SAM
Rhône, d'une mesure agraire de soixante dix arcs, HARRAL, les Irriyalions dans les Bouehet-du- Rhi}n«, Paris, (h76, p. 7«.
— RTYM. Baslat. salmala, charge, du lat. sagma, grec ai^v-a, bit.
tSAL-MUNlDËS (sal-mo-ni^ié), ». m. pi. Nom d'une famille de poissons qui contient vingt et an genres. [On veut produire par croisement] une variété de salmonidés, ayant la taille et la quailté du saumon, qui conserverait les habitudes de U truite, R. BOuciiON-BBANDELY, Rapp. au minùfre de l'inlér. Journ. offre. 28 oct (h73, p. «5«», a' col. La rapidité du courant et la fraîcheur de l'eau ne sont pas des choses indispensables à l'élevage des salmonidés, lo. ib. p. 850O, c col. ||0n dit aussi les salmonés.
t SALONCUK (sa-lon ch'), ». f. Nom, dans l'Oise, du polijgonum aviculare, les Primes d'honneur,
t SALOPETTE (sa-lo-pè f), ». f. Vêtement, cotte ou pantalon, qu'on met par-dessus se» habiU, pour éviter de les salir. Dans la soirée du crime, l'accusé [ouvrier carrier à Vieillevigne, Loire-Inférieure] était chaussé de souliers ; il portait un pantalon bleu dit salopette, fort malpropre, comme l'est un vêtement de travail qui n'a pas été blanchi depuis longtemps, Gaz. des Trib. «3- (4 sept. (875, p. 882, 3* col. Le jour de Pâques, R... [la profession n'est pas indiquée| portail des vêtements sales, une salopette en toile bleue unie et un bourgeron bleu rayé, Cour d'a»iit»» des Ardennes, Gaz. des Trib. a nov. (876, p. (loj, 2' col.
— ËTVM. Salope.
SALORGE. — ÊTYM. Du lat. sal, sel, et orge, finale inexpliquée, dit le Dictionnaire. M. Bugge, Romania, n* (O, p. (57, explique cette finale : elle représente le lat. horreum, magasin, dépôt ; et en eflet Oudin traduit salorge par magazzino di sale; horreum s'est changé eu orge, comme cer>'U» en cierge. Il ajoute que horreum se retrouve dans l'italien Or san Michèle, nom d'une église à Florence, autrefois une grange. Il n'y a rien i objecter à celle interprétation.
t SALPA (sal-pa) ou SALPE (sal-p'),». m. Terme d'histoire naturelle. Nom des mollusques du genre biphore. Les salpas et leurs génération» alternantes, Journ. offCe. 3i août (875, p. 7403.
2' col.
— ÉTYM. ïâXiiii, lat. salpa nom d'une sorte de poisson, dit en français saupr (voy. ce mot).
t SALTATRICE (sal-ta-lri-s'), ». f. Mul forgé du latin. Danseuse, mime, paiili.mime. Voici la danse des antiques saltalrices et des modernes aimées, H. uoussAYE, Rev. des Deux-Mondes, (" février (875.
— ÉTYM. Lat. sallatrietm, de saltare, sauter (voy. sauter).
SALUER. Ajoutez : || 9' En termes militaires, saluer le boulet, faire un mouvement au moment où un boulet passe auprès de soi en sifflant. Le plus brave salue toujours les premiers boulets.
t SALUEUR. —HIST. XVI' s. Ajoutez : Un de ces gentils de Sainte-Catherine [bateleurs qui prétendent résister à l'action du feu] qu'on nomme autrement salueurs, fut entré en un- four allumé, si tost que le four fut fermé sur luy, il fut réduit en cendre, baudon. Trot» livres des charmes, Paris, (583, p. 276.
SALUT. Il 2' AjouUz : jj Hors de l'Église point de salut.
SALUTAIREMENT. AjouteX : — HIST. XVI* ». Dieu par sa bonté nous vueille illuminer à les [enseignements de Jésus-Christ] spirituellement et salutairement comprendre, Epistre exhort. aux Episires, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'ËlapIcs, Paris, (525.
t SALVAGNIN (sal-va-gnin), ». m. Nom d'un cépage qu'on dit avoir été introduit dans le département de l'Ain par Voltaire, jarrjn, Journal de l'Ain, 9 mai (876, 4' page.
SALVE. Ajoutez : — REM. Dans le ivi' siècle, Lanoue le fait féminin, et d'Aubigné masculin. Au commencement du xvii' siècle, Richelieu {Lettres, etc. t. VI, p. (4() le fait dans une même pièce féminin et masculin : une double salve, et, quelques lignes plus bas, un beau salve. Aujourd'hui il est toujours féminin.
t SAMARITAMSME (sa-ma-ri-ta-ni-sm'), ». m. Doctrine des Samaritains, consistant en ceci que, tout en se rattachant au judaïsme, il» n'admettaient de l'Ancien Testament que le Pentaleuque. vernes, Revue critique, 3 oct. (874, p. a(o.
SAN
t SAMBAC (san-biik), s. m. Le même que sampac (voy. ci-dessous).
t SAMBAQUI (san-bii-ki), i. m. Terme de piéfaistoire. Nom, au Brésil, des amas de coquilles et débris de repas. Le directeur général des télégraphes de l'empire du Brésil vient d'adresser aux ComrnunicatioM géographiques de Hetermann un mémoire fort Intéressant sur l'existonce de certains amas de coquillages, les sambaquis, comme OQ les appelle dans le pays, Joum. offic. 22 août 4874, p. «077, ("col. Il [WienerJ traite la question des sambaquis [de l'Amérique du Sud], immenses amas de coquilles d'huîtres, analogues aux kiœkkenmoeddings danois, qui constituent des tumulus sur les rivages de la mer, ib. 8 fév. (876, p. <<)2, 2* col.
t SAMBUR (san-bur), (. m. Nom du plus grand daim de l'Inde, Joum. of/ie. *» mai <878, p. 3990, 3' col.
t SAMOISEAU (sa-moi-zô), ». m. Nom d'un cépage noir dans l'Aisne, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 82.
t SAMOSATÉNIBN (sa-mo-za-té-niin), s. m. Nom d'hériliques du m* siècle qui niaient la Trinité et et la divinité de Jésus-Christ.
