RE F
RÈF
REF
fléterai),«. a. || 1° Renvoyer la lumière ou la couleur sur un autre corps. La lumière que reflètent les objets éclairés. || Fig. Quelque chose dans les êtres animés qui reflétât du sentiment sur les êtres inanimés, DiDBR. Salon de 4 765, Œuv. t. XIII, p. 258, dans pouGENs. Il Absolument. Les étofl'es bleues reflètent agréablement sur le teint de certaines femme'!. Il Fig. La gloire de ses belles actions reflète sur toute la famille, Dict. de VÀcad. \\ 2° Se relléter, v. Téfl. Être reflété. La lumière se reflète dans la glace. J'admirais les tours, les maisons et les arbres à la fois argentés et couverts de crêpes qui se reflétaient au loin dans les eaux, bebn. de st-p. Chaum. ind. || Fig. Que d'harmonies inconnues se refléteraient d'une plante sur son animal! bern. de sT-p. Étude 4 . La grandeur de l'âme de Trajan ne se reflète pas dans ses traits assez vulgaires; mais elle éclate dans les monuments de son règne comme dans les actes de sa vie, ampèbe, Hist.rom. Introd. p. LUI.
— UEM. Refléter n'est dansle Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 4 762.
— HIST. XIV' s. Recevoir lumière et la reflecter, ORESME, Thèse de meuniek.
— ÉTYM. Ksp. reflectar ou reflejar. Reflecter et reflectar sont formés irrégulièrement dulat. refleclere, réfléchir.
+ REFLEURET (re-fleu-rè), s. m. Laine fine d'Espagne.
REFLEURI, lE (re-fleu-ri, rie), part, fasse de refleurir. À peine les troupeaux cherchaient dans la prairie Et la tendre rosée et l'herbe refleurie, malfil. Génie de Yirg. Égl. vu. || Fig. Cette amitié, autrefois éteinte, maintenant refleurie et ressuscitée, se souvenant du premier malheur, jette de plus profondes racines, boss. Sermon pour le jubilé, i.
REFLEURIR (re-fleu-rir), v. n. || 1° Se couvrir de nouveau de fleurs. L'oranger a refleuri. || Fig. Reprendre de l'éclat, redevenir en faveur. M.lo Tellier lit revivre ces rigoureuses épreuves qui feront refleurir les lois et l'éloquence de nos pères, fléch. (e Tellier. Il s'est appliqué à faire refleurir le commerce, qui languissait tous les jours de plus en plus, ?ÉN. Tél. VIII. Par la vie solitaire de Bernard, le iésert refleurit, et l'état monastique reprend son anciennegloire,iD. t. xxvii, p. 223. La lettrequ'i! [Julien] écrivit à Arsace, pontife de la Galatie, nous apprend de quelle manière il se prenait à faire refleurir le paganisme, fonten. Oracles, ii, 4. Aujourd'hui la grandeur de Samarcande est tombée avec les sciences ; ce pays, occupé par les Tartares- Usbecs, est redevenu barbare, pour refleurir peutêtre un jour, VOLT. Hœurs, 88. Là sont nos rêves pleins de charmes.... Là refleuriront nos jeunesses; Et les objets de nos tristesses À nos regrets seront rendus, lamaht. lléd. ii, 4. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand on veut marquer l'acte : Ces plantes ont refleuri avant la pluie; avec l'auxiliaire être, quand on veut marquer l'état : Ces plantes sont refleuries depuis quelques jours. || 2° V. a. Dans le langage familier, rendre un teint fleuri. Si je vois de nos vieux guerriers Qui n'ont plus, malgré leurs lauriers, De quoi boire à la France, Je refleuris encor leur teint, béhang. Vivand.
— HIST. xn«s. E reflurit la meie carn [ma chair], Liber psalm. p. 34. |[xm' s. Et ma chars rcflori, por la joie des secours que Dieux me fist, Psautier, h 35. Adonc primes, selonc m'entente, Reflourissoit la première ente De foi.... g. de cambrai, Barl. et Jos. p. 4. Il xvi" s. Et qui nous [Français] pourroit joindre à cette heure et acharner à une entreprise commune tout nostre peuple, nous forions refleurir nostre ancien nom militaire, mont, ii, 65. Les confieries y alloientle tambour battant [voir une épine qui fleurissait au cimetière des Innocents, après la Saint-Barthélemyl, crians que ce jour là l'Eglise refleurissoit par la mort de tant d'heretiques, d'aub. Hist. II, 21. Ceste cueillete dure quelques sepmaifles, refleurissant la saffraniere de jour à autre, jusqu'à avoir parfait son port, o. de serres, 729.
— ETYM. Ital. rifiorire; du lat. reflorere, de re, et florere, fleurir.
•j- REFLEURISSEMENT (re-fleu-ri-se-man) , i. m. Action de refleurir.
— ÉTYM. Refleurir; ital. rifiormiento.
t RÉFLEXE (ré-flè-ks'), adj. \\ 1° Terme de physique. Qui se fait par réflexion. Vision réflexe. Il 2° Terme de physiologie. Se dit de certains mouvements qui succèdent, indépendamment de l'intervention de la volonté, soit à des sensations, soit à des phénomènes de sensibilité sans conscience, c'est-à-dire où la perception manque. L'éternument (contraction spasmodique du diaphragme], à la suite
du chatouillement du nez, est une action réflexe. C'est par une action réflexe que nous retirons un membre qu'on nous pince, dans le sommeil et sans nous éveiller. || 3° Il s'est dit de ce qui a le caractère de la réflexion, de la méditation. Les actes.... que l'on nomme réflexes ou réfléchis, de propre industrie et de propre effet, boss. Et. d'orais. x, 23.
— ETYM. Lat. reflexus, participe passif de reflectere, réfléchir.
KÉFLEXIBIUTÉ (ré-flè-ksi-bi-li-té), adj. Terme de physique. Faculté de se réfléchir; propriété d'un corps susceptible de réflexion. La diH"érente réfrangibilité [des rayons] amène la difl'érente réflexibilité, fonten. Newiort.
— ÉTYJl. Réflexible.
RÉFLEXIBLE (ré-flè-ksi-bl'), adj. Terme de physique. Qui est susceptible d'être réfléchi. Tout rayon est plus réflexilile,à mesure qu'il est plus réfrangible, volt. Phil.Newt.ii,».
— ÉTYM. Adjectif formé du lat. reflexum, comme flexibilis l'est de flexum.
\ RÉFLEXIF, IVE (ré-flè-ksif, ksi-v'), adj. Qui appartient à la réflexion, à la répercussion. || Fig< Tel est mon plaisir; cette expression marque un plaisir; mais ce plaisir n'est que le seul vouloir, qui est, pour ainsi dire, réflexif sur soi-même , fén. t. m, p. 300.
— HIST. XVI' s. Rcflexif, C0TGRAVE.
— ETYM. Provenç. reflexiu; espagn. reflexivo ; ita}. ri flessivo ; an lat. reflexum, supin de reflectere, réfléchir.
t RÉFLEXIFLORE (ré-flè-ksi-flo-r'), adj. Terme de botanique. Qui a la corolle renversée en dehors.
