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amtot, Agét. 27. Il n'est aulcune des vertus qui
s'espande si aiséement que la vaillance militaire, mont, n, 65. La [prouesse] militaire a l'advantage.... aussi a-t-elle emporté chez nous, comme par preciput, le titre honorable de vaillance, charron, .Sagesse, i, 6).
— ÈTYM. Vaillant; provenç. valensa, valentia; espagn. valencia; ital. valenzia.
1. VAILLANT, ANTE (va-llan, Uan-t", li mouillées), adj. Qui a de la vaillance. Les Machabées étaient vaillants, et néanmoins il est écrit qu'ils combattaient par leurs prières plus que par leurs armes, Boss. Mar.-Thér. Songez, seigneur, songez à ces moissons de gloire Qu'à vos vaillantes mains présente la victoire, rac. Iphig. v, 2. || Substantivement. Je suis ce téméraire, ou plutôt ce vaillant, CORN. Cid, IV, 6. Paraissez, Navarrois, Maures et Oaslillans, Et tout ce que l'Espagne a nourri de vaillants, iD. ib. v, 2. || Cheval vaillant, se dit d'un cheval plein de feu et de vigueur.
— HIST. XI* s. Margariz est mult vaillant cheva- 1ers, Ch. de Roi. ci. |l xii' s. Et douce France, la contrée vaillant, RoTie. p. 92.... Eve, sa moillier [d'Adam], la vaillant, ib. p. I52. || xiii's. Bernart, à vous veuil demander De deux choses la plus vaillant. Prouesse que tant oi [j'entends] louer, Ou largesse qu'on aime tant, le comte de Bretagne, Romancero, p. ICO. Ung garnement [parure] li donne tel [à la suivante], Qu'el die que tu es vaiUans [généreux], la Rose, 2B73. Se uns bons dist vilonnie à un vaillant home, qu'il ait paine de prison, BEAUMAN. XXX, 2i.||ivi* S. Homme hardy et vaillant de sa personne, amyot. Agés. 41. Rien ne vaut l'assaillant, s'il n'est fort et vaillant, cotgrave.
— ÉTVM. Part, présent de valoir; esp. vatienle.
2, VAILLANT (va-llan , Il mouillées, et non va-yan), s. m. Le fonds de bien d'une personne, son capital. [Condé] a promis et engagé sa foi de. prince et tout ce qu'il a de vaillant, de faire donner la paix à Cordeaux, gui patin, A'ouc. lett. t. i, p. 334. dans POUGENS. Je suis à vous; disposez de mes peines; Car vous savez que c'est tout mon vaillant, la font. Jum. Tout le vaillant d'un homme, boisgi'illebebt, Dét. de la Fr. Sujijilém. Il Adverbialement. Il a dix mille francs vaillant. Mme la Dauphine avait une fille d'honneur jolie comme le jour; elle n'avait rien vaillant, comme toutes les Allemandes, st-sim. S9, (97. Cet homme avait été dans les affaires, et on prétendait qu'il devait plus qu'il n'avait vaillant, mariv. Marianne, I" part. Il N'avoir pas un sou vaillant, n'avoir ni bien ni argent. Mon père Adamaste, un vieillard Qui n'eut jamais vaillant un liard, scabr. Virg. ni. Il Fig. Et le tout en faveur de M. le chevalier Damis, qui n'a vaillant qu'un accent gascon qui vous amuse, mariv. l'Heur, stratag. i, 4. C'est une mine assez commune, et qui n'a vaillant que de la blancheur, iD. Pays. par». 4* part.
— REM. Vaillant est un participe archaïque de valoir. Aussi au xviii' siècle on hésitait entre avoir vaillant et avoir valant; la province disait valant; Paris disait vaillant. C'est Paris qui l'a emporté.
— iilST. xiii* s. N'en perdirent vaillant un denier de chose qu'il eussent, villeh. clxvi. Et semble qu'il n'ait rien vaillant. Tant li sunt tuit bien défaillant, la Rose, 6(79. Et Jehans n'a pas assés vaillant por paier les dettes c'en li demande, BEAUM. VI, 24. Il XV* s. Combien que le roy fust lors son maistre, si avoit-il la pluspart de son vaillant et ses enfanz soubz ledit duc... comm. m, 2. Il XVI* s. N'ayants rien en leur vaillant par où se produire, ils cherchent à se présenter par une valeur eslrangiere [les plagiaires], mont, i, IB7. César s'endebta d'un million d'or oultre son vaillant, ID. I, 313. Ciceron mesme, qui debvoit au sçavoir tout son vaillant, m. ii, 228. Qui plus qu'il n'a vaillant despend, Il fait la corde à quoy se pend, cotgrave.
— ÊTYM. Part, présent du verbe valoir. L'ancienne langue a dit souvent vaillissant, et quelquefois vaillnrue. Le patois normand dit valissance : la valissance d^un sou.
t VAILLANTIE (va-Uan-sie, Il mouillées), s. f. Terme de botanique. Genre de la famille des rubiacces. La vaillantie cioisctte, vaillantia crueiata, L. vulgairement croiselte velue.
— ETYM. Le botaniste VaillarU.
VAILLANTISE (va-Uan-ti-z' , U mouillées, et
non va-yan-ti-z'), t. f. Terme familier. Action de vaillance. Dieu sait combien alors il me dit de sottises, Parlant de ses hauts faits et de ses vai!lantises, régnier, Sat. vm. Que je vaii m'en donner, et me mettre en bon train De raconter nos
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vaillantisasi mol. Amph. m, a. || S'emploie Ironiquement le plus souvent.
— HIST. XIV* s. Je pourvoiray chascun selon sa vaillandie, Guescl. (4852. || xv* s. Et aimoit messire Jean ledit comte pour ses vaillantises, froiss. n, m, î. Il ivi* s. Et nous filles n'avons nos poiclrines csprises Des yeux de nos amants, mais de leurs vaillantises, garnier, BradamarUe, m, o.