t SAMOVAR (sa-mo-var), j. m. Sorte de bouillotte russe, qui est une urne de cuivre traversée perpendiculairement par un tube dans lequel on introduit, après avoir rempli le samovar avec de l'eau, une certaine quantité de charbons de bois incandescents; elle est munie d'une cheminée mobile qui, en prolongeant le tube contenant le charbon, en active la combustion.
t SAMPAC (san-pak') S. m. Voy. champac an Supplément. '
t SAMPANG (san-pangh'), ». m. Nom, sur les côtes de la Chine, (i'une.embarcalion légère. [X Hong-KongJ tandis que les marchandises sont déposées sur de lourds chalands qui font va-et-vient entre le ilsamer [bateau à vapeur] et les wharfs [quais], les passagers sautent dans de légères embarcations, les sampangs , oii ils entassent leurs bagages, et franchissent ainsi à la rame ou à la voile la distance qui les sépare du rivage, o. BOUSQUET, Rev. des Deux-Mondes, (5 déc. (876, p. 72«. Plus de 20000 sampangs [à Canton], contenant chacun une famille abritée sous une légère toiture de jonc et de bambou arrondi en demicercle, se pressent entre les rives, m. ib. p. 733.
t SANCTISSIMË (san-kli-ssi-m'), adj. Très-saint (superlatif à forme latine). Les papes donnent l'exemple : béatissimes, sanctissimes, révérendissismes...., a. lefèvhe, Courrier ii((^r. (0sept.(877.
— £tym. Lat. sanctissimus, superlatif de sancau, saint.
I SANDWICH.— ÉTYM. Ajoutez : La sandwich a été ainsi appelée, parce qu'elle était le mets favori du comte de Sandwich.
SANG. Il 6* ajoute:: Il Mettre la main au sang, verser le sang. Celui qui s'est mis sur un chemin pour voler et pour tuer est voleur devant que de mettre la main au sang, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. || 18° Sang bleu, nom, dans l'Amérique du Sud, des métis nés d'un croisement d'indigène, de nègre et d'Européen (sangre azul), Joum. offic. 22 avril (877, p. 2998, ('• col. Il On voit par ce sens précis combien Lamartine s'est mal exprimé en comparant : < Le sang rouge du Franc au sang bleu du Germain. • Il a sans doute pris sang bleu métaphoriquement et a voulu signifier par là le tempérament flegmatique des Allemands. || 17* Arbre à sang, un millepertuis arborescent de la Guyane, bâillon, Dict. de botanique, p. 248.
SANGLOTER. Àjoutex : || 2° Pris activement. Exprimer en sanglotant. Il a sangloté dernièrement une lettre à sa souveraine, pour lui faire savoir..., l'Opinion nationale, 27 mai (876, ("page, 4* col. Il Voy. un emploi semblable de trembloter •u Supplément.
SANGCIN. — HIST. Ajoute* : xif S. Maint bon drap vermel et sanguin I taint on et maintz escarlale, Perceval le Gallois, v. (0(87.
SANIlf^.DRIN. — ETYM. Ajoute! : Sanhédrin ne vient pas directement de suvcSpiov; il envient indirectement par l'intermédiaire du mot hébreu ou plutôt chaldéen tanhederin ou sanhédrin qui se trouve très-souvent dans les Targums, dans le Talmud et dans tous les auteurs juifs (féi:,ix bovet).
tSANITÊ t»a-ni-té), ». f. Mot forgé du latin. Bon état de santé, état sain, en parlant du corps ou de l'esprit. Le docteur Sp.. , dont vous invoquez le témoignage, et qui est aussi convaincu que moimême de la saaité de raison et d'intelligence de
SAP
Mme de 8..., Ca». des Trib. (9 août (874, p. 79(, 3' col. Se rendre compte de la marche des éducations et de l'état de sanité des vers [à soie], gayot, Bul. Soc. cent, d'agrie (87B, p. 646.
— f.TYM. Làt. sanitalem, de tanu», sain (voy. sain).
t SANNE (sa-n'), s. f. Note, dans le Calvados, de la table sur laquelle on met le beurre pour le disposer en mottes, les Primes d'hunn. Paris, (870, p. 54.
SANS. Ajoutez : || 11* Sans, employé d'une manière absolue et sans régime. La perruque [de Louis XIV] était la seule pièce, dit-on, qui tint bon contre le déshabillé; personne ne l'avait jamais vu sans, ste-beuve. Portraits contemporains, t. I, p. 372, nouv. édit. Paris, (870.
t SANSAL. Ajoutez :— ETYM. Autre forme de censal (voy. ce mot au Dictionnaire et au Supplément).
t SANS-COEUR (san-keur), ». m. Voy. cœur, n> 5.
t SANS-CULOTTE. Ajoutez: — ÉTYM, L'origine du nom de sans-culotte parait être différente de celle qui est indiquée dans l'article. Un jour que les femmes qui occupaient les tribunes de la Constituante étaient encore plus bruyantes que de coutume, l'abbé Maury dit au président : Monsieur le président, faites taire ce tas de sans-culottes. De là le nom de sans-culotte adopté par les patriotes d'alors, bourloton et rqbert, la Commune, Paris, (872, p. (6».
t SANSEVIÈRE (san-se-viè-r'), t. f. Genre de plantes, de la famille des liliacées, originaires d'Asie et d'Afrique, dont quelques espèces sont cultivées dans nos jardins.
t SANS-FAÇON (san-fa-son), ». m. Voy. façon, n° (4. L'Académie écrit sans façon, substantif, sans trait d'union; il est plus logique de mettre le trait d'union en ce cas.
SANTÉ. Ajoutez: \\ 13° Fig. Porter santé, demeurer dans un état de tranquillité, de possession de soi-même. Depuis cette funeste époque, il |le cardinal de Noailles] ne porta quasi plus sanié, je veux dire qu'il fut presque incontinent attaqué, et peu à peu poussé sans rel&che aux dernières extrémités, jusqu'à la fin de sa vie, saint-simon, dans Scènes et portraits choisis, par Eug. de Lanneau, t. i, p. 225 {Destruction de Port-Royal).
f SANTORON (san-to-ron), s, m. Nom donné par plaisanterie à un reclus, à un cénobite. Le poète avait Pair d'un rendu ; Comment! d'un rendu? d'un hermite, D'un santoron, d'un Sanlena, lafont. Poésies mêlées, Lxxi.
