ID. XXVI
— ÉTYM. Wallon, vessete; provenç. «est'co, vesiga, Dei'sst'ga; espagn. vejiga ; ■portug. bexiga; ital. vessica; du lat. vestca.
A'ESSIGON (vè-si-gon), s. m. Terme de vétérinaire. Tumeur synoviale qui survient quelquefois sur l'une des parties latérales du jarret du cheval, et qu'on distingue en vessigon articulaire, vessigon tendineux et vessigon du tendon d'Achille.
— HIST. XVI* s. Vessigon, cotgrave.
— ÉTYM. Dérivé de vessie.
VESTA (vè-sta), s. f. \\ i° Terme du polythéisme latin. Déesse protectrice de la ville , honorée en des temples et dans chaque maison. 112° Terme d'astronomie. Planète fort petite qui fut découverte par Olbers en 4807.
— ÉTYM. Lat. Vesta, qui tient au grec é(TTta, foyer, que quelques étymologistes ont rattaché au radical sanscrit l'as, briller, brûler, avec la finale ta, qui appartient à plusieurs noms de déesses italiques, Mone-ta, Matu-ta, Carmen-ta, etc.
t VESTALAT(vè-sta-la), s. m. Chez les Romains, corps des vestales. || Espace de trente ans , pendant lequel les vestales devaient garder leur virginité.
VESTALE (vè-sta-1'), s. f. \\ 1* Chez les Romains, prêtresse de Vesta, consacrée à la virginité. Seigneur, j'irai remplir le nombre des vestales, rac. Brit. m, 8. Il n'y avait que six vestales ; nous avons des milliers de couvents de filles , st-foix, Ess. Paris, Œuv. t. iv, p. 229, dans pougens. Une vestale est un être en même temps historique, poétique et moral, dider. Salon de <765, Œuv. t. xm, p. 38, dans pougens. S peu de distance de là, l'on aperçoit un champ où les vestales infidèles à leurs vœux étaient enterrées vivantes, stael, Corinne, V, 2. || Il se dit figurément, dans le style élevé, des religieuses chrétiennes. Votre fille est née pour le monde; ne l'enfermez pas parmi les vestales, la bruy. n. C'est la religion qui fait gémir, au milieu de la nuit, la vestale sous ses dômes tranquilles, chateaubr. Génie, m, i, 4. || 2° Fig. Femme d'une chasteté exemplaire. Lamothe s'est piquée depuis d'avoir une passion pour le roi [Louis XIV], qui l'a rendue une vestale pour tous les autres hommes, m'°* de la fayette, Ilist. heur. d'Anglet. 3* part. Tout ce que chacune a pu gagner par une continuelle affectation qui ne s'est jamais démentie, a été de faire dire de soi : on l'aurait prise pour une vestale, la bruy. m. || Ce n'est pas une vestale, c'est une femme de moeurs légères. J'avais fort ouï parler d'elles; et la vérité est qu'elles ne passaient pas pour des vestales de la dernière sévérité, lesage, Gusm. d'Alf. vi, 4.
— HIST. XIV* s. Les vierges vestales, c'estoient celles qui servoient à la déesse Veste, bercheure, 1^ 442, verso. Les vierges vcstaux, id. f 446, verso. Postumia vierge vestal suspecte d'avoir esté incestueuse, m. f 90, verso. || xvi* s. On moys de juing, on jour des festes vestales, rab. iv, 4.
— ÊTYM. Lat. vestalis, de Vesta.
VESTE (vè-sf), t. f. Il 1* Vêtement qui se portait sous l'habit, et qui était i quatre pans, les deux de devant ayant des poches. Le gilet a remplacé la veste, Dict. de VAcad. Hier à tout Paris j'ai fait voir une veste d'un goût divin.... desmahis. l'Impertin. se. s. || l'Habillement rond que les Orien-
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taux portent sous leur robe. Veste à la turque. Il 3* Vêtement en forme d'habit, mais sans basques^ ou dont les basques sont plus courtes. Une veste d'ouvrier. |i Populairement et fig. Remporter sa veste, une veste, perdre son procès, éprouver quelque déconvenue.
— ÊTYM. Lat. vestis, habit (voy. vêtir).
4. VESTIAIRE (vè-sti-ê-r'), ». m. || l'Lieude dépôt pour les costumes des membres d'un corps, d'une assemblée, etc. Des vestiaires pour les habits sacrés des prêtres, fleury. Mœurs des Israël. tit. XX, part. lî, p. 244. H 2" L'endroit d'un couvent où l'on renferme les habits et les étoffes dont on les fait. Il C'est aussi le nom de celui qui en prend soin. Il 8° Dépense pour les habits; argent donné pour l'habillement.