— ÊTYM. Vaillant i,
VAIN, AINE (vin, vè-n'), adj. || 1* Proprement, vide, ce qui est le sens étymologique conservé seulement dans les locutions suivantes : vaine p&~ ture, terres où il n'y a ni semences, ni fruits, et, par suite, où tous les habitants d'une commune peuvent conduire leurs bestiaux; terres vaines et vagues, terres incultes qui ne rapportent rien. Il Temps vain, temps bas et couvert, accompagné d'une chaleur étouffante (locution vieillie). |{ Terme de vénerie. Fumée; vaines, ou, substantivement, les vaines, fumées des bêtes fauves, qui sont légères et mal pressées. || 2* Fig. Qui est comme vide, qui n'a qu'une apparence. Non, ce n'est pas une vaine ombre ! je le tiens, je l'embrasse, mon cher Mentor, pén. TH. iv. L'éloquence d'Iphicrate est pompeuse et vaine, celle de Timolhée plus simple et plus persuasive, barthél. Anach. ch. ". Chez les Grecs, lorsque l'éloquence devint oiseusr, elle fut vague et vainc, marmontel. Œuvres, t. iv, ç. 372, dans pougkns. || 3° Qui est sans valeur. Être brave [bien mis| n'est pas trop vain; car.... c'est montrer par ses cheveux qu'on a un val- t de chambre, un parfumeur; par son rabat, le fii, le passement.... pasc. Pent. v, (2, édit. havet. Tout est vain en l'homme, si nous regardons ce qu'il donne au monde; mais au contraire tout esi important, si nous considérons ce qu'il doit à Dieu, BOSS. Duch. d'Orl. Quittez ces vains plaisirs dont l'appât vous abuse, boil. Sat. ix. De la Grèce déjà vous vous rendez l'arbitre : Ses rois, à vous ouïr, m'ont paré d'un vain titre, hac. Iphig. iv, 8. Peut-être un songe vain m'a trop préoccupée, ID. Athal. u, 5. Oh I qu'il me paraît vain et frivole ce monde que vous quittez I genlis. Mères riv. t. ni, p. 3B4, dans pougens. || Il se dit quelquefois, en ce sens, des personnes. Il [l'homme] est si vain, qu'étant plein de mille causes essentielles d'ennui, la moindre chose, comme un billard et une balle qu'il pousse, suffisent pour le divertir, pasc. Pens. iv, (. Qui ne voit pjis la vanité du monde, est bien vain lui-même, ID. ib. VI, 59 bis. Et vains, ils [les hommes illustres du paganisme] ont reçu une récompense aussi vaine que leurs désirs, boss. la Valliére. || Terme de manège. Cheval vain, celui qui est faible par trop de chaleur ou d'a.-deur, ou pour avoir pris quelques remèdes. || 4* Qui est sans effet. De vains efforts. Daignent les justes dieux rendre vain ce présage I corn. Rodog. m, 6. Sa vaine inimitié n'est pas ce que je crains, rac. Phèdre, \, (.||6* Sans talent, sans succès. Imite mon exemple, et lorsqu'une cabale. Un fiot de vains auteurs follement te ravale.... boil. Ép. vu. Il 6* Qui n'a aucun fondement raisonnable, sérieux. Ils les mettent [les vers de certains poêles] au rang des plus vaines sornettes, regnier, Sot. iv. Grâces aux dieux, Cinna, ma frayeur était vaine; Aucun de tes amis ne t'a manqué de foi, corn. 6'mno, m, *. Le Seigneur connaît les pensées des hommes ; et il sait qu'elles sont vaines, saci. Bible, Ps. xciil, H. Toutes les vaines excuses dont vous couvrez votre impénitence vous vont être ôtces, boss. Anne d» Gonz. L'espérance la plus vaine Flatte un malheureux amant, QUIN. Phaét. v, 3. Combien nos jugements sont injustes et vains! volt. Tancr. IV 6. Il 7° Oui se prise au delà de son mérite. Te mesurer à moi , qui t'a rendu si vain , Toi qu'on n'a jamais vu les armes à la main? corn. Cid, n, ■2. Cette femme ambitieuse et vaine croit valoir beaucoup quand elle s'est chargée d'or, de pierreries.... boss. Ja Valiière. On homme vain trouve son compte à dire du bien ou du mal de soi, la BRUT. XI. Celui qui s'empresse pour se faire hono- ■er, ne sait pas encore l'art d'être vain, mass. Orais. fun. Villars. Les nations libres sont superbes; les autres peuvent plus aisément être vaines, honteso- Esp. XIX, 27. Vous voyez que je vous ai deviné; et voilà ce qui me rend si vain, voLl. Lett. Chauvelin, (7 oct. (702. Nous en savons assez pour être ^ages, et point assez pour être vains, bonnet, Paling. xiii, 8. Son bon naturel l'empêchait d'être vaine, c'est-à-dirc sotte, comte de caylus, Cadi chonyŒuv. t. IX, p. 4(12. Il est deux choses que les hommes vains ne trouvent jamais trop fortes, la
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flatterie pour eux-mêmes, la médisance contre les autre», marmontel, Œuv.i. vi, p. M». || Vaine Rloire, orgueil, infaluation. || Sulistantivement. Faire le vain, se livrer à la vaine gloire. Et dans ces grands tombeaux, où leurs âmes hautaines Font encore les vaines, Ils sont mangés des vers, MALH. I, 3. Je puis dire, sans faire le vain, que les folies de mon enfance ont été plus sérieusei que ces belles fleurs de rhétorique, balz. liv. l, lelt. (7. Hélas I et croyez-vous que l'on se mette en peine De ce nombre d'amants dont vous faites la vaineT mol. Mis. m, R. (|8* En vain, loc. adv. Inutilement. Les princes et les peuples gémissaient en vain ; en vain Monsieur, en vair le roi même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements, elle leur échappait... . Boss. Duch. d'Url. Avant lui [Louis XIV), la France, presque sans vaisseaux, tenait en vain aux deux mers, id. Jfar.- Thér. Les empereurs grecs avaient oublié que ce n'était pas en vain qu'ils portaient l'épée, montesq. Esp. VI, 2). Dieu ne fait rien en vain; il a donné aux bêtes les mêmes organes de sentiments qu'à moi; donc, si les bêles n'ont point de sentiment, Dieu a fait ces organes en vain, volt. Mél. lilt. au P. Tournemine. || Prendre le nom de Dieu en Tain, l'employer dans un serment sans nécessité. — HIST. XII' s. Tu hais les guardanz vanitez en vain. Liber psalm. p. 36. Si suens coups [son coup] n'ala pas en vain, Grégoire le Grand, p. 62. Ne sont que trois matières [de poëme] à nul home entendant. De France, de Bretaigne et de Rome la grant; Li conte de Bretaigne sont si vain et plaisant; Cil de Rome sont sage et de sen [sens] aprenant, Sax. i. || xiii' s. Et quant ge vin de pasmoison, El j'oi [j'eus] mon sens et ma roison. Je fui moult vains [faible].... lo Rose, nu. Et vint [Blondel] droit au castieloù li rois [Richard] estoil en prison, et se hieberga ciès [chez] une vaine feme, Chr. de Rairis, p. 53. Leofrciz amis, iccslsecrei Vus prie, àhumme pas ne cunte; Kar vus ne seriez creûz, Dveins [sans connaissance] vus seriez tenus, Éd. le Confesseur, v. 256). En vaine gloire de ce monde, joinv. 295. || nv* s. Leur prières churent en vain, bercheube, f' 45, eerso. Laquelle Perenelle qui estoit lasse et vaine, tant pour ce qu'elle n'avoit mangié de tout le jour, comme pour ce qu'elle estoit .malade, du cange , vanitas. ||xv's. Je dy en pleurant tendrement: Ce monde n'est pas chose vaine, ch. d'orl. Bail. «i. || xvi* s. D'aller après, Françoys ne furent vains [nonchalants], j. MAROT, V, 27. Sont réputées vaines pastures les terres non ensemencées et les prcz non clos, les terres vacantes non labourées.... Nouv. coust. gén. t. n, p. )073.