— HIST. XVI* S. Chatcmites, cagots, hermites, moines, hypocrites, santorons, bab. Prognost. Pantagr.
— ETYM. C'est M. Marty-Laveaux qui, dans son édition des Œuvres complètes de La Fontaine, t. v, p. (93, a déterminé le vrai sens de santoron dans le vers cité ci-dessus; jusque-là on y avait vu un nom propre; c'est le passage de Rabelais qui a mis M. Marty-Laveaux sur la voie. Santoron ou sanctoron est le lat. sanctorum, ainsi employé, soit, comme parait le croire Cotgrave, parce que l'hypocrite veut être considéré comme unus e sanctorum numéro, soit parce qu'il marmotte des prières dans lesquelles revient souvent le mot sanctorum (de fbémery, Rev. critique, 21 juillet (877, p. 29). Santena était un officier piémontais qui se retira à la Trappe en (69(.
SAPAN. Ajoutez : — ETYM. Le malais sapang, cœsalpinia sappan, Linné, devk, Dict. étym.
SAPE. Il 1° Ajoutez : La sape moissonne mieux les blés versés que la faux, et elle secoue peu les céréales; bien manceuvrée, elle abat dans une journée de 30 à 35 ares, Journ. ofic. (5 sept. (872, p. «022, (■•• col.
SAPÈQUE. Ajoutez : L'unité monétaire [à Canton] est la sapèque, petite pièce de cuivre, ronde, percée d'un trou carré, qui vaut environ la moitié d'un centime, o. bousquet, Rev. des Deux-Mondes,
(5 déc. (876, p. 746.
t SAPHO (sa-fo), ». f. La 80* planète télescopique, découverte en (8B4 par M. Pogson.
— ETYM . £»7t9Ù , nom d'une femme-poëte célèbre. SAPINE. Ajoutez : || 5* Nom, dans le Jura, de
baquets mis sur les voitures, dans lesquels on transporte la vendange, Us Primes d'honneur, Paris, (869, p. 284.
t SAPINEAU. Ajoutes : || 2* Jeune sapin. Sous une haute futaie de hêtres de cent ans, se trouvent des sapineaux nombreux, élancés, de 6 à 8 mètres de hauteur au moins, qui montent seuls vers le dôme formé par les cimes des grands hêtres, broil- UARD, Rev. des Deux-Mondes, (6 avr. (876, p. «27.
SAR
t SAPITEUR (sa-pi-teur), ». m. Ancien terme de droit. Personne qui connaît les localités et que les experts sont autorisés à consulter. On a toujours reconnu qu'il est loisible aux experts de s'adjoindre des auxiliaires non assermentés qu'on a nommés sapiteurs : la Cour de cassation a même admis que les sapiteurs peuvent être adjoints d'office aux experts par le jugement de nomination, bonnieh, Traité des preuves, 4* éd. t. i, n* (14, p. (30.
— ÉTYM. Bas-lat. tapitorem, homme qui sait évaluer, du lat. sapere, savoir, être habile.
t SAPROPHYTE (sa-pro-fi-f), ». m. Organisme végétal né sur des substances en pourriture. Les botanistes appellent saprophytes ces erganismes ainsi voués à se nourrir de détritus d'autres végétaux; or la limite entre les saprophytes et les parasites vrais est si peu tranchée que..., 1. e. planchon, Rev. des Deux-Mondes, (•' avr. (87B, p. 658.
. — ÉTYM. Sïrtpo;, pourri, et çuxàv, plante.
t SAQUEBUTE. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Le son des hauts-bois et sacqueboutes, jouans le branle de Cupidon, de bhach. Poèmes, (8(, verso.
t SARCELLAOES (sar sè-la-d') ou SARCELLOI- SES (sar-sè-loi-z'), ». f. pi. Nom de trois pièces de vers burlesques adressées à M. de Vintimille, archevêque de Paris, oii l'on introduit les habitants d'un village près Paris, nommé Sarcelles, qui, dans leur patois, disent toutes sortes d'injures à ce prélat, attaquent la Constitution et célèbrent le diacre Paris et ses faux miracles, Dict. des livres jansénistes, Sarcelloises. Je rougis pour nos respectables amis de celte réponse et de tant d'autres sur le même ton.... jusqu'au Philolanus et aux sarcellades dans le xvm' siècle, sainte-beuve, Port- Royal, t. Il, p. 336, 3* éd. (note de M. P. Bovet).
SARCELLE. — HIST. XIII* S. Ajoutez : En trèstoute la terre n'a rivière petite Que n'aie à mon faucon ane [cane] ou sorceille prise. Gui de Bourgogne, v. 120.
t SARCLÈTE (sar-klè-f), ». f. Nom, dans le Pasde-Calais, d'un instrument dit aussi raselte, qui sert à sarcler, ie» Primes d'/ionneur, Paris, (869, p. 83. C'est le même que sarclet (voy. ce mot au Dictionnaire).
SARDINE. A;ou(ejr : || %' Sardine de dérive, la grosse sardine. La sardine de dérive, autrement dite la grosse sardine, vient de faire son apparition dans la baie de Douarnenez, le Temps, 24 fév. (877, 3* page, (" col. Il Fig. et populairement. Galons de caporal, de brigadier. Deux gendarmes, un beau dimanche, Chevauchaient le long d'un sentier ; L'un portait la sardine blanche. L'autre le jaune baudrier, nadaud, Pandore.
SARMENT. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Car aussit com l'on doit destruire Les rains dou serment qui puet nuire, macé. Bible en vers, f" (07, verso, (" col.
(. SARRASIN. Ajoutjz : || 2* Nom, chez les ouvriers typographes, de ceux qui refusent d'être de la société qu'ils ont formée. J'ai reçu plusieurs coups de poing et de pied, et j'ai été traité de sarrasin, terme de mépris dans le langage des ouvriers de notre corporation. Gaz. des Trib.
6 juill. (876, p. 665, (" COl.
