VET
•ion. Adieu, je t«1« là- bas d«ns ma commission Dépouiller promptement It forme de Mercure, Pour y Tétir la figure Du valet d'Amphitryon, mol. Amph. Prohgtit. || 8* Donner des vêtemenU à quelqu'un. Vilir des pauvre». C'est à nous i vêtir sa mendicité, maintenon, Letl. à Mme de la riefville, 26 mai noo. Il Vêtir un enfant, lui donner sa première robe (locution qui tombe en désuétude). Il 4* Ancien terme de pratique. Vêtir quelqu'un d'un héritage, en mettre l'acquéreur en possesaion. On dirait aujourd'hui investir. || 6' Se vêtir , ». ri'/I. Mettre ses vêtements sur soi. Vêter-vous promptement. ||Se vêtir à la française, & la turque, etc. suivre dans ses habillements la mode des Français, des Turcs, etc. || Fig. Vous portez en tou» lieux la joie et les plaisirs; Allez en des climats inconnus aui zéphirs; Les champs se vêtiront do roses, tk font. Lett. xviii.
— RKM. C'est une faute contre la conjug.iison de vêtir que de dire au présent, comme Montesquieu : Ils [les Turcsl achètent les habits des pestiférés, s'en vêtissent...; comme Voltaire : Dieu leur a refusé le cocotier qui ombrage, loge, vêtit, nourrit, abreuve les enfants de Brama ; et comme Delille: De leurs molles toisons les brebis se vêtissent, Parad. perdu, vu. Celte faute se commet parce qu'on applique à vêtir la conjugaison inchoative en ir, qui donne mon» au participe et issement aux substantifs dérivés, taudis que, venant du latin vestire, il a suivi la conjugalson pure, comme sentir, venir, dormir, etc. Ce qui peut en outre expliquer cette confusion, c'est que le composé investir suit la conjugaison ordinaire, invest issa nt , investissement .
— SVN. VÊTIR, HABii.LEB. Vêtir est l'acte pur et simple de couvrir d'un vêlement. Hîibiller y joint l'idée que ce vêtement convient. C'est ce qu'on voit dans cet exomple-ci : Il n'en porte que l'habit, sa figure en est vêtue, et point habillée, pour ainsi dire, Marivaux, Paysan parv. 5* part.
— IIIST. X' s. |Ils] vestirent haircs, Fragm. de Talent, p. 407. |{ xi» s. No il n'en fut no vestut ne saisit [d'un fief], Ch. de Roi. ccxxxi. || xii* s. L'empereor (le France [il] tant servi, Que l'emperercs h a dol tôt merit; De Cambrisin an droit fié le Testi, Raoul de C. 3. || xiii* s. Maintenant que li hom vest pcrsone de juge, doit il devestir persone d'ami, brun, latini, Trésor, p. 409. Car c'est la plus haie qu'aine [onque] vestit drap de laine, Rerte, lixtv. Quant li rois l'ol, si sali sus, et se vostit et atorna et fist sa maisnie [troupe] armer, r/ir. de Rains, p 6. Et aussi s'aucuns me preste se [sa] robe pour mon vestir, beauh. xxxvii, 4. Trois cas sont, es quix |auxquels] li hoir n'emportent pas le douaire aussi vestu comme il le trueveut, lo. xiii, 46. Et prent on celi qui le larrecin porte, saisi et vestu du larrecin.... id. lxiii, 8. ||xiv* s. Quant ime personne est bien vestue de robes, elle en est mieux parée, oresme, Éth. as. l'our ce que j'ay dit : en vous vestant, je vueil en ccsl endroit un petit parler de vestemens, Ififnogifr, i, i.||xv*s. En une chambre belle o cuinte, Vestue de beaus pa remens Et de moult riches garnemens, kboiss. Poé.iies mst. p. 102, d.ins lacurne. L'autre dit: ce n'est [une femme mal élevée], qu'une monstre Et ainsi que bûche vestue, k. desch. Miroir de mariage, p. «3, Le temps n'estoit mie nueux, De bleu estoient vcstuz les cieux, Et le beau soleil cler luisoit, A. ciiAnT. Livre des quatre damex, p. 594. Il XVI' s. On dédie les dieux qui sont sacrez, immortels et inviolables, en des matières viles et de nul prix, et on les vest de figures d'hommes et de bestes ... r.ALV. Inttil. 63. Que employez à le< vestir T duquel drap les vestoz vous ? rab. v, ïh. Ostiz lui toute mollesse et délicatesse au vestir et au coucher, au manger et au boire, hont. i, tN.i. i:::tre ma façon d'cstre vestu et celle d'un homme qui n'est vestu que de sa penu... m. i, ibs. Il se vostoit tousjoiirs fort simplement, amyot, Philiip. 3. Les joueurs de traficdics, avec les accou<lreuicns qu'ils vestcnl quand ils vont au théâtre joi.cr Icura Jeux.... m, l)*mi<tr.2i. Il entreprit de lui dérober sa chemisa vestue etenvint à bout, d'auh. h>n. m, ï.
