VALOIR
t VALDISME(val-di-sm'), i. m. La religion des vaudois. Le valdisme et le calvinisme.
t VALDRAGUE (E.V) (val-dra-gh') , loc. adv. Terme de marine. En mauvais ordre, précipitamment.
t VALENCE (va-lan-s'), s. f. Nom à Paris d'une espèce d'orange qui vient de Valence en Espagne. Voilà de la valence.
t VALENCIE.NNES (va-lan-siè-n'), s. f. Sorte de dentelle originaire delà ville deValcnciennes. Des valenciennes de Courtrai, pour garnitures etvolants de robes.
t VALENTINIANISMK ( va-lan-li-ni-a-ni-sm') , s. m. Système de gnosticisme qui s'éloigne la plus du christianisme.
t VALENTINIENS (va-lan-ti-niin), t. m. pi. Ancienne secte de gnostiques, née au commencement du second siècle, et reconnaissant pour chef Valentin, qui n'admettait ni la génération éternelle du Verbe, ni son incarnation, ni la divinité de Jésus-Christ, ni la rédemption du genre humain, dans le sens propre, et qui professait la doctrine de l'émanation et la croyance aux éons.
t VALÉRAL (va-lé-ral), s. m. Terme de chimie. Produit obtenu par distillation du valérate de baryte.
t VALÉRATE (va-lé-ra-t') ou VAI.ÉRIANATE (va-lé-ri-a-na-f), s. m. Terme de chimie. Sel formé par l'acide valérique avec les bases.
VALÉRIANE (va-lé-ri-a-n'), ». f. || 1» Genre de
plantes où l'on distingue : la valériane officinale,
va'eriana officinalis, I. ; la grande valériane,
valériane phu, i. ; la valériane dioïque, dite aussi
I valériane des marais ; la valériane celtique, dont
VAL
la racine, mêlée à celle delà valérianelle couchée, porte dans les officines le nom de nard celtique ; la valériane à feuilles d'asaret, appelée nard de montagne. || 8° Valériane bleue, un des noms vulgaires de la polémoine bleue, dite encore valériane grecque. Il 3* Valériane rouge, un des noms donnés au centrantbe rouge, mis d'abord dans le genre valériane et appelé aussi behen rouge.
— HIST. XVI' s. Le goust de la valériane est agréable aux chats, la mangeans avec appétit,
— ÊTYM. Génev. voimenne ; provenç. espagn. et ital. valeriana.
t VALÉRIANACÉES (va-lé-ri-a-na-sée) ouVALlî- RIANÈKS (va-lé-ri-a-née) , ». /". pi. Famille de plantes dicotylédones dont la valériane est le type.
t VALÉRIANELLE (va-lé-ri-a-nè-l'), s. f. Terme de botanique. Genre de la famille des valérianées; on y distingue : la valérianelle locuste, valerianella olitoria de Mœnch, dite vulgairement mâche.
t VALÉRIANIQDK (va-lé-ri-a-ni-k') ou VALÊ- RIQDE (va-lé-ri-k'), ndj. Terme de chimie. Synonyme d'acide amylique
t VALfiSIENS (va-lé-ziin), s. m. pi. Ancienne secte d'hérétiques, dont parle saint Épiphane, et qui, outre certaines opinions gnostiques, pratiquaient la castration sur eux-mêmes.
4. VALET (va-lè; le t ne se lie pas; au pluriel, r« se lie : des va-lè-z adroits ; valets rime avec traits, succès, paix, etc.; dans quelques provinces on dit vâ-lè; bien que fondée en raison, puisque l'orthographe primitive est vaslet, cette prononciation n'est pas admise par le bon usage), s. m. Il 1 " Celui qui est en service auprès d'une personne. Valet d'écurie. Valet d'étable. Valet de louage. Je te conjure, esprit muet, de me confesser si tu es valet, et, si tues valet, par quelle vertu admirable tu ne m'as pas dit jusqu'à cette heure du mal de ton maître, scarb. Rom. com. i, 4 5. L'on va, l'on vient, les valets font cent tours, la font. Fabl. IV, 24. Voilà comme un valet pour nous montre du zèle! mol. Amph. u, 4. Vous dirai -je encor plus? soit faiblesse ou raison. Je suis las de me voir le soir en ma maison. Seul avec des valets souvent voleurs et traîtres, Et toujours, à coup sûr, ennemis de leurs maîtres, boil. Sat. x. Valet souple au logis, fier huissier à l'église, id. Lutr. IV. Riches atours, tables, nombreux valets, Font aujourd'hui les trois quarts du mérite, deshoul. Ballade, t. i, p. 47. Il [Mahomet] avait été facteur, ou, si l'on veut, valet d'une marchande de chameaux, VOLT. Philos. Déf. Bolingbr. 34. Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? beaumarch. Barb. de Sév. I, 2. Le comte : Les domestiques ici.... sont plus longs à s'habiller que les maîtres. — Figaro : C'est qu'ils n'ont point de valets pour les y aider, ID. Mar. de Figaro, m, 5. || Fig. Obi que, si je vivais sous les règnes sinistres De ces rois nés valets de leurs propres ministres. Et qui, jamais en main ne prenant le timon, Aux exploits de leur temps ne prêtaient que leur nom, boil. Épttre viii. || Valet à tout faire, valet propre à tout genre de service. Il Fig. Tessé, va'et à tout faire de Chamillart, tant qu'il fut en faveur, st-sim. 483, 2. || Je suis votre valet, je vous salue; locution vieillie. Ariste : Je suis votre valet — Sganarelle : Je ne suis point le vôtre, mol. Éc. des mat. i, 3. || Fig. et ironiquement. Je suis votre valet, se dit à quelvu'un quand on ne veut pas faire ce qu'il désire, »roire ce qu'il dit. Ariste : Hé I laissez-les, mon •'ire, aller se divertir. — Sganarelle : Je suis votre ,alet, mon frère, mol. Pc. des mor. i, 2. Je suis votre valet, seigneur capitaine ; je n'en ferai rien, je TOUS jure, LESAGE, Guim. d'Alf. m, 40. || Elliptijuement. Votre valet, pour je suis votre valet. Voire valet, Bazile; il vaut mieux qu'elle [Rosine] pleure de m'avoir, que moi je meure de ne l'avoir pas, BEAUMARCH. Barb. de Sév. iv, 4.||Fig. Il fait le bon valet, il est flatteur et complaisant, pour se faire préférer aux autres. Enfin Sergius obtint d'Honorius ce décret qui fui porté au 6' concile en faisant, dites-vous, le bon valet auprès de ce pape, PASc. Pror. iviu. Le premier président fit le bon valet avec sa souplesse et sa fausseté accoutumées, ST-SIM. 69, 483. jj Fig. Disposé à rendre service (vieux en ce sens]. Bien qu'il m'eût fait entendre Qu'il était mon valet à vendre et i dépendre, re- ONIER, Sat. vni. Il 1* Valet a pris un sens qui a quelque chose de défavorable ; aussi ne dit-on guère que domestique ou serviteur, excepté dans les 'laplois suivants qui sont consacrés. V>let de
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ferme. Valet de charrue. || Valet de pied, homme de livrée qui suit à pied les souverains, les princes, les ambassadeurs dans les cérémonies. Les grands valets de pied. I.cs petits valets de pied.Que les valets de pied sonlfort sujets aux crottes, begnier,So{. x. Seul de tous les ambassadeurs qui étaient à Venise, il ôta l'épée à ses pages , et la canne à ses valets de pied, j. j. rouss. Confess. vu. || Fig. Que maudit soit le jour où j'eus la fantaisie D'être valet de pied de la philosophie I regnard, Démocr.l, 4. || Valet de chambre, celui qui est attaché particulièrement au service de la personne du maître. Il [le duc du Maine] a M. Fagon avec lui , M. Le Ragois qui est son précepteur, un aumônier, six valets de chambre, maintenon, Lett. à M.d'Aubignéjtiiuin 4677. Il avait un vieux valet de chambre nommé Termes, hardi voleur et menteur encore plus effronté, ha- MiLT. Gram. 7. Tout est précieux du siècle de Louis XIV, jusqu'aux bêtises du valet de chambre Laporte, volt. Lett. Richelieu, 20 avr. 4770. Il II n'y a point de héros pour le valetde chambre, voy. HÉROS. Il Maître valet, celui qui, dans une terre ou dans une ferme , a autorité sur les autres domestiques. Il Valet de place, celui qui, dans les villes, se met temporairement au service des voyageurs, des étrangers. || Valet à louer, domestique qui n'a plus de maître. || Fig. Valet à louer, homme qui a perdu son emploi et qui en cherche un autre. Il Valet de comédie, valet adroit et propre à l'intrigue qu'on voit figurer dans beaucoup de comédies. Tenir l'emploi des valets. Jouer les valets. Belrose : Tous les emplois sont nuls, hors celui des valets. — Granville : Que tu tiens ? — Belrose : J'ose dire avec quelque succès, c. delav. les Coméd.i, 6. Il Terme de marine. Maître valet, distributeur des vivres à bord des vaisseaux. || Dans la métallurgie. Valet, ouvrier d'une forge catalane, dont l'office est d'aider les autres. || 3° Dénomination attribuée à certains ofSces inférieurs dans la maison des souverains, des princes et dans les grandes maisons. Valetde garde-robe. || Valets de chiens, gens que l'on charge de nourrir les chiens, de les exercer, etc. Crispin : J'en suis à regretter le temps où j'étais valet de chiens chez un gentilhomme de campagne. — Labranche : Tu n'es pas dégoûté : valet de chiens I peste, la jolie condition 1 tu avais le privilège de battre tes maîtres et de dîner avant eux, c. DELAV. Cons. rapport m, 4. || Valet de limier, celui qui va dptiiKn^r. ||4° Valet de bourreau, celui qui aide le bourreau dans son office. Il 5* En un sens défavorable, et en ne tenant compte que des défauts attribués