— HIST. XIV* s. Vestiaire, du cange, vestiarium. Il XV* s. Assis dedans mon vestiaire, proiss. Poésies mss. p. 206, dans lacurne.
— ÉTYM. Provenc. vestiari; catal. vestuari; espagn. vestuario; du lat. vestiarium, de vestirt vêtir. On trouve dans d'Aubigné, Hist. n, 332, revestiaire, avec le même sens.
t 2. VESTIAIRE (vè-sti-ê-r'), adj. Qui sert au vêtement. Les arts vestiaires.
t VESTIBULAIRE (vè-sti-bu-lê-r'), od;.||l* Terme d'anatomie. Qui a rapport au vestibule. || Ouverture vestibulaire du tympan, la fenêtre ovale. Il Rampe vestibulaire du limaçon, partie de l'oreille interne. |1 2' Terme de chirurgie. Taille vestibulaire, opération de la taille chez la femme, laquelle se pratique par le vestibule.
VESTIBULE (vè-sti-bu-l'), s. m. || 1° Chez le» Romains, espace laissé entre la porte de la maison et la rue, pour que ceux qui venaient saluer le maître de la maison, ne fussent pas dans la rue, sans être pourtant dans la maison. 1| 2* La pièce d'entrée d'un édifice, qui communique aux autres parties, aux autres pièces. Jérémie demeura dans le vestibule de la prison, jusqu'au jour que Jérusalem fut prise, saci. Bible, Jérémie, xxxvin, 28. Le vestibule est beau, et l'on y peut manger fort à son aise ; on y monte par un grand perron, SÉV. Lett. à Coulanges, 9 sept. 4 694. D'un salon qu'on élève il condamne la face. Au vestibule obscur il marque une autre place, boil. Art p. rv. Alors Jérusalem se couvrait de cendre et de cilice; ses prêtres pleuraient entre le vestibule et l'autel, MASS. Carême, Mot. de conv. Dans le vestibule sont des vases d'eau lustrale, et des autel? sur lesquels on offre ordinairement les sacrifices ; de là on entre dans le temple, barthél. Anach. ch. 4 2. ||3" Terme d'anatomie. Cavité irrégulière qui fait partie de l'oreille interne. || Vestibule génital, la vulve et toutes ses parties jusqu'à la membranehymen exclusivement. Il Se dit aussi de l'espace triangulaire limité en avant et latéralement par les ailerons des nymphes, et en arrière par l'orifice de l'urèthre; c'est par cet espace qu'on pénètre en pratiquant la taille vestibulaire.
— ÉTYM. Lat. vestibulum, de la particule augmentalive vë, et stabulum, lieu où l'on se tient (voy. étable), d'après certains étymologistes latins. Ovide au contraire, avec plus de raison, ce semble, le tire de Vesta, parce que le vestibule contenait un feu allumé en l'honneur de Vesta. Parmi les modernes, M. Mommsen dit que le vestibulum vient de vestis, étant une chambre d'entrée où les Romains déposaient la toge (msU'î); ils restaient chez eux en simple tunique.
VESTIGE (vè-sti-j'), s.m.\\ 1* Terme du style soutenu. Empreinte du pied d'un homme ou d'un animal, marquée dans l'endroit où il a marché. Dans celte sainte montagne [ie monastère de Sainte-Fare] où les épouses de Jésus-Christ faisaient revivre la beauté des anciens jours.... où les vestiges des hommes du monde, des curieux et des vagabonds ne paraissaient pas, boss. Anne de Gonz. Ne me laisse point en un désert où il n'y a aucun vestige d'hommes, FÉN. Tél.xv. \\ Fig. Des rois de la terre viendront en silence baiser ses sacrés vestiges [de l'Église], FÉN. t. xvn, p. Î72. Sur leurs sentiers [d'Homère et de Virgile] marqués de vestiges si beaux. Sa roue [du poêle] ose imprimer des vestiges nouveaux, a.chén. l'Invention. || Fig. Suivre les vestiges de quelqu'un, l'imiter. || 2* Marques, restes, débris d'édifices, de remparts, de maisons, etc. Il reste encore des vestiges de camps romains en cet endroit. 1| Il se dit aussi des objets qtii ont appartenu à une personne. Je vis plus solitaire ; ja suis environné de tes vestiges, et je ne saurai» fixer les yeux sur les objets qui m'entourent, sans te voir tout autour de moi, J. J. Rouss. Hél. n, 4 6.