— RrvM. Bcrry, rUer ; provenç. et esjiagn. leil»r; ital. rettire ; du lai. vestire; grec, i>vu|ii, ioh*;' gothique, rajii; sanscr. roi. "
VKTO (vé-lo), ». m. Il !• Formule qu'employait i Rome un Inbundu peuple, lorsqu'il s'opimsaii aux décrets du sénat ou aux actes des niagistraui. Il I* En l'olngne, formula i l'aide de Uquello cli.v que nonce pouvait, dans la diète, arrêter toute délibération législative. Chaque nonce csi le maili« 4e son suffrage ; et, si l'un d'eux pronuuce le mal-
VÈT
heureux mot veto, j'ampftche , non-siiulement l'activité de la diète est suspendue, mais tou't les actes qu'elle avait déjà passés d'une voix imanime sont détruits, condil. Étud. hist. n, 2. || Ce droit des nonces se nommait aussi liberum veto. || 3* Aujourd'hui, refus que fait le chef de l'État de sanctionner une loi adoptée par les chambres. En Angleterre lo roi a le veto, le droit de veto. || Veto absolu, veto suspensif, faculté do refuser définitivement ou temporairement la sanction d'un acte législatif. Il Se dit particulièrement du vetq suspensif que la constitution de <79l accordait au roi. || Monsieur Veto, madame Veto, noms injurieux que les ennemis du pouvoir royal donnèrent souvent, pendant la Révolution, au roi et à la reine. || Par extension, chaque chambre a le veto sur l'autre, a le droit de refuser un projet proposé ou approuvé par l'autre chambre. || 4° Fig. Opposition. J'y mets mon veto.
— f.TYM. Lat. veto, je défends; vetare avait donné à l'ancienne langue le verbe veer, trèsusité. Les journaux commencent à introduire, en parlant des afl°airos d'Amérique où le président a le veto, le verbe vftoer, opposer le veto.
t VETTE (vè-f), t. f. Partie d'un marais salant qui entoure les aires.
— Rtvm. C'est probablement le ppov. etl'esp. »•*ta, raie, bande, qui représente le lat. vitta, bande.
VfiTH, UE (vé-tu, tue), part, passé de vêtir. ||1» Couvert de vêtements. Légère et court vêtue, elle allait à grands pas, la pont. Fabl. vu, «o. Ils [les Français] avouent de bon cœur que les autres peuples sont plus sages, pourvu qu'on convienne qu'ils sont mieux vêtus, montesq. Lett. pers. ion. Du temps que j'étais écolier, Je restais un soir à veiller Dans notre salle solitaire; Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère, a. de MUSSET, Pnés. noue. Nuit de dét:embre. || Fig. Leur corps paré de grlce et vêtu d'innocence. Tout en eux est céleste, delille, Parad. perdu, iv. || Il est vêtu comme un moulin à vent, se dit d'un homme habillé de toile. || Substantivement. Le vêtu de noir, magistcr de village, était frère du curé ; et le vêtu do gris, sergent du même village, était frère de l'hflto, soarr. Rom. eom. n, 6. || En Normandie, un vêtu de soie, un cochon. || S" Il peut se dire des animaux. Sur des coursiers velus avec magnificence, Dans un ordre pompeux la jeunesse s'avance, di:lili.e. En. v. || 8* Couvert de poil comme d'un vêlement. C'est le chien le plus vêtu et le mieux fourré de tous les chiens, uuff. Quadrup. t. VIII, p. («9. Il 4* En termes de jardinage, l'oignon est fort vêtu celte année, les enveloppes sont épaisses et nombreuses. || Vêtu comme un oignon, se dit d'un homiiio qui a plusioui-s gilets et habits les uns par-dessus les autres. || 6' Terme de blason. Se dit d'un écu rempli par un carré posé en losange, dont lesquatre pointes touchent tes bords de l'écu.
