‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 262 sur 754 · YEU · texte numérisé non relu

YEU

YUC

que vous ^tiez l Paris.... pour moi, je n'irai pas celte campagne, bussy-kauutin, Lelt. à Mme de Scvigné,i3 mai, io6". Ne vous étonnez pas si je prends Paris toujours plus en haine; je n'irai jamais, j. J. Rouss. Letl. à Mme d'Épinay, jeudi, I7B7. Il 11. Y ne doit pas faire hiatus en poésie. 11 y a de l'adresse à bien cueillir des roses, TiiÉopniLE, dans MALHERBE, édit. MÉNAGE, p. 274. Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne, hac. Plaid. III, 3.

— illST. IX' 8. In nuUa aiudha contra Lodhuwig non li vi er[ie ne lui y serai], Serment. || xi" s. Si alcuns crieve l'oil à l'altre, si amendera Lxx solz ; e si la purnele i est remese [restée], si ne rendra lui que moite [moitié]. Lois de Guill. Sf. Dient François : il nous i convient garde, Ch. de Roi. wii. Venez i, reis; sil verrez veirement, ib. lxxiv. Il XII* s. Il prist un livre, si i lit sans faillance, honc. p. (85. Et quand m'aurez mortelment déguerpi [abandonné], Jà n'i croistra vos los ne vos honors, Couci, viii. Lorsque la vi, li laissai en hostage Mon cuer qui puis i a fait long ostage, t6. XIX. N'i [en une belle femme] pordi pas nature ses

uevres ne son tans, Sax. v. Ijxiii' s Se [je]

vouloie conter Toutes leur aventures, [je] n'i pourroie assener, Berte, m. Et por ceste raison trop plus m'i [en ces personnes] fierai, ib. vu. Volontiers , dit la dame, qui nul mal n'i entent, tb. Lxxxiii. Cil jour i [de cela] a plouré mainte belle jouvente, tb. xcvi. Et se il l'otreent [octroient], il sont tenus d'eslre y, Ass. de Jérus. i, 95. il XIV* s. Li contes de Monfort y mist et ordena Ung chevalier engloiz qui grant renon ot jà; Cap- ;)ilaino le fist de ce chastel y-là, Guescl. 835. Il XVI* s. Reculant toujours à mettre la main à l'œuvre , pour autant qu'ilz avoient faulte de choses y nécessaires, amyot, Cam. 52. Lui assurant que la première fois qu'elle y parlfroit [à un homme], qu'il la tueroit, marg. Nouv. xxi. Il est malaysé d'y [sur l'homme] fonder jugement uniforme, MONT. I, 4. Betis qui y [à Gaza] commanooit, id. i, 4. Attendez-vous-y, id. i, 88. Il n'est besoing que jem'y estende, id.i, <b. Quiconque a eu besoing d'oracles en y a trouvé, id. ii , 364. Fiezvous-y, pour veoir, à.... id. m, 373. Allez-vous-yen, ID. I, 296.

— ÊTYM. Provenç. t, hi, y; ital. vi, ivi; du lat. ibi, là, qui est un ancien datif (comparez tibi) du thème pronominal t, conservé dans is, ea, id.

tYAC(iak) GuYAK, s.m.Terme de marine. Partie du pavillon anglais située à l'angle supérieur de la gaine. || S'emploie aussi en parlant des pavillons des autres puissances.