aux valets. Loin de la canaille des valets, les derniers des hommes après leurs maîtres, j. j. rouss. Ém. n. Bien qu'eux et moi fussions ses domestiques, il ne s'en suit point que nous fussions ses valets, id. Lett. à M. de Chauvel. Corresp. t. vi, p. 354, dans pougens. || Âme de valet, âme basse. || Se conduire en valet, faire le plat valet, le bas valet, avoir des habitudes, des complaisances serviles. I| Fig. Homme servile, sans indépendance. La pourpre ne l'empêcha pas de demeurer valet sous Richelieu, retz, ilf^m. t. i, liv. II, p. 4 33, dans pougens. Le maréchal de Noailles, le plus valet de tous les hommes, st-sim. 196, 4 49. Le Français fait la révérence, et sert ou veut servir; il mourra s'il ne sert; vous êtes non le plus esclave, mais le plus valet de tous les peuples, p. l. cour. Pamphl. des phamphl. || 6° Terme de jeu de cartes. Les caries sur lesquelles est peinte la figure d'un valet. Valet de cœur. Valetde carreau. Valet de pique. Valet de trèfle. Ce nom [Richard] n'étant point fait du tout à la propice D'un valetde joueur, je me suis de nouveau Donné celui d'Hector, du valet de carreau, regnard, le Joueur, m, 4. Eh ! mon ami, c'est un maudit valet de cœur qui m'a enlevé ma belle jument, a. duval, Trente et quar. se. 40. || Insolent comme un valet de trèfle, voy. trèfle. || Fig. et familièrement. Valet de carreau, homme qui ne mérite point de considération. On le reçut comme un valet de carreau. Et Marinelte aussi d'un dédaigneux museau Lâchant un laissez-moi, beau valet de carreau, mol. Dép. amour, rv, 2. || Valet de carreau est devenu un terme d'injure, sans doute parce que, dans lesanciensjeux de cartes du commencement du xvii' siècle, ce valet porte la qualité de valet de chasse, tandis que le valet de pique est dit valet de noblesse, le valet de cœur, valet de cour, et le valet de trèfle, valet de pied, Bibl. des ch. O' série, t. Il, p. 20. || ?• Contrepoids qui, pendant derrière une porte, fait qu'elle se referme sans qu'on y touche. || Barre de fer qui sert d'appui au battant d'une porte US" Valet de miroir, morceau de bois attaché derrière un
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miroir de toilette pour le soutenir sur une table. ||9« Terme de serrurier. Petit morceau de fer mouvant monté dans un cramponnet sur la platin» d'une targette, dont le bout entre dans une entaille faite au verrou lorsqu'il est fermé. !| 10° Instrument de fer, qui sert à fixer le bois sur l'établi d'un menuisier. Puis il scie une planche et en met une pièce sous le valet pour la polir, j. i. rouss. Ém. V. Il 11° Pièce de la cadrature d'une montre ou d'une pendule à répétition. 1| 12' Terme de manège. Espèce de poinçon, d'aiguillon, ou de petit fer émoussé, placé au bout d'un bâton, employé pour exciter un cheval sauteur. || Terme de pêche. Morceau de bois ayant un crochet à chacun de ses bouts; on l'emploie pour tenir un filet tendu. Il 13* Valet de chaise, morceau de fer carré, dans les bras d'un fauteuil, qu'on en tire pour poser une table dessus. || 14* Valet à débotter, planche où l'on appuie le talon pour se déboîter sans secours : on dit aujourd'hui tire-botte. || 15* Anciennement, valet d'ingénieur à feu, valet pyrobolique, cylindre de bois chargé de poudre et percé en plusieurs eadroits, où l'on met des balles, des pétards. {| 16* Valet de caïman, espèce de crabier (Saint-Domingue). || Proverbes. N'est pas véilet qui se sert, se dit quand, dans une maison, dan.s un repas où il n'y a pas de domestique, chacun se sert soi-même. Il Tel maître, tel valet, les valets prennent les habitudes de leurs maîtres. || Les bons maîtres font les bons valets, en traitant bien ses domestiques, on s'en fait bien servir. || Il est comme le valet du diable, il fait plus qu'on ne lui commande, se dit d'un homme qui, par zèle ou par tout autre motif, fait plus qu'on ne lui dit. Je vous conjure de ne vous point pénétrer de déplaisir, et, pour m'expliquer plus élégamment, de n'être pas le valet du diable, haintenon, Lett. au D. de Noailles, 7 mars 4 744.
— SYN. VALET, laquais. Le mot de valet a un sens général qu'on applique à tous ceux qui servent. Celui de laquais a un sens particulier qui ne convient qu'à une sorte de domestique: il indique plutôt un homme de suite qu'un homme de service, GIRARD.
