et août (867, p. (04. Et toute la conté enfin. Villes, chastaulx, terres, usines, E. desch. Polies mss. f° 6Bfi. || xvi* s. Femme tenant l'usine ou boutique de son mary achetant et vendant publiquement peut contracter, Coust. gén. t. 11, p. 849. Eriger colombiers, pressoirs et moulins, faire estangs, treilleries et autres usuines, Nouv. coust. gén. t. 11, p. 396.
— ÉTYM. Dérivé du lat. usus, comme ustrina, est dérivé de ustum [voy. us t).
t USINIER (u-zi-nié; l'r ne se lie jamais^, t. m. Il 1* Celui qui exploite une usine. || 2* Celui qui, aux colonies, exploite une sucrerie.
USITÉ, ÉE (u-zi-té, tée), odj. || 1" Qui est en usage, qui est pratiqué communément. Et suivant le vieil ordre en Syrie usité.... corn. Rodog. v, 2. Dites-moi.... De quel air il vous plaît que ceci soit traité? Parlerai-je, monsieur, selon ma conscience. Ou comme chez les grands on le voit usité? MOL. Amph. 11, 4. ...le parti d'un époux est le plus ancien, El le plus usité; c'est pourquoi je m'y tien, regnard, Fol. am. 11, 2. |12"I1 se dit des mots et des phrases qui sont en usage dans une langue. Quels mots sont usités dans une langue morte, pasc. Vide, Préface. Guatimala, selon une expression très-usitée, est situé entre le paradis et l'enfer, raynal, Hist. phil. vi, 24. Rien ne contribue plus à la clarté que l'emploi des expressions usitées; mais, si vous ne les détournez jamais de leur acception ordinaire , votre style ne sera que familier et rampant, barthel. Anach. ch. 58.
— HIST. XV* s. Tous quatre moult puissants de corps, et bien usités et esprouvés en armes, monstreL. 1,44. Langue latine dont vous estes bien usité, COMM. ProJ. Il XVI* s. Par ce qu'il n'est pas usité Ne commun, qu'une femme ou fille Sçaiche tant.... MAHOT, IV, 403. C'est merveille si quelcun trouve ceste manière de parler estrange, laquelle n'a nulle absurdité, et a esté usitée des anciens docteurs, calv. Instit. 24 4. Ceste coustume est receue et usitée, id. ib. 870. Ils estoient armez el accoustrez presque à la façon mesme des Parthes, cl usitez de combatre à rencontre d'eulx, amïot, Anton. 65.
— ÉTYM. Provenç. usitai; espagn. usitado; ital. usitalo ; du lat. usitatus, usitare, fréquentatif de uti, se servir.
t USNÉE (u-snée), ». f. Usnée humaine, sorte de mousse verdâtre que les anciennes pharmacologies mentionnent et que l'on recueillait sur des crânes humains longtemps exposés à l'air, particulièrement sur ceux des pendus, et à laquelle on supposait des propriétés miraculeuses. || Terme de botanique. Genre de lichens.
— ÉTYM. Usnea, en lat. du moyen âge, de l'arabe ashnah, mousse.
DSQUEBAC (u-ske-bac) , ». m. Nom d'une liqueur qui n'est autre que du wisky (eau-de-vie de grain), dans lequel on a dissous du safran et quelques aromates, et qui est usitée dans les hautes terres d'Ecosse. || Dans les traductions des romans de Waller Scott, le mot est écrit usquebaugh.
— ÊTYM. Corruption anglaise de l'irl. UMce, eau, beatha, vie : eau-de-vie.
tUSSEAU(u-s6), s. m. Drap d'Usseau, drap fabriqué à Usseau , village près de Carcassonne, pure- TIÊRE. Il On a écritaussi drap du sceau, àtort. Et tel change de meuble et d'habit chaque lune, qui, Jasmin autrefois, d'un drap du sceau couvert.... regnard. Joueur, I, 4.
