‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 360 sur 754 · CAV · texte numérisé non relu

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curieux y trouveront [dans le dis. de la Vie de saint Berliuj resjjÈce de vers rimes appelée catapulte, à cause de la disposition en flèche que les règles de sa prosodie donnaient k l'écriture, oblaunày. Journal offic. 20 mars (87a, p. (983, v col.

— REM. Dans l'ancienne machine de guerre, les projectiles étaient lancés par des bras horizontaux, qu'on avait préalablement fait tourner de manière à tordre un ensemble de cordages ou de nerfs d'animaux.

t CATASTÉRISME(ka-ta-sté-ri-sm'),J.m. || fLes Cataslérismes, litre d'un ouvrage d'Ératosthène, savant d'Alexandrie, où il expliquait les figures des constellations et les fables des étoiles. (| i° Il se dit quelquefois pour constellation. Le zodiaque, dont les figures oucatastérismes.... fb.lenorbant, Kanuel d'hist. anc. t. u, p. (76, 4'édit.

— ËTYM. Kaiaotepiuniç, action de mettre parmi les astres, de xaTà, en, et àst^np, astre.

t CATASTROPUISMK (ka-ta-stro-fi-sm'), ». m. Terme de géologie. Théorie dans laquelle on admet que les changements survenus à la surface de la terre sont dus à des catastrophes soudaines. Certains géologues novateurs, la plupart Anglais d'origine, ont répudié ces vieilles doctrines en ces derniires années ; à la théorie du catastrophisme, seule admise jusqu'alors, ils ont substitué la doctrine de l'uniformisme, qui consiste en ceci, que les phénomènes sont dus, sauf des variations d'intensité, aux forces encore actives de nos jours, H. BLERZY flei). des Deux-Mond. i" juin (872, p. 648.

t CATECHUMÉNAT. Ajoutez : || Dans la primitive Église, qualité de ceux qui, du judaïsme ou de la gentilité, passaient à la société chrétienne.

t CATEL. Ajoutez : || On écrit aussi cattel. Plaids de cattel, à Jersey, audiences tenues par la cour royale pour le jugement de certaines affaires mobilières ou criminelles. || Cour de cattel, la cour royale siégeant en plaids de cattel. |{ Les plaids de cattel ont été abolis en (862.

t CATÉGORISER. Ajoutez : || »• Dans le langage général, séparer en classes, en sections. La féodalité, c'était l'inégalité civile inscrite dans les lois, et catégorisant le peuple dans les trois ordres du clergé, de la noblesse et du tiers état, E. daihe, Économistes financiers du xviii' siècle, p. ( ( .

t CATÈRE (ka-tè-r'), t. m. Nom, dans quelques parties de la Norman(lie, d'une maladie nerveuse. L'accusé lui-même a été atteint, dans son jeune ftge, d'une affection nerveuse connue au pays [Savigny-le-Vieux, arrondissement de Mortain, Manchej sous le nom de catère, et celle-ci conduit à l'épilepsie d'abord, à la folie ensuite, Gaz. des Trib. l* avr. (876, p. 367, 2' col.

— KTYM. C'est le mot catarrhe, avec un sens particulier, prononcé catère ou calerre, dans plusieurs patois. Bouhours, Doutes sur la langue française, p. 69, édit. de (69(, recommande caterrhe, en s'appuyant sur l'autorité de Ménage.

t CATHOLICISANT, ANTE (ka-to-li-si-zan, zant'), ad;. Néologisme. Qui tourne au catholicisme. Le mouvement d'Oxford , auquel le docteur Pusey donna son nom, fut l'exposant de cette tendance cathoiicisante qui, sans être romaine, regardait pourtant l'Église de Rome avec une indulgence qu'elle refusait aux Églises prolestantes, dépourvues de sacrements surnaturels et de pouvoirs sacerdotaux, hbville, Uev. des Deux-Mondes, ( 5 mars (876, p. S88.

