ALL
ALM
certaine date. Les soldats étaient alignés «n vivres jusqu'au )7 inclus, en moyenne; on pouvait donc continuer la marclic sans courir le moindre risque, Gax. des TTib. 6-7 oct. 18^3, p. »«3, 4' col.
ALIMENT. Ajoutex : \\ 8* En termes d'assurances, estimation des marcliandises on objets qu'on fait assurer. Autre chose est la somme assurée, laquelle doit être exprimée dans la police, autre chose l'aliment de la police, c'est-à-dire la nature et la valeur ou l'estimation dos marchandises ou objets que l'on fait assurer, Gax. des Trib. 15 sept. )875,
p. 890, 2" col que les 4U8 balles no formaient
qu'une seule nature d'aliment, qu'il n'en a point été perdu les 3/4; que, par conséquent, le délaissement ne peut être opéré, ib. 8 déc. t874, p. i<73, »• col.
— HlST. Ajoulex : XII' s. 11 [les élus] tendent pur alemenz de cuer el faiteor de bcaltoit [Dieu], Job, p. 5<0.
ALIMENTER. — IIIST. Ajoutez : || xvi' s. Ils [les moines mendiants] praliquoyent et happoyent ce dont les poures souffreteux devoyent cstre alimentez, SLEiDAN, Wi'sl. de l'estat de la religion et republique sous Charles V, p. 83, verso. Desquelz [pauvres] il nourrissoit et alimentoit tous les jours un grand et inestimable nombre, pabadin, Chron. de Savoy e, p. 341.
ALINÉA. Il 2° Ajoutex : Je voudrais que la copie fût ex fera recensione Capellani [d'après la vraie révision de Chapelain], et qu'il prit la peine de la diviser en plusieurs sections, ou, pour parler Rocolet [c'était son imprimeur], en des alinéa, comme sont tous mes discours, qui est une chose qui aide extrêmement celui qui lit et démêle bien la confusion des espèces, Balzac, Lett. inédites, LXi (éd. Tamizey Larroque).
t ALIOS (a-li-6s'), t. m. Nom donné, dans les landes de Gascogne, à une couche imperméable, située à la profondeur moyenne d'un mètre environ, d'épaisseur variable, d'un brun rouge foncé, assez compacte, qui ne cède qu'à la pioche; c'est un sable cimenté par une sorte de matière organique légèrement ferrugineuse, H. de parville, Journ. of/ic. 27 juill. (870, p. (337, 5' et 6' col.
— REM. L'adjectif aliotique fait penser que le mot devait s'écrire aliot, et que altos est un pluriel.
t ALIOTIQCE (a-li-o-ti-k'), adj. Qui a le caractère de l'alios. Il [le pin des Landes] rencontre un sous-sol aliotique imperméable à quarante ou quarante-cinq centimètres de profondeur, Enquête sur les incendies des Landes, p. 202.
t ALISE (a-li-z'), ». f. Dans l'Aunis, nom de la galette au beurre. Glossaire aunisien, la Rochelle,
— ÊTYM. Miche alise se trouve souvent dans les anciens textes, de l'adjectif alis, qui signifiait compacte, serré.
t ALITEMENT (a-li-te-man) , s. m. Action de mettre au lit un malade, ou action d'un malade qui prend le lit, Dict. de médecine, publié p. J. Bailîière et fils.
ALITE». — HIST. l|xv s. Ajoutex : 11 [Holopherne] s'enyvra par sa folie. Il se coucha, il s'alicta; Et Judich, la dame jolye, En dormant le décapita, Rec. de farces, etc. p. 35t.
1 ALIZARI. Ajoutez : — ÉTY.M. Espagn. altzari, de l'arabe asdra, qui signifie le suc extrait d'un végétal par compression , devic , Di'cl. étym.
t ALIZARIXE. /Ij'outei ; Il Alizarine artificielle, substance tinctoriale qui imite l'alizarine et qui est tirée de la houille.
lALlZÉEN, ENNE (ali-zé-in, è-n'), adj. Qui a rapport aux vents alizés. Phénomènes alizéens. Il Où régnent les vents alizés. Contrées alizéennes.
t ALLAITERON (a-lè-te-ron), s. m. Nom donné, dans le département de la Manche, aux juments nourrices, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 23.
t ALLEGATEUR (al-lé-ga-tcur), i. m. Celui qui allègue, qui cite. Moi qui suis le plus superstitieux de tous les auteurs et de tous les allégateurs, BALZ. Entret. ix. Je n'ai guère meilleure o| inion de la sagesse du philosophe Tubero [La Moihe Le Vayer| , autrement la perpétuel allégateur, iD. Lett. inédiles, lvu (éd. Tamizey Larroque).
t ALLÉGEAGE (a-lé-ja-j"), ». m. Action d'alléger un navire. Transbordements d'allégeage.
ALLÉGORIE. Ajoutez : — HIST. xiv s. Moralité puet cnsi prendre. Ou bien allégorie entendre, ma- CÉ, Bible en imrs, p. (I7, ve-so, 2* col.