VETllRB(vé-tu-r'),«.^. || l'Cérémonie, dite aussi prise d'haliit, par laquelle un jeune homme ou une jeune fille, après avoir fait ses éprouves dans un monastère, y prend l'habit religieux pour commencer son noviciat. Il |(.'orliinelli| vient d'onlcndro par hasard un sermon do l'abbé Flécliior, à la vèture d'une capucine, dont il e^l charmé, s£v. 433. Il 1* Action de fournir des vêtements. La vêture des enfants assistés.
— HIST. XII" s. E escrinnt plorarcnt, e à dctrenohies vcsturos sparsent puriore sur lur chief. Job, p. 4&4.||xiii*8. Go voil soffisant vestciire, Qui de Iroil et de chaut me gart, la «".«, 9lll. Et estoit li fiés si petit, que il n'estoit pas convenables au vivre ne à lo (la) vcsliire des enlans, bealm. xv, A. Il XV* s. Et aussy lo sage prince, sans user de simulacion, soubz vesteure f.iinclc , certainomcnl tourna ses meurs en tous vertueux offices, christ. DE PISAN, Charles V, i, 14. Sur l'orioiod'un champ, entre lavesturo d'icellui [la récolte qui y était] et ung fossé, nu canc.e, fe.ï(i>« 3. || xvi- s. Porter pareille vesturo en byver qu'en esté, mont, i, ïou.
— Rtym. Provenç. et espagn. rrslidura; ital. w«(i(i(r<i; du lat. f«(i(uro, do vestire, vêlir.
t VfiTUSTK (vé-tus-l'),adj. Vieux, détérioré par le temps (latinisme peu usité). Un canapé et des fauleulU de velours jaune d'Utrechl complétaient un nmoulilemenl vétusté et fane, en. DE Bernard, Une aventure de magistrat, II.
— Ktvm. Lat. vriustiu.
VfiTlTSrfitvé-lu-slé), ». f. Ancienneté, en par- Uni des choses qui sont détériorées par le temps. S'il no fiéchil pas le genou devant les dieux du pays, il se gardera bien d'en briser las autels; il
VEU
faut qu'ils tomhent de vétusté, «atnal, Uist. phil. IV, 33. Lorsque deux mille ans n'ont pa^ suffi pour imprimer le sceau de la vétusté aui coulées [de laves], qui gardent l'apparence d'une production récente.... ramono, Instit. Mém. sciene. 1813, 1814 cl 1815, p. 46. Et à je ne sais quelle odeur de vétusté répandue sous ces arches funèbres, on croirait, pour ainsi dire, respirer la poussière des temps passés, ciiateaub. Cénie, iv, ii, 9.
— HEM. Vétusté n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de I74U.
— f.TYM. Lat. vetustatem.
VfîTVVEIt (vé-ti-vêr),». m. Terme de botanique. Plante de l'Inde, do la famille des graminées, dont les racines, très-odorantes, préservent les vêlements des atteintes des insectes, andropngon muricaluî, Retz, ticli'rerio odorala, Virey. || Nom donné aux racines mêmes do celle plante.
— ÊTYM. D'après Lemaout et Docaisne, vitivat/r estlo nom indien dos racines do cette plante.
VEUF, VKCVE (veuf, vou-v'; au plur. ma^c. l'» ne se lie pas: des veuf inconsolables, et non des vcuf-z inconsolables; Vaugelas remarque que dans plusieurs provinces on prononçait vèvo, ce qu'il réprouve), orf). || t'Dequila lemmeesl morte, et qui n'est point remarié ; de qui lo mari est mort et qui n'est point remariée. J'eusse été plutrtl veuf d'une méchante femme, tristan, Mort de Chrispe, i, 8. Veuve à dix-huit ans, princesse du sang, et aus; riche que belle, elle [la princesse de Conti] e; ae quoi se consoler, m"* de catlus, .Çoiiie/iiV»-, p. '^38, dans pouoens. Il vous a dit qu'il était veuf ; sa femue m'a dit aussi qu'elle était veuve; ils ont la rage tous deux de vouloir être veufs, lb- SAGE, Turc, v, Ui. Il Fig. Privé do. Par moi, braves héros, sont veuves à la fois Vos femmes de maris cl vos villes de rois, hotrou, Antig. i, «. [Rome] Voiive d'un peuple-roi, mais reine encor du monde, OILB. Ode d Monsieur sur son voyage en Piémont. Les soldats de Ney et ceux de la division Gudin, veuve de son général.... skour, llist. d» Nap. VI, 8. 11 n'est plus |un ami d'enfance), notre âme est veuve, lamart. llarm. Ii, 1. 