— ÉTYM. Lat. reflexus, réfléchi, et flos, fleur. RÉFLEXION (ré-flè-ksion; en vers, de quatre
syllabes), s. f.\\ 1° Phénomène qui a lieu lorsqu'un corps doué d'une certaine vitesse en rencontre un autre qui lui fait obstacle, et qui le force de suivre une autre direction. Au même endroit où le canon ne peut aller que de bond et par réflexion, pellisson, Lelt. hist. t. I, p. 303. Elle [la lune dans son plein] est belle alors et fort lumineuse, quoique sa lumière ne soit quo la réflexion de celle du soleil, la bruy. XVI. Il [Newton] a donné l'invention et le dessin d'un télescope par réflexion, qui n'a été bien exécuté que longtemps après, fonten. Newton. Cette lumière blanchâtre qui nous vient de la lune est la lumière même du soleil, mais elle ne peut venir de la lune que par une réflexion, id. Mondes, 2' soir. Dans les plaines sablonneuses de l'Afrique, la réflexion de la lumière est si vive qu'il n'est pas possible d'en soutenir l'efl'et, sans courir risque de perdre la vue, buff. De la vue. L'angle de la réflexion de la lumière es-t toujours égal à son angle d'incidence, BRissoN, Traité de phys. t. ii, p. 290. || Fig. Que le prince envoie tant qu'il lui plaira une réflexion de sa grandeur sur les sujets qui ont trouvé grâce devant ses yeux, qu'il leur communiqua des rayons de sa puissance, BALz. De la cour, 7' dise. Ces sortes de satires tombent directement sur les mœurs, et ne frapiient les personnes que par réflexion, mol. Critique, 7. Il 2° Terme de marine. Instruments de réflexion, instruments astronomiques dont on se sert pourprendre la hauteur des astres au-dessus de l'horizon. Il Cercle de réflexion, instrument d'astronomie. Il 3° Fig. Acte de l'esprit qui réfléchit; suite de pensées et de jugements qui découlent les uns des autres. Après y avoir fait assez de réflexion [à certaines lois de Dieu], desc. Méth. v, 4. J'avais cru le contraire sans y faire de réflexion, pasc. Pro»'. vu. Faites un peu de réflexion à toute la puissance de cette famille [Colbertj, sÉv. 22 nov. 4 679. Il est véritable que qui Clo à l'esprit la réflexion, lui ôte toute sa force, boss. Sermons, Véritable conversion, 4. Qui sait si l'Angleterre étant revenue de ses erreurs prodigieuses touchant la royauté, elle ne poussera pas plus loin ses réflexions [jusqu'à la religion]? m. Reine d'Anglet. La réflexion est appelée l'œil de l'âme, parce que, l'acte direct n'étant le plus souvent assez aperçu, la réflexion en l'apercevant s'affermit avec connaissance et comme par un jugement confiimalif, id. Et. d'orais. v, 5. Régulièrement parlant, un péché commis avec réflexion a plus de malice, id. ib. v, 4 6. Y avez-vous jamais fait.... je ne dis pas toute la réflexion nécessaire, mais quelque réflexion? bourdal. Car. i, Pens, de la mort, 47. Les expériences sont inutiles aux princes amollis et inappliqués qui vivent sans réflexion, fén. Tél. xiii. Notre liberté est faible et bornée comme toutes nos autres facultés ; nous la fortifions en nous accoutumant à faire des réflexions, et cet exercice de l'âme l.i rend un peu plus vigoureuse, volt. Traité de méiaph. 7. On a vu
souvent des signes de réflexion dans le moment même d'une mort violente, buff. De la vieillesse et de la mort. L'entendement, une fois exercé à la réflexion, ne peut plus rester en repos, i. J. rouss. Emile, IV. La réflexion sert de sauvegarde au carac tère, sans le corriger, comme les règles en server, au génie, sans l'inspirer, duclos, Cansid. mœuri 43. Quand il [l'homme] saura conduire sa réflexion, pour remonter des efl'ets aux vrais principes, con- DiLL. Traité des syst. 6. Réflexion, par exemple, a premièrement désigné le mouvement d'un corps qui revient après avoir heurté contre un autre ; et ensuite il est devenu le nom qu'on donne à l'attention, lorsqu'on la considère comme allant et revenant d'un objet sur un objet, d'une qualité sur une qualité.... id. Art d'écr. 11, 6. Lorsque l'attention se porte sur ce qui se passe au dedans de nousmêmes, elle s'appelle réflexion, marmontel, Œuv. t. V, p. 287. Il Dans le langage des précieuses. Attachez un peu sur ces gants la réflexion de votre odorat, mol. Préc. 40. || Faire réflexion, considérer attentivement. Je ferais bien de vous dire.... ce que je souffre tous les jours quand je fais réflexion en quel endroit la Providence nous a placées pour la passer [la vie], sÉv. à Mme de Grignan, 10 juin 1671. Il faut faire réflexion sur l'état de ceux qui sont plus malheureux que nous, pour souffrir patiemment nos disgrâces, m. 4 5 oct. («74. || À la réflexion, en y réfléchissant. Ulysse délibéra s'il ne punirait pas sur l'heure les femmes de la reine; mais, à la réflexion, il s'apaisa, fén. t. xxi, p. 466. !1 Toute réflexion faite, ayant bien examiné la chose dont il s'agit. Toute réflexion faite, je ne sortirai pas. Il Faire ses réflexions, réfléchir mûrement. EUe avait fait là-dessus toutes ses réflexions morales et chrétiennes, sÉv. 6. Ce que je ferai [vous écrire], quand j'aurai trouvé le temps de faire mes réflexions, BOSS. Lett. Alb. 4 22. || C'est un homme de réflexion, homme qui ne fait rien sans y avoir bien songé. Il 4° Ce qui résulte de l'action de l'esprit réfléchissant, pensée. Nous avons fait ensemble des réflexions chrétiennes, sÉv. 43. Croyez-moi, ma fille, ce n'est pas inutilement qu'il [M. de la Rochefoucauld mourant] a fait des réflexions toute sa vie ; il s'est approché de telle sorte ces derniers moments, qu'ils n'ont rien de nouveau, ni d'étranger pour lui, in. 16 mars 4 680. Vanité des vanités, et tout est vanité; c'est la seule [réflexion que me permet, dans un accident si étrange, une si juste et si sensible douleur, BOSS. Duch. d'Orl. Si nous habitions la lune.... pourrions-nous bien nous figurer quelque chose [le genre humain] qui eût des passions si folles et dos réflexions si sages, une durée si courte et des vues si longues...? fonten. Mondes, 2* soir. Chaque âge écrit et lit à sa manière : la jeunesse aime les événements; la vieillesse, les réflexions, dider. Claude et Nér. 1, à M. Naigeon. Dans un roman comme dans une histoire, les longues réflexions impatientent et glacent le lecteur, d'alemb. Éloges, Marivaux, noie 21.
— HIST. XIV' s. Souvent avient [dans les plaies de poitrine] que le sang et la boe [le pus] cheent [tombent] dessoubz sur la reflexion du dyafregme, lanfhanc, f" 33. En tel corps la lumière seprofunde peu ou nient, mez elle retourne par reflexion ou par infraction, oresme, Thèse de meunier. {| xvi' s. Et dict on que le coup du soleil et du vent est plus poisant par reflexion qu'à droict fil, mont, m, 363.
— ETYM. Provenç. reflexio ; espagn. réflexion; ital. riflessione; du lat. reflexionem, de reflectere (voy. réfléchir).
t RÉFLEXIVEMENT (ré-flè-ksi-ve-man), adv.
D'une manière réfléchie, par réflexion, avec réflexion. X la mémoire se joint réflexivement la conscience de la mémoire comme telle.