— ErVM. Provenç. Don, va; calai, va; espagn. et ital. vano; portug. vào; du lat. l'onus ; comparez le goth. vans; anc. scand. vanr, défectueux. VAINCRE (vin-kr'), je vaincs, tu vaincs, il raine, nous vainquons, vous vainquez, ils vainquent; je vainquais, nous vainquions; je vaincrai; je vaincrais; je vainquis, nous vainquîmes; vaincs, vainquons, vainquez; que je vainque, que nous vainquions; que je vainquisse; vainquant, vaincu, v. a. || 1° Remporter à la guerre un grand avantage sur les ennemis. S'il [César] les vainc [ses ennemis], s'il parvient où son désir aspire, CORN. Pomp. n, 4. Ceux que ni les armes n'avaient pu vaincre ni les conseils ramener, sont revenus tout à coup d'eux-mêmes, boss. Heine d'Ànglet. Malgré le mauvais succès de ses armes infortunées, si on a pu le vaincre [Charles I"], on n'a pu le forcer, m. ib. 11 tenait pour maxime qu'un habile capitaine peut bien être vaincu, mais qu'il ne lui est pas permis d'être surpris. H). Louis de Bourbon. Annibal l'a prédit, croyons-en ce grand homme : Jamais on ne vaincra les Romains que dans Rome, bac. Mithr. m, t. Allons au Capitole remercier les dieux de ce qu'en un jour semblable à celui-ci, je [Scipion] vainquis Annibal et les Carthaginois, fén. Oial. des morts anc. Dial. 35. [Peuples) qui n'ont rien i perdre si vous les vainquez, et tout à gagner s'il vous vainquent, rolun, Bist. nat. Œuv. t. n, p. 127, dans poiiOENS. C'était le mot du sire de Coucy au roi Charles V, que les Anglais ne sont jamais si faibles ni si aisés i vaincre que chez eux ; c'al ce qu'on disait des Romains ; c'est ce qu'éprouvèrent les Carthaginois, montesq. Bip. ix, 7. || Absolument. À vaincre sans péril on triomphe sans gloire, CORN. Cid, n, 2. Tu sais vaincre, disait un brave Africain au plus rusé capitaine qui fut jamais, lu ne sais pas user de la victoire, uoss. Beine d'Ànglet. Il chasse l'ennemi, il vainc sur
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mer, il v«inc sur terre, la BRirt. in. || Fig. Je suis vaincu du temps, je cède à ses outrages, malh. n, t2. Il f Avoir l'avantage sur ses concurrents. Vaincre i la course. Vaincre dans la dispute. Toute l'assemblée avoua que j'avais vaincu [dans une interprétation] le sage Lesbien ; et les vieillards déclarèrent que j'avais rencontriS le vrai sens de Minos, FÉN. Tél. v. Vers la soixantième olympiade, 5411 ans avant Jésus-Christ, Pindare fut vaincu cin(i fois par Corinne, condil. Iliit. anc. iv, 5. Il 8" Surpasser, quand il s'agit d'une sorte d'émulation entre les personnes Me vaincre en générosité , CORN. Pomp. IV, 4. Il [Omphis] fit de magnifiques présents à Alexandre, qui ne se laissa pas vaincre en générosité, rolun, llitt. anc. Œuv. t. VI, p. 496, dans pouoens. || 4" Surmonter, venir à bout de. Il a vaincu tous les obstacles. Voilà les ennemis [la révolte, l'hérésie] que la reine a eu à combattre, et que ni sa prudence ni sa douceur ni sa fermeté n'ont pu vaincre, BOSS. R«tne d'Anglet. Un moment a vaincu mon audace imprudente, hac. Phèdre, il, 2. Vous aimez; on ne peut vaincre sa destinée, id. ib. iv, 6. Il Absolument. On ne vainc qu'en combattant, ROTR. St Gen.v, t. Il ne conviendrait pas que ces messieurs vainquissent par une femme, maintenon, Lett. au duc de Noaillet, t. v, p. 249, dans POUGENS. Il En amour. Près du sexe tu vins, tu vis et tu vainquis; Oue ton sort est heureux I allons, saute, marquis I regnard, le Joueur, iv, to. Il B° Il se dit des sentiments, des passions dont on triomphe. Apprends sur mon exemple à vaincre ta colère, corn. Cinna, v, 3. Elle gémissait dans son incrédulité qu'elle n'avait pas la force de vaincre , BOSS. Anne de Gonz. Et qu'un héros vainqueur de tant de nations Saurait bien tôt ou tard vaincre ses passions, rac. Bérén. n, 2. ||6* Se laisser vaincre, se laisser toucher, fléchir. Se laisser vaincre à la pitié. Ce cœur se laisse vaincre aux vœux que j'ai formés, corn. Tois. d'or, Prol. se. (. Sensible jusqu'à la fin à la tendresse des siens, il [Condé mourant] ne s'y laissa jamais vaincre , et au contraire il craignait toujours de trop donner à la nature, boss. Louis de Bourbon. || 7* Vaincre un cheval, le dompter. |i 8' Se vaincre, c. réfl. Maîtriser ses passions, ses sentiments. Domitian : Qui se vainc une fois peut se vaincre toujours....
Tite : Qui se vainc une fois sait bien ce qu'il
en colite, corn. Tite et Bérén. n, 2. Faisons-nous violence, et vainquons-nous d'abord; Tout deviendra facile après ce grand effort, id. Imit. i, it. Il mettait la grandeur non à s'élever, mais à se vaincre, à ne faire rien de bas, fén. Tél. xin.
— REM. De l'amour aisément on ne vainc pas les charmes : je n'insiste pas sur ce mot vainc, qui ne doit jamais entrer dans les vers, ni même dans la prose ; on doit éviter tous les mots dont le son est désagréable, et qui ne sont qu'un reste de l'ancienne barbarie , volt. Comm. Corn. Rem. Ariane, rv, 4. Le fait est que vainc est peu usité ; mais Voltaire est tellement aveuglé par la prévention et par son idée d'une prétendue barbarie, qu'il déclare désagréable un son contre lequel il n'a aucune objection dans vin, vain, vingt, vint.
— IlIST. X* s. Voldrcnt la veintre li deo inimi [les ennemis de Dieu], Eulalie.\\ii' s. Li reis Marsile est de guère vencud, Ch. de Roi. ivi. Mais ço ne set li quels veint, ne quels nun, ib. CLxxxii. X icest colp est li esturs vencut, ib. ccLXXxvni. Quant Tierris ad vencue sa bataille, ib. CCLXXXIT. Ijxii' s. Si vainquerons, que Jhesus nous aïe, Ronc. p. 136. Pour voir [vrai] vous di que rois Charles vaincra, ib. p. 138. Vainque piliez, douce dame, et Amors , Couct , vn. S'amours ne vaint raison, j'i doi faillir, ib. vin. Quant veit li reis Henris que veincre nel purra [Thomas de Canterbury], Ne que les clercs forfaiz desfaire ne lerra, Mult durement vers lui en ire s'enflambla. Th. le mart. 28. || xni* s. Par l'aide de Dieu, si avint que les vainquirent li Franc et desconfirent, viLLEH. cxxxn. Bien m'avez reschaufée et moult bien repeUe; Grant meslier [besoin] en avoie, toute estoie vaincue, Berte, Lil. Ainsinc sunt ars avant venues, Car tûtes choses sunt veincues Par travail, par povreté dure, Jo Bose, 20376. Et par ce dit on : convenence loi vaint, exceptées les convenances qui sont fêtes par malveses causes , beaum. xxxiv, 2. Il XIV* s. Concupiscences teles que plusieurs ne les pourroient vainquir, oresme, Èth. 218. Mal vaint qui se repent de sa victoire , Ifénagier, i, 9. || xvr s. Le vaincre par force est moins glorieux que par.... mont, i, 24. Le vray vaincre a pour son roolle l'estour, non pas le sa-
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lut, 10. I, 244. Le françoys ne se vainc que par la françoys mesme, Sal. Mfn. p. 212. X la fin vaincu de la honte et du deshonneur que ce luy estoit, AMYOT , Cat. d'Vtiq. 45. Caesar ne faisoit pas grande chose, ains estoit Anlonius qui vainquoit tousjours, ro. Anton. 25.
