RECT
RECTO (rè-kto), s. m. La première page d'un feuillet; il est opposé à verso, qui est la seconde. Il faut refaire tous les rectos des premiers feuillets.
— ÉTYM. Lat. recio folio, klsi feuille droite, en face; e.xpression qui vient de ce qu'anciennement chaque feuillet n'ayant qu'un chiffre, il fallait des noms pour désigner le premier et le second.
RECTORAL, ALE (fè-kto-ral, ra-l'), adj. Qui apparljeiit au recteur. Autorité rectorale. Les privilèges rectoraux.
— HIST. xvi* s. Roze, recteur de l'université, quittant sa capeluche rectorale.... Sot. ifén. p. ti.
— ÉTYM. Recteur.
RECTORAT (rè-kto- ra ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas), s. m. Charge, dignité de recteur. Il Temps pendant lequel on exerce cette charge. Il Étendue de^pays soumis à sa juridiction.
— ÉTYM. Recteur.
t RECTORISER (rè-kto-ri-zé), t). a. Anciennement, marquer le parchemin de la marque du recteur de l'université. Tout ce parchemin qui arrive à Paris doit être porté à la halle du recteur de l'université pour y être visité; il y est rectorisé, c'està-dire qu'il reçoit la marque du recteur pour preuve de sa bonne qualité, Dict. des arts et m. Parcheminter.
— RRM. On a dit aussi reetorier ; Aucun parchemin ...qui ne soit premièrement mené aux Matliurins, pour y être vi^iité et rectorié, Arrêt du parlement du 30 juillet (489, dans Vllist. de l'Université de Paris, par jourdaiw.
\ RKCTO- VAGINAL, ALE (rè-ktovaji-nal, na-l"), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au rectum et au vagin.
t RECTO-VÉSICAL, ALE (rè-kto-vé-zi-kal, ka-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au rectum et à la vessie. || Cloison recto-vcsicale, cloison qui résulte du rapprochement et de l'adhérence des parois correspondantes de la vessie et du rectum.
t RECTRICE (rè-ktri-s'), adj. f. voy. recteur S.
KECTDM (rè-ktom'), s. m. Terme d'anatomie. Le dernier des intestins, celui qui aboutit & l'anus.
— HIST. XVI' s. Le sixième et dernier intestin est nommé rectum i cause de sa rectitude, paré. I, (».■
— ÉTYM. Lat. intestinum rectum, l'intestin droit, de reclus (voy. rect...).
(. REÇ0, UE (re-su, sue), port, pnss^ de recevoir. Il 1° En parlant de ce qui est donné, offert, présenté. De l'argent reçu. L'oraison qui nous les obtient [les vertus] nous apprend à les pratiquer nonseulement comme nécessaires, mais encore comme reçues du père des lumières, d'où descend sur nous tout don parfait, boss? Mar.-Thér. Suivant cet axiome que tout ce qui est reçu, est reçu suivant la disposition et l'état de ce qui reçoit, dumars, (Kuv. t. V, p. 3((. Il Reçu cent francs à valoir. Dans cette tournure reçti est invariable. Mais on dirait cent francs reçus à valoir. j| 2° Qu'on a laissé entrer, admis. Reçu dans la meilleure compagnie. Ulysse, VOUS ne vous trompez pas , a été reçu chez le roi Alcinoûs, comme en un lieu où l'on craint Jupiter, et où l'on exerce l'hospitalité, fén. Tél. xxiv. Il 3* Établi, consacré, admis. Pour prouver la vanité des opinions les plus reçues, pasc. Enlret. avec Jf. de Saei. Leurs docteurs les plus reçus, boss. Hist. Il, 10. Car, grâce au droit reçu chez les Parisiens, Gens de douce nature et maris bons chrétiens, Dans ses prétentions une femme est sans borne, boil. Sat. x. Aux usages reçus il faut qu'on s'accommode, m. t!>. Iln'y a point d'autre ouvrage d'esprit si bien reçu dans le monde et si universellement goûté des honnêtes gens, la bruy. r. Le dogme de l'immortalité de l'ftme reçu à Mcmphis, à Babylone et à Tyr, volt. Lett. à Mme du Deffaut, (3 oct. (769. La conspiration de Valstein est au rang des histoires reçues; et on ignore absolument quelle était cette conspiration, id. Ann. Emp. Ferdinand II, (634. Il II est reçu, c'est une opinion admise sans contestation. Il est reçu en géométrie que plus les corps ont d'étendue, plus leur circonférence est relativement petite, montesq. Bsp. ix, 4. Il est assez reçu que les animaux vivent; il est démontré qu'ils ont du sentiment, puisqu'ils ont les organes du sentiment, volt. Oreilles de Chesterf. 4. Il II est reçu de faire cela, il est reçu qu'on fasse cela, l'usage autorise à....
2. REÇU (re-su), s. m. || 1° Quittance sous seing privé d'une somme payée. Je crois qu'il serait à propos Qu'il me fît de sa main un reçu de deux mots, MOL. l'Ét. Il, 4. Il 2° Écrit par lequel on reconnaît qu'on a reçu quelque chose. Donner à un commissionnaire un reçu du paquet qu'il a apporté.
— ÉTYM. Refu i.
RECUEIL (re-keuir, Il mouillées), ». m. )) 1" Réunion d'actes, d'écrits, de morceaux, d'estampes, de pièces de musique, etc. Un recueil d'apophtbegmes. Un recueil périodique. Que penses-tu que soit un art? un recueil de préceptes qu'on met en pratitique pour une fin utile à la vie de l'homme, d'a^ blancourt, Lucien, le Parasite. Segrais nous montra un recueil qu'il a fait des chansons de Blot, sÉv. 49. On ne voit point mes vers, à l'envi de Monlreuil, Grossir impunément les feuillets d'un recueil, BOIL. Sat. VII. Et tous ces vieux recueils de satires naïves. Des malices du sexe immortelles archives, id. ib. X. Il lui donna un recueil de toute l'histoire de Crète depuis Saturne et l'âge d'or, PÊN. Tél. VI. On peut observer que cette pièce [le Kaïmac de Sénecé], la meilleure qu'il ait faite, est la seule qui ne se trouve pas dans son recueil, volt. Louis IIV, écrivains, Sénecé. || 2° Fig. Action de réunir des choses, ou réunion de choses qui n'ont pas une forme matérielle. En un temps où.... l'on fait le recueil des bonnes et des mauvaises qualités de ceux qui meurent, flEch Duch de Mont. L'homme entre en colère, il est attentif.... l'œil s'allume, s'éteint, languit, s'égare, se fixe; et uii«
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