— ÉTYM. Réflexive, et le suffixe ment.
t REFLOT (re-flo), *. m. Mot qui s'est dit jadis
pour reflux, le p. rené François, 4 624, dans j,\l.
— HIST. XVI* s 11 a cognu le flot et le reflot
des eaux. Si la lune a crédit sur l'élément humide,
— ÉTYM. Re..., et flot.
REFLUER (re-flu-é), v. n. En parlant des fluides,
retourner vers le lieu d'où ils ont coulé. Quand la mer monte, elle fait refluer les rivières. Sa voix trembla en donnant cet ordre, son sang reflua vers son cœur, volt. Zadig, 4 3. || Fig. Avant que la science restée à Constantinople refluât en Italie, VOLT. IfŒurs, 82. Je me présentai un dimancheàsa toilette, dans ce salon où refluait la foule des courtisans qui venaient d'assister au lever du roi, MARMONTEL, Mém. IV. L'Attique et les pays qui l'en loureat, étaient alors surchargés d'habitants i 1*
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eonquflte dss Hèraclides avait fait rcfluor dans Cttte pallie do la Grèca la nation entière des Ioniens, qui occupaient auparavant douze villes dans le Péloponnèse, barthél. Anach. Introd. part. i. Les vertus ne sont des vertus qu'autant qu'elles refluent vers leur source [qui est Dieu],ciiATEAUBn. Oénie, i, n, 2. || Terme de marine. La mer reflue, elle descend. || Terme de médecine. La bite a reflué dans le sang, la bile s'est mêlée avec le sang. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— fiTYM. Lat. reftuere....,de re, et /luere, couler. REFLUX (re-flù ; dans la prononciation soutenue
Vx se lie; un re-flù-z inattendu), s. m. ||1° Mouvement de la mer qui se retire après le flux. Le flux les apporta, le reflux les remporte, coiin. Cid, IV, 3. Il a été un temps où tous les habitants des ports de mer de l'Océan étaient persuadés qu'on ne mourait jamais quand la marée montait, et que la mort attendait toujours le reflux, volt. Diet. phil. Injluence. Le reflux arrive par la pente naturelle des eaux; lorsque l'astre a passé et qu'il n'exerce plus sa force, l'eau qui s'était élevée par l'action de cette puissance étrangère reprend son niveau, bufp. Hist. nat. preuv. théor. terre Œuvr. t. II, p. <84. Le flux et le reflux sont insensibles dans les petites mers, telles que la mer Noire et la mer Caspienne, laplace. Expos, iv, <o. || Fig. De changer trop souvent de domestiques ; de les recevoir aujourd'hui pour les renvoyer demain ; de faire un flux et reflux continuel de gens qui entrent et qui sortent.... bourdal. Serm. Dim. t. li, p. 63. Ce n'était plus par goût qu'il préférait ces doux entretiens, ces tête-à-tête délicieux pour moi, au flux et reflux d'une société tumultueuse, marmontel, Cont. mor. Deux infort. \\ Le reflux de la foule, le mouvement de la foule qui revient en arrière. || Fig. Jusqu'à ce que nous aimions celui [Dieu] qui peut seul par sa dignité nous arracher à nous-mêmes, nous n'aimerons que nous-mêmes; la source de notre amitié pourra bien, en quelque sorte, couler sur les autres, mais elle aura toujours son reflux sur nous, boss. Sermons, 3' semaine de carême, t. Nous pouvons dire que c'est le reflux de son esprit [d'Homère] qui, comme un grand océan, se retire et déserte ses rivages, boil. Longin, Subi. ch. 7. Ils ne font tous ensemble qu'une seule voix, une seule pensée, un seul cœur; une même félicité fait comme un flux et reflux dans ces âmes unies [des bienheureux dans les champs Elysées], fên. Tél. XIX. Comme Zadig se livrait à ce flux et à ce reflux de philosophie sublime, volt. Zadig, 9. || 2° Vicissitude. Le flux et le reflux des choses humaines. Les aventures du monde Vont d'un ordre mutuel, Comme on voit au bord de l'onde Un reflux perpétuel, MALH. II, 6. Dans ce flux et ce reflux de succès et de pertes communs à presque toutes les guerres, Louis XV ne cessait d'être victorieux dans les Pays-Bas, volt. Louis I¥, 30.
— HIST. XVI' s. Non pour y [à Paris] voir la cour, le palais ou la Seine, Ny de tant d'habitants le reflus nompareil, desporïes Élégies, n, B. La cause du flux et reflux de la rivière du Nil, mont, m, 33.
— ÉTYM. Re...., et flux; ital. ri/lusso.
t REFONÇAGE (re-fon-sa-j'), s. m. Action de remettre un fond à un tonneau. Signer sur les acquitsà-caution les notes qui font mention des frais de refonçage des barils, Circul. contr. indir. 28 févr. 1822, n° 36.
— ÊTYM. ne..., et fond.
REFONDÉ ÉE (re-fon-dé, dée), part, passé de refonder ( . Les dépens refondés.
t. REFONDER (re-fon-dé), v. a. Terme d'ancienne pratique. Se disait des frais ou dépens au remboursement desquels les parties qui avaient fait quelque défaut ou contumace, étaient obligées, avant qu'on les admll à poursuivre.
— ÊTYM. Lat. refundere, restituer, de re, et fundere, verser (voy. fondre).
■f 2. REFONDER (re-fon-dé), v. a. Fonder de nouveau. Carthage détruite, puis refondée par les Romains.
— HlsT. XVI* s. Donne qu'un jour quelqu'un de nostre race Refonde Troye, et restablisse encor Un nouveau sceptre aux reliques d'Hector, bons. 598.
t REFONDEUR (re-fon-deur) , s. m. Celui qui refond. S'ériger en réformateurs ou plutôt en refondeurs de l'Etat, ST-SIMON, 427, t79.
— ETYM. Refondre.