— HIST. xn* s Et Liganors, uns rasiez [jeune guerrier] surcuidés [outrecuidant! , Ronc. p. 65. Je sui vaslez, vous estes chevalier, t6. p. 487. Guiteclins de Sassoigne, quant ce vint à son tans, De sa première famé ot deus vaslez enfans, Sax. v. Respundi Saùl [à David] : ne te poz à lui cupler, kar tu es vadiez, e il [Goliath] est un merveillus bers de sa bachelerie, Rois, p. 05. Tele vie mena li sainz h.uem e sufTri, N'n nul humme suz ciel nel mustra ne gehi [avoua], Fors à Brun sun vaslet, si cum dire l'oî, Qui se.s haires lava et de ço le servi. Th. le mart. 403. Le brief à l'apostolie [il] baille [à] un vaslet à pié, «6. 424.||xur s. Ensi furent li message envoie en Alemaigne au roi Phelippe, avœc le vallet [le jeune prince] de Constanlinoble, villeh. xwn. C^est bien drois que chelis se claime Valez, quant il pert ce qu'il aime, la Rose, 8306. Valez cortois et débonnaire. Qui vuet à ce mètre sa cure, Gart que du tout ne s'aseùre En sa biauté, ne en sa forme, ib. 8350. Valès [garçon] fu nés de la [reine] paiene, Et mescine [fille] ot la crestiene, FÏ. et Bl. 469. Après ce m'envoia querre par un vallet de sa chambre, JOINV. 284. Raoul, vallet à servir, de laborde. Émaux, p. 533. Il xiv s. Pour ce dit on, je l'ay oy dire pieça : Cilz qui n'a point d'argent, point de vallet si n'a, Cuescl. 4 2900. Quant varlet presche à table et cheval paist en gué. Il est temps qu'on l'en osle, que assez y a esté, Ménagier, ii, 3. X maistre Guillaume Brisetout, verrier, et, depuis que fu parti, à ses vallés, pour verrer une des formes de la croisée, de laborde, Émaux, p. 533. Se aucun apprentis [d'orfèvre] se rachepte de son maistre, il ne pourra tenir ne lever forge, se il n'a servi son maistre, ou autre, de ramenant de huit ans comme apprentis ou comme vallet servant, gaaignant argent, ro. ib. || iv« s. Valet à prince, per à baron, leroux de uncy, Pron. t. n, p. 403. Ilz estoient les variés au diable : ilz faisoientplus que commandement. Chron. normande, ch. 49, viriville. Ne suis en volenté encore de me contenter de Charles [qui fut depuis Charles le téméraire], mais luy monstreray que je suis son père, et que je le pourrai bien faire un petit vallet, G. chastellain, Chronique, iv, 47. Aux varlet» de Johanne d'Eyck, Jean van Eyck paintre, pour don par monseigneur à eulx fait, quand mondit seigneur a esté en son hostel veoir certain ouvraige faict par ledit Johannes, de labobde. Émaua,
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p. BSS. Je congnois le maistre au valet, tillon, Bail. Jacquemart print le ba»lon de sa faulx, appelle le varlet, du cangb, valeti. \\ xvi' s. Un bon valel dit à son maistre : après servir convient repaistre, Leroux db umct, frov. t. ii, p. ««♦. Parla richesse on satisfaict le service d'un valet, la diligence d'un courrier.... mont, n, 64. Pour mieux façonner un valet de chien, on le doit prendre le plus jeune que l'on peut, comme de dix à douze ans, CHARLES IX, Chasse roy. xix. Valet anciennement s'adaploit fort souvent à titra d'honneur près des rovs ; car non seulement on disoit valets de chambre ou garde robe, mais aussi valets trenchants et d'escurie; et maintenant le mol de valet se donne dans nos familles i ceux qui entre nos serviteurs sont de moindre condition, pasquif.r, Rtch. VIII, p. 663, dans lacurne. Vous vîntes faire Je bon valet i cette dame [la saluer], sullï, Mém. t. ni, p. «»■ Cheval fait et valet à faire, cotgrave. De grand maistre hardi valet, ro. Nous souffrons peines telles, Soustenans des plus grands les injustes querelles, Valets de tyrannie , d'aub. Tragiques, éd. LALANNE, p. »«.
ÊTYM. Berry et Basse-Normandie, vdlett domestique de ferme ; bourguig. vauld ; wallon, valet, garçon qui n'est pas marié, tArlet, domestique; génev. terme d'amitié qu'on donne aux petits garçons : viens, mon valel, que je t'embrasse; pro- ■venç. vaslet, raylet, vallet; diminutif du bas-lat. cosîUJ, vassal (vôy. ce mot). Dans quelques provinces, les bergères disent à leur chien: viens, mon valel.
[ i. VALET (va-lê), ». m. Terme de marine. Pa- (juet de vieux cordage, autrefois de bourre de bœuf, qui sert à bourrer un canon, c'est-à-dire à retenir la charge de poudre et le projectile; ce tampon est maintenant fait en varec.
— ÊTYM. Aiigl. wad, paquet, bourre, valet de canon, d'après jal, qui cite vadeau , lequel dans l'anc. français avait le sens de tampon, et qui a été, par assimilation, altéré en valet.
VAI-KTAt;K(va-le-ta-j'),i.m. || 1* Service de valet. ti duchesse de Berry s'emporta fort contre ce deyoir (présentation de la chemise au Dauphin par •on mari] qu'elle appelait un valetage , st-sim. a96, 4.I. Il Fig. Actes de servilité. Le fils de Saumery, par ses valetages, s'était acquis je ne sais combien de gens, si-siM. 1*, «72. Ceux qui ont de l'espiil ont mille bons contes à faire sur les sottises et les valetages dont ils ont été témoins, CHamfort, Maximes et pens. m. ||2" .Mode d'exploitation d'un domaine rural, par lequel le propriétaire eipli>ite par lui-même à l'aide de valets.