2. SARRASIN. Ajoutez : || 2° Sarrasin-seigle, variété de sarrasin servant de fourrage. Le sarrasin-seigle a été signalé l'année dernière comme se cultivant dans le département de l'Orne.... le grain lui-même est beaucoup plus allongé, plus plein et moins anguleux que celui du sarrasin de Tartarie; il est d'un gris blond qui, avec sa forme allongée, lui donne une certaine ressemblance avec du seigle ; c'est de là probablement que lui vient son nom, Extr. de l'Alman. du bon jardinier, dans Joum. offic. 5 mai (876, p. 3U96, 3* col.
t SARRASIMÈRE (sa-ra-zi-niè-r'), ». f. Lieu où l'on serre le sarrasin. Le président des assises de l'Ain : L'assassinat a été commis dans la sarrasinière, Gaz. des Trib. 2( avr. (876, p. 388, 2* col. Il Adj. Cave sarrasinière, même sens. On l'a trouvé [ce bâtoni dans votre cave sarrasinière, et on pensait qu'il servait à remuer le charbon. ib. 22 avr., p. 393, (" col.
t SARRASINOIS. AjouUz : || 2* Point sarrasinois, sorte de point dans la tapisserie. Ouvrier occupé aux métiers de tapisseries à point noué ou point sarrasinois, Assembl. nat. projet n' (782, p. (20.
t SART. Ajoutez .-llPetitsart, le lichen, S(o(t»tique des pêches maritimes, (874, p. 8(.
t SARTAGE (sar-ta-j'), s. m. Terme forestier. Mode de traitement dans lequel on exploite lei forêts en taillis simple à une courte révolution,
SAT
(piinze ans en général ; après enlèvement des produits, on brûle les débris qui restent sur lo sol, les gazons; puis on livre la coupe à la culture agricole (le plus souvent colle du seigle) pendant un an.
— 6TYM. Voy. SABT à l'Étymologie.
+ SARTKR (sar-té), v. a. Terme de forestier. Syn. d'essarter. Dans les taillis saftés des Ardennes, dont les écorces sont si renommées, nan- QUETT», Exploit, débit et estim. des boit, Nancy, (888, p. 46.
». SAS. Ajoutei I — HIST. XVI* s. Leurs Altezes [les archiducs Albert et Is£d)elle en Flandre}.... ordonnent par provision et en forme d'essais que tous ceux venans de la mer et dcsirans joyr de la liberté de la navigation devront passer ledict sas jusques au lieu indiqué sur mesme fond sans le ■yovoir changer audit sas, voltehs, lois et rêyleinent! sur les canaux et rivières de la Flandre orientale, p. **l (M. Du Bois, avocat à Gand, qui transmet cette note, dit que tous les Belges prononcent sace).
SASSE. Ajoutez : || 2* Nom, à Marseille, d'une pelle creuse avec laquelle les préposés de l'administration du pesage égalisent les sacs de blé d'une contenance uniforme que les négociants apportent.
t 2. SASSKK (sâ-sé), V. a. Faire fonctionner le sas d'une écluse, faire passer un navire par le sas. X huit heures du soir, on a réussi à fermer la seconde porte du bassin. On a pu alors sasser, et les navires engagés sont revenus à flot, It Nouvelliste de Varrond. d'Àvranches, 5 nov. (878.
SATAN. — ETYM. Ajoutez : Satan ne signifie pas précisément ennemi; il signifie opposant, accusateur. C'est en cette qualité que, dans le livre de Job, il participe aux conseils de Dieu, car la conception de Satan, en cette qualité du moins, appartient aux antiques idées d'Israël; mais après l'exil de Babylone, par l'influence de la théologie zoroastrienne, les Juifs donnèrent de plus en plus à leur Satan le caractère du génie du mal ou Ahriman.
f 3. SATANIQUE (sa-ta-ni-k'), s. m. Nom (corruption de satanicle, voy. ce mot au Dictionnaire), sur les côtes du Morbihan, d'un oiseau de mer, Ihalassidromus, sorte de gros martinet ; il annonce les tempêtes, gouézel, les Oiseaux de mer, Nantes, 4875, p. (0.
tSATAiSIQUEMENT(sa-ta-ni-ke-man),od». D'une manière satanique. Il avançait quelque axiome sataniquement monstrueux, th. oautieb, Élude lur Baudelaire.
i SATANISER (sa-ta-ni-zé), V. a. Donner le caractère de Satan. L'ardente ambition satanise mon âme, BARTHÉLÉMY, Némésis, Liberté de la presse.
t SATI (sa-ti), s. f. Femme sacrifiée sur le suttee. Dernièrement une douzaine de veuves du rajah défunt de Judhpur s'attendaient joyeusement à s'offrir en sati sur le bûrher du prince.... il n'y a pas longtemps, à Tamatara, un brahmane mourut; sa femme voulut être sati, p. deladnay, Journ. offic. (3 janv. (874, p. 362, a* col.
— étym. Sait est la prononciation de suttee (voy. ce mot au Dictionnaire).
SATIN. Ajoutez : |{ 6* Satin grec, nom, chez les fabricants d'Amiens, d'une étoffe dont la chaîne est en soie et la trame en laine. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. s(5.
t SATINKT. Ajoutez ; — REM. On dit aussi au féminin satinette.
t SATOO (sa-tou), s. m. Ancien terme populaire signifiant bâton. Un fier satou au service de ceuxlà qui ne se sentiront pas la force de se gratter eux-mêmes, le Paquet de mouchoirs, p. 5(, (750, dans CH. nisard, Parisianismes, p. (93. ||0n dit encore : Il a reçu un fier satou, pour : il a été tancé d'importance.
— illST. XV* s. Icellui Feliz apporta en sa main un baston, appelle santon (ailleurs, saton), du CANQE, supellata.
— ÊTY.M. Origine inconnue.
t SATUKEUR (sa-tu-reur), ». m. Dans les fabriques de sucre de betterave, ouvrier chargé de saturer de lait de chaux le jus, les Primes d'honneur, p. (23, Paris, (87*.
t SATDBITÉ (sa-tu-ri-té), s. f. Mot forgé du latin. État de celui qui est saturé, rassasié. Ce n'est pas l'insolence qui est mère de la saturifé, mais la saturité qui est mère de l'insolence, rac. Lexique, éd. P. Mesnard.
— KTYM. Lat. saturilatem, voy. saturer.
t SATUBMCENTRIQUB (sa-tur-ni-san-tri-k'), ndj. Terme d'astronomie. Qui a rapport àù centre
SAU
de la planète Saturne. Lei longitudes saturnicentriques des satellites, tisserand, Acad. du te. Comptes rend. t. Lxxxiv, p. 69 (.