REFONDRE (re-fon-dr') , v. a. Il se conjugue comme fondre. || 1° Fondre de nouveau. On refondit les canons. 1| 2° Refondre les monnaies, les fondre pour les mettre sous forme de lingot. La nation supportait un autre dommage par cette altération des
monnaies ; on les refondait ohtz l'Atraoger, qui donnait aux Français- pour soixante livres ce qu'il avait reçu pour quarante , volt. Hist. pari. lx. || S° Fig. Refaire, donner une meilleure forme, en parlant des choses. De sorte qu'il en faudrait venir à renouveler toutes les questions déjà jugées, et à refondre, pour ainsi dire, le christianisme, comme si l'on n'y eût jamais rien décidé, boss. )" avert. 3«. Il est plus aisé de refondre ces prophéties que d'y insérer les choses.... ID. Hist. ii, (3. Depuis que j'ai eu trouvé une fois la circulation du sang, c'est à qui trouvera un nouveau conduit, un nouveau canal, un nouveau réservoir; il semble qu'on ait refondu tout l'homme, fonten. Dial. v, Erasist. Hervey. On y refondit [dans une loi d'Auguste sur les mariages] les lois juhennes, et on leur donna plus de force, montesq. Esp. xxin, 21. Je vous prie de me renvoyer l'article histoire, dont je ne suis pas content, et que je veux refondre puisque j'en ai le temps, volt. Lett. d'Alembert, 20 nov. <756. Je m'enfermai dans ma chambre, et travaillai deux ou trois mois, avec une ardeur inexprimable, à refondre, dans un ouvrage destiné pour le public, le mémoire que j'avais lu à l'Académie, J. J. souss. Conf. vu. Il 4° Fig. Changer le caractère, les mœurs, les habitudes. Ce qui coûte, c'est de refondre un naturel trop vif pour le plaisir, mass. Carême, Culte. Il me semble qu'en se joignant fMalesherbes] à M. Turgot pour refondre cette France qui a tant besoin d'être refondue, ils auraient fait tous deux des miracles, VOLT. Lett. Vaines, 26 avr. 1776. C'est donc en vain qu'on prétendrait refondre les divers esprits, J. J. Bouss. WJ. V, 3. Il y a des états qui semblent changer la nature , et refondre, soit en mieux soit en pis, les hommes qui les remplissent, j. j. rouss. Ém. iv. Il [Cromwell] fut bientôt l'âme de tout ; il refondit et reconstitua l'armée, chateaub. les Quatre Stuarls, CromiceH. Il II faudrait le refondre, se dit d'un homme qui ne pourrait se corriger que s'il changeait de naturel. || On dit dans le même sens : Vous ne me refondrez pas. Vous me direz que Mme de Tisé est ridicule d'avoir exigé cette belle déclaration de son neveu; qu'elle ne sait point le monde; que cela est de travers : tout cela est vrai, mais on ne la refondra pas, sÉv. )5 nov. 1684. ||S° Terme de marine. Reprendre un navire de bas en haut, le réparer dans toutes ses parties, en changer les membres, les bordages, les baux, etc. || 6» Remettre au pilon le papier liors d'usage. || 7° Chez les graveurs à l'eau-forte, adoucir le trait du calque, en faisant chauffer le vernis de la planche. || 8° Se refondre, V. réfl. Être remanié. Les différentes matières du droit sont effectivement dans une grande confusion ; mais sa tête, en les recevant, les avait arrangées, elles s'étaient refondues dans cet excellent moule, et elles auraient beaucoup gagné à reparaître sous la forme qu'elles y avaient prise, fonten. Leibniti. || Changer son caractère. On ne se refond point, sÉv. 21 juin teso. On ne paraît pas né pour la dévotion ; comment changer de tempérament et se refondre tout entier ? mass. Carême, Samar.
— HIST. xvi* s. Les paroles de Dieu sont paroles pures, argent bien refondu par sept fois en vaisseau exquis, CALV. Inslit. 432. Il est nécessaire de chercher les moyens non pas de les despouiller du tout de ces dommageables passions (car il les faudroit faire refondre), mais de les diminuer en eux, LANGUE, 438. Mais de refondre une si grande masse [la chose publique], et changer les fondements d'un si grand bastiment.... mont, iv, 82.
— ÈTY.M. Be...,et fondre; wallon, rifond; proyeaq. refondre ; espagn. refundir ; ital, rifondere.
REFONDU, UE (re-fon-du, due), part, passé de refondre. Fondu de nouveau. Cloches refondues. |{ Fig. Que perdrait ce gouvernement à être refondu ?
MONTESQ. Esp. X, 4.
REFONTE (re-fon-f), «. f. \\ 1° Action de refondre. Les changements dans l'artillerie ont exij^é la refonte des canons. || 2° Action de refondre les monnaies. C'est le seul emploi de cette nature qu'il [M. Halley] ait jamais eu ou voulu avoir, et qu'il ne conserva que pendant deux années que dura la refonte, MAIRAN, Eloges, Halley. Lorsque l'État fait une nouvelle refonte afin de faire d'une monnaie forte une monnaie plus forte, montesq. Esp. xxii, 10. Une de ces fautes, ce fut d'altérer les monnaies, de faire des refontes inégales, volt. Louis XIY, 30. Il 3° Fig. Aclion de changer, de remanier, de donner une nouvelle forme. Le tableau du gouvernement de Pologne fait par M. le comte Wielhorski, et les réflexions qu'il y a jointes, sont des pièces instructives pour quiconque voudra former un plan régulier pour la refonte de ce gouvernement, }. j.
DICT. DE LA LANOUK FRANOAISB.
Bouss. Gouv. de Pal. ch. l. Leur projet [des ennemis de Rousseau] est de faire une refonte générale de toutes les anecdotes recueillies ou fabriquées par leurs satellites, et de les arranger en un corps d'histoire, id. 3* dioi. Hi'Terme de marine. Action de refondre un navire. || B* Mise en œuvre des papiers sales pour faire de nouveau papier,
— ÉTYM. Refondre.
t REFORCER (SE) (re-for-sé), ti. réfl. S'eCrorcer de nouveau. Et toutes pour guérir se reforçaient de boire, réonieb, Sat. xi.
— ÊTYM, Re..., et forcer; norm. réforcer quelqu'un de manger.
t REFOREMENT (re-fo-re-man), s. m. Action de forer de nouveau. || Reforement du canon, genre de réparation dans l'intérieur d'un fusil.
t REFORER (re-fo-ré), v. a. Forer de nouveau.
t REFORGEMENT (re-for-je-man), s. m. Action de reforger.
+ REFORGER (re-for-jé), v. a. Forger de nouveau.
— ÉTYM. Re..., et forger; wallon, riforgt. RËFORMADLE (ré-for- ma- bl'), adj. Qui peut ou
doit être réformé. Il y a deux choses bien réforma- Ides en France, notre code criminel et le fatras de nos différentes coutumes, volt. Lett. Beaumont, 7 juin 4 771.
— ÉTYM. Réformer.
RÉFORMATEUR, TRICE (ré-for-ma-teur, tris'), s. m. et ^.111" Celui, celle qui réforme. Pour ce qui touche les mœurs, chacun abonde si fort en son sens, qu'il se pourrait trouver autant de réformateurs que de têtes, desc, Méth. vi, 2. Ce rigoureux censeur des grands canons [.Molière], ce grave réformateur des mines et des expressions de nos précieuses, BOSS. Comédie, b. Dans l'intempérance de leur repoi, ils se mêlent de faire les réformateurs, FLÉCH. Fie de Commendon, ii, 3. Tout abus qu'on veut réformer est le palrimoine de ceux qui ont plus de crédit que les réformateurs, volt. Dict. phil. Charité. Arnaud de Brescia, pour prix de ses sermons, fut brûlé à Rome sous Adrien IV ; destinée ordinaire des réformateurs qui ont plus d'indiscrétion que de puissance, id. Mœurs, 47. D'abord, de l'univers réformateur discret. Il semait ses écrits à l'ombre du secret, gilb. Le XVII I' siècle, il ne faut point oublier cet homme [Thomasius] parmi les réformateurs de la philosophie elles fondateursde l'éclectisme renouvelé, DiDiiR. Opin. des anc. philos. Thomasius. || S'ériger en réformateur, faire le réformateur, avoir la prétention de réformer les autres. Il Absolument. Les prétendus réformateurs, ou, simplement, les réformateurs, les chefs de la religion réformée. On a vu Henri VIII son premier réformateur [de l'Angleterre] ; l'ambitieux duc de Sommerset fut le second, boss. Var. vu, 97. || i' Adj. Qui opère une réforme. Cette science [la botanique], devenue immense dans ses détails, avait besoin qu'une main réformatrice vînt y produire une de ces grandes révolutions, condorcet, Linné.