ALLÉGOHISER. Ajoutex . || 2' Donner à uo por
trait un caractère allégorique. Mrs Slanhopo représente la Contemplation ; Miss Gwatkin, la Simplicité; celle manière d'allégoriser les personnages motive les mouvements et les physionomies, el ajoute beaucoup de charmes i la peinture, bCr- CKR, Salons de (8S( à I8S8, t. i, p. 250. Reynolds n'est donc qu'un portraitiste, malgré cette tendance à allégoriser.., lu. ib. p. 344.
— REM. J. B. Rousseau a dit allégorier : Toute l'histoire fabuleuse n'est pas propre à être allégoriée, Œuv. Préf.
t ALLÉGRER (S') (al-lé-gré), V. réfl. Devenir allègre, se livrer à l'allégresse. Nos cœurs doivent prendre et choisir quelque place chaque jour.... pour y faire leur retraite à toutes sortes d'occasions, et là s'allégrer et récréer entre les affaires extérieures, st François db sales, Introd. à la vie dévote, ii, (2.
— REM. Ce verbe a vieilli, mais il mérite d'être repris par l'usage.
ALLEMAND. Ajoutex : [| i' L'allemand, nom générique de la langue parlée en Allemagne ; on y dislingue surtout deux dialectes : le bas-allemand et le haut-allemand. En traçant une ligne en partant de Cologne et aboutissant par Ca.ssel et Magdebourg à la frontière orientale d'Allemagne près Lissa (grand-duché de Posen), il se trouve que tout ce qui est au sud de cette ligne appartient au haut-allemand; c'est de ce haut-allemand que s'est essentiellement formée, depuis le commencement du XVI' siècle, la langue littéraire actuelle. La partie de l'Allemagne au nord de la ligne cidessus appartient au bas-allemand, qui y est encore aujourd'hui la langue populaire, bien que de plus en plus, nommément dans les villes, il cède la place au haut-allemand. Seule la petite colonie franque du Hartz (Goslar) forme un Ilot isolé dans le territoire du bas-allemand. Celui-ci règne donc sur le Rhin inférieur, dans la Frise, Westphalie, Brunswick, Hanovre, Holstein et Schleswig, Mecklenbourg, Poméranie, Rugen, Marche de Brandebourg, et, à travers la Prusse, le long de la côte de la Baltique, jusqu'au territoire de la langue lithuanienne. Le hollandais et l'anglo-saxon, base essentielle de l'anglais d'aujourd'hui, appartiennent au domaine du bas-allemand. Dans un sens étendu, on peut encore compter les langues Scandinaves parmi celles qui relèvent du ba.s-allemand.
ALLER. — REM. Ajoutex : || 9.' Encore un peu plus aille, locution aujourd'hui inusitée qui signifie : encore un peu. Hier au soir, il (le roi] a beaucoup mangé: encore un peu plus aille, et il placera tout à fait son repas au dîner, d'argenson. Mémoires, (860, in-8',t. ii, p. 373. || le. Quelquefois devant iroi on supprimait y (voy. Y, Rem. n' (O). Il 11° Aller le bien, ancienne locution qui signifiait aller bien, réussir, tourner à bien. S'il se gouverne par ce conseil, il ne faut pas douter que tout n'aille le bien, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
fALLIABLE. Ajoutez : l\ n'y a rien de moins alliable que les deux idées qui me tourmentaient, J. J. Rouss. Lett. à Julie, (o nov. I76(.
ALLIAGE. Ajoutez : || S* Action d'allier. Si le séjour de Paris, joint à l'emploi que vous remplissez, vous paraît d'un trop difficile alliage avec elle [la vertu).... i. J. rouss. à un jeune homme, édit. Musset-Pathay, (824, t. xix, p. O.
— REM. Alliage, dans l'union intime de deux métaux, se dit de du quantité de métal commun qui est unie au méial précieux, dans un objet quelconque en métal précieux.
t ALLIGATOR. —ETYM. Ajoutez : Ce passage de Gomara : Fueron al rio de Chagre, que Uamaron de lagartos, peces cocodrillosque comen hombres, Hist. de las Indias, ch. 6, montre bien que lagarto est l'origine d'alligator.
t ALLOPHONE (al -lo-fo-n'), adj. Terme d'assyriologie. Se dit de groupes de signes phonétiques empruntés par les Assyriens à la langue des inventeurs de l'écriture cunéiforme et qu'ils introduisaient dans leurs textes comme des idéogrammes ; ces groupes avaient une prononciation bien établie dans cette langue, seulement les Assyriens les acceptaient comme expression écrite, mais ils les prononçaient autrement. || Des groupes phonétiques assyriens sont également passés dans les textes de peuples qui ont pris l'écriture cunéiforme des mains des Assyriens, mais ces peuples les pro nonçaient suivant leur propre langue; c'étaient pour eux des allophones.