— ETYM. Provenç. vencer, venter; espagn. vencer; ital. etncere; du lat. vincere, que les étymologisles rattachent à vincire, lier, viiuulum, lien : vaincre, ce serait enchaîner.
VAINCD, UE (vin-ku, kue), part patsé de vaincre. || 1* Qui a succombé en guerre, en combat. Les peuples vaincus peuvent conserver quelque liberté, lorsque, par la force de leur situation, ils sont en étal de faire acs traités après leur défaite. MONTESQ. Fsp. xvin, 1 9. || Substantivement. Que ceux qui veulent croire que tout est faible dans les vaincus ne pensent pourtant nous persuader que la force ait manqué au courage de Charles 1", boss. Beine d'Anglet. Cherchez, imaginez parmi les hommes les différences les plus remarquables; vous n'en trouverez point de mieux marquée ni qui vous paraisse plus efTeclive que celle qui relève le victorieux au-dessus des vaincus qu'il voit étendus à ses pieds, ID. Duch. d'Orl. On l'a vu [M. de Turenne] dans la fameuse bataille des Dunes arracher les armes des mains des soldats étrangers, qu'une férocité naturelle acharnait sur les vaincus, FLÉcn. Tur. ||0n a joint quelquefois vaincu à un adjectif possessif. Jamais un généreux vainqueur N'affligea son vaincu d'un langage moqueur , MAIRET, Sophon. m, 4. Sylla, ni Marius N'ont jamais épargné le sang de leurs vaincus, corn. Sertor. I, 1. Il Fig. Celui qui a cédé à l'amour. J'étais mort pour ma gloire et je n'ai pas vécu. Tant que ce lâche cœur s'est dit votre vaincu , roth. Yencesl. n, 2. Sensiblement atteint d'un soin qui me traverse Et plus votre vaincu que vainqueur de la Perse, id. Bélis. n, *.\\i' Dont on est venu à bout. Cest aux personnes seules de l'art qu'il est réservé d'apprécier les vraies beautés d'un ouvrage et le degré de difficulté vaincue, d'alemb. Œuv. t. m, p. 41. Il 3" Qui a succombé. Quoi! déjà votre amour des obstacles vaincue.... rac. Bajai. rv, 8. Mérope va mourir; son courage est vaincu; Pour son fils seulement Mérope avait vécu, VOLT. Mér. m, 2. ||4- Qui s'est laissé toucher, convaincre. De ce même Pallas j'implorai la secours : Claude vous adopta vaincu par ses discours, RAC Brit. IV, ï. Mon cœur, vaincu par ses caresses, lui rendait toute l'amitié qu'elle m'avait si longtcnips témoignée, J. J. ROuss. Confess. in.
VAINEMENT (vè-ne-man), adv. D'une manière vaine, sans effet. Nous voyons que Dieu seul est sage; et, en déplorant vainement les fautes qui ont ruiné nos affaires, une meilleure réflexion nous apprend.... boss. Beine d'Anglet. Si un empereur romain tenta vainement d'empêcher la ruine du temple [de Jérusalem] , un autre empereur romain tenta encore plus vainement de le rétablir, id. Ilist. n, 9. Il [Louis XIII] pria vainement; il n'osa commander, et il sacrifia sa mère, oenus, Mlle de la Fayette, p. 8, dans pol-gens.
— SYN. vainement, en vain. Ces mots sont le» mêmes sous deux formes; la signification en est synonyme, et l'emploi à peu près le même.
— HiST. im* s. Veinement est Iroblez chacims
om. Psautier, f* 49. ||ivi' s Faut-il espérer
Qu'avec tant de tourments je puisse assez durer Pour attendre un retour vainement favorable? desportes, diverses Amours, xxi. Complainte.
— ÊTYM. Vaine, et le suffixe ment. Provenç. vanamen; espagn. et ital. vanamente.
VAINQUEUR (vin-keur), s. m. \\ 1" Celui qui a vaincu. La fortune se plaît à faire de ces coups ; Tout vainqueur insolent à sa perte travaille, la font. Fabl. vu, 13. Tu céderas, ou tu tomberas sous ce vainqueur [Louis XIV], Alger , riche des dépouilles de la chrétienté, boss. ilar.-Thér. Ni les chevaux ne sont viles, ni les hommes ne sont adroits que pour fuir devant le vainqueur, m. Anne de Gonz. Les Romains ne firent jamais la paix qu'en vainqueurs, montesq. Rom. 1. Du temps de la république romaine, ce désir d'être honoré par des statues, des couronnes de laurier et des triomphes, rendit les Romains vainqueurs d'une grande partie du monde, volt. Pol. et lég. Peruées adm. publ. 24. {j Le vainqueur de Pharsale, de Rocroy, d'Auslerlitz , etc. celui qui a vaincu à Pharsale, à Rocroy, à Austerlilz, etc. Il Absolument. Ce peu que mes vieux ans m'ont laissé de vigueur Se consume sans fruit à chercher ce vainqueur [Rodrigue], cobn. Cid. m. ft
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||1* Celui qui a remporté un avantage sur ses concurrents, ses rivaux. Il sortit vainqueur de la discussion. Être vainqueur à la course, à la lutte. Il Les vainqueurs, se dit quelquefois des jeunes garçons qui ont remporté les prix dans les collèges. Il 8* Celui qui a surmonté des difficultés, domplc des passions. Le sage est vainqueur de ses passions. Vainqueur de tous les obstacles. || Il se dit au féminin. La femme demeura vainqueur.