CATnOLIQUEMENT. — HIST. Ajoutez : XV* 8. Katoliquement [lisez : katolicment] ce doncques je crus lors [que j'aurais un bénéfice du roi] , jean JORET, le Jardrin salutaire, p. ((9.

t CATUOLISATION (ka-to-li-za-si-on), ». f. Conversion au catholicisme. On parle de sa catholisation, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

t. CATDî. Ajoutez :\\9' Dans plusieurs provinces, nom que les petites filles dojment à leurs poupées.

ï. CATIN. Ajoutiez : \\ f Forme dans laquelle on fixe le moule. 11 faut encore avoir soin que le moule soit bien chaud ; enfin on le fixe dans un catjn rtfi cendre éteinte ou entre quatre briques ea terre.... Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. de L. Léclanché, ÎV. de iorfévr. ch. xi.out. ii.p. 3(9 t CATIMSMB (ka-ti-ni-sm"), ». m. Ma-urs, habitudes d'une catin. Dans le fait qui donne de la publicité à une passion quelquefois très-intéressante d'une Rîmme honnête et d'un homme digne d'être aimé, il [le public] ne voit que du catinisme ou du libertinage, chamvort, Maximes et pensées, ch. IV.

t CAUCASIQDB (kôk» zi-k'), adj. Terme de géo-

graphie. Qui a rapport à la chaîne du mont Caucase. Le système caucasique se compose de deux groupes distincts : celui du Caucase au nord, et celui du Taurus au sud, Notice sur la carte de l'Asie jointe à l'Atlas de MM. Dufour et Dyonnct, publié par Paulin et le Chevalier. {{ Race caucasique, la race indo-européenne, celle qui parle des dialectes delà langue aryenne, dont on suppose l'origine dans les régions caucasiques.

t CAULOBULBE (kô-lo-bul-b') ou CACLOSAR- QDE (kô-lo-sar-k'), ». m. Terme de botanique. Tige feuillée ou florifère renfiée à sa base , exemple : renoncule bulbeuse.

— KTYM. De ces deux mots, le premier est mal fait, étant hybride, de xau),ô;, tige, et lat. bulbus , bulbe, il faudrait dire taulibulbe, du lat. caidi.s, lige, et buJftu», bulbe; le second est correct, de xau),è;, tige, et aàqi, chair.

t CAPNE (kô-n'j, s. f. Nom, en Normandie, de grands vases de cuivre jaune, étamés à l'intérieur, dans lesquels on reçoit le lait destiné à la fabrication du beurre, albert roussille, le Phare de la Loire, 16 sept. (876, 3» page, C* col.

CAUSÉ. Ajoutez : Il 5* Avocat causé, avocat qui a des causes à plaider. Jeune homme, voulezvous devenir un avocat causé...? lisez, lisez les savants commentaires de Barthole.... De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique, par Portalis-, Vie de l'auteur, p. 5, cité dans le discours de M. Chopin d'Arnonville, Gaz. des Trib. 6 nov. (875, p. (065, (" col.

t CAUSEFINALIER (kô-ze-fl-na-lié), ». m. Philosophe qui admet les causes finales. Si une horloge n'est pas faite pour montrer l'heure, j'avouerai alors que les causes finales sont des chimères ; et je trouverai fort bon qu'on m'appelle causeftnalier, c'est-à-dire un imbécile, volt. Dict. phil. Causes finales, 2. Un astronome trop causefinalier, ce qui est rare.... paul janet, Re\). philos, de Th. Ribot, (" année, n» (, p. 36.

(. CAUSER. Jijouleji : Il 2" Donner pour motif (sens inusité). Cela insinue beaucoup en causant comme petil-fils de Sa Majesté [en donnant pour motif de la décision le titre de petit-fils], st-sim. t. viu, p. (94, éd. Chéruel.

2. CAUSER. — REM. Ajoutez : Corneille a dit me causer pour causer avec mol : Lysis m'aborde, et lu veux me causer, Lexique, éd. Marty-Laveaux.