— HIST. XV* s. Reformateur gênerai sur le fait des abus d'amours, Aresta amorum, p. ibs, dans LACURNE. Il XVI' S. En somme il estima que le but principal d'un bon establisseur et reformateur de chose publique devoit estre, faire bien nourrir et bien instituer les hommes, amyot, Lyc. 22. Opinions non vulgaires et reformatrices du monde,
— ÉTYM. Lat. reformalorem, de reformare, réformer. •
RÉFORMATION (ré-for-ma-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f || 1° Action de corriger, c'est-àdire de rétablir dans l'ancienne forme ou dans une forme meilleure. Je ne saurais aucunement approuver ces humeurs inquiètes et brouillonnes, qui, n'étant appelées ni par leur naissance ni par leur fortune au maniement des afl'aires publiques, ne laissent pas d'y faire toujours en idée quelque réformation, DESC. Mélh. II, 3. Au lieu de vaquer à l'étude de soi-même, à la réformation de soi-même, bourdal. Dim. t. 11, p. 221. Tout le monde a loué une réformation si utile à toutes les parties [défendre aux greffiers de recevoir de l'argent des parties], PAsc. Prov. VIII. Après ce beau raisonnement, on découvre pourtant les antipodes ; nouvelle réformation à la carte, nouvelle moitié de la terre, fonten. Mondes, 2* soir. On ne vous charge pas de la réformation de l'univers, mass. Carême, Immut. Il La rétormation des abu.s, des désordres, le retranchement des abus, des désordres. || 2° La réformation des monnaies, action de refrapper les monnaies pour en changer l'empreinte ou la valeur, sans les refondre. Il 3° Absolument. Changements apportés par les protestants à la doctrine et à la discipline catho-
RÊF
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liques. Ceux qui n'ont pas craint de tenter la réformation par le sobisme, boss. Reine d'Anglel. La réfûrmation anglicane fut commencée par Ifi duc de Sommerset et par Cranmer, m. Var. vu, 82.
— REM. 1. X l'origine , réformation était le terme général pour désigner la révolution religieuse du xvi* siècle; et réforme s'appliquait plus particulièrement à l'œuvre de Zwingle et de Calvin. De nos jours, on emploie assez indifféremment ces deui termes l'un pour l'autre. || 2. On dit réforme en parlant dos monastères et non réformation.
— HIST. XIV* s. Quant à la correction ou mutacion des loys et à la reformacion de la policie..., OBESME, Ttièse de meunier. || xv* s. Si fut ceste refformation dont maint prodomme fut désert [ruiné], Gesle de nobles, p. «29.
— -ÉTVM. Prov. reformacio; espagn. reformacion; ital. riformazione ; du \a.l.reformationem,àe reformare, réformer.
RÉFORME (ré-for-m'). s. f. \\ 1° Changement en bien, par rapport aux mœurs, et, particulièrement, par rapport à la piété. Un homme abondamment pourvu de tout, à qui rien ne manque, s'érige aisément en prédicateur de la plus exacte réforme, BOUROAL. Panégyr. t. i, p. (2. Un homme de talent et de réputation, s'il est chagrin et austère, il effarouche les jeunes gens, les fait penser mal de la vertu, et la leur rend suspecte d'une trop grande réforme, et d'une pratique trop ennuyeuse, la bruy. XII. J'ai renoncé aux vanités du monde, et je me suis jeté dans la réforme, begnaed. Sérénade, I3. S'il y a quelque réforme à tenter dans les mœurs publiques, c'est par les mœurs domestiques qu'elle doit commencer, J. j. rouss. Ilél. 2" préface. \\ 2° Action de ramener à l'ancienne forme ou de donner une forme meilleure. La réforme d'un empire. Croyezmoi, après qu'on a bien raisonné ou sur l'amour, ou sur telle autre matière qu'on voudra, on trouve au bout du compte que les choses sont bien comme elles sont, et que la réforme qu'on prétendrait y apporter gâterait tout, fonten. Dial. ii, morts anc. mod. L'histoire de Lycurgue, la réforme qu'il fit dans Sparte, et les lois qu'il y établit, rollin, Hist. anc. Œuv. t. m, p. 29, dans pougf.ns. Il [l'abbé de Saint-Pierre] pensait que les établissements les plus utiles avaient besoin de réforme ; il les comparait à des horloges, qu'il faut de temps en temps nettoyer et remonter, d'alemb. Éloges, l'abbé de St-P. note (I. On ne peut faire une réforme véritablement avantageuse, qu'autant qu'on donne à la nation la faculté de faire elle-même les lois, condil. Ëtud. hist. III, 4. Il La réforme des abus, le retranchement des abus qui se sont introduits. Tout abus doit être réformé, à moins que la réforme ne soit plus dangereuse que l'abus même, volt. Dict. phil. Annales. || Réforme parlementaire, ou, absolument, la réforme, s'est dit des mesures qui ont modifié la composition du parlement d'Angleterre. Singulier homme, philosophe, lettré autant qu'on saurait être, grand partisan de la réforme non parlementaire seulement, mais universelle , il veut refaire tous les gouvernemen'.s de l'Europe, dont le meilleur, ditil, ne vaut rien, p. l. coub. Pamphl. des pamphl. Il Réforme s'est dit, absolument, de la réforme électorale, c'est-à-dire des changements à apporter dans la loi qui régissait les élections en France sous Louis-Philippe; cette réforme qu'on deaiandait consistait dans l'adjonction, à la liste électorale, des capacités, c'est-à-dire des hommes exerçant les professions libérales. || 3° La réforme, les changements que Zwingle et Calvin ont introduits au XVI' siècle dans la doctrine et dans la discipline catholiques; aujourd'hui réforme se dit, comme réformation , de l'ensemble du mouvement protestant. X ce mot de réforme, tout le monde applaudissait; des milliers de chrétiens se pervertissaient, les simples se laissaient surprendre, les libertins secouaient le joug de l'Église, les politiques demeuraient neutres et indifférents, bourdal. 3" Dim. après la Pentec. Dominic. t. ii, p. 30 1. Il Corps de doctrine adopté par les protestants. Il Communion des Eglises protestantes. || Les catholiques disent : la prétendue réforme. || 4° Rétablissement de l'ancienne discipline dans un ordre religieux. La sage abbesse, qui la crut [Anne de Gonzague] capable de soutenir sa réforme, la destinait au gouvernement, boss. Anne de Gons. J'ai vu dans Saint-Denis la réforme établie, boil. Lutr. u. Rancé (Jean le Bouthillier de), né en <6I6, commença par traduire Anacréon, et institua la réforme effrayante de la Trappe, volt. Louis XIV, Écrivains, Rancé. M. le Camus, évêque de Bellay, observe que le seul ordre des minoritains a souffert plus de
vingt-cinq réformes en quatre cents ans, id. Dict. phil. Quête. Il B° Réduction, licenciement partiel des troupes (sens aujourd'hui peu usité). Dès que la paix sera faite, on s'occupera de la réforme des troupes; on dit aujourd'hui réduction. || 6° Anciennement, mesure par laquelle on 6te leur emploi à des officiers, en leur conservant néanmoins une partie de leur traitement; c'est ce qu'on appelle aujourd'hui mettre à la suite. Traitement de réforme. Il a obtenu la réforme. Être mis à la réforme. || Aujourd'hui, éloignement, de l'armée, d'un militaire reconnu impropre au service. || Congé de réforme, congé accordé à un soldat reconnu impropre au service. Il 7° Remplacement des chevaux de cavalerie, d'artillerie, etc. qui ne sont plus en état de servir. Il On le dit quelquefois des chevaux réformés. On va vendre les réformes de tel régiment. || Il se dit aussi d'armes détériorées qu'on met au rebut. La plupart des distributions de détail du gaz hydrogène dans les diverses parties de l'hôpital Saint-Louis se font au moyen de canons de fusils de réforme, gibard, Instit. Mém. scienc. <82< et i822, t. v, p. 7. || 8° Réduction à un moindre nombre des employés d'une administration. Il y a une grande réforme dans ce ministère. || 9" Diminution dans la dépense, dans le train d'une maison. Il fallait mettre la réforme dans son ménage, hamilt. Gramm. 1 1. Je commençai ma réforme par ma parure, j. ;. houss. Conf. viii. Il Faire une grande réforme dans sa maison, diminuer sa table, ses équipages, le nombre de .ses domestiques. || 10° Autrefois, réforme des monnaies, action de rétablir la valeur des monnaies dont on avait surhaussé le prix.