Il 4° Dans le langage de la galanterie, l'objet aimé. Garde-toi de nommer mon vainqueur, corn. Rodog. I, 7. Tous les discours [au théâtre] où une personne de son sexe parle de ses combats, oii elle avoue sa défaite, et l'avoue à son vainqueur même, comme elle l'appelle, boss. Comédie, 4. Il II se dit aussi d'une femme. Aurais-je pour vainqueur dii choisir Aricie? hac. Phèdre, i, ^.\\ B" Adj. m. Qui remporte la victoire. Fasse le ciel qu'Amphitryon vainqueur Avec plaisir soit revu de sa femme! hol. Xmp/t. ii, 2. Comme il n'a jamais refusé ce qui était raisonnable étant vainqueur, il a toujours rejeté ce qui était faible et injuste étant captif, BOSS. Reine d'Anglet. [Les Germains] peuples vainqueurs de l'empire romain dans sa décadence, et qui eussent été exterminés, s'ils avaient eu à combattre les anciennes légions romaines disciplinées, volt. Russie, i, 6. || Fig. Par un ouvrage enfin, des critiques vainqueur, boil. EpUre V. ||6° En poésie eten termes do galanterie, il se dit de ce qui captive le cœur. Vos yeux vainqueurs. Vos charmes vainqueurs. Objet vainqueur. || On dit aussi : un air vainqueur. Il s'était mis sur son air vainqueur pour achever cette conquête, ha- MiLT. Gram. e. || En un autre sens, un air vainqueur, des airs vainqueurs, un air de suffisance, de confiance extrême.
— IIIST. XII' s. Se la victoire nen est lor, E se il ne sont venqueor, benoît, v. 37260. || xiii" s. Li vainquieres gaaigne, fors que.... beaum. lxi, 47. Il XV' s. Et volt [voulut] le roi que la simplece du juif fust vainqueresse de la malice du chrcstien, CHBisT. DE piSAN, Charles V, i, 23.
— ÊTYM. Vaincre; prov. venceire, vensedor; esp. vencedor; ital. vincitore. Dans l'ancien français, vainquiere est le nominatif, vainqueor, le régime.
VAIR(vér), «. m. Il 1* Anciennement, fourrure de la peau d'une espèce d'écureuil, du même nom, qui était colombine par-dessus et blanche par-dessous; c'est ce qu'on nomme aujourd'hui petit gris. Le roi, doux fois par an, distribuait des manteaux rouges fourrés d'hermine ou de menu vair aux chevaliers qu'il retenait auprès de sa personne, SAiNT-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. iv, p. ni, dans POUGENS. Il 2* Terme de blason. Un des moLaiii composé ordinairement d'argent et d'azur en petites pièces égales disposées de telle sorte que la pointe des pièces d'azur est opposée à la pointe des pièces d'argent, et la base à la base. Porter de vair. || Vair contre vair, se dit quand le métal est opposé au métal et la couleur à la couleur, ce qui est contraire à la disposition ordinaire.
— REM. C'est parce qu'on n'a pas compris ce mot maintenant peu usité qu'on a imprimé dans plusieurs éditions du conte de Cendrillon souliers de verre (ce qui est absurde), au lieu de souliers de vair, c'est-à-dire souliers fourrés de vair.
— HIST. xf s. Vairs [il] out les iex et mult fier le visage, Ch. de Roi. xx. || xn* s. Le front poli et clair, les oilz vers et rians, Sax. v. Il fu bien afublez d'une pelice vaire, ib. xxxi. ||xin's. Le commun des conrceurs de robe vere de Paris, Liv. des met. 415. Nous le trouvâmes gisant sus couvertouers de menu ver, et nous traîmes tout souef [doucement] vers li et le trouvâmes mort, joinv. 2)8. Il XV s. Et [Philippe d'Artevelle] se fourroit de menus vairs, froiss. ii, n, <60. Ils [les seigneurs] sont fourrés de vairs et de gris, et nous [les paysans] sommes vestus de povres draps, n>. n, n, 100.
— ETYM. Provenç. vair, var, vaire; du lat. varins, varié (voy. varier).
t VAIRÉ, ÉÉ (vè-ré, rée), adj. Terme de blason. Se dit de l'écu et des pièces chargées do vairs. Il Qui imite le vair par la figure, et qui a d'autres couleurs. Telle maison porto vairé d'or et de gueules, t VAIRECSE (vè-reû-z"), i. f. Voy. vareuse. 4. VAlROX(vè-ron), odj. || 1' Se dit des hommes et des chevaux dont l'iris est entouré d'un ccrtle blanchâtre. Ce cheval, cet homme a l'œil vairon. Le chef branlant, la têle chauve, Los yeux rairons, le regard fauve, beaumaiîcii. Barb. de Sév. a, 43. Il Parextensionj cheval vairon, animai
VAI
vairon. || i' Qui a les yeux d» couicut oifTerente.
— HIST. xm* s. Ferrans lui rend vairon [cheval vairon] qu'il ot perdu, du cange, varius. || xvi' s. Œils verons, qui est quand les yeux sont blancs et noirs, comme ont quelquefois les chevaux, dont est dit le cheval avoir l'œil veron, pahé, Introd.
— f-TYM. Vair; picard, voirons, se dit des yeux louches.
2. VAIRON (vè-ron), t. m. Petit poisson de rivière. Il Nom que quelques pêcheurs donnent au goujon.
— HIST. XVI' s. Il faut perdre un veron pour pescher un saumon, n. est. De la précell. p. 4 87.
— ÉTYM. Vairon t, ainsi dit à cause des taches dont il est parsemé.
VAIS (vê) (JE), première personne du singulier, du présent de l'indicatif du verbe aller.
— ÉTYM. Lat. vadere, aller.