CAUSEUR, EUSE. || 2° Ajoutez : \\ Fig. La renommée est une grande causeuse; elle aime souvent à passer les limites de la vérité, m""' de mot- TEVILLE, Mém. p. (05.

t CAUSSE (kô-s'), ». f. Nom donné, dans la France centrale et méridionale, à des plateaux ondulés généralement Irès-élevés, nus, couverts de traînées rocheuses, blanchâtres, sans sources, sans ruisseaax. Le froment n'est cultivé que sur les causses ou terrains argilo-calcaires rougeâtres.... en général les causses du Gévaudan sont peu habitées, HEUZÉ,La France agricole, f. (6. Les plateaux calcaires [en Guyenne] sont appelés causses, ». Carte n' 8. On écrit de Florac... on dit que sur nos causses il y a ('»,60 [de neige], Joum. offic.

28 janv. (876, p. 840, 2' COl.

— ËTYM. Lat. calx, chaux.

CAUTÉRISER. — HIST. ïvi* S. Ajoutez : Certes l'esperit dit manifestement qu'aus derniers temps aulcuns délaisseront la foy.... par l'hypocrisie de ceulx qui parlent mensonges et ont leur conscience cauterizée, I Timoth. iv, 2, Nouv. Testam. éd. Lefebre d'Etaples, Paris, (526.

CAUTIONNER. Ajoutez : — HIST. xiv s. Colars li Picars fruitiers, Maresson sa femme, d'une part, Robin% li fruitiers, Colins li Marnois fruitiers.... se sont caucionnez bonne pais (( 334), varin, Arch. adminislr. de la ville de Reims, t. n, 2* part. p. 685.

t CAVAGE. Ajoutez : || 2' Excavation, endroit creusé. Le tracé [du chemin de for de ceinture de Paris] franchit le chemin de fer de l'Ouest, sous lequel il passe au moyen d'un pont établi sur des cavages, Joum. des Débats, 2 oct. (868.

CAVALERIE. Ajoutez : || 2" Se dit, dans le langage moderne administratif, de l'ensemble des chevaux d'une entreprise. Pour conduire tant de voitures, les mettre toujours à même de sortir et de ne psLS laisser en souffrance les besoins qu'elles ont mission de servir, il faut une cavalerie considérable; celle de la Compagnie générale [des voitures de Paris] se composait en (866 de (074( chevaux, MAXIME DU CAMP, Rev. des Deua-Mondes,

(t mai (867, p. 326.

(. CAVALIER. Il 8* Ajoutez : || Cavalier de tranchée, sorte de terrasse élevée eu avant do la Iroi-

sième parallèle, pour plonger dans les places d'armes et en chasser les défenseurs.

2. CAVALIER. Ajoutez : || 2° Qui est sans apprêt. 11 fallut .se résoudre à manger sur l'herbe, oii les perdreaux et le pain tendre de M. de Jonsac furent d'un grand seiours; ensuite d'un repas si cavalier, continuant notre chemin.... Voy. de Bach, et Chapelle, p. (4, la Haye, (7(4.

CAVALIÈREMENT. Ajoutez : || 8' X la cavalière, en se promenant. 11 n'est pas si difficile de lever cavalièrement un plan au baromètre et à la boussole.... H. DE PARViLLE, Joum. offic. (8 avril («72,

p. 2625, 2" col.

t CAVALQUET. Ajoutez: L'on use seulement de six ou sept manières de tons à la guerre : la première s'appelle le cavalquet, dont on se sert quand l'armée ou l'un des régiments approche des villes par où l'on passe en allant aux sièges ou aux lieux de combats, afin d'avertir les habitants et de les faire participants de l'allégresse et de l'espérance que l on a de remporter la victoire, MERSENNE , Harmonie univers. Traité des instruments, V, Propos. XIX. La plus belle des sonneries de trompette, la marche de la cavalerie, est celle dont on retrouve la trace la plus ancienne ; le Père Mersenne,dans son ouvrage de l'Harmonie universelle, la cite comme étant jouée de son temps , en (637, sous Louis XIII; elle s'appelait alors le cavalquet simple, Jounv. offie. (» tléc. (874, p. 84(3, 3' col.

t-CAVASS (ka-vas'), s. m. Cavassou zaptieh, nom des gendarmes chez les Turcs, Joum. offic. (0 juin (87«, p. 406», 2« col.