^ + SATURNIEN. Ajoutez : || B" Adorateur du dieu Saturne. Les anciens Latins étaient fort attaches à Saturne; il n'y eut pas un village du Latium qu'on appelât saturnien, volt. Diet. phil. Pourquoi (les).
t SATURNIN. Ajoutez! || 2* S. m. Terme de médecine. Un saturnin, un malade aflècté de colique de plomb. L'acide urique s'accumule facilement dans le sang chez les saturnins, alors même qu'ils ne sont pas, à proprement parler, atteints de goutte, CHABCOT, le Progrés médical, (O juin (878, p. 460, 2* col.
t SACCIER. — HIST. Ajoutez : xui* s. Le saussier, devers le roy, mangera à court et prendra le pain du sel, Ordonn. de Phil. le Bel, de (286, dans H. MOiSY, Ifoms de famille normands, p. 4((.
SAUCISSON. Ajoutez : \\ 6* Saucisson de ménage de Lyon, saucisson fait avec les déchets du saucisson de Lyon. Il ressemble à celui d'Arles, mais il est moins bon.
SAUGE. — HIST. Ajoutez : || XV* g. Chappeau de saulgc' vieul [je veux) porter Ce moys de mai par desconfort. Puisque la belle m'a fait tort. Qui m'a changé pour aultre amer, Chansons du Xv* siècle, publiées par G. Paris, p. 20 (qui ajoute que, dans certaines provinces, l'envoi d'un bouquet de sauge annonce à un prétendant que sa demande n'est pas agréée; voy. aussi à l'Historique l'exemple de Carloix).
t SAUL (soi), ». m. Arbre {shorea robusta) des Indes orientales, Rev. Britan. fév. (876, p. 283.
SAUPIQUET. — HIST. XVI* 8. Ajoutez ; Les uns me blâment d'aimer trop les bastiments et les richesouvrages; les autres, la chasse, les chiens, les oiseaux ; les autres, les cartes, les dés et autres sortes de jeux; les autres, les dames, les délices et l'amour; les autres, les festins, banquets, sopiquets et friandises. Lettre d'Henri IV à Sully, 8 avr. (607.
î SAUPOUDRAGE (sô-pou-dra-j'), ». m. Action de saupoudrer. La farine de seigle introduite dans Paris sert surtout à la fabrication du pain d'épices et au fleurage, c'est-à-dire au saupoudrage des panetons où l'on met la pâte au four ; cette opération a pour but de prévenir l'adhérence de la pâte, Journ. offic. (( mai (874, p. 32(0, (" col. Il faut renouveler le saupoudrage [de pyrèthre] pour atteindre les insectes au sortir de l'œuf, le Nouvelliste d'Avranches, 9 janv. (878.
t SAUPOUDROIR (sô-pou-droir), s. m. Instrument propre à saupoudrer. Afin.... qu'au moyen du saupoudroir la friture puisse s'en assaisonner, BBiLLAT-SAVABiN, Physiol. du goit, Méd. vu.
SAURE. Il 2* A;ou(ei ; Il Harengs francs-saures, harengs saures très-secs, fabriqués pour être conservés très-longtemps. X Boulogne et à Calais, on fume les harengs dits francs-saures, qui ne se mangent à Paris que lorsque les demi-prêts viennent à manquer, a. husson , les Consommations de Paris, p. 266.
t 2. SAURIN (sô-rin), ». m. Nom donné, dans le département du Cher, aux terres argilo-calcaires et ferrugineuses, les Primes d'honneur, p. 38), Paris, (874.
t SAUSUIRE (s6-sui-r'), ». f. Nom, dans la Provence, de terrains salés. Les alluvions de la Camargue ne renferment pas de pierres ; mais on y rencontre des sausuires ou salans ou terres salifères, HEUZK, la France agricole, carte n" 5.
— ÉTYM. Lat. iaisura, saumure.
SAUT. Ajoutez : — REM. Saut de mouton, jeu d'adolescents, etc. Les écoliers disent d'ordinaire saute-mouton, et non saut de mouton.
t SAUTADE (sô-tad'), s. f. Dans le quartier de Cette, nom d'un filet fixe pour la pêche, Statistique des pêches maritimes, (874, p. ((5.
t SAUTANT. Ajoutes : \\ 2* Fig. Qui a l'allure du saut, en parlant du style. Sa tournure [de Diderot I et la mienne, surtout dans mes premiers ouvrages, dont la diction est, comme la sienne, un peu sautante et sentencieuse, sont, parmi celles de nos contemporains, les deux qui se ressemblent le plus, J. J. Bouss. Lelt. à M. de Saint-Germain, 26 févr. (776. Il 3* Vin sautant, ancien nom du vin de Champagne, Journ. offic. (S janv. (877, 2* col.
t SAUTE-Â-L'OEIL (sô-la-leull. Il mouillées), s. m. Ce qui attire l'œil. Dans les costumes, la direction du Théâtre-Lyrique a eu le bon guùt de rechercher plutôt l'exactitude que le saut'î-à l'œil, A. AUBRRT, le Soleil, ^^ nov, (»76.
SAV
t iACTB-BOCCHON (sô-te-bou-ehon), ». m. Nem, au commencement du xviir siècle, du vin de Champagne mousseux. Le vin ainsi obtenu était désigné sous les noms de flacon pétllt.int, flacoo •mousseux, vin sautant, Vin mousseux, saule-bouchon ; la dénomination de vin de Champagne n'était pas encore en nssge, Journ. offie. (t juiT. (877, s* col.
t SAUTE EN RAHQUB. Ajout»* : || I* Nom donné, dans la Charente-Inférieure, à dos fagots qu'oD transporte à Rochefort et & la Koohelle, Itt Primti d'honneur, Paris, («73, p. 276.
t SAUTE-MOUTON (sau-le-mou-ton), i. m. Utile dans cette locution : jouer à taute-mouton, jeu d'adolescents où, après avoir pris ion élan en appuyant les mains sur les épaules d'un tamarade, on saute par-dessus sa tète, qu'il a baissée d'avance.
— ETYM. Saute I impératif du verbe sauter, et mouton .- mouton, saute.
SAUTERELLE. Ajoutez : || S* Nom, en Normandie, d'un jeu d'enfant, qui est la marelle. Mais aux barres, à la sauterelle, au cheval fondu, je reprenais avantage, ça me suffisait. Mémoires d'un imbécile, ch. viu, par u. noel, dans Philot. potil. janv. -fév. (875, p. <3(.