VAISSEAU (vè-sô), s. m. ||1' Vase quelconque destiné à contenir des liquides. Il vit paraître Rébecca.,.. qui portait sur son épaule un vaisseau plein d'eau, saci. Bible, Genèse, xxiv, 15. Balthazar fait apporter les vaisseaux sacrés enlevés du temple de Jérusalem, et môle la profanation avec le luxe, BOss. Ilist. ii, 4. || En vaisseaux clos, se dit des' opérations chimiques que l'on effectue en des vases hermétiquement fermés. Le diamant ne se décompose ni ne se volatilise en vaisseaux clos; et il faut l'action de l'air libre pour opérer sa combustion, BUFF. ilin. t. VII, p. 309. Il Vaisseau à fouler, cavité pratiquée dans un tronc d'arbre, et dans laquelle on met les laines. On dit aussi pile. Il Fig. Nous portons, il est vrai, ce trésor dans des vaisseaux de boue , bass. Carême, Parole. Il Vaisseau d'élection, créature choisie pour sa pureté et sa sainteté. C'était [Ignace] un vaisseau d'élection et un homme rempli de Dieu, bouiiouks, dans richelet. Il Vaisseaux d'iniquité, les méchants. On dit plus souvent vase. || Terme de chimie, vaisseaux de rencontre, vaisseaux circulatoires, tout appareil composé de deux matras. 1 1 Proverbe. On met ce qu'on veut dans un grand vaisseau, dans un petit ce qu'on peut. || 2° Bâtiment de bûjs ou de fer, construit pour le transport par eau. NCus avons pour partir un vaisseau sur la rive, corn. Cinna, iv, 5. N'y ayant rien de plus important au bien de mon service en ma marine, que de conserver mes vaisseaux avec tant de soin et de précaution, qu'ils puissent servir autant que ceux des nations étrangères, c'est-à-dire depuis 25 jusqu'à 30 ans, Lettre du roi, 4 609, dans jal. Ayant estimé nécessaire de changer les noms de tous mes vaisseaux de guerre, frégates légères, (liites et briilots.... et de leur en donner d'autres plus convenables à la qualité de chacun desdits bâtiments, Ordres du roi, 4 674, dans lAL. On ne choisit pas pour gouverner un vaisseau celui des voyageurs qui est de la meilleure maison, pasc. Pens. v, 9, édit. havet. Ceux qui sont dans un vaisseau croient que ceux qui sont au bord fuient, m. ib. vi , 4. La légèreté de tes vaisseaux [Alger] te donnait de la confiance, Boss. Mar.-Thér. Quelques vaisseaux légers sont venus nous l'apprendre, rac. Jft(/ir. i, 4. Je m'occupais à considérer des vaisseaux agités par la tempête, qui étaient en danger de se briser contre les rochers, fén. Tél. n. Le feu roi, voulant perfectionner les constructions de ses vaisseaux, ordonna à ses généraux de mer de se rendre à la cour avec les constructeurs les plus habiles, pour convenir d'une méthode générale qui serait établie dans la suite, font. Renau. On trouve dans Athénée des descriptions de vaisseaux dont la grandeur étonne et parait incroyable, rollin, Hist. anc. Œuv. t. xi, 2' part. p. 648, dans pougens. Les vaisseaux anciens étant à rames, les plus légers brisaient aisément celles des plus grands, montesq. Rom. iv. C'est ainsi que l'on nomme [vaisseaux] les grands bâtiments et les navires qui vont en mer; il y a des vaisseaux de guerre et des vaisseaux marchands, p. girau- DEAU, la Banque rendue facile, page z. Nous qui avions à peine trois cents gros vaisseaux marchands quand il [Law] proposa son système, nous en avot.s aujourd'hui dix-huit cents ; nous les lui devons, et nous sommes loin de la reconnaissance, VOLT. Pol. et lég. Obs. sur Lass, Melon et Dutot. Il n'en est pas de nos forces maritimes comme de CCS trirèmes que les Romains apprirent si rapidement à construire et à gouverner; un seul vaisseau de guerre est un objet plus grand que les flottes qui décidèrent auprès d'Aclium de l'empirt I du monde, m. Mél. litl. Panig. Louis IV. Il y a
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2200 an» que neco (Néchao], roi d'Egypte, donna des vaisseaux à des Phéniciens qui partirent de la merRouge, côtoyèrent l'Afrique, doublèrent le cap de Bonne-Espérance.... buff. JHst. nat. Preuv. th. 1er. Œuv. t. i, p. 307. L'année 4 "M vit paraître l'excellent Essai d'une nouvelle théorie de la manœuvre des vaisseaux [par Jean Bernoulli], d'alemb. Êlog. Bernoulli. On ne doit exposer aux mers du cap Horn et du nord de l'Amérique que des vaisseaux de quatre à cinq cents tonneaux, lapérouse, Voy. t. iv, p. (47, dans pouqens. Convaincu que les vaisseaux de l'Etat doivent protéger le commerce et ne jamais le faire, m. ib. t. IV, p. 4 44. Et ces hardis vaisseaux, flottantes citadelles, X qui les vents vaincus semblaient céder leurs ailes, delille, Trois Régn. vi. La vie austère d'un vaisseau en fait comme un cloître militaire , au milieu des flots, stael, Corinne, ii, 3. Les ; nochers du Bosphore ont vu dans les nuages Le vaisseau merveilleux, précurseur des naufrages, p. ledrun, Voy. de Grèce, v, 4. || Fig. Conduire le , vaisseau, diriger une affaire. Tâchons à ce progrès^ que le reste réponde; Et, de peur de trouver dans j le port un écueil, Conduisons le vaisseau de la] main et de l'œil, mol. l'Ét. ii, 3. || Un vaisseau do ] tant de canons, un vaisseau qui porte tant de canons. Les premiers vaisseaux de cent canons de» ] Vénitiens, qui en eurent avant tous les autre» peuples, n'étaient que des galères armées de sii j ou huit couleyrines et de quatre-vingts ou quatre-j vingt-quatorze pierriers, forfait, Instil. Uém, scienc. i. v, p. 244.||On sous-entend quelquefois j canons. Vaisseau de quatre-vingts, de cent. || Vais-J seau de 4" rang, celui qui porte 4 20 canons. Vais- j seau de a» rang, celui qui porte 400 canons. Vaisseau de 3' rang, celui qui a 90 canons. Vaisseau de 4' rang, celui qui a 80 canons. Tous les vaisseaux de premier rang et de second rang qui ne seront commandés par l'amiral et en corps d'armée par les vice-amiraux, seront armés de deux tiers de fonte verte et un tiers de fer [canons] ; les vaisseaux de troisième rang, moitié fonte verte et moitié fer; ceux de quatrième, un tiers fonte verte et deux tiers de fer; ceux du cinquième rang seront armés de canon de fer seulement. Ordres du roi, 4669, dans jal. || Vaisseau-école, vaisseau oii l'on instruit les jeunes gens qui doivent entrer dans la marine de l'État. || Vaisseau-hôpital, vaisseau disposé pour recevoir et traiter les malades Il Fièvre des vaisseaux, nom qu'on donnait autrefois au typhus né par encombrement dans les vaisseaux. || Vaisseau de décharge, se disait autrefois d'un navire qui servait à porter les approvisionnements de toutes sortes, dont la trop grande quantité encombrait les vaisseaux de guerre. || Vaisseau du roi, se disait des navires de toute grandeur, armés ou non, appartenant au roi, c'est-à-direl construits, armés, équipés et entretenus aux frais] du trésor royal. || Vaisseaux français, se disait deSi vaisseaux portant le pavillon de France. Quant àj la demande que vous faites qu'il soit donné de»l ordres aux capitaines commandant les vaisseauxl français de refuser tout asile aux esclaves qui, des! ports d'Espagne, se sauveront dans leurs bords..., Choiseul à Magalon, 4 763, dans jal. || Vaisseau de] registre, dans l'ancienne Amérique espagnole, vais-1 seau auquel le roi d'Espagne accordait la peimis-J sion d'aller trafiquer dans les ports de l'Amérique. Il Vaisseau fantôme, voy. voltigeur. || 3' Fig. 11 saJ dit de ce qui est exposé au souffle des événements,^ comme un vaisseau l'est aux vents. Ainsi, dans ubI moment, le vaisseau de l'Église, Voguant aveoj effort sur une mer conquise, bernis, Relig. tje»-| gée, VIII. Rome était un vaisseau tenu par deu ancres dans la tempête, montesq. Espr. viii, 43.1 Par les vents, par les flots de tous côtés battu,! Le vaisseau de l'Etat lutte contre l'orage, rat-j NOUARD, États de Blois, i , 5. Alors que de l'Etat le vaisseau séculaire. Fatigué trop longtemps du J roulis populaire, a. barbier, jambes, Quatre-vingl-l treize || 4° Constellation australe qu'on nomme plus| souvent le Navire. || S° Vaisseau de guerre, .Tlbatros-frégate. || Vaisseau coquille, nautile. || 6° Elen-J due d'une église, d'une galerie, d'Une salle, etc. con«l sidérée par l'intérieur. L'église de Notre-Dame d«| Cambray est un très-beau vaisseau, pellis>on,| dans humbert. On n'a à Paris ni salle de comédie,! ni salle d'opéra.... les bonnes pièces sont en] France, et les beaux vaisseaux en Italie, volt. Lett. au pr.roy. de Pr. 12 août 4719. Je les P"*»! de me conduire dans leur bibliothèque, qui estJ assez nombreuse et dans un très-beau vaisseau,! I DUCLOS, Œuv. i. vu, p. 479. Il 7' Terme d'anatomie. j
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Les canaux dans lesquels circulent tous les fluides de l'économie animale. Les vaisseaux artériels. I.e3 vaisseaux veineux. Les vaisseaux lymphatiques. Par le vaisseau qu'on nomme la veine artcriouse, desc. Pass. i, 7. Ces beaux vaisseaux occupaient toute la longueur du corps [du ver à soie]; il me fut aisé de les reconnaître pour les vaisseaux i soie; j'essayai de les enlever sans les rompre, et j'y réussis mieux que je ne l'avais espéré, bonnet, Obier». 34, insecl. \\ Vaisseaux courts, branches de l'artère splénique qui se rendent au grand ciil-de-sac de l'estomac qu'elles atteignent après un Irès-court trajet, et veines correspondantes se jetant dans la veine splénique. || Vaisseaux blancs, nom donné quelquefois aux vaisseaux lymphatiques. Il 8' Terme de botanique. Organe élémentaire des végétaux, de forme tubulaire.