— ETYM. M. .Menant a créé ce mot, qui vient de âXXo<, autre, et fwvri, voix.
t ALLOPHVLR (al-lo-fi-l'), ad;. Terme d'anthropologie. Qui est d'une autre tribu, d'une autre race. Le mélange d'un élément allophyle dans une population.
— ÉTYM. 'AXXo;, autre, et fix»), trlbn.
t ALLOPHYI.I(.iDi{ (al-lo-fl-li-k'), adj. Même sens que allophyle. Les langues des tribus tourannicnnes ou allophyliques, mai mOllbr, S»»at» dt mythol. compar. Irad. par G. Perrot, p. î»7, Paris,
t ALLOTKR (a-lo-té), o. a. Terme de jnrispradence. Répartir. La Cour [d'appel de Montpellier, 2*ch. (4 juin].... ordonne que les dépens de première instance et d'appel seront allotés et suppoi^ tés, trois quarts par D..., an quart par la compagnie, Gax. det Trib. t3-24 juin (873, p. 5S<, (''col. (qui a imprimé, par faute typographique, ablottcr).
t ALLOTIR. Ajoute*: .... X décréter, à construire des villages, à allotir les terres et à y mettre.... des colons choisis par les soins du gouvernement, coMTB d'harcoubt, Joum. offlc. 2 juillet
(873, p. 4359, (•' COl.
t ALLOTROPIQDE (ai-Io-tro-pi-k'), adj. Qui a rapport i l'allotropie. Le diamant est un état allotropique du charbon.
t ALLU.MAGE. Ajoutez : L'allumage des feux et charbonnières dans les forêts est soumis i un règlement préfectoral, pabè, EnqtUte sur tes incendies des Landes, p. 54, (873.
ALLUMETTE. Ajoutex: ||4* Jeu des allumettes, petit jeu qui se joue, entre deux personnes, avec treize allumettes en général, mais aussi avec treize objets quelconques; la convention est que celui qui prendra la dernière perdra; chacun des deux joueurs on prend alternativement, à sa volonté, une, deux ou trois.
t ALLDHOIR (a-lu-moir), ». m. || !• Petit appareil à gaz installé dans les débits de tabac, et petite lampe mise sur les tables des cafés pour la commodité des fumeurs et l'économie des allumettes. Il 2° Appareil électrique qui allume, il suffit de presser un bouton pour que le fil passe au rouge, et permette d'allumer du papier, etc. ; on a ainsi tout un réseau d'allumoirs uniquement alimenté par un ou deux éléments de M. Leclanché, B. D( parvillb, Journ. offic.io juin (876, p. 4«88, 2' col. ||3* Fête des allumoirs, nom, à Roubaix, d'une fête dans laquelle des milliers d'enfants portent de petites lanternes em papier de couleur fixées au haut d'un bâton, lanternes dites allumoirs; cette fête est une réjouissance locale pour ouvrir les grandes veillées d'hiver, le Temps, a» sept. (87«, 3« page, 4' col.
ALLUSION. Il 8' AjuuUx : Denys lui dit un jour [à Platon] que tous ses discours étaient de vieillards qui radotent; et les v6lres, lui répliqua-t-il, sont de souverains qui tyrannisent ; ce qui a beaucoup plus de grâce en grec que nous ne lui en donnons en français, parce que l'allusion des mots ne s'y trouve pas, la mothb li vaybr, Venu det païens, ii, Platon.
t ALLL'VIONNEMENT ( al-lu-vio-ne-man), t. m. Formation d'alluvions. Couches dues à des phénomènes d'alluvionnement, belgrand, Acad. de* se. Comptes rend. t. lxi, p. (o82.
ALMAGESTE. Ajoulex : — REM. L'Almageste est un vaste ouvrage de synthèse oii toutes les connaissances astronomiques des anciens sont condensées et systématisées.
t ALMAGRA (al ma-gra), ». m. Substance employée en peinture, plus connue sous le nom de rouge indien ou rouge de Perse, dkvic, Dict. étym.
— ÊTYM. Espagn. almagra, almagre, de l'arabe al-maghra, ocre rouge.
ALMANAOH. Ajoutex : — HIST. XlV s. Ex almanach plantarum, H. db mondbville , Jf» la<. n' 7(3», f (75, verso, Bibl. nat.
t ALMÉNE (al-mèn'), ». f. Poids de deux livrei (un peu moins d'un kilogramme) (Espagne), devic, Dict. étym.
— ÊTYM. Espagn. almerta, de l'arabe al-meni, qui est le grec |tvà, mine, poids d'une livre.
+ ALMICANTARAT (al-mi-kan-ta-ra) , ». m.
Terme d'astronomie. Petit cercle de la sphère céleste dont tous les points sont à la même hauteur au-dessus de l'horizon.
— ÉTYM. Arabe, al-mouqaniarat, les cintrées, les voûtées, participe passé du verbe ^ontor, cambrer, arquer.
t ALMOUI)E(al-mou-d'), ou ALMlDE(al-mud'), ». f. Mesure de liquides dans la péninsule hispanique, DBVic. Dict. étym.