— F.TVM Valeler.
VALETAILLE (va-le-tâ-ir. Il mouillées, et non va-le-tà-ye), t. f. Terme collectif de dénigrement. Multitude de valets. Maudite soit la valetaille qui ne saurait nous laisser en reposl hariv. Jeux de Vam. et du hiM. ii, 4. L'insolence de la valetaille, onCLOs, (Eue. t. vn, p. 78. Toute cette valetaille du Palais, qui n'aime que le désordre, la confusion et le bruit, baChaumont, Mém. t. xxxv, p. 420. Il frisait ses moustaches i mon aspect, en articulant des mots russes qui provoqu.iient les rires de la valetaille, betbaud , Jér. Paturot , ii, (». Il Fig. C'est un instinct de nature, nous naissons valetaille, p. L. cour. Letl. i, <26.
— iliST. XVI* s. Varletallle, COTGRAVE. [d'Aubigné] ramassa quinze harcquebiisiers desbcndez, huict cavaliers et force valetailles, de quoy.... il fit la plus longue fisie qu'il peut, d'aub. .Hém. ibr7.
— ErvM. yalet, et la finale péjorative aille. VALKT-X-PATIN (va-lè-a-pa-tin), s. m. Terme
de chirurgie. Espèce de pince composée de deux brandies unies dans le milieu par une charnière, et que l'on peut écarter ou rapprocher au moyen d'un anneau coulant, ainsi nommée du médecin Gui Patin, qui l'inventa.
VAI.ETER (va-le-té. Le t se double quand la syllabe qui suit est muette : je Valette, je Valetterai, et non je valte, je valterai comme prononcent quelques-uns) , v. n. || !• Terme familier. Être auprès de quelqu'un, et par intérêt, d'une assiduité basse el servile. X valeter, à ramper, i faire mille bassesses, lesage, Cuim. d^Alf. ii, ». || 2* Faire beaucoup de courses, de démarches qui donnent de la pfine et demandent de la patience. Il m'a fallu valeler trois ans pour obtenir un emploi. || Il se conjugue avec l'auxiliaire opot'r.
— HI-.T. XVI' 8. Se rendre mal-plaisant et cnouyeui, à fin de ne sembler point servir ne valeter en amitié, amtot, Comment, dise, le fiait. 44. Il n'estoit pas raisonnable de le plus faire valeter;
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car il avolt assez obey pour commander en son rang, cari, v, 30. Varleter, cotorave.
— ETYM. Yalet. Norm. valter, s'agiter, faire beaucoup de pas et de démarches.
VALÉTUDLNAIRE (va-lé-tu-di-né-r"), adj. Oui est souvent malade. Personnes studieuses.... mornes et valétudinaires, o. naudb, .Apologie, p. «o. Je me donnerai l'honneur de vous dire comme j'ai mis mon prisonnier [le masque de fer], qui est toujours valétudinaire à son ordinaire, dans l'une des deux nouvelles prisons, SairU-Uars, à Louvois, 8 janv. i 688, dans topin , le Correspondant, 26 juin (870, p. 283. On lui dit [à un antiquaire] que le roi jouit d'une santé parfaite ; et il se souvient que Thetmosis, un roi d'Egypte, était valétudinaire, et qu'il tenait cette couiplexion de son aïeul Alipharmutosis, la bruï. xi. Il était [Scnèque] Sgé d'environ quarante ans, sage, prudent et valétudinaire, dider. CI. et Nér. l, a». Il Substantivement. Les convalescents et les valétudinaires.
— SYN. VALÉTtinmAiBE, MALADIF. Une personne valétudinaire est une personne dont la santé est ou chancelante, ou délicate, ou souvent altérée par différentes maladies qui lui arrivent par intervalles; elle est d'une santé chancelante. Une personne maladive est sujette à être souvent malade, non par la délicatesse de sa constitution, mais par quelque affection particulière, par un principe morbifique dont elle est affectée.
— ÊTYM. Lat. vaktudinarius , malade, de valeludo , santé, qui vient de valere, être fort (voy. valoir). Yaletudo, qui signifie santé, prit le sens de mauvaise santé, d'où valetudinarius,
t VALETUDINARICM ( va-lé-tu-di-na-ri-om' ) , s. m. Nom donné, chez les Romains, à des locaux destinés, dans les maisons des riches, à recevoir et à traiter les esclaves malades, et, dans les camps, à des locaux destinés au traitement dM soldats malades.
— ÊTYM. Voy. VALÉTUDINAIRE.