USTENSILE (u-stan-si-l*), t. m. i| 1* Toute espèce de petit meuble servant au ménage, et principalement à la cuisine. Mais demain, du matin, il vous faut être habile X vider de céans jusqu'au moindre ustensile, mol. l'art, v, 4. Une petite cuisine remplie de tous les ustensiles nécessaires dans un ménage, genlis, Veill. du chdt. t. n, p. 472, dans pougens. || 2° Divers instruments propres à certains arts. Les ustensiles du lardinage. Le lendemain je ne trouvai pour ustensile de toilette qu'une assiette à soupe avec une bouteille de verre en guise de pot à l'eau, de courcuamps, Sour. de la marq. de Créquy, t. v, ch. 2. Les bestiaux et ustensiles servant à faire valoir les terres, seront censés compris dans les donations enlre-vifs ou testamentaires desdites terres, Code civ. (064.||Fig. Grands savantas, nation incivile. Dont Calepin est le seul ustensile, deshoulières. Poésies, t. I, p. 82. Il 8* Ancien terme d'administration militaire. Droit pour les troupes de passage de prendre chez l'habitant le lit, le pot et plaça
usu
au leu et à la chandelle. L'ustensile était quelquefois fourni en argent. 3
— REM. Le genre de ce mot a varié : Dont pour toute ustensile Pierre faisait subsister sa famille, la font. Jum. On abandonnait le lieu ; les ustensiles sacrées étaient perdues, font. Oracles, 11, 2. Aujourd'hui le mot est masculin.
— HIST. XVI" s. Leurs linges, meubles et autres utenciles, carloix, v, 4. Ny pot, ni plat, ny utcnsile de sa cuisine et de sa table [de l'empereur du Mexique] ne luy estoient servis à deux fois, MONT. I, 262. Les vaisseaux et utencilles, esquels le lait et les fourmages séjournent, comme sellions, huches, pots, terrines, o. de serres, 287.
— ÉTYM. Génev. ulensile; provenç. ustencilha; du lat. utensilia, choses dont on peut se servir, de uti. La forme régulière serait uteniiii«, au féminin , représentant le pluriel neutre, avec l'J mouillée. Quant àl's, elle est absolument barbare; le XVI' siècle ne l'avait pas; des parlers provinciaux ne l'ont pas non plus.
CSTION (u-stl-on), ». f.\]l' Action de brûler. La sépulture par ustion pratiquée chez les Romains. L'ustion des corps [ morts ] , legranu d'ausst, Instit. Uém. se. mor. et pol. t. 11, p. 463. 1 1 2* Terme de chimie. Calcination, combustion d'une substance. || 8° Terme de chirurgie. Action de brûler, d'appliquer le cautère actuel.
— HIST. XVI* s. On cure l'acrochordon par ligature, par section et par ustion, paré, v, 24.
— ÉTYM. Lat. ustionem, de u»tum, supin de urere, brûler ; sanscr. ush, brûler.
t USTRINE (u-stri-n') , ». f. Terme d'antiquité romaine . Nom donné au lieu où l'on brûlait i Rome les corps des morts.
— ÉTYM. Lat. ustrina, de uitum, supin de urere, brûler; comparez ustion.
USUCAPION (u-zu-ka-pion), ». f. En droit romain, manière d'acquérir par la possession, par l'usage.
— ÉTYM. l3t. usucapionem, de usu», usage (voy. us 4),etcapere, prendre.
USUEL, ELLE (u-zu-èl, è-l') , adj. Dont on se sert ordinairement. Termes usuels. J'honore les remèdes qu'on appelle usuels, sÉv. 4 9 avr. 4 680. Elle ne recherchait que les plantes usuelles pour les appliquer à ses drogues, J. J. Rouss. Confess. v. Dans tous les temps, le grand nombre ne cultive de son esprit que les facultés usuelles, marmontel, Œuv. t. iv, p. 443. Il Les arts usuels, les métiers qui fournissent aux besoins communs, Réglem. de l'expos. univ.de 4 867.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. usual; ital. uîuale; du lat. usualis, de usu», usage (voy. us 4).
nsnELLEMENT(u-zu-è-le-man), ado. D'une manière usuelle. Cela se dit usuellement.