SAUTEUR. Ajoutez : || 7* S. f. Sauteuse, nom, dans la Moselle, du mulot, suo. rolland, Faune populaire, Paris, (877, p. 34. || 8* i'. m. pi. Les sauteurs, famille d'orthoptères.
t SAUTIER (sô-tié), ». m. Nom, dana le canton de Neucbâtel, Suisse, des huissiers du conseil d'État ou de ceux de la magistrature municipale de la ville de Neuchâtel.
— ETYM. Bas-lat. saltariu*, laltuariui, measier, celui qui garde les moissons, du bas-lat. talfui, fonds de terre, qui est une extension de sens du lat. saltus, forêt.
SAUTOIR. Ajoutez : || 8* Terme de gymnastique. Engin destiné à exercer au saut. Un groupe de jeunes gens qui n'avaient pas eu besoin d'avoir recours aux autorités pour se construire un sautoir [au moyen de cordes tendues sur des pieux fourchus].... je préférerais beaucoup pour le» militaires les tertres gazonnés de didérentes hauteurs,... N. LAisNi, Notions pratiques sur les exercices du corps, p. 27.
SAUVAGE Ajoute : || 8° Terme de métallurgie. Acier sauvage, nom donné aux fontes de Styrie, à cause de la propriété qu'elles ont de se transformer en acier avec une grande facilité, i^ouane», Tarif de (877, note 288.
t SAUVAGEMENT. — HIST. Ajoute* : \\ XIT* •. [Roi] qui pas ne le ressembla [son père] de sens ne de proesse, ains gouverna et maintint son rcgne moult salvagement, J. lkbel, frayes chroniques, t. l, p. 6.
t SAUVE-QUI-PEUT (sô-ve-ki-peu), I. m. Voy. SAUVER, n* 2U.
t SAUVETER. Ajoutez : Un bateau pilote a sanveté en mer, le 25 juillet dernier, une planche en bois de sapin, de six mètres de longueur sur cinquante centimètres de largeur, provenant des parois d'un navire, Journ. offic. 8 août (872, p. 6428, a* col.
t SAVAGNIN (sa-va-gnin), ». m. Nom, dans le Jura, d'un cépage noir et d'un cépage blanc, le* Privxes d'honneur, Paris, (869, p. 284. (Voy. ci-dessus SALVAGNIN).
t SAVANE. — ÉTYM. Ajoutez : La ressemblance du mot souone avec l'espagn. savana est purement fortuite, et fai<an« est un mot américain, d'après M. Roulin, qui cite en preuve ce passage de Washington Irving, llist. de Christ. Colomb. VI, 9 : Verdant plains, called by the Indians «avanahs (las casas, Hist. ind. i, »o). M. Ruulin regarde l'autorité de Las Casas comme décisive.
SAVANT. Il 3* Ajoutez : || Je n'en suis pas pins savant, ce que vous venez de me dire ne m'apprend rien.
1 SAVANTEAD (sa-van-tô), ». m. Ancien synonyme de savantasse. Montaigne haïssait les menteurs et les fous : Poursuivez, savanteaux, à réformer la langue, st-évremo.nd, les Académicieru, comédie, il, 3 (qui met ces deux vers dans la bouche de Mlle de Gournay, amie des archaïsmes).
— ETYM. Dérivé de savarU.
t SAVANTERIE (.sa-van-te-rie), ». f. Manière» appareil des savants (avec un sens péjoratif). L'attirail de la savanterie, comme elle [Mme de Verdelin] la nommait, l'efl'rayait autant que celui de la galanterie, sainte-bbuvb, Nouv. lundi», t. vt {Mme de Verdelin).
t SAVARIN (sa-va^ria), ». m.Giteaa roM «1
SCA
SCH
SGO
creux, en forme de couronne, arrosé de rhum.
— ÊTYM. Du nom de Brillai-Savarin, qui a beaucoup écrit sur la bonne chère.
t SaVART (sa-var), s. m. Nom donné, dans l'Aisne, aux terres incultes, Ut Primet d'honneur,
SAVETIER. Ajoutez .• || 4» Savetier, nom d'un caprironie, cerambyx sutor, H. pelletibr, Petit iict. d'rnlnm. p. 3«, Blois, 1868.
t SAVIGMAD (sa-vi-gnau), «. m. Nom, en Normandie, d'un filet formant une espèce de poche avec lequel on prend les truites quand la rivière est trouble, dklboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, 1876, p. 306.
t SAVOIE (sa-vol), s. {. Nom d'une ancienne principauté, qui fait aujourd'hui partie de la Kr.ince. !i Biscuit de Savoie, pâtisserie qui se fait avec des œufs, du sucre et de la farine.
SAVOIR. — REM. Il 2. En exemple de : je sai, AlOMlez : Des crimes si légers furent mes coups d'essai; Il faut bien autrement montrer ce que je sai, CORN. Medee, i, 4.
SAVON. Ajoutez ; || 10* Savon de Gênes, ancien nom du savon blanc consacré aux teintures et à la manipulation de la soie. Enquête, Traité de tomm. arec l'Anglet. t. vi, p. »62. || II' Arbre à savon, le sapindtts, bâillon, Dict. de botan. p. 248.
SAVONNETTE. Ajoutez : {| 6* Arbre à savonnettes, le sapindu» snponaria, L., bâillon, Dict. de botan. p. 248. Il 6" Terme d'horloger. Montre à double boite
t SAVOYAN (sa-vo-ian), s. m. Nom d'un cépage de la Savoie, dit aussi mondeuse, les Primes d'hon- Tteur, p. 650, Paris, 1874.
t SAYETTE. Ajoutez : || La sayette est encore usitée. L'arrondissement possède 480000 broches, dont 2U0 0U0 pour la fabrication des tissus et Î80000 pour les filés sayettes, Joum. offie. 9 juin 4873, p. 3698, 2* coI. Les industriels de Verviers prétendent que la perfection dans les lavages a exercé une inlluence immédiate sur le développement de la célèbre espèce de filés appelés sayettes, ib. r'col.