1| Eglise veuve, église collégiale qui a été cathédrale et d.ms laquelle il y avait anciennement un évêque. Il 2* S. m. et f. Un veuf, une veuve. Elle a épousé un veuf. Entre la veuve d'une année El la veuve d'une journée La différence est grande.... L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits, La FONT, t'abl. VI, 31. Je plains les pauvres mères. Mme do Saucourl et Mme de Cauvisson ; po ir leK jeunes veuves, elles ne sont guère à plamiire: elles seront bien heureuses d'être leurs mattresses ou de changer de maîtres, sÉv. Lett. à Russy, 13 juillet Kiou. Que le monde vnil peu de ces veuves dont parle saint Paul, qui, vraiment veuves et désolées, s'ensevelissent, pour ainsi dire, elles-mêmes dans le tombeau de leurs époux, Boss. .4nn« de Com. Cette terrible sentence de saint Paul : la veuve qui passe sa vie dans les plaisirs, est morte toute vive, id. ib. Co nbien donc en devrail-on pleurer comme mortes, de CCS veuves jeunes et riantes, que le monde trouve si heureuses ! ID. ib. Épouser une veuve, en bon français, signifie faire sa fortune : il n'opère pas toujours ce qu'il signifie, la nnuY. vi. L'Iialnllemont des veuves était assez semlilable à celui de nos religieuses, saint-koix, Ess. Paris, lEiiv. t. iv, p. 323, dans poi'oENS. Iji veuve Calas est à Paris, dans lo dessein do demander juslice ; l'oseiait-elle, si son mari eiil été coupable? volt, iell d'Argenlal. 1 1 juin l7U'i. La veuve du surinleinlaiil Fuuquct mourut cette année [I72l|, nici.os, (huv. l. v, p. 371. La vuuvo la plus sage est toujours assez folle l'our se remarier.... laciiai.sske, ^'ourern. i, l. Il Fig. Le denier do la veuve, ce qu'on donne en prenant sur son nécessaire. |{ Fig. Avoir afi'alro i la veuve et aux héritiers, vny. iikiiiiier. Il 8 À'./'. Parmi les I1euristes,ia veuve, tulipe panachée lie blanc el de violet. Il II quitte |>oiir l'uriunlaie, de là il va à la veuve, la brut. xiii. || Veuve ou fleiirde veuve, scabieuseà fieursd'un noir puuipré, srnbiosa airo purpurea, L. || 4* Veuve, oiseau d'Afrique, ainsi dit à cause de la couleur de son plumage et do sa queue trainanto , enibrriia /(«■oi/isrii, L. ordre dus jiasscrcaux. Les voyageurs disent que les veuves font leur nid avec du colon; que co nid a deux étages; que le mAle lial>it« l'étage supérieur, et que la femelle couve au reide-cliaussée, bufk. Ois. t. vu, p. am. |l Espèce de papillon. Il Espèce de singa d'Amérique. || 6* En argot, la veuve, la guillotine. Mon père a é|M)usé la veuve, V. uuuo, le Dern. jour d'un cunJamnJ, itiu.
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— RIliT. xf 1. Priuieramciit randrat l'um 1 It Tedve dix solz.... Lois d» Guill. 0. || xii* b. Tant eum il ve«qui puis, lainte vio uicna; l3e servir sun wlgiiur quanqu'il poul so pana, Vodvo!) a orphonins e povros guverna, Th. le mart. nu. || xv s. Si deuioura le roi Charlus ilo Kranco vurve, ni uiicquo depuis se rainaria, fRoiss. il, ii, la. Or t'a la mort prins, dont c'est grant pilé; Car laisHJA as inainlo pouro orphonine, Veurvo de toy; cliioru suer etcuusino, Jo Hiiy pour toy en grant pcrploxité, r.. UKSCii. l'uétie» mu. t' 37u. Jo lauz on nion juuno aago |jachelier.... mais en mes anciens jdurs ju douiouray Yorve de rumua ot de eiilans, Percel'oreil, t. m, r* t3. Il XVI* 8. Suis jo demi veuf de mes sacrez rameaux T ou bkllat, ii, ïh, verso. La terre aussi, qui n'a guère estoit vouvo, Hroiuet de Triiits une accroisHance pleine, id. m, 2Ii, verio. Les voufves nuiutH, ot l'aiguillon (|ui touclio Los tondro» cuours en leur doserte couclie, id. vri, i>H, recto. Il ordonna aussi (|Uo les fomuos vofves demuura.is«iit an viduilé dix an.s pour lo moins après le deci.i de leurs maris, auyot, Numa, 3i>. L'omperoui [Cbarlcs-Quiiit], par colto convorsion, fit tort il sa réputation, et iii ses terres, ot à ses serviteurs qui dom>'urcrcnt ainsy veufs d'un si bon maistro, laiNT. Cap. etir. t. ii, p. sa.
