‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 583 sur 754 · MUT · texte numérisé non relu

MUT

«. MUSER. — ÉTYM. Ajoutez : On a voulu rattacher muser au latin musinari, qui signifie faire lentement, perdre le temps en bagatelles, muser; mais d'abord musinari aurait donné musner; puis c'est une leçon douteuse; la forme habituelle est muginari.

t MUSERIE (mu-ze-rie), s. f. Action de muser, de perdre son temps à des riens.

— HIST. XV* s. Bien estoit sa muserie veue tle plusieurs pucelles; car luy, comme cntentif, estoit moult embronché en la fontaine clere et luysant, Pereeforest, t. v, f* 85. recto.

MUSETTE. Ajoutez : || S" Espèce de sac dans lequel les écoliers serrent leurs papier». Trousses, musettes d'écoliers, courroies pour couvertures, Alm. Didot-Bottin, «87«-72, p. ««46, i' col.

t s. MUSETTE (mu-zè-f), s. f. En Normandie, nom de la musaraigne, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. 236.

— ÉTYM. Muse, museau, la musaraigne ayant un petit museau pointu.

MUSICALEMENT. Ajoutez : Jeannot, qu'il n'est pas que vous n'ayez vu autrefois au Cours accorder si musicalement sa voix avec sa vielle, coulanges, à Mme de Grignan, 7 julll. «703, dans sÉv. t. X, p. 494, éd. Régnier.

MUSIQUE. Il 11° Ajoutez : || Familièrement, une autre musique, une autre manière de parler, de se conduire. Ah! ahl voici une autre musique [il s'agit de Marphurius qui n'écoute pas plus Sganarelle que Pancrace, mais qui s'y refuse d'une autre ftiçonj, mol. le Mariage forcé, se. 8. il IB» Terme de maréchal. Les clous du fer d'un cheval font de la musique, sont brochés en musique, lorsqu'ils ont été irrégulièrement plantés et qu'ils viennent sortir sur la corne à des hauteurs inégales. || Proverbe. C'est le ton qui fait la musique, voy. 2 TON, n* 8.

t MUSIQUETTE (mu-zi-kè-f), s. f. Par moquerie, petite et chétive musique. Pour nous dédommager un peu de toute cette musiqurtte [des opérettes], on annonce comme très-prochaine une nouvelle pièce de M. Barrière au Vaudeville, alph.

DAUDET, Joum. offic. «6 nOV. «875, p. 9346, S" COl.

MUSQUÉ. Ajoutez : || 16« On a dit familièrement envoyer une chose toute musquée, pour dire l'envoyer en l'accompagnant de choses honnêtes, et sans qu'il en coûte ni soins ni argent à celui à qui on l'envoie, Dict. de l'Acad. «8«4 (inusité aujourd'hui). Dès que sa pension est échue, le trésorier la lui envoie toute musquée, ib. Deux ans après, savoir en « 680, il [BossuetJ me fit obtenir des dispenses musquées pour ma charge de trésorier de France, lesquelles m'auraient coûté «400 livres, suivant le tarif de ce temps-là, È. Miller, Pierre Taisand.

t MCSQUINIEH. AjouUz : — REM. Ce parait être le même que mulquinier (voy. ce mot au Dictionnaire).

i MUSTANG (mn-stangh'), s. m. Nom des chevaux sauvages de la pampa de la Sud-Amérique. Avec des rations qui empêcheraient à peine nos chevaux de mourir, les mustangs de la pampa vivent et prospèrent parfaitement, Joum. offie.

t MUTÉ, EE (mu-té, tée), adj. Terme d'administration. Qui a subi un changement de propriétaire. Dépense des mutations cadastrales : par suite de l'accroissement du nombre dos parcelles mutées, le crédit inscrit au budget de 1 874 se trouve insuffisant pour le payement intégral des frais de mutations cadastrales. Lettre commune lilh. des contrib. directes, de janvier «874.

— KTYM. Lat. mulare, changer.

MUTILÉ. Ajoutez : \\ 5' Un objet en métal poli est dit mutilé, lorsqu'il présente de légères dégradations à sa surface extérieure.

t MUTINE.MENT (mu-ti-ne-man), s. m. Action do se mutiner.

— HIST. XVI* s. 11 euit mieux valu qu'il [François I" prisonnier] les eust entretenus [des soldats espagnols révoltés] en cet humour et niutinement...., BRANTOME, Cop!"!. estr. Ch.de Launny.

MUTUEL. Ajoutez : \\ i° 11 s'est dit pour alternatif. Les aventures du monde Vont d'un ordre mutuel, Comme on voit au flux de l'onde Un rctlux perpétuel, halh. Lexique, éd L. Lalanne.

