SEB
il avait lieu quelquefois dans le moyen Age, malgré la sévérité des lois qui en condamnaient les auteurs à la peine capitale, P. N. quitahd, Dict. des frni'erbes, v jardin, l'aris, 1842. .
— KTVJi. lxont).ta().oî, de axo7t£).oc, grosse pierre, lat. scopulus.
t SCOnSMK (sko-tism'), ». m. Pliilosopliio de Duns Scott (voy. scottiste au Dictionnaire). Il (Rabelais) a pratiqué Aristote; ce n est pas do lui qu'il se moque, par exemple, dans le catalogue de la bibliothèque de Saint-Victor, mais do la mauvaise scolastique, et, dans celle-ci, du scotisme, Journ. ofjic. (2 avril )877, p. 2816, \" col.
t SKOVMOSE (skov'-mo z'), s. m. Mot danois qui signifie marais contenant d'anciennes forêts et présentant la forme d'entonnoirs, dans lesquels les archéologues danois ont trouvé des objets façonnés.
t SCKAMASAXE.' Ajouiex : Des poteries mérovingiennes, des boucles de ceinturon, des francisques, des scramasaxes ou longs coutelas pointus, Jniirn. 'i/JÎC. (" nov. 1873, p. 6658, 3' col.
SCRKAtT (.skre-au), s. m. Nom, à Belle-Ile, en Bretagne, de la petite mouette, larus ridibundus, GOUE/.EL, les Oiseaux de mer, Nantes, 1875, p. 12.
t SCItlBAlN (skri-bin), s. m. Terme wallon. Coflre sur console, au milieu duquel est une espèce de tabernacle intérieurement très-orné, où se serraient l'argent, les titres, les parchemins; le reste est en tiroirs. Tantôt son gros poing s'abattait sur une curieuse porcelaine du Japon, sur une faïence de Delft, placées sur un scribain d'ébène niellé d'ivoire, g. de cuERvatE, les Aventures d'un chien de chasse, ch. ix.
— ÉTYM. Bas-lat. scribania, anc. franc, seribanie, grefle, de scriba, écrivain (voy. scribe).
SCRIBE. — HIST. XVI* s. Ajoulex : Il est escript : je destruiray la sapience des sages, et reprouverai la prudence des prudens ; oîj est le sage .' oîi est le scribe"? oii est l'inquisiteur de ce siècle? / Cor. I, 20, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris,
' SCRIPTURAIRE. Ajoulex : || 2* Le principe scripturaire, le principe qui fait que, pour les proteslaiits, la Bible est la charte de l'Église, Revue ciiiique, 5 sept. 1874, p. 155. Il 3° Qui appartient à l'écriture, aux caractères d'écriture. Les auteurs anciens savaient qu'il existait en Egypte, dans la gniride antiiiuite, un système scripturaire trèscomplet, halévy, Journ. o//ic. 20 août 1872, p. 5608, V col.
SCRIPCLE. — HIST. Ajoulex : XII' S. La overte faisons desloial lo scrupeilhon de ma pense [pensée], ii Dialnge Grégoire lo pape, 1876, p. 15D.
t SCItUTlNER. Ajoulez ; j! SCRUTINÉ . ÉE. Qui a servi à un scrutin. Les fèves pour ballotter furent distribuées, scrutinées, recueillies, de monlAiGLON, Hist. de l'Acad. de peinture (Mém. attribués à H. Testelin), t. ii, p. 10. i| 2» Dans le sens de scruter; ce qui est un emploi ancien. Les évêques doivent-ils imprimer des mandements à toute occasion sans rime ni raison, et, à propos des œufs du carême, scrutiner la politique de l'État? Corespondance de SapoUion t", N'oie pour le comte Marel, i7 fév. isoo.
t SCULPTEUIE (skulto-rie), S. f. Terme de dénigrement. Sculpture médiocre, mauvaise. Comme disait au salon un homme du peuple : tout ce qui n'est pas de la sculpture est de la sculpterie,
DIDER. Œuir. Compl. 1821, t. X, p. 82.
t SCUTIGÈRE (sku-ti-jè-r'), s. m. Genre de myriapodes dont le corps est recouvert de huit plaques en forme d'écusson.
— ETVM. Lat. scutum, écu, bouclier, et gerere, porter.
t SÊBASTOCRATOR (sé-ba-sto-kra-tor), S. m. Grand dignitaire à la cour des Comnènes, à Constantinople. Andronic, le second [fils de Jean Comnènel, fut décoré du titre de sébastocrator, E. MILLER, Journ. offic. 7 sept. 1874, p. 7438, l" col.
— ÈTY.M. ïeêaoTtJxpiTùip, de ceêaoTOî , digne d'honneur , auguste [l'auguslus des latins), et xpaTîïv, commander.
t SEBKUA (sèb-ka), s. f. Synonyme de chott (voy. ce mot au Supplément). Les chotts ou sebkhas sont autant de lacs et d'étangs salés oii l'évaporation de l'été dépose une couche de sel brut, Journ. offic. 2 mai 1874, p. ;1063, 3* col. La vaste sebkha d'Oran, ib. p. 3064, l" col. Les indigènes désignent sous le nom de chotts ou sebkhas dos bas-fonds vaseux, couverts de matières salines, où l'eau ne séjourne qu'à certains moments de l'année, ROUDMRE, Riv. des Dexiï-iionde's , 15 mai i674,
SEC
SEC. Il 11* Ajoulex : || II se dit aussi des sons. Son but était de remédier à l'inconvénient des sons secs et coupés de cet instrument en prolongeant leur tenue, l. gougenot, dans Uéin. inéd. sur l'Acad. de peint, publiés par Dussieux, etc. t. il, p. 3i3. Il 22" X sec. Ajoutez : \\ Peinture k sec, par opposition à peinture à fresque, peinture exécutée sur une muraille sèche, sur du bois sec, ou sur tout autre fond sec. Les moines l'accusaient [Lanfianc] d'avoir exécuté ses peintures à sec, au lieu de les avoir faites àfresque.... il était perdu de réputation, s'il demeurait prouvé qu'au lieu d'improviser à fresque les peintures de Saint-Martin, il avait pris son temps pour les exécuter lentement à sec, en les retouchant et en les corrigeant tout à son aise, j. dumesnil, Hist. des amal. ital. p. 389 et 390. Il Filer à sec, filer sans humecter. Nous filons à sec et nous peignons avec une légère addition d'huile, Enquête, Traité de comm. avec l'Angli terre, t. m, p. 4 98. || 28° Sec ou secs, à l'écarté, au billard, etc. se dit d'une partie unique et sans revanche et par opposition à partie liée. Je te joue cola en cinq sec ou secs. || Proverbe. Année