— ÉTYM. Usuelle, et le suffixe ment.
USCFBCCTUAIRE (u-zu-fru-ktu-ê-r') , od;. Qui
concerne l'usufruit, qui appartient à l'usufruit. Des réparations usufructuaires des immeubles qui n'entrent point en communauté. Code civ. art. 4 409. Le douaire coutumier était un droit usufructuaire, attendu qu'il consistait dans l'usufruit 1 de la moitié des biens du mari, legoarant.
— ÊTYM. Lat. usu/'ructuarius, de usufructut
(VOV. USUFRUIT).
USUFRUIT (u-zu-frui), ». m. Terme de droit. Démembrement du droit de propriété, qui comprend le droit de se servir de la chose pour l'usage auquel elle est destinée, et le droit de percevoir les fruits et produits de la chose ; mais qui diffère de la propriété en ce qu'il ne donne ni le droit de détruire ou d'aliéner la chose, ni la perpétuité, l'usufruit étant essentiellement viager. Mme de la Fayette assure tout son bien, elle n'en veut que l'usufruit, sÉv. 684. Il [M. Bernoulli] traitait du prix où l'on doit légitimement mettre des rentes viagères et des usufruits, selon les différents âges, du temps où un absent doit être censé mort, des assurances entre marchands, de la probabilité des témoignages, fon- TEN. JforUmort. Cet Innocent III, pour avoir le suffrage de l'empereur, lui cède, à lui et à ses enfants , l'usufruit de tous les domaines de la comtesse Malhilde, par un acte daté du 4 3 juin 1433, VOLT. Mœurs, 47. L'usufruit est le droit de jouir des choses dont un autre a la propriété. Code civ. art. 578. L'usufruit qui n'est pas accorde à des particuliers ne dure que trente ans ; l'usufruit accordé jusqu'à ce qu'un tiers ail atteint un âge fixe, dure jusqu'à cette époque, encore que lo tiers soit mort avant l'âge fixé, ib. art. 64» et sïO. Si un usufruit a été constitué en dot, le mari ou ses h^ ritiers ne sont obhgés, à la dissolution du mariage.
usu
que d* restituer le droit d'usurruit, et non les fruits échus duiant le mariage, ib. art. ubh. Il Usufruit légal, droit de jouissance du père et de la mère sur lus biens de leurs enfants mineurs.
— HIST. XIV' s. Retenu audit l'ierrol le usfruit desdiz vingt sols parisis le cours de sa vie tant ■eulement.... et que ledit couvent ne puisse riens reclamer oudit usfruit, do canoë, usufructuare. Il XVI* s. Cela nous admoneste en ces mois si plaisans De ne frauder en rien l'usufruit de noi ans, RONS. Élég. <3.
— F.TVM. Prov. usufrug; du lat. usuCriidu» (qui- CBERAT, Addenda], de t«uj, usage, et /'ruc/ui, fruit.
USUFItUITIER, lÈUE ( u-zu-frui-tié , tiè-r'), f. m. et f. Terme de droit. Celui, celle qui a l'unufruit. Il eût été absurde qu'un simple usufruitier eiit disposé de la propriété de la chose, mo.n- TESQ. Bsp. ixxi, 33. Jacques Juvénal des Ursins soutint, dans une des conférences, que le roi, n'étant qu'usufruitier de la couronne, ne pouvait aliéner la moindre partie du djmaine, duclos, (Eue. t. n, p. 29. L'usufruitier a le droit de jouir de toute espèce de fruits, soit naturels, soil industriels, soit civils, que peut produire l'objet dont il a l'us^ufruit, Codeciv. art. 582. \\Adj. Képarations usufruitières, réparations à la charge de l'usufruitier.