— RTYM. Wallon, tef, veuf ot vouvo; picard, cair«, veuf et vouvo ; Borry, vef veuf, véfe, veuve; bourguig. voiix, vouvo; pruvonç. veuva, vezoa, veuve; espagn. vi'uda; purtug. viuva ; iM.vedovo, veuf, vedova, vouvo ; du lat. uiduiM, viduo, veuf, veuve, qu'on rattache au sanscrit vidhavd, veuve, vt , sans, et dhava, époux. Copendant il faut remai'(|uer la sens do rendre vide qu'a tiduare Est-ce un autre inot?
t VKUGI.AIUK (vou-glA-r'), I. m. Bouche à feu du XV' siècle, moins puissante et plus long.iocjuo la bombarde; lo vcuglaire so chargeait par la culasse.
— KTVM. Klaiiiand, vayheleer, oiaelour, parce quc^ co fui proliable. lient au moyen do ces pièci.s que les canunniors s'exerçaient au tir à l'oiseau.
VKULK (veù-1'), adj. \\ i' Mou, faible. Jo luo sens tout voulc. ||3" Il se dit de tout ce qui n'a pas une force, une qualité suriisaiito. Toutes les espèces do daims ont lo bois plus veule, plus aplali, plus Étendu en largeur, et, à proportion, plus garni d'andouillersquo celui du cerf, iiupi'. Daim. \\ Terre veule, terre légère, qui demande d'être amendée avec de la torre franche, sans quoi ce qu'on y plante ne prend pas racine. Il Plante veule, plante qui no soutient pas bien sa tige. Il Arbre veule, arbre qui s'élève sans prendre usez de corps. || Castors voulos, castors socs, maigres. Il Se dit de* poils qui n'ont pas la propriété de so feutrer d'eux-mi'mes. Tous ces poils de nature feutrante, mais qui feutrent bien moins que d'autres, parce qu'en général ils sont co qu'on appi:lle veulcs ou soupl s, tk.'so.n, /m(i(. Méin. icienc. mon, I" sein. p. < l», || Urap en serge veule, nom qu'on donne i des étoffes lorsqu'ollos sont mal laliriqiiéos, et ((u'cllcs no sont pas sufllsammcnl drapées, ou fournies do laino.
— HIST.xiii' s. Ouar Caries n'oit cslous no veules, PB. HotsKts, mj p. tlï, dans ucuhnk. S'm devroit plorer tous Ii poules [tout lu peuple], S'il n'ert e d'ious (yeux) cl de cuer voulos, ib. p. "47.
— Rtym. Brie, leule, peu allanl, paresseux ; se dit surtout de rhoiuiiie alourdi par la cliulour; boiirguig. veule, maigre, stérile; picard, iciiic, léger, étourdi, meuble, aisé à ra>iiuar. Urigino inccrlaino. Uicz le rajiproclio de l'adjectif i<i>/e qui se trouve dans Kutebeuf, 1. 11, p. 187 : jjcnsée vole; et cet adjectif V('i«, il le rattache au lat. tofa, creux do la main, par la locution v»n io<«, main vaine, main vide; mais.ilans desteilos non moins ancien», l'ortbogiapho est ventvole, ce qui parait signifier: vain, (utile comme le vent.
VKL'VAOK (veu-va-j'), ». m. État do l'homme veuf, (lo la femmo vouvo. Un p're un pou sur l'tufK, Dont ma sculo présence adoucit lo veuvage, COH."». M'^ilér., n, e. Ce n'est pas à vingt-deux ans que le veuvage est un état libre, MAiiuoNrUL, Contes inor. Iliin mari. Que n'ai-jo pu, grands dieux I d.ins un chaste veuvage, Conserver de mon ceeur la rudo-sc sauvagel oflille, En. iv. Lcjourvoyail la reine [i'éiiélopej cnlretonir l'ouvrage Dont la fin piomi'tittÉt celle do son veuvage; El la secrète nuit détruHail i son tourCo (|ue devait on vain recommeiicor le jour, p. lebhijn, Ulysse, 11, i.
— lliST. xiv ». Son pore qui par la coustume de Normandie a, 1 cause do vesv.iige [droit usufructuairc du mari sur les biens do sa femme défunte 1, l'usufruit d'icolle terre, du canoë, tiduilat.
UiCT. DU LA LANOUK rilANÇAlSE.