— SYN. VAISSEAU, NAVIRE, bAtiment. Dans le langage technique, vaisseau est proprement un bâtiment do guerre, navire unbitiment de commerce, et bâtiment un terme général qui comprend le vaisseau et le navire.
— liiST. xii* s. Les veissaus [vases] de sa gloire si en sont porté en chaitiveté [captivité], Machab. I, î. ||xni' s. Prendés boin vin, et le metés en un vascl, ALEBRANi, f' 44. Nous ferons, dist li dus, ▼aissiaus pour passer quatre mille et cinq cens chevaus, villeii. xiv. Et si vessel sont au port prest, Et si voile sont ja drecié, Lai du conseil. Li messager en mer profonde Entrèrent dedens le vaissel, Qui outre les mena isnel, Bi. et Jeh. 6250. Ilxiv's. Avec eulx [testicules] sont continués deux vaisseaux qui sont plus larges par devers eulx et plus estrois par dessus vers la racine de la verge.... LANFRANC, f* 3B, verso. || XV' s. Et fut embasuié et mis en un vaissel [cercueil] de plomb, kroiss. liv. i, p. 454, dans LACUBNE. Ycello ame est translatée ou corps, lequel est vessel composé de grosses et matérielles substances, qui rend l'esperit empesché et comme lié des operacions intellectuelles, CHRIST. DE piSAN, Charles V, l, 9. ||xvi« s. En vaisseau non lavé ne peut on vin garder, cotgrave. Un aieschant vaisseau jamais ne tombe de la main, id.
— ETYM. Provenç. vaisselh; catal. vaxell; esp. vasillo : ital. vascello; du bas-lat. «osceUum, diminutif de vas, vase. Vas dans la basse latinité avait aussi le sens de navire.
t VAISSELÉE (vè-se-lée), s. f. La quantité de kine, d'étoffe que peut contenir un vaisseau à fouler.
t VAISSELIER (vè-se-lié), *. m. Meuble pour placer la vaisselle. Cette fermière possède un fort joli vaisselier où brillent plusieurs plats d'étain.
— ETYM. Vaisselle.
VAISSELLE (vè-sè-l'), ». f.\\l' Terme collectif. Plats, assiettes, et tout ce qui sert à l'usage de la table. Vaisselle de porcelaine. J'y trouvai [dans la rue, pendant un incendie] M. et Mme de Guitaiit quasi nus.... la petite de Vauvineux qu'on portait tout endormie chez l'ambassadeur, plusieurs meubles et vaisselles d'argent qu'on sauvait chez lui, sÉv. 20 févr. tait. Curius et Fabrice, ces grands capitaines qui vainquirent Pyrrhus, un roi si riche, n'avaient que de la vaisselle de terre, Boss. Ilist. III, 6. Le roi vendit pour quatre cent mille francs de vaisselle d'or; les plus grands seigneurs envoyèrent leur vaisselle d'argent à la Monnaie, volt. Iou:s .ÏIV, 2i. Les Suisses connaissaient si peu la valeur d'un si riche bulin[sur le duc de Bourgogne, après la bataille de Granson], qu'ils prirent la vaisselle d'argent pour de l'étain , et la vendirent au plus vil prix, dl'Clos, Œuv. t. III, p. ion. [i Rome] un sénatus-consulte défendit de servir sur les tables de la vaisselle d'or; il en borna l'usage aux temples et aux cérémonies sacrées, pastorft, Inslit. Mém. inscr. et belles-lettr. t. vn, p. (28. Il Vaisselle plate, celle qui est sans soudure, comme les plats et les assiettes ; vaisselle montée, celle dont les parties sont soudées, telle que les flambeaux, salières, sucriers. 846 marcs de vaisselle plate prisée à 28 livres le marc, soit, 23 667 livres; et 689 marcs de vaisselle montée, à 27 livres le marc, soit t.'.esi livres, en tout 39 358 livres, Lett. etc. de Colbert, vn, 388. || Aujourd'hui, particulièrement, vaisselle plate, plats et assiettes d'argent, à la différence de la vaisselle de porcelaine defaïence, etc. IIFig. Fondre la vaisselle de quelqu'un, le ruiner. Je laissai la première [femme] à Séville, occupée à fondre la vaisselle d'un petit marchandorfévre, i.esage, GilBlas, vn, 7. || Fig. On a remué sa vaisselle, se dit de quelqu'un chez qui on a fait une saisie. || i' Dans le moyen âge, vaisaellc répond à l'idée qu'on se faisait encore, il y a
VAL
soixante an», du mot argenterie, c'est-i-dire une partie assez considérable de la fortune, qui flattait la vanité en temps prospère, et, en toutes circonstances, grandes et petites, parait aux difficultés pécuniaires, de laborde, ^maui, p. 63). Il 3* Populairement. Vaisselle de poche, argent.
— msT. xiV s. Les escuyeis do cuisine et leurs aides recouvreront [reprendront] la vaisselle, JUénagier, ii, 4. Et vaisselle d'argent et d'eslain bien ouvré, Gttescl. «95)8. ||xv«s. Draps, joyaux, vaisselle d'or et d'argent, el toutes autres richesses dont ils avoient grand foison.... froiss. i, i, ■■!72. Au milieu d'icelle salle a esté fait un grant dreçoir pour parer et aorner de vaisselle.... et pour servir es autres jours ont esté faiz autres deux dreçoirs à l'un des costez de ladite salle pour semblablement mettre vaisselle de parement, de laborde, Émaux, p. 532. Il XVI* s. Y eust deux longues tables couvertes d'onze à douze cens pièces de vaisselle de faënze, plaines de confitures sèches et dragées de toutes sortes, accommodées en chasteaux, piramides, plateformes et autres façons magnifiques; la plupart de laquelle vaisselle fut rompue et mise en pièces par les pages et laquais de la cour, comme ils sont d'insolente nature, qui fut une grande perte, car toute la vaisselle estoit excellemment belle, Mém. de l'Estoile, Description de la collation donnée ou roi par le cardinal de Birague, dans de laborde, Émaux, p. 632. U [le roi Cotys] paya libéralement la belle et riche vaiS' s;!lle qu'on lui avoit présentée; mais, parce qu'elle estoit singulièrement fragile, il la cassa incontinent luy mesme, pour s'oster de bonne heure une si aysée matière de courroux contre ses serviteurs, MONT. IV, (62.