— ÉTYM. Voy. réformer ; ital. riforma.
REFORMÉ, ÉE (re-for-mé, mée), port, passé de reformer. || 1" Formé de nouveau. Un abcès reformé dans la cuisse. H 2" Terme de guerre. Qui a repris son ordre de formation. Le bataillon, reformé, marcha à l'assaut.
RÉFORMÉ, ÉE (ré-for-mé, mée), part, passé de réformer. || 1° Qui a éprouvé la réforme morale, intellectuelle. Les directeurs des âmes les plus réformés en apparence et les plus rigides, bourdal. t " dim. après l'Épiph. Dominic. t. i , p. 20. Un air réformé, une modestie outrée, la singularité de l'habit, une ample calotte, n'ajoutent rien à la probité, ne relèvent pas le mérite, la bruy. xii. || Substantivement. Vous trouverez, mon cher, mes rimes bien mauvaises; Quant à ces choses-là, je suis un reformé; Je n'ai plus de système, et j'aime mieux mes aises, a. de musset, la Coupe et les lèvres, Dédicace. \\ 2° Il se dit des religieux qui suivent la réforme établie dans leur ordre. 11 n'avait que six ou sept ans que des religieux très-réformés admiraient sa vie austère et mortifiée, boss. Panég. St Franc, de Paule, <. || Substantivement. C'est un réformé. || 8° La religion réformée, l'Église réformée, le culte réformé, le protestantisme , et, plus particulièrement, le calvinisme. Ce Jean Knox est celui dont le violent discours anima tellement le peuple réformé de Perth à la sédition, boss. Déf. Var. t" dise. 40. Il Substantivement. Les réformés, ceux qui suivent la religion réformée. Gaspard de Coligny, amiral de France, après la mort du prince de Condé, fut déclaré chef du parti des réformés en France, volt. Henr. ii , notes. U faut savoir que Colbert croyait les réformés aussi nécessaires à l'État sous Louis XIV par leur industrie, qu'ils l'avaient été à Henri IV par leur courage ; Louvois ne les croyait que dangereux, id. Mél. litt. Observ. mém. Noailles. || Les catholiques disent : La religion prétendue réformée (qu'on écrivait la R. P. R.), les prétendus réformés. C'est en vertu d'un article du traité de Beaulieu (1676) que la formule : ceux de la religion prétendue réformée, a été prescrite par les actes publics. Et pour ne laisser aucune occasion de troubles et différends entre nos subjects, avons permis et permettons à ceux de ladite religion prétendue réformée vivre et demeurer par toutes les villes et lieux de cettuy nostre royaume, Édit de iVante, art. 6. || En <6I2, les assemblées provinciales demandèrent que les protestants fussent dispensés de se qualifier ainsi; la cour s'engagea non pas à faire une déclaration formelle en ce sens, mais à avertir les parlements de ne plus exiger qu'ils se désignassent eux-mêmes par ces termes humiliants. || 4° Anciennement, officier réformé, officier à qui on retirait son emploi, mais en lui conservant une partie de ses appointements (on dit présentement officier à la suite). Depuis que ton officier réformé est venu nous enlever le cœur de cette jolie fermière, regnard. Attend, s. l'orme, 3. || Aujourd'hui, officier réformé, celui au-
quel le grade a été enlevé, par 8uite d'infirmité»
physiques ou morales.
REFORMER (re-for-mé), V. o. jj f Former de nouveau. On a dissous cette compagnie et on l'a reformée aussitôt. || Rendre à une troupe militaire son ordre de formation. Le choc même a désuni les colonnes ; on a arrêté la tête pour les reformer un peu, charras, Waterloo, ch. <2. ||2" Se reformer, V. réfl. Être reformé. Un nouveau monde vient d'éclore ; L'univers se reforme encore Dans les abîmes du chaos, j. b. rouss. Oi. ii, 1. 1| Terme de guerre. Se rallier après avoir été dispersé. Ce corps, ayant été mis en déroute, s'est reformé à quelque distance.
— HIST. XII* s. Teus [telles] ovres erent bones à lapais reformer ; Quidames [nous pensâmes) que par ço polissiez recovrer La grâce al rei.... Th. U mort. 81. Il XVI* s. Il reforme son bataillon à l'autre bout de la chaussée, d'aub. Hist. i, 280. Ce qui se consomme naturellement en la terre, elle le renouvelle et le reforme de rechef, palissy, 35.
— ÉTYM. Re..., et former.
RÉFORMER (ré-for-mé), v. a. || 1° Rectifier, c'està-dire rétablir dans l'ancienne forme ou dans une forme meilleure. Je me persuadai qu il n'y aurait véritablement point d'apparence qu'un particulier fit dessein de réformer un État, en y changeant tout dès le fondement, et en le renversant pour le redresser ; ni même aussi de réformer le corps des sciences ou l'ordre établi dans les écoles pour les enseigner, desc. Iléth. u, 2. L'armée toute indépendante [appartenant aux sectaires dits indépendants] réforme elle-même, à sa mode, le parlement, et se rend maîtresse de tout, boss. Reine d'Anglet. Combien de projets M. de Lamoignon a-l-il faits ou réformés 1 fléch. Lamoignon. Chacun a débité ses maximes frivoles.... Corrigé la police et réformé l'État, BOIL. Sat. III. N'allons donc point ici réformer l'univers, id. ib. x. Prendre sur vous le soin de réformer la ville, id. ib. ix. Une vaste capacité.... qui réforme les lois et les coutumes, si elles étaient remplies d'abus, la bruy. x. |i2» Procurei une amélioration morale, intellectuelle. Il réforme à son pied les humeurs de la cour, Régnier, Sat. x. Jamais mon dessein ne s'est étendu plus avant que de tâcher à réformer mes propres pensées, et de bâtir dans un fonds qui est tout à moi, desc. Méth. Il, 3. Sachez que leur objet [des jésuites] n'est pa.' de corrompre les mœurs; ce n'est pas leur dessein; mais ils n'ont pas aussi pour unique but celui de les réformer, pasc. Prov. v. Faites-moi la grâce de réformer ma raison corrompue, id. Prière. Il eût voulu réformer tous les défauts, fléch. Duc di Mont. Il 3° Rétablir dans un ordre religieux la discipline qui s'était relâchée. || 4° Corriger, modifier la rédaction, la forme d'une pièce, d'un écrit. Réformer une déclaration, un édit. Il n'est pai raisonnable, quoi que vous disiez, que je