MYX

t MUTUELLISTE. Ajoutez : Les mntuellistes se proposent d'organiser le crédit mutuel et gratuit, Joum. ofjic. 7 mars «872, p. «6«8, 2* col.

t MYCÉLIAL, ALE (mi-sé-li-al, a-1'), adj. Oui appartient à un mycélium Des filaments mycéliaux.

t MYOCARDE (mi-o-kar-d"), ». m. Terme d'anatomie. La partie musculaire du cœur.

— ÉTYM. MO;, muscle, et xapSta, cœur.

t MYOSPECTROSCOPE (mi-0-spèk-tro-sko-p') , s. m. Spectroscope disposé pour étudier la structure du tissu musculaire, banvxer. Je Progrès médical, 3 mars «877, p. «6«, 2* col.

— ÉTYM. MiJc, ii.\ii;, muscle, et spectroscove.

t MVRINGITE (mi-rin-ji-t'), ». f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane du tympan.

— ÉTYM. Bas-lat. miringa, la membrane du tympan, corruption de nTivi^i (on sait que l'ri se prononce t dans le grec moderne). Il vaudrait mieux écrire miringite,

MYROBOLAN. — REM. Ajoutez ; || 2. On le trouve aussi, en tant qu'adjectif populaire, écrit mirobolant. Eh ! c'est la bande ! c'est la fameuse, la superbe, l'invincible, l'a jamais triomphante, séduisante et mirobolante bande du Jura, M"* de GASPABiN , Bande du Jura, u. Premier voyage, 2* éd. Paris, «866.

t HYRTIL ou MYRTILLE. Ajoutez : \\ 8* La myrtille, sorte de papillon, noctua myrlilli,

t MYSORINE (mi-zo-ri-n'), s. f. Terme de minéralogie. Carbonate de cuivre anhydre.

MYSTÈRE. Il B" Ajoutez : \\ Faire mystère de, dans le xvm* siècle, considérer comme mystérieux, difficile à comprendre, délicat à expliquer. Aristote, qui a fait un mystère de ce poète | Homère], et qui l'a pris pour prototype de son art, chapelain, dans BtbJ. des ch. t. xxxi, p. 234. Du nom de philosophe elle fait grand mystère, Mais elle n'en est pas pour cela moins colère, mol. femme» sav. II,».

MYSTIFICATEUR. Ajoutez : \\ i' adj. Mystificateur, mystificatrice, qui mystifie. U ne nous resterait plus qu'à soupçonner le héros do l'aventure d'une fantaisie mystificatrice à laquelle des esprits sérieux n'échappent pas toujours, le Temps, 30 oct. «876, 2* page, 6* col.

MYSTIQUE. Ajoutez : || 6* Testament mystique,

voy. TESTAMENT, n° I .

t MYSTIQUERIK (mi-sti-ke-rie), t. f. Mauvais mysticisme, mauvaise composition mystique. D'autres disaient queDesmaret» [l'auteur de Clovis] avait perdu son âme en écrivant des romans, et que, vieux, il avait perdu l'esprit à écrire de la mystiquerie, vioNEUL-MAHViLLE, Mél. d'hist. et de litt. p. 275.

t MYTHOGRAPUIE. Ajoutez ; || 8* Etude àet contes, employé en ce sens par M. Gaston Paris, Revue critique, 22 août «874, p. ««3.

t MYTHOLOOIADE (mi-to-lo-ji-a-d'), ». f. Par dénigrement, scène de mythologie représentée par la peinture ou la sculpture. Pour ces nobles [ironiquement] peintres de l'idéal, la nature n'est de rien : un prétexte tout au plus, pour y maçonner un tombeau, ou pour y évoquer quelque mythologiade, bOrger, Salons de )86i à «868, t. i, p. 68. Les mythologiades et autres compositions raffinées de la petite pléiade pseudo-antique, m. ib. p. 28».

fMYTHOLOGISER. Ajoutez: Ceux qui ont voulu mythologiser sur les fantaisies des poètes..., la mothe le vayer, Dial. d'Orat. Tubero, t. u, p. 302.

+ MYTHOLOGISTE. Ajoutez : — REM. Mythologiste se trouve dans Corneille : Un auteur qui cite le mythologiste Noël Le Comte, Ex. de la Toison.

MYTHOLOGUE. Ajoutez : — BEM. Mythologue se trouve dans Cotgrave sous la forme de my- Ihologe.

t MYXOGASTRE (mi-kso-ga-str*), s. m. Champignons gélatineux, devenant avec l'âge filamenteux, et dont la nature végétale avait été d'abord méconnue par les naturalistes, qui les rapprochaient des animaux inférieurs appelés amibes, cooKE et BERKELEY, Ics Champignofts, séries scientifiques internationales.

— Etvm. MOEa, mucosité, et ■jumi^p, ventre.

t MYXOMYCÈTE (rai-kso-mi-sè-t'), ». m. Synonyme de myxogastrc (voy. ce mot ci-dessus).

— Ktyh. Mvr{a, mucosité, et |iùx>i<j champignon.

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