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Mns aucune forme de pompe funèbre , braut. Capit. franc, l. i, p. <69. Je hais qu'on nous ordonne d'avoir l'esprit aux nues, penilant que nous avons le corps à table; jo nevculx pas que l'esprit i'y cloue, ny qu'il s'y veaulre, mont, iv, 295.
— KrvM. Diez le lire du latin volvere, rouler, par l'intermédiaire d'une forme voltulare, qui est dans l'italien roltolare. Mais les formes viutrer, eoitrer vont mieux au latin veltris, vautre (voy. ce mot) qui est un chien qui va dans la fange comme le sanglier.
t VAUTROT (vô-tro), ». m. Geai, grèbe.
t VAO-VENT (À) (v6-van). Terme de chasse. Aller à vau-vent, avoir le vent par derrière, en pariant des animaux.
— ETYM. Val, rou, et «en!.
f VAUVKRT (vô-VL-r), s. m. Mot qui n'est usité que dans celte locution : Aller au diable vauvert, aller très-loin, faire une grande course. || Quelques-uns disent aller au diable au vert; mais cela est vicieux.
— Hisr. XV' s. Que le grant diable de Vauvert
I peine s'en peut demesler, coquill. La seconde partie des droits nouveaulx. || xvr* s. Je vous chiquaneray en diable de Vauvert, rab. Pant. iv, (6.
II y a' certains gentilshommes qui font le diable de Vauvert, tant sont insolens et desreiglez, frou- MENTEAU, l'ininces, m, p. 25).
— ÊTVM. Saint-Foix {Essais sur Paris) raconte que, sous le règne de saint Louis, des chartreux, possesseurs à GentiUy d'une très-belle maison qu'ils tenaient de ce prince, el mis en appétit par ce cadeau, s'avisèrent de convoiter le château abandonné de Vauvert, bâti autrefois par le roi Robert dans la rue qu'on nomme aujouul'hui rue d'Enfer, el qu'ils voyaient de leurs lenèlres. Le demander sans aucune raison valable, c'eût été s'exposer à un refus, même de la part du pieux monarque. Les moines préférèrent employer la ruse; à leur commandement une légion d'esprits peupla le château, dont personne n'osa bientfitplus s'approcher; et, comme on le pense bien, le roi fui, un beau jour, enchanté de trouver les bons pères, pour se débarrasser de cette maudite propriété qu'ils se chargeaient bravement de disputer aux revenants. Telle est l'origine du diable de Vauvert ou diable Vauvert. Vauvert est val vert, vallée verte.
t VAUXUALL (vô-ksal), s. m. Lieu public où se donnent des bals, des concerts. Les dames anglaises errent aussi volontiers dans leurs parcs solitaires, qu'elles vont se montrer au vauxhall, j. j. Rouss. Lett. à d'Alemb. Peindrai-je ces vauxhalls dans Paris protégés, Ces marchés de débauche en spectacle érigés, Où des beautés du jour la nation galante.... Vient, en corps, afficher des crimes atout prix? gilb. ilon apologie.
— ÊTYM. Angl. hall, salle, el Devaux, nom d'un particulier qui avait un salon à Londres, ainsi qu'on le voit par celte phrase de Voltaire, qui écrit facs-hall : Du salon du sieur Devaux à Londres, nommé vaux-hall, ou a fait un facs-hall à Paris, Vict. phil. Français, ii.
t VAVAIN (va-vin), s. m. Gros câble, qui sert tant sur les rivières que sur la mer.
t VA"VASSEtIR (va-va-seur), s. m. Terme de féodalité. Vassal d'un vassal; vassal d'arrière-fief.
— HIST. iii* s. Monte li rois, o lui si vavassor, Roruisv. p. U8. Nous ferons amasser princes ;t vavassors. Chevaliers et sergens, les granz et les menors. Soi. 27. {| xiii* s. Plus a d'onneur en desconfire un empereour que un vavassour, Chr. de Rains, p. (53. Duc est la première dignité, el puis contes, el puis viconles, el puis barons, et puis chastclains, et puis vavassor, el puis citaen [citadin], et puis vilain, Liv. de jost. al.
— ErY.M. Vavassor représente vassus vassorum, vassal de vassal. Béranger, à l'imitation de vavasteur , a fait vavassaux : Aumôniers, châtelains. Vassaux, vavassaux el viUains, Carab.
t VAVASSORIE (va-va-so-rie), s. f. Qualité d'un fief tenu par un vavasscur.
t V.\XEL (va-ksèl), t. m. Mesure en usage dans les salines de Lorraine pour mesurer le sel; elle pèse Irente-qualre k trente-cinq livres, et huit vaiels font un muid.
t VA-Y-LA (va-i-la). Terme de chasse. Cri dont se sert le valet de limier pour faire retourner le limier.
t VAY-LE-CI-ALAl (vè-le-si-a-lè). Ce que l'on crie lorsqu'on revoit du sanglier, Almanach du chass.
— ÊTYM. Vois le ci aller.
t VAYSONlEIl (vè-zo-nié), i. m. Vase de terre
cuite avec quelques trous, dans lequel on place de la vase tourbeuse, et qui sert au transport des sangsui-s; ainsi dit du nom de l'inventeur Vayton.
VAYVODE (vè-vo-d'), ». m. Titre qu'on donne aux souverains, aux gouverneurs do la Moldavie, de la Valachie, de la Transylvanie et d'autres contrées. Je vis un moment le vay vode ; c'était un jeune Grec fort affable, chateaubh. f»m. part. 1.
— f.TYM. Slave, voyna, guerre, et woda, chef.
t VAYVODIE (vè-vo-die), ». f. Gouvernement d'un vayvode. || Pays qui lui est soumis. || On dit aussi vayvodat.
t VP.ADAR (vé-a-dar), s. m. Le treizième moi» de l'année sacrée des Hébreux, lequel se trouvait placé entre le 6' et le t de leur année civile. 11 est employé tous les deux ou trois ans, et ainsi l'année hébraïque varie de 363 à nss jours, legoa-