t SBITEN (sbi-tèn'), t. m. Mot russe qui désigne une boisson nationale composée de miel et de gingembre. On peut augmenter la ration d'eaude-vie [des troupes qui défendent Sébastopol); il sérail encore bon d'introduire, comme boisson, le sbilen. si toutefois on trouve les ingrédients nécessaires pour le composer. Lettres de l'empereur Nicolas à Henchikof, I7 janv. <865, dans le Nord, 4 août 1876, 4* page, 2* col.
t SCAFERLATI. Ajoutez : Les prix du scaferlativizir et du scaferlati-Levant, qualité supérieure, seront élevés respectivement de 2U à 36 francs et de 15 à 20 francs par kilogramme, Décret du 4" mors 1872.
tSÇAGARI)(sagar), ». m. Voy. saoard ci-dessus.
t SCALAIRE (ska-lê-r'), s. (. Genre de mollusques. Le docteur Hilgendorf a montré que cette espèce [plannrbis multiformis] présentait vingtdeux variétés de formes telles que certaines ressemblent à des hélices, d'autres à des scalaires, genres fort différents du genre planorbe, ch. mar- TiNS, Rev. det Deui-Hondet, «5 fév. (876, p. 7626.
t SCALPE. Ajoutez : — REM. On trouve aussi écrit scalp à la façon anglaise. Le scalp et l'anthropophagie, par M. Castaing, Jour», offic. 9 nov.
4876, p. 8075, 4" col.
SCANDALISER. || B° Anciennement, calomnier. Je craignais que cet homme [un gazetier].... ne m'eût scandalisé dans cette cour [la cour de Turin], les Aventures de M. d'Assouctj, t. ii, p. 82, 2 vol. Paris, 1677. || Cette acception inusitée aujourd'hui se trouve au xvi* siècle.
t SCANDINAVE. Ajoutez : — REM. VolUire a dit scaiidinavien, Dict. phil. au mot droit, sect. 4. Scandinave est seul présentement en usage.
t SCANDINAVISME (skan-di-na-vi-sm') , s. m. Caractères des peuples Scandinaves et do leurs idiomes. Un mélange s'opérerait [entre les Normans ei les Neustriens], le scandinavisme marquerait fortement son empreinte sur la population neustrienne, é. littré. Journal des Savants, octobre 4883, p. ssi.
t SCAPIIANDREI'R ou SCAPHANDRIER. ^;oulez; Les scaphandriers, ces ouvriers utiles, ne pénètretu qu'à des profondeurs rp|:itiv<meiit insignifiantes, alph. esquikos, Rev. des Deux-Mondes, t" juin l«73, p. fi«7.
t SCAPIIOCRPIIALIE (skafo-sé-fa-lie), i. f. et SCAPUOCÉPUALISME (ska-fo-sé-fa-li «m'), ». m. TenriS d'knthryifclb^, FVrmb du c'i^nt anUTdfeub
a celle d'une barque, Rev. d'anlhropol. t. iv, p. 67» et 673.
— ÉTYM. Sxâipoç, barque, et xeça'/r), tète. SCARABÉE. Ajoutez :\\i' Scarabée-tortue, nom
vulgaire des cassides, coléoptères, h. pelletier. Petit dict. d'entom. p 37, Blois, 4 868.
SCARIFICATEUR. || 2" Ajoutez : Le scarificateur donne un travail intermédiaire à celui de la charrue et de la herse, Joum. offic. 30 sept. 4 872,
p. 6263, 4" col.
t SCARRONESQUE (ska-ro nè-sk'), adj. Qui a le caractère de la bouffonnerie de Scarron, auteur du Virgile travesti et de comédies souvent burlesques. La lie un peu scarronesque oii Molière trempa au début, sainte-beuve, Portraits littér. t. II (art. Molière).
t SCATOLOGIQUE {ska-to-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport aux excréments. Manuel scatologiquc, titre d'une facétie.
— ÉTYM. ïxaTo;, génitif de ox&p, excrément, et Xoyoç, discours.
SCEAU. Ajoutez .•||15°Terme d'antiquité. Sceau amphorique, voy. timbre au Supplément.
t SCÊNIQUEMENT (sé-ni-ke-man), adv. Au point de vue de la scène. C'est [Mlle Guérin, par Daverny] une mélodramatique histoire qui lient de la ifiss Multon d'Adolphe Belot et de l'Institutrice de Paul Foucher, mais scéniqucment cela n'est pas mal fait, alph. daudet, Joum. offic. 26 mars
4 877, p. 2459, 4" COl.
SCEPTRE. — HIST. || xu« S. Ajoutez : El dei li mist de la main destre Et sa corono et son esceplre, BENOIT DE ste-more, Roman de Troie, v. 22985.
SCHABRAQUE. Ajoutez : || i° Garniture de sabots en peau de mouton. Schabraques pour galoches.
t SCHAPPE (cha-p'), s. f. Fil de déchet de soie, dit aussi fantaisie ou galette, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. 682. Laines peignées. schappes, fantaisies, cotons filés, Alman. Vidot-
Bottin, 4874-72, p. 4060, 3* Col.
t SCHÊAT. Ajoutez : — ÉTYM. Arabe, sâ'id' avant-bras, devic, Dict. étym.
t SCHÊRÉRITE (ché-ré-ri-f), s. f. Sorte de résine fossile. Les noms de cire fossile et de cire végétale donnés à l'ozokérite et à la schérérite sont de pure fantaisie et n'ont rien de scientifique, Rev. Britan. juin (876, p. 546.
t SCHÊVA. Ajoutes : — REM. Scheva doit être écrit et prononcé avec un e muet, et non avec un é aigu.
t SCHIBBOLETH. Ajoutez : || 2' Fig. Langage ou manières qui appartiennent à des groupes exclusifs, et qui désignent ceux qui en sont et excluent ceux qui n'en sont pas. Le duc d'Hcrouville, poli comme un grand soigneur avec tout le monde, eut pour le comte de la Palférine ce salut particulier qui, sans accuser l'estime ou l'intimité, dit à tout le monde : « Nous sommes de la même famille, de la même race, nous nous valons ! » Ce salut, le schibboleth de l'aristocratie, a été créé pour le désespoir des gens d'esprit de la haute bourgeoisie, DE BALZAC, Us Parents pauvres, la Cousine Bette.
t SCHIEDAM (ski-dam'), ». m. Nom hollandais et belge de l'eau-de-vie de grain. Les différentes espèces de bières et les boissons distillées, les eaux-de-vie indigènes [à Liège] fabriquées avec les grains et généralement connues sous le nom de schiedams ou do genièvres, Joum. offic. 26 févr.