— HIST. XIV* s. Ladicte vicoiitesse, usuffructuaire i cause de douaire, Arcli. nat. jj8b, p. 4 65. || xvi» s. Se contentant de n'en estre investy , sinon comme usufructuaire , et comme ayant le bail, et jouyssant des fruits au nom de ses enfans ducs titulaires, H. DU BELL. 246.
— ETYM. Usufruit. ~ —
+ CSCM (AU) (a-du-zom"), Joe. adv. loi. Littéralement, à l'usage. Se dit d'une collection de livres rassemblés pour un but spécial : telle est l'édition des auteurs latins ad usum Delphini, édition faite à l'usage du Dauphin, fils de Louis XIV, par l'ordre de son gouverneur le duc de Montausier, et exécutée par divers savants. || On dit substantivement : un ad usum.
USUKAIRE (u-zu-rê-r'), adj. Où il y a de l'usure. Il [Escobar] a fourni une méthode générale pour toutes sortes de persomies, si facile qu'elle ne consiste que dans l'usage de certaines paroles qu'il faut prononcer en prêtant son argent, ensuite desquelles on peut en prendre du profit, sans craindre qu'il soit usuraire, pasc. Prov. viii. Le dealer si.x est si usuraire que je ne crois pas qu'un notaire en vouliit faire un contrat, sÉv. 0O5. On ne veut point interrompre des profits manifestement usuraires, mass. Carême, Confession. N'y a-t-il que le prix de l'argent qui puisse être usuraire? celui de toute autre marchandise ne peut-il pas l'être également? condil. Qomm. gouv. i, 18.
— HIST. XIV' s. En imposant [alléguant] le cas estre usuraire, Ordonn. des rois, t. vu, p. 645. En ung contraict usuraire, cellui qui preste quiert que ung denier engendre ung autre, qui est contre nature, le Songe du tergier, i, 173. ||xvi' s. Leur grand père mourut bancquier, bulliste et usuraire i Lyon, carloix, a, s. Si la rente estoit constituée au denier dix, elle seroit réductible; si au dessous du denier dix, usuraire, loysel, 513.
— ETYM. Provenç. usurari; espagn.et ital. usxran'o ; du lat. usurarïui, de usura, usure.
nsURAIRE.>lENT (u-zu-cê-re-man), adv. D'une manière usuraire. Dans un temps de révolution, il aurait été peut-être permis de dire aux créanciers qui ont prêté usurairement : Tu m'as fourni telle somme.... Décret du 23 (loréaX, an ii, rapport Cambon, p. 92.
— êtym. Viuraire, et le suffixe merU.
JSCRE (u-zu-r'j, t. f. || 1* Proprement, toute espèce d'intérêt que produit l'argent. Vous ne prêterez à usure à votre frère ni de l'argent, ni du grain, ni quelque autre chose que ce soit, mais seulement aux étrangers, SACi, Bible, Deutérun. xxm, 1». Socin et les autres disent que l'usure n'est pas un péché selon les lois chrétiennes ; en quoi il faut avouer qu'ils ne dégénèrent pas de la doctrine commune des protestants, boss. 6' avcrtiss. tur les lettres de Jurieu. La loi des Douze Tables défendait de porter l'usure plus haut qu'à douze puur cent, bollin, Hist. onc. Œuv. t. x, p. 204, dans pougens. [X Rome] l'usure onciaire signifia un pour cent par an; l'usure exquadrante signifia trois pour cent par an; l'usure et triente, quatre pour cent par an : l'usure semis, six pour cent par an, montesq. Déf. Espr. lois, part. 2. Il %' Par extension, profit qu'on retire d'un prêt au-dessus du taux légal ou habituel. Vous savez que la plus grande peine que l'on ait avec eux [les