YACHT (iak ; au plur. Vt ne se lie jamais ; l'y joue le rôle de consonne, et l'on dit le yacht, du yacht, au yacht, et les yachts sans lier l's) , s. m. Bâtiment léger, fin, rapide, qu» les souverains, les princes, les riches amateurs entretiennent dans certains ports pour les promenades en mer, les régales, les promenades d'agrément, jal. Il [Charles II] fit le tour de quelques vaisseaux avec sa chaloupe, e< en aurait considéré bien davantage, si lèvent, devenu assez frais et contraire , ne l'eùl obligé du monter sur un yacht pour retourner i Ports-

moulh, Hém. de d'Esirées, dans jal. Il [Guillaume III] lui donna [à Pierre I*'] un yacht de vingt-cinq pièces de canon, le meilleur voilier de la mer, doré comme un autel de Rome , avec des provisions de toute espèce, volt. Russie, Anecd. Il On disait au xvii* s. jack, et yak. J'ai rendu compte au roi de ce qu'il vous a plu de m'écrire le 2* de ce mois sur le sujet du bâtiment anglais qui a été salué en arrivant au Havre, ayant été pris pour un jack du roi d'Angleterre , colbert, Lelt. du 9 mars )G78, dans jal. M. le duc de Créquy s'y arrêta pour attendre le yak du roi d'Angleterre, PELLissoN, Lelt. hisl. t. m, p. 258.

— ÉTYM. Angl. yacht ; allem. et danois Jacht, que l'on rattache à jag''n , chasser, à cause de la marche rapide de ces bâtiments; comparez notre chassi'-marée.

t YACK ou YAK (iak), s. m. Buffle à queue de cheval; espèce du genre bœuf.

f YANKEE (ian-ki), s. m. Sobriquet par lequel les Anglais désignent familièrement, et avec une espèce de dénigrement, les habitants des États- Unis de l'Amérique du Nord. C'est le mot english, anglais, défiguré par la prononciation des Peaux- Uouges.

t YARD (iard'), s. m. Mesure de longueur employée en Angleterre fO°',9l).

YATAGAN (ia-ta-gan ; l'y est considéré comme consonne : le yatagan, du yatagan, au yatagan, les yatagans sans lier l's), s. m. Arme d'estoc et de taille, dont le tranchant affecte une forme concave, de manière à trancher en agissant du talon à la pointe. Les armes blanches, sabres, grands couteaux appelés yatagans, et couteaux ordinaires que l'on fabrique à Rizé, sont très-renommés, de PEYSsoNNEL, Commerce de la mer Noire, ii, co.

— ÉTYM. Turc, yataghan, sorte de poignard dont la lame est oblique.

t YAWS (iàs'), s. m. Terme de médecine. Espèce de pian endémique en Guinée.

YËBLE, s. f. Voy. hièblk.

t YKD (ièd),s.m. Terme d'astronomie. Nom d'une étoile de moyenne grandeur, dans la constellation de Pégase.

t YÉNITE (i-é-ni-f), s f. Pierre dure, d'un brun foncé, qui se change en verre noir à la chaleur du chalumeau, et fait feu sous le briquet; on la tire de la Corse, de laborde. Émaux, p. 647.

YEOiMANRY(io-man'-ri), s. f. Proprement, corps de propriétaires venant après la gentry. || Particulièrement, corps de cavalerie volontaire, formé par les yeomen.

— ÊTYM. Angl. yeoman, de l'angl.-sax. gemame, commun, et mon, homme.

YEUSE (i-eù-z; l'y ne joue pas le rôle de consonne; l'yeuse, lè-z-yeuses), s. f. Chêne qui conserve ses feuilles vertes en toute saison, quercus ilex , L. On le nomme vulgairement chêne vert, mais cette dénomination convient aussi à d'autres chênes. Ainsi croissent l'yeuse , Qui redouble des bois l'horreur religieuse. Le châtaignier.... delille, Géorg. ii.

— HIST. XVI* s. L'yeuse ressemble plus au roure qu'au chesne.... il est aussi appelé en France

chesne- vert.... Le plus groid desquels yeusef tiendra rang en la forest, o de si-bres, 795.

— ETYM. liai, leccio; du lat. iliceus, qui tient de l'yeuse, dérivé de ilex, ilicem, yeuse (lequel a donné directement l'italien elce qui existe à côté de leccio].