— ETYM. Picard, vache. Vaisselle représente le pluriel neutre latin vascella, pris au féminin singulier, comme merveille de mirabilia, et plusieurs autres (voy. vaisseau). L'ancienne langue disait plus souvent vaisselmente.
t VAISSELLERIE (vè-sè-le-rie), t. f. Réunion d'articles comprenant les seaux, les sébiles, les écuelles, les gamelles, les mortiers, les salières et égrugeoires, et les moules à fromages.
— ETY.M. Vaisselle.
VAL (val), s. m. Il !• Espace de terre contenu entre deux coteaux, le même que vallée (le pluriel est vaux). Par des transports de joie et de reconnaissance, Bénis ton Dieu, mon âme, en ce val de malheurs, corn. Imit. iv, 2. Et souvenez-vous que je mourais de peur à pied en passant les vaux d'Olioules, sÉv. 422. Sur nos monts crains l'orage ; Crains l'ombre dans le val, c. delav. Dern. chants, la Vache perdue. Le val était désert, l'ombre épaisse.... v. Hiioo, Odes et Ballades, Les deux archers. || L'Académie ne donne val que comme usité dans les noms propres. Marmontel a protesté contre cette exclusion: Val, par exemple, n'eût-il pas dû garder sa place dans de beaux vers, comme vallon? Œuv. t. x, p. 430. De bons écrivains, comme on voit, ont protesté aussi en s'en servant. || i' U s'emploie dans la composition de certains noms. Le Val-de-Grâce. Le château du Val. Au pluriel, les Vaux-Cernay. || 3* Par monts et par vaux, par les montagnes et par les vaux ou vallées, et, par extension, en tout lieu , de tous côtés. Vous avez fait faire à ma fille le plus beau voyage du monde ; elle en est ravie ; mais vous l'avez bien menée par monts et par vaux, et bien exposée sur vos Alpes et aux flots de votre Méditerranée, sÉv. (44. Tel fut ce roi des bons chevaux.... Qui, trottant nuit et jour et par monts et par vaux. Galopa, dit l'histoire, une foison sa vie, boil. Poés. div. xxv. Les canaux qui traversent le pays par monts et par vaux, en suivant les mouvements du terrein à sa surface^ boutard, Dict. des arts du dessin, Écluse. Il [le chevalier] allait par monts et par vaux, cherchant périls et aventures, chateaubb. Génie, iv, v, 4. 114° Les vais, pluriel nouveau en usage chez les ingénieurs. Les vais de la Loire. Soit pour établir des déversoirs dans les vais inférieurs, soit pour établir des réservoirs dans les vais supérieurs des fleuves, DE forcade la roquette, ou Corps Icgislortif, Ifoiit». unit). 7 juillet, 1867, p. 894, »• col.
— IIIST. XI' s. Hait sunt li pui, et li val tenebrus, Ch. dettol. lxiv. || xiii's. Berte s'en va moult tost lez le pendant d'un val, Berte, xxvi. Noblement [ils] l'en remenent contre val la grant rue, tb. cxxxviii. Des armes aus paiens li vaus est reluisans, Ch. d'Ant. i, 3)1. Quant viennent les autres rivières à val, et plus y chieent (tombent] de petites rivières et de petiz ruissiaus, loinv.
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319. ||ZT* S. S'il vous plaisoit.... je irols aventurer à val ce pays pour querre bestes et vitailles.... KRoiss. I, I, 254. Il xvi's. Montagnes lors vindrent i. redresser. Pareillement les vaux à s'abaisser.... Or, ce faisant, tu fais par monts et vaux Germer le foin pour juments et chevaux, marot, iv, 3)2. Tout le demourant de l'armée se tourna incontinent en fuite i val de roupte, amyot, Timol. 38. Ils se prindrent à courir à val de la montagne, id. Cat. î7. J'esloy premier entré dans ce val misérable; U me semble, o Seigneur, qu'il estoit raisonnable Que, le premier de tous, j'en deslogcasso aussi, DESPORTES, Œuvres chresticnnes , Plainte. Promettre monts et vaux, cotgrave.
— ETYM. Berry, vau; prov. val, valh; cat.taJl; espagn. val, valle; ital. valle; du lat. vallit.
VALABLE (va-la-bl'), adj. Qui doit être reçu en justice. Caution valable. Quittance valable. Tout acte de l'état civil des Français en pays étranger sera valable,s'il a été reçu conformément aux lois françaises par les agents diplomatiques, ou par les commissaires des relations commerciales de la république. Code civil, art. 48. Le payement fait de bonne foi à celui qui est en possession de la créance est valable, encore que le possesseur en soit par la suite évincé, ib. art. )240. tl Par extension. Excuse, raison qui n'est pas valable, qui n'est pas admissible. Je n'avais pointde valable raison pour ne vous pas aller rendre ceque je vous dois, BALz. liv. VII, lett. o. Aussi vous n'avez point de valable défense, corn. Cid, a, t.\\ Effets valables, des meubles, des bijoux de quelque prix.
— HlST. xni* s. Que por sa partie ne demorre que la semonce [appel] ne soit valable, puisqu'il l'a commenciée, Ass. de Jerus. 137. ||xiv' s. Conseil de femme est non valable, oresme, Thèse de MEUNIER. Il xvi* s. Tesmoignage valable, amtot, Pu6£ic. 14.
— ETYM. Valoir.
VALABLE.MENT (va-la-ble-man„ adv. D'une manière valable. Que les généraux d'armée.... qui auraient entre leurs mains les deniers qu'ils n'auraient point encore portés à l'épargne, en seraient valablement déchargés en les remettant aux décemvirs, vertot, Rév. rom. xii, p. 178. Pour payer valablement, il faut être propriétaire de la chose donnée en payement, et capable de l'aliéner. Code civ. art. iï38. ||Ce mineur n'a pas été valablement défendu, il ne l'a pas été comme il aurait dû l'être en sa qualité de mineur. || Par extension. Ouvrage sérieux et digne d'être mis au net [expliqué] pour pouvoir être ensuite valablement réfuté , BOULLAiNviLL. Ré fut. de Spinosa, Préf
— HlST. xv« s. Et afin que toutes les choses dessus dites.... soient interinées et accomplies fermement et vaillablement, les dessus dits.... ont mis leurs sceaux, monstr. n, 5.
— ETYM. Valable, et le suffixe ment.
VALANT (va-lan), part, présent do valoir (voy.