VALEUR (va-leur), t. f. || !• Force, courage à la guerre, dans le combat (le sens propre du verbe latin valere étant être fort). Je suis jeune, il est vrai, mais aux &mes bien nées La valeur n'attend pas le nombre des années, corn. Cid, u, 2. La parfaite valeur est de faire sans témoins ce qu'on serait capable do faire devant tout le monde, la- ROCHEFOuc. ilax. 2<c. La parfaite valeur et la poltronnerie complote sont deux extrémités où l'on arrive rarement, id. tb. Ît6. Si M. le duc d'York continuait à faire des actions de valeur, sÉv. 18 mars I88». Dieu lui avait donné cette indomptable valeur pour le saUit de la France, durant la minorité du roi, Boss. louis de Bourbon. L'un [Turenne], dès qu'il parut dans les armées, donne une haute idée de sa valeur, et lait attendre quelque chose d'extraordinaire, ID. ib. La valeur n'est qu'une force aveuple et impétueuse, qui se trouble et se précipite, si elle n'est éclairée et conduite par la probité et par la prudence, fllch. Turenne. La valeur emportée n'a rien de sûr, fén. Tél. XII. La valeur est susceptible de toutes les formes; elle est généreuse ou brutale, stupide ou éclairée, furieuse ou tranquille, selon l'âme qui la possède , t. i. Rouss. Disc, vertu des héros. Il Par extension. Nos magistrats ont montré en plus d'une occasion la vérité de ce que Cicéron dit dans ses Offices, qu'il y a une valeur domestique et privée, qui n'est pas de moindre prix que la valeur militaire, rollin. Traité des Et. V, (~ part. § 7. lia* Fig. Par extension de l'idée de force, ce que vaut une chose. Le vainqueur Chandasaeb, devenu possesseur des trésors du mort, distribua la valeur de deux cent mille francs aux soldais de Pondicbéry, volt. Louis XV, 34. Comment se fait-il que vous soyez si fidèle et si généreux, après n'avoir pas eu honte de me vendre des colifichets quatre fois au-dessus de leur valeur? id. Babouc. La valeur des choses est fondée sur leur utilité, ou, ce qui revient encore au même, sur l'usage que nous en pouvons faire, condil. Comm. gouc. n, ).|| Valeur nominale, valeur arbitraire donnée aux pièces de monnaie par la loi, par opposition à valeur réelle ou intrinsèque, qui est la valeur du métal dont la pièce est formée. Il Terme d'économie politique. Qualité relative des objets, en vertu de laquelle on obtient, en échange de l'un, une plus ou moins grande quantité de l'autre. La valeur doit être définie le rapport qui s'établit par l'échange entre deux ou divers produits ou services, levasseuh. Cours d'Économ. p. 47. || Être en valeur, se vendre
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facilement et avantageusement. Les Tins sont on valeur cette année. || Cette ferme, cette terre est en valeur, elle est bien cultivée et en état de rapporter ce qu'elle doit produire. || Mettre, remettre une terre, une ferme, etc. en valeur, y faire lef dépenses et les travaux nécessaires pour qu'elle donne un bon produit. Mettre en valeur toute la terre d'un royaume, ce qui est bien plus utile que d'en étendre les limites, rolun, Uiit. anc. Œuv. t. x, p. 423, dans poogens. On voit que, si l'art de mettre en valeur les terres avait fait les mômes progrès que l'art de mettre l'argent en valeur, nos laboureurs ne seraient pas aussi misérables qu'ils le sont, condil. Comm. gouo. l, <7. Il Fig. Leibnilz aimait à faire revivre les opinions (les anciens et à les mettre en valeur, bonnet, Paling. phil. vu, «. || S" Terme de banque et de commerce. Se dit des lettres de change, billets à or» drc, actions, obligations, etc. Déposer des valeurs. Créer des valeurs. Mettre des valeurs en circulation. Soixante mille écus, que votre oncle vous laisse. Vous ont été comptés en argent ou valeur, REGNARD, Ut Kénechm. v, s. Les mots de valeur, qu'on emploie le plus ordinairement dans les lettres et billets de change, sont : «• valeur reçue comptant; i' valeur en compte ; 3* valeur en marchandises ; 4* valeur en moi-même; &• rarement valeur entendue, p. giraudeau, la Banque rendue facile, p. z. || Valeur reçue, locution dont on se sert dans les promesses et dans les lettres de change pour marquer qu'on a reçu autant que la somme qui y est spécifiée. Vous payerez à M.... dix mille francs, valeur reçue. || Valeur en compte, locution dont on se sert dans les lettres de change pour indiquer qu'on est en compte courant avec la personne ou la société au profit de laquelle la lettre est faite. || Valeurs réelles, celles qui reposent sur des biens existant matériellement. || Valeurs fictives, celles qui ne reposent que sur des produits éventuels. ||4" La valeur-papier, en termes de finance et de l'administration des postes, le papier imprimé représentant une valeur entre les mains du porteur; tels sont les billets de banque, actions et obligations au porteur, coupons d'intérêts ou de dividendes. Il est permis d'insérer dans les lettres chargées des titres et valeurs-papiers de toute nature. Instruction imprimée à la suite de rAlmanach des postes. \\ 6* Terme de mathématique. Tonte quantité exprimée en