(. CAVE. Ajoutez : — SYN. Cave, cellier. Le collier diffère de la cave en ce qu'il n'est pas aussi enfoncé au-dessous du sol, et que d'ordinaire i' n'est pas voûté, boutaro, Dict. des arts du dessin Cellier.

t CAVERNICOLE (ka-vèr-ni-ko-l') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui habite les cavernes. Les animaux cavernicoles, Acad. des se. Comptes rendu», t. LXXIX, p. (036.

— ËTYM. Lat. cavtma, caverne, et colère, habiter.

CAVIAR. Ajoutez : \\ Caviar à la serviette , nom commercial du caviar conservé dans des tonnes dont l'intérieur est garni de linge, Joum. ojfic. 23 juill. (874, p. 6(58, 3' col. || 2' En Russie, tache noire dont l'autorité se sert pour dérober à l'œil du lecteur certaines lignes d'un journal.

t CAVIER (ka-vié), ». m. Cave servant de magasin. La pluparl de nos marchands de vins [en Belgique] ont leur cavier à Reims, et introduisent, en même temps que des bouteilles françaises, de véritable vin de Champagne, Enquête, Traité de eomm. avec l'Anglel. t. vi, p. 5((.

t CAVITAIRE (ka-vi-tê-r'), adj. Terme de zoologie. Liquide cavitaire, liquide renfermé dans la cavité générale du sipunculus.

t CAZASKIER (ka-za-skièr), ». m. Nom , en Turquie, d'hommes qui occupent le premier rang après le cheik de l'islam dans la hiérarchie religieuse, et qui remplissent les fonctions de juges, le Temps, (•' nov. (876, 2' page, 3- col.

(. CE, CET. 4;'outei: — REM. 1. Ces fêtes, les fêtes prochaines. Il y a une édition contrefaite de mon livre, laquelle doit paraître ces fêtes, J. i. rouss. Lettre à Mme de Luxembourg, 28 mai (762. Il 2. D'Alembert a dit ; « Voici le nouveau thème que Raton pourrait essayer et que Bertrand lui propose en toute humilité : première partie du thème : cette, qu'on nomme aujourd'hui théologie, est ennemie dos rois ; Raton le prouvera.... en rappelant les histoires de Grégoire VII, d'Alexandre 111, d'Innocent IV..., teft. d Volt. « fév. (773. . Cette tournure est nn latinisme dont Voltaire s'est servi le premier en traduisant une thèse de ses adversaires : IHa, quam dicunl philosophiam , cette, qu'on nomme philosophie.

2. CE. — RKM. Ajoutes : \\ 8. M. Terzuolo, Études sur le Dict. de l'Acad. franc. Prospectus, p. 2o, discutant les phrases telles que celle-ci : Ce fut le 4 juin que Gustave-Adolphe jeta l'ancre sur la petite lie de Rugen, assure que ce fut esl illogique et veut qu'on dise exclusivement c'est; dans cette locution, c'est équivaut à je dis, j'énonce, et c'est pour cela que le présent est requis. Une pareille règle est trop étroite; en analysant les deux tournures, on trouve : ce, que Gustave-Adolphe jeta l'oncre, esl , et ce, que Gustave-Adolphe jeta l'ancre, fut. Cette analyse montre qu'elles sont aussi exactes l'une que l'autre. Dans le courant de sa discussion, M. Terzuolo aisure qu'on ne dl-

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