YElîX (ieû), ». m. plur. d'œil. Voy. œil.

t YOG> (iô-ga; l'y joue le rôle de consonne . le yoga), s. m. Nom que les Indiens donnent à d* grandes périodes d'années, la plupart mythologiques.

— ËTYM. Sanscr. yoga , joug (voy. joug) et âge. YOLE (io-l' ; l'y joue le rôle de consonne : la

yole, les yoles sans lier l'j), s. f. Petite embarcation étroite et légère, quelquefois très-longue, ordinairement très-faible d'échantillon et très-rapide. Nos yoles, qui tiraient peu d'eau, furent aflectées à la pèche du saumon dans une petite rivière qui en était remplie, lapérouse, Yoy. t. m, p. &8, dans POUGENS.

— REM. Il y a faute contre l'usage à ne pas prendre l'y pour consonne. L'yole aux triples flammes, v. hugo. Orient. 4. Tombasis avers nous fait voguer son yole, p. lebrun, Yoy. de Grèce, VIII, 6.

— f.TYM. Allem. jôUe.

t Y0.\ (SAINT-) (sin-tion), s. m. Ordre de Saint- Yon , congrégation plus connue sous le nom de frères des écoles chrétiennes, et consacrée à l'éducation des enfants du premier âge.

\ YOUYOU (iou-iou), s. m. Terme de marine. Canot chinois. Il Se dit, en général , d'une trèspetite embarcation employée par les bâtiments de guerre. Il y a là des youyous si légers qu'on les emporterait sous son bras comme un parapluie, TH. GAUTIER, Uonit. univ. 26 mai 4867, p. «31,

3* col.

YPRÊAU (i-pré-ô), s. m. || 1° Espèce d'orme à larges feuilles, qui tire son nom d'Ypres, en Flandre, parce qu'il est commun et d'une beauté extraordinaire aux environs de cette ville; Louis XIV en fit planter à Marly. || 2° Nom vulgaire du saui» marsault, salicinées. || 8* Un des noms donnés au peuplier blanc, salicinées.

t YSARD (i-zar), s. m. Voy. isard.

t YTTERBITE (i-ttèr-bi-t'J, S. f. Nom primitif de la gadolinite.

t YTTRIA (i-ttri-a), s. f. Terme de chimie. Oxyde d'yttrium.L'ytlria, dite aussi pierre d'yttria, fut découverte en (79) par Gadolin, d'où elle a été nommée gadolinite.

t YTTRIQUE (i-ttri-k), adj. Terme de chimie. Se dit de l'oxyde d'yttrium et des sels produits par cet oxyde.

t YTTRIUM (i-ttri-om'}, s. m. Terme de chimie. Métal dont l'yltria est un oxyde; il a été isolé par Wôhler.

YUCCA (iou-ka; l'y est consonne : le yucca), s. m. Il 1* Terme de botanique. Genre de la famille des liliacées; il se compose de plantes vivaces, à tige haute, plus ou moins herbacées, quelquefois souterraines, à Heurs en panicules terminales. Il 8° Un des noms du manioc, euphorbiacées.

— ETYM. Nom caraïbe de la plante.

'Z (zèd', ou, suivantl'épellation moderne, ze),«. m. Ijl* Lettre consonne, la vingt-cinquième et dernière lettre de l'alphabet. Renvoyons i Palamède, Oui le premier les mit au jour. Le p avec x, y, i, voiTURB, dans richelet. || Familièrement, il est fait comme un z, se dit d'un homme tortu. Et ma t«le le penchant sur mon estomac, je ne ressemble pas mal à un z, scarh. Portr. I| »• Dans les lettres numérales, z vaut 2000, et, surmonté d'un trait il vaut i millions. |1 8* Sur les monnaies do France indique qu'elles ont éU frappées à Grenoble! (14* Dans les manuscrits grecs, Z se met devant Us passages suspects, jj 5' Poinçon d'acier, au boni duquel est gravé va Z, pour frapper ou imprimer cette lettre.

— «TYM. Le UUn v ; gr«o, {.

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