chiffres ou même algébriquement, et provenant de la résolution d'une ou plusieurs équations. || 6' Terme de turf. Intérêt pécuniaire attaché à une course. || 7' Terme de musique. Durée relative d'une note indiquée par sa figure. Autrefois la valeur des notes n'était pas réglée- ' la notion de la mesure, c'est-à-dire sur une divisL.yn mathématique du temps; elle se rapportait à la quantité des syllabes, à la prosodie ou rhythme poétique; et, selon que lerbythme qui en résultait était ternaire ou binaire , les valeurs étaient également ternaires ou binaires, parfaites dans le premier cas, imparfaites dans le second cas, j. d'ortigue, Dicl. de plain-chant, valeur. Il Outre leur valeur rhythmique, les notes de la musique moderne ont encore une valeur tonale, résultant de leur intonation relative. Les élèves exécutent, sans s'en apercevoir, les notes diésées ou bémolisées, comme si elles étaient naturelles, parce qu'ils ne sentent pa.s la valeur tonale de chaque note, ferrond , Théorie de la tonalité, p. 35. Il Les silences ont aussi leur valeur, et chaque figure de note a un silence qui lui correspond. Il 8° Valeur intellectuelle, morale, prix qu'on attache aune cliose intellectuelle, morale. Lisez-moi.... Les Quatrains de Pibrac et les doctes Tablettes Du conseiller Mathieu ; l'ouvrage est de valeur El plein de beaux dictons à réciter par coeur, mol. Sgan. ). Ce sacrifice (la messe] d'une valeur infinie, où toute la croix de Jésus est renfermée, boss. Har.- Thir. Concluons qu'il n'y a qu'une longue suite d'années qui puisse établir la valeur et le vrai mérite d'un ouvrage, boil. Longin, Subi. Réfl. ni. En faitde sentiments, ce qui peut être évalué n'a pas de valeur, CHAMFORT, Jfoi. et pens. VI. Il Attacher de la valeur à quelque chose, en faire grand cas Il Pièces de nulle valeur, papiers de nulle valeur, pièces, papiers qui ne servent à rien. || 9* Il se dit, en un sens analogue, des personnes. Les honmies qui ont quelque valeur. || Bouhours, Aouc. Rem., blâme cette locution, qui, usitée dès le xvii' siècle, s'est conservée dans l'usage. || 10* Juste signification des termes suivant l'usage reçu. L'éducation et le commerce que nous avons avec les autres hommes, nous apprennent peu à peu la va-
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leur des mots, leurs différentes destinations, les divers usages de leurs terminaisons.... DUMAns. Œuv. t. in, p. 388. Personne ne connut comme Tibère la valeur des expressions, clair lorsqu'il n'était pas obscur à dessein, omER. Cl. et Nér. i, 37. Il Fig. Donner de la valeur à ce qu'on dit, le relever par sa prononciation et son débit. || 11' Terme do peinture. Effet d'un ton de couleur relativement aux ton» avoisinants. 11 faut éteindre certains tons pour donner de la valeur à d'autres. Donner plus de valeur à un muscle, lui donner plus de relief. Il Valeur se dit aussi en sculpture par rapport aux formes. || 12° Familièrement. La valeur de..., estimation approximative d'une quantité quelconque. Nous avons fait la valeur de deux lieues. Il n'a pas bu la valeur d'un verre de vin. || 13* Non-valeur, voy. NON-VALEUR. || 14* Contre-valcur, voy.
CONTBE-VALEUR.
— msr. XI* s. Sa grant valor, ki purreit acunterT Ch. de Roi. xxxix. Itel valor deit aveir chevaler, ib cxxxix. [Il] Vint à Burdeles la citet de valur, ib. cclxix. || xiV s. Mais à dame de valor Doit on penser nuit et jor. Coud, i. [Mon cœur] Ki de toute sa valour [de tout ce qu'il vaut] vous mercie, ib. ii. Dame, valour, beauté et cortoisie [il y] A tant en vous qu'on n'i sait qu'amender, ib. XH. Salemons se dressa, en cui manoit valeurs, Sax. xxvn. Hxiii* s. Je prendrai por le [la] valor de l'csterlin.... Comput, f° 23. Et convient que li trouvères [le trouveur] l'en respunde [de la trouvaille], et que li rende le [la] coze ou le [la] valeur s'il ne pot le coze ravoir, beadm. xxv, 22. Il estoit home de grant nom et de grant valeur, joiNV. 218. Il XIV s. Forte fut la bataille, nulz homs ne vit greigneur [plus grande] ; Henriot noble gent et de noble valeur, CuescJ. <620B. || xv s. Il [Louis XI] congnois- »oit toutes gens d'auctorité et de valleur qui estoient en Angleterre, en Espaigne.... comm. i, to. ||ivr s. J'ay toute ma vie beaucoup estimé de vous, mes amis; mais, leur disoit elle, voz valeurs me tiennent aujourd'hui tant obligée à vous
aimer.... beaugué. Guerre d'Escosse, 11, 2 Que
nuls vivant sus peine de la hartN'aye à piller la valleur d'un liard, ;. marot, v, U4. Le jugement de la valeur et foiblesse d'une place se prend par.... MONT. I, B3. La vaillance ne consiste pas en la valeur de nostre cheval ny de nos armes, mais en la nostre, id. i, 243. Qui a de la valeur, si le face paroistre en sas mœurs, en ses propos.... id. m, Ï32. Ayant perdu cinq chevaulx de service en la guerre, la valeur luy en fut rendue en argent des coffres de la chose publique, amtot, Cat. <. Il les prescha et exhorta de faire leur devoir en celle bataille, comme ceulx qui avoient à faire preuve deleurvaleur au milieu de laGrece, id. FJamin. <t.