réforme les louanges que je vous donne, ni que je commence à dire moins de bien de vous lorsque j'en reçois le plus, voit. Lett. 25. U est constant que cette faute est dans l'original et qu'ainsi il n'a de rien servi de la réformer dans les dernières éditions qu'on en a faites, PASC. Prov. xix. J'ai envoyé à ma nièce deux volumes où j'ai réformé, autant que je l'ai pu, tout ce que vous avez eu la bonté de remarquer dans le Siècle de Louis XIV, volt. Lett. Ilénault, i*'févr. < 762. Il Réformer un arrêt, un jugement, se dit d'un tribunal qui modifie un arrêt, un jugement rendu. Sous le nom de conseil s'élève un tribunal souverain où l'on réforme les jugements, PLÉCH. le Tellier. || 5° Retrancher ce qui est nuisible ou superflu. Réformer le luxe. Le pire de tous les abus dans la société, c'est de les réformer sans règle, et cent expériences ont démontré la vérité de cette maxime, condil. Étud. hist. m, <. || 6" Réformer son train, sa dépense, sa maison, les diminuer, les réduire. A-t-on par quelque édit réformé la cuisine ? boil. Sat. m. Vous venez d'être réformé, il faut bien que vous réformiez votre train, begnard, Attend, s. l'orme. <. || 7° Réformer les troupes, les réduire à un moindre nombre. Voilà la paix; vous serez réformé, vous quitterez le service malgré vous, dancourt. Vert-galant, se. t. On réforme, à la paix, des régiments entiers qui ne se plaignent pas ; pourquoi les jésuites poussent-ils de si hauts cris, quand on les réforme pour avoir la paix? VOLT. Pol. et lég. Tolérance, seul cas oU l'intolérance est de droit /lumotn. || Reformer un officier, lui retirer son emploi, en raison d'infirmités physiques ou morales. || Réformer un soldat, lui donner son congé de réforme. || Réformer des chevaux, les retirer du service auquel ils ne sont plus
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propres. Il 8* Réformer les monnaies, en changer l'empreinte ou la valeur sans les refondre. || 9° Se réformer, v. réjl. Se faire à soi-même quelque correction. On dit qu'après l'avoir achevé [le Jupiter d'OIympie], Phidias ôta le voile dont il l'avait couvert, consulta le goût du public, et se réforma lui-même d'après les avis de la multitude, barthél. Anaeh. ch. 38. Il Renoncer à ses anciennes habitudes. Un bourgmestre d'Amsterdam le louait [Pierre 1"] de ce qu'il voulait réformer sa nation; j'y aurai beaucoup de peine, répondit le czar ; mais j'ai un plus grand ouvrage à entreprendre. Eh I quel est-il ? dit le Hollandais. C'est de me réformer moi-même, volt. lett.Pr. roy. de Pr. janvier, 1738.1110° S'infliger les uns aux autres des réformations religieuses. Les zwingliens et les calvinistes, qui, de tous ceux qui se sont séparés de Rome, se vantent d'être les plus unis entre eui, ne laissent pas de se réformer, Boss. Var. x, 66. || 11° Subir un retranchement. La table s'allait réformer tout doucement d'elle-même, iiAMiLT. Gramm. ii.
— IIIST. XV* s. X quoy pensois-tu, bel amyî veulx-tu refformer ou corriger le monde ? gerson, Ilarengue au rot Charles VI, p. 16. A la poursuite du duc de Bourgogne furent reffourmez tous ceulx qui du roy avoient eu dons, et contraints à les restituer. Geste des nobles, viriville, p. h 9. || xvf s. [Alcibiade] autant reformé à Sparte, comme voluptueux en lonie, mont, i, tss. Ceux de la religion nouvelle qu'ils appellent maintenant reformée, pas- QUIER, Lett. t. 1, p. 189.
— ETYM. Provenç. et espagn. reformar; ital. riformare; du lat. reformate, de re, et formate (voy. former).
t RÉFORMISTE (ré-for-mi-sf), s. m. Néologisme. Partisan d'une réforme politique. || Partisan de la réforme électorale ou parlementaire. || Àdj. L'agitation réformiste.
t REFORTIFIER (re-for-ti-fl-é) , c. o. Fortifier de nouveau.
— HIST. XVI' s. Pourtant s'estant refortifié de 6000 harquebusiers, d'aub. Hist. ii, 321. Geste boisson, la gouvernant ainsi, peut durer toute l'année, et neantmoins la refortifierés en y ajoustant parfois quelque peu de bon vin, o. de serres, 222.
t REFODILLEMENT (re-fou-Ue-man , Il mouillées), s. m. Terme de beaux-arts. Action d'évider, de marquer davantage les creux et les saillies d'une sculpture. || Terme de maçonnerie. Évidement fait dans une pierre, en conservant deux, trois ou quatre côtés. || Trou fait dans une pièce de charpente.
fREFOClLLER (re-fou-Ué , M mouillées), v. a. Il 1° Fouiller de nouveau. || 8° Terme de beaux-arts. Détacher, en creusant, chaque partie d'une sculpture. Il 8° Terme de construction. Creuser un refouillement.
— HIST. xvi° s. Pour chercher et refouiller des trésors sous terre, l'Amant ressuscité, p. 206, dans
LACURNE
t REFOCIR (re-fou-ir), t;. o. Fouir de nouveau.
— HIST. XVI* s. Refouir, cotgbave.
f REFOCL (re-foul), s. m. Synonyme de refoulage. Les demi-vins, vins de refoul, piquettes et autres boissons tirées à clair, Arrêt du conseil d'État et lett. pat. t" et 26 août 1741.
— ÉTYM. Voy. refouler.
t REFOULAGE (re-fou-la-j'), s. m. Opération de la fabrication du vin, dans certains cantons.
REFOULÉ, ÉE (re-fou-lé , lée), part, passé de refouler. {| 1° Qui a subi un refoulement. M. de Melun avait la rate coupée, le diaphragme percé et la poitrine refoulée [d'un coup d'andouiller d'un cerf], VOLT. Lett. Mme de Bernières, juillet 1722. Il 2° Repoussé en arrière. Et les eaux refoulées Se soulevant en masse et brisant leurs remparts, de- LiLLE, Hom. des ch. iii.
REFOULEMENT (re-fou-le-man), s. m. || 1° Action de refouler, ou l'effet de cette action. Le refoulement des eaux. Ce fait fournit un bel exemple des refoulements que je regarde comme la cause générale du redressement des couches originairement horizontales, Saussure, Voy. Alpes, t. vi, p. 239. Il 2* Terme d'artillerie. Accroissement du diamètre de l'ftme des bouches à feu, produit par le tir à l'emplacement du projectile.
— HIST. xvi* s. Refoulement, cotgrave.
— ÊTYM. Refouler.