4873, p. 4379, 2' COl.
— ÉTYM. Schiedam, nom d'un lieu de production de ces eaux-de-vie, en Hollande.
t SCHIRA (chi-ra), ». m. Fausse orthographe pour chiraz (voy. ce mot au Dictionnaire), les Primes d'honneur, p. 706, Paris, 4 874.
SCHISTE. Ajoutez : || Huile de schiste, huile qu'on retire des schistes bitumineux.
t SCUOIIET (cho-hèf, h aspirée dans het), s. m. Sacrificateur juif, celui qui est revêtu des fonctions qui consistent à saigner les animaux à l'abattoir conformément aux prescriptions du culte Israélite; il y en a quatre à l'abattoir central de Paris, MAXIME du camp, Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie, t. u, p. 84.
— FTYM. Hébreu, schaotte, sacrifier, égorger, abattre une bêle.
tSCIIOLAR (sko-lar), ». m. Terme anglais qu'on emploie quelquefois au sens d'humaniste, d'homme versé dans l'étude des langues classiques, et surtout avec un sens moqueur en parlant des hommes de c'oUé'ge ou qui en oal conservé leï IrtbifutleV.
— ÉTYM. Angl. scholar, qui est notre mot écolier. En anglais on ne dit pas scholar tout seul, mais classical scholar, greek scitolar, etc.
t SCUORRE (sko-r"), s. m. Nom donné, en Zélande, à des terres couvertes seulement par les hautes mers et n'ayant besoin que d'un endiguemcntpour être mises à l'abri. Schorres ou tenes en avant des jioldres, qui sont couvertes et découvertes par la marée, sont comme lais et relais de la mer, aux termes de l'art. 538 du code Napoléon, les dépendances du domaine public, Décret de Napoléon I", du 4 4 janv. 484 4, »ur l'entretien des polders, titre i, art. 4 . Des schorres endigué» ou poidres, ib. titre 2.
— HIST. XV' s Deux plaches de terre non dicquées mais communes avec la mer, appelées eu fîamenc scors. Octroi du l" oct. 14(4 de Jean duc de Bourgogne. Tous les scoors gisans entre Kieldrecht, Colloo et Werrebrouc, Octroi du :t ~ept. 4431, de Philippe duc de Bourgogne. {Kole cummuniquée par M. Du Bois, avocat à Gand.)
— ETY.M. Mot hollandais qui est le même que l'anglais shore, rivage; anglo-saxon, score.
SCIAGE. Ajoutez : || 2° Se dit pour bois de sciage. X Arbois, les sciages de chêne et de sapin jouissent d'une grande faveur, Joum. offic. 28 août 4 874, p. 3039, 3" col. || Sciages fins, nom donné à des planches minces, employées pour l'ébénisterie et la menuiserie de luxe, cr. broilllard, Rev. det Deux-Mondes, 45 sept. 4874, p. 36o.
— HIST. Ajoutez :\\xvv' s. Pour cent de siage [bois scié, planches], uanteluer. Glossaire, Pa is,
SCIENCE. Ajoutez : || 11' Science abstraite, science considérée indépendamment de se.s applications, dans le langage de la philosophie posiiii'c, qui en compte six : la mathématique, l'astrunomie, la physique, la chimie, la biologie et la sociologie (COMTE, Système de phihsnphie positive). || On ait quelquefois en ce sens science pure. J'ai tort de dire science pure, car il n'y a pas une science pure et une science appliquée : il y a la science et les applications de la science, paul beht, Joum.
offic. 44 janv. 4873, p. 248, 3* COl.
SCIENTIFIQUE. AjouUz : \\ 2* En parlant de» personnes, qui s'attache aux choses de science. [La Mère Angélique] très-exacte à ses devoirs, très-sainte, mais naturellement un peu scieLUdque, RAC. Lexique, éd. P. Mesnard.
t SCINDEMENT (sin de-man), ». m. Néologism* Action de scinder; résultat de cette action. L'étude du scindement de l'a [dans les langues indoeuropéennes], L. havet, l'Unité linguistique européenne, dans Mém. de la Soc. linguistique de Paris, t. Il, 4' fascicule, p. 266.
t SCINTILLOMÈTRE (sin-til-lo-mè-tr') , ». m Instrument propre à mesurer le scintillement. Note sur un nouveau scinlillomètre, par Montigny, Acad. des se. séance du 20 fév. 4865.
— Etym. Lat. scintilla, étincelle, et (jiÉTpov, mesure.
j SCLAUNEUR. Ajoutez : — RE.m . Le sclanneur ne diffère du hercheur ou hiercheur, qui est un enfant de douze ans et au-dessus, une jeune fille, on un ouvrier incapable de travailler à la veine, que parce qu'il est plus fort, quand l'exploitation se fait par voies montantes.
t SCLÔNAGE, SCLONEUR, voy. sclaUnaok,
SCLAUNEUR.
t SCOLASTICISME (sko-la-sti-si-sm'), s. m. Caractère de la scolastique, tendance à la scolastique. La science théologique était redevenue un scolasticisme aride et stérile , qui cherchait sa force et sa valeur dans les définitions et dans la netteté précise des formules, éd. reuss, la Bible, Introd. génér. p. 46, Paris, 4874.
SCOLASTIQUE. Ajoutez : || 6' Écrivains [scho- Joslict) attachés à la bibliothèque Vaticane à Rome, et qui ont soin de revoir sur les manuscrits les livres qu'on veut réimprimer, Bibl. critique, Bile, 1709, t. I, p. 267.
t SCOLYMB (sko-li-m'), s. m. Genre de plantes de la famille des composées, dont les feuilles sont armées de fortes épines.
— FTYM. Ixo).upLc;, sorte de chardon.
t SCOPfiLIS.ME (skopé-li-sm*), ». m. Terme d'antiquité. Action de mettre de grosses pierres dans les champs pour empêcher le labourage. Jeter de» pierres dans le jardin d'autrui, allusion au scopélisme, crime de ceux qui jetaient des pierres dans la teiro d'autrui, pour empêcher de la cultiver; le scopélismc, né de la haine des pasteurs, contre les àïr'riVnu'^urs, é't'ait (T%'^-fr'&i}x'èn\ éin's ratitîqtoé;