— Etym. Provenç. et espagn. valor; >-- 1. valore; du lat. valorem (quicherat, j4ddendo). Je valere, être fort, valoir (voy. valoir).
VALEUitEDSEMENT (va-leu-reû-ze-man), adv.
Avec valeur.
— IIIST. xv* s. Le comte valeureusement fit battre les tours et la muraille en son plus foible, o. CHASTELAiN, dans le JHct. de dochez. || xvi' s. Quand le chef d'une armée a valeureusement Desfait ses ennemis estendus sur la plaine, desportes. Amours d'Hippolyte, xx.
— f.TYM. Valeureuse, et le suffixe ment. VALEOKECX, ECSE (va-leu-reii, reû-z'), adj.
Oui a beaucoup de valeur, de courage, à la guerre, aux combats. Les hommes valeureux le sont du premier coup, corn. Cid, 11, 3. Elle [Henriette d'Angleterre] est destinée au sage et valeureux Philippe, et doit des princes à la France, dignes de lui, dignes d'elle et de leurs aïeux, boss. Reine d'Anglet. Trois fois le jeune vainqueur s'efforça de rompre ces intrépides combattants [à Rocroi]; trois fois il fut repoussé par le valeureux comte de Fontaines, qu'on voyait porté dans sa chaise.... u>. Louis de Bourbon. \\ Se dit aussi des chevaux.
— HEM. Il semble qu'à la fin du xvii* siècle ce mot devenait moins usité; la Bruyère, xiv, dit : Valeur devait aussi nous conserver valeureux.
— lllST. xvi* s. Ne d'employer sa deitre valureuse X par escript ta louenge coucher, marot, ni, fi. Qu'ils n'ont pas encores perdu la mémoire des valeureux actes et grands devoirs qu'il a faicts, carloix, IX, «. Et ainsi par degrés jusques à la dernière estime, qui est le terroir moins valeureux ou désert, 0. de serres, a. Ce comte de Brissac que nous avons veu depuis si valeureux et li brave, mont, i, 4»6. Ce n'a jamais esté [le cordon de l'ordre] le payement d'un valeureux soldat, mais d'un capitaine fameux, m. n, 66.
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— ÊTYM. ^^aleur. Bourguig. vaulerou; provenç. valoros; espagn. valeroso; ital. tioJoroso.
t VALUALLA, voy. walhalla.
VALIDATION (va-li-da-sion), s.f. Action de valider. La validation d'un compte. La validation d'un mariage. La validation d'une élection.
— mST. XVI' s descharges et validations des
deniers levez en diverses manières, d'aub. Hist. m, 635.
— ETYM. Valider.
VALIDE (va-li-d'), adj. || 1* Sain, vigoureux (ce qui est le sens propre). Un homme valide. || Substantivement. Dans cet hospice, il y a tant de malades et tant de valides, j] 2» Fig. Qui a les conditions requises par les lois pour produire son effet. Leurs mariages [des protestants autorisés à se marier devant un officier de justice] n'avaient pas la dignité d'un sacrement comme les nôtres, mais ils étaient valides, volt. Lett. Richelieu, \6 sept. 1772. Il 3° S. m. Au Havre on appelle ainsi la morue du commerce, quand elle est de qualité inférieure.
— lllST. XVI' s. Avec si amples et valides certificats de confédération, carloix, viii. 3i . Pourquoi y a-t-il tant de larrons, tant de paillards et tant de gueux et mendiants valides en cestechrestienté? Contes d'Eutrapel, dans le Dict. de dochez.
— ÉTYM. Lat. validus, fort, robuste, de même racine que valere, valoir.
). VALIDÉ, ÉE (va-li-dé, dée), part, passé de valider. Un acte, un compte validé.
2. VALIDÉ (va-li-dé), s. f. Titre que les Turcs donnent à la mère du sultan régnant. La sultane Validé (avec un grand V).
— KTYM. Arabe, oudlidet, cellequi enfante, mère.
VALIDEMENT (va-li-de-man), adv. \\ 1' En personne valide. Le principe de cette loi [la mise à la retraite], c'est le bien public, l'intérêt de l'Etat, qui veut être servi validement, et qui aime mieux la charge d'une pension de retraite que la mauvaise qualité des services actifs, dupont-white, le Progrès politique en France, p. 9». || 2* D'une manière valide, avec assurance que la chose dont il s'agit aura son effet. Ces donatistes d'Afrique disaient qu'il fallait être saint pour administrer validement les sacrements, boss. Var. 11, <24.
— ÉTYM. Valide, et lo suffixe ment.
VALIDEE (va-li-dé), V. a. Rendre valide. Valider un contrat.
— hist. xvi* s. Il promeit aux riches de faire valider et confirmer les contraiu, amtot. Sot. 24. Validant les quittances qu'il en avoit baillées.... CARL. I, 32. Disant que ce qu'il avoit oppiné n'estoit que pour valider et soustenir sa proposition,