REFOULER (re-fou-lé), u. o. || 1° Fouler de nouveau. Refouler une étoffe. || 2° Terme d'artillerie. Enfoncer et presser dans le fond du canon la charge qui doit chasser le projectile. || 3° Terme de marine. Repousser avec une broche de fer une cheville qu'on
veut chasser du trou qu'elle occupe. || 4* Refouler un métal, le battre à chaud pour en rassembler les molécules. || Terme de maréchal. Refouler l'éponge, frapper i l'extrémité d'une des branches du fer à cheval pour le renforcer, ou pour lui donner la forme carrée. || Terme de serrurerie. Donner du renncment i l'extrémité d'un morceau de fer en le frappant à chaud et debout. || 5» Résister à Itfl'ort du courant d'un fleuve ou de la marée. Après avoir vogué plus d'une minute sans pouvoir refouler la marée, la- PÉROHSE, Foy. t. Il, p. 171. Ils représentèrent que ce courant qui nous paraissait si fort, ils l'avaient refoulé plusieurs fois avec leur canot, id. ib. t. ii, p. 147. Il 6* Faire refluer en arrière. Cet obstacle refoula le torrent. La masse des fuyards fut refoulée par la cavalerie. || Terme de vénerie. Faire retourner les chiens sur leurs pas. || 7° V. n. Refluer, revenir en arrière. Les passages de l'Asie étant mieux gardés, tout refoulait vers l'Europe, MONTESQ. Rom. 19. M. BernouUi a fort bien observé que, dans la rupture des corps élastiques, une partie des fibres s'allonge, tandis que l'autre partie se raccourcit, pour ainsi dire, en refoulant sur elle-même, BV¥f. Hist.nat. Introd. Œuv. t. viii,p. 253. De nos jours, Iphicrate, à la tête des troupes athéniennes, entreprit de lui fermer [à un cours d'eau] toute issue, afin que, ces eaux refoulant dans le lac et ensuite dans la ville qu'il assiégeait vainement, elle fût obligée de se rendre à discrétion, barthél. Anach. ch. 62. Environ l'an sept cent de l'ère chrétienne, une nouvelle religion parut en Orient avec Mahomet ; et le christianisme refoula dans l'Europe, pour s'y concentrer, raïnal, Uist. phil. xix, 9. || On dit que la mer, la marée refoule, pour dire qu'elle descend. Il On dit qu'une cheville refoule lorsqu'elle n'entre pas.
— HIST. xin* s. Nus frepier ne puet ne ne doit refouler, ne achater ne vendre drap refoulé, par son serement, Liv. des mit. 196. ||xiv*s. Pour ce que ses chevaux estoient refoulez [fatigués], nu
GANGE, recredere. || xvi* s de sorte qu'en me
donnant tant soit peu, ils [des amis] feroient refouler le bien chez moy à foison, la BoàriE, li9. La chaussée que nous avons laissé commencer, aiant fait refouler la rivière d'Oise dedans la ville de la Fere.... d'aub. Hist. m, 377. Après refouloit on le marc, duquel liroient un second vin pour le mesnage, o. de sfbres, 232. [Si la boiterie du bœuf est causée] par nerf refoulé, les jambes seront bassinées avec huile et sel, id. 978.
— ÉTYM. Re..., el fouler; wallon, rifolé.
t REFOULEUR (re-fou-leur), s. m. Engin propre à refouler. Description d'une pompe à piston libre et d'un refouleur mercuriel, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxvii, p. 121 8.
REFODLOIR (re-fou-loir), v. a. || 1° Terme d'artillerie. Cylindre en bois, monté sur une hampe, qui sert, dans les canons se chargeant par la bouche, à conduire au fond de l'âme la charge et le projectile, et à presser la charge. || Refouloir à godet, refouloir qui présente un évidement dans lequel se place la fusée des projectiles creux quand on les conduit au fond de l'âme. |{ 2° Terme de maréchalerie. Petit marteau qui sert à refouler les éponges du fer à cheval. || 3° Sorte de ressort pour guichet de porte cochère.
— ÉTYM. Refouler.
tREFOCRBlR (re-four-bir), v. a. Fourbir de nouveau.
— HIST. XV* s. Et entendirent à mettre à point et refourbir leurs armures, froiss. i, i, 282. Si fut la ville courue, où les compagnons feirent grandement leur faict, et feurent bien refourbis, car le butin monta ensemble à quatre mil francs, Hist. Loys III, duc de Bourbon, p. 377, dans lacurne.
t REFOURNIR (re-four-nir), r. a. Fournir de nouveau. || Se refournir, v. réfl. Refaire son approvisionnement. Ce marchand, ayant vendu tous ses articles, est allé à la foire pour se refournir.
— HIST. XVI* s. Refournir, cotgrave.
t REFOURRER (re-fou-ré), V. o. || 1° Terme familier. Fourrer de nouveau. Il refourra ses mains dans ses poches. || 2° Se refourrer, v. réfl. Se remettre dans. 11 se lel'ourre dans son lit. Par quelle étrange maxime veut-il que je m'aille refourrer tout exprès sous la direction d'un autre consistoire, dont le conseil d'Ëlat ne m'a point exemple? J. J. rouss. Lett. à if. /)***, Corresp. t. i, p. 245, dans pougens.
RËFRACTAIRE (ré-fra-ktê-r'), odj. || 1° Oui résisteà l'autorité, à un-i autorité. Il vaudrait mieux.... qu'ils fussent réfractaires à toutes les volontés, que de manquer à la moindre des miennes, bourdal. Dim. t. Il, p. 29, Soin des domestiques. Bien informé
d'ailleurs que vous aimiez Clarisse, Et que vous deveniez réfractaire à ses lois. Refusant d'épouser celle dont il fit choix, beonard, le Distr. v, 10. Le premier usage que fit Louis XIV des talents du jeune prélat, fut de le nommer pour médiateur entre le nonce du pape et quatre évêques français, réfractaires très-obstinés à la condamnation de Jansénius, d'alemb. Éloges, Card. d'Fî(r^e«. || Substantivement. 11 [Cavalier, chef des Camisards] répondit que, quand on lui désobéissait, sa prophétesse, qu'on appelait la grande Marie, était sur-le-champ inspirée, et condamnait à mort les réfractaires, VOLT, ioutï XIV, 36.Ya-t-il, disent les réfractaires, une contradiction plus grande? id. Facéties, Quest. mir. 2* lett. \\ 2° Conscrit réfractaire, celui qui se soustrait à la loi du recrutement et se cache pour n'être pas mené sous les drapeaux. Le magistrat qui les poursuit avec tant de rigueur aujourd'hui sous prétexte de bonapartisme.... faisait saisir le conscrit réfractaire, et conduire aux galères l'enfant qui préférait son père à Bonaparte, P. L. cour. Pétition aux chambres. \\ Substantivement. Un réfractaire. Il 3° Prêtre réfractaire, celui qui a rompu ses vœux. Il S'est dit particulièrement, pendant la Révolution française, des prêtres qui avaient refusé de prêter
serment à la constitution civile du clergé roya-
lisent la république, tant par la mise en liberté et la rentrée des prêtres réfractaires, que..., ba- BŒUF, Pièces, i, (07. Il 4° Qui résiste à diverses actions physiques ou chimiques. Que deviennent les substances dures, réfractaires et nuisibles que l'autruche avale sans choix? buff. Ois. 1. n, p. 262. L'argile blanche de Limoges, qui est tout aussi réfraclaire au feu que le quartz ou le grès pur, id. Min. t. I, p. 100. Le coton est très-réfractaire à la teinture, et il ne s'en laisse pas humecter volontiers, AMEILBON, Inslit. Mém. lilt. et beaux-arts, t. i, p. B76. Il Fig. Le kamichi, grand oiseau de l'Amérique, demi-aquatique, d'un genre fort singulier, et très-réfractaire à la nomenclature, bonnet, Contempl. nnt. xi, 3. || Absolument. Qui résiste au feu, qui ne fond pas, ou ne fond que difficilement. Selon moi, les substances les plus simples et les plus réfractaires ne résisteraient pas à celte action du feu, si l'on pouvait l'augmenter à un degré convenable, BUFF. Min. t. m, p. i47.
— HIST. XVI* s. Gens qui taschent à donner cou* leur à si damnable rébellion , pour induire les simple» à penser qu'ilz ont eu quelque cause de se mouvoir, et confirmer les réfractaires à suyvre leurs inventions, condé. Mémoires, p. 662. Peut-estre que l'afection sincère que me portez, vous tire en partie adverse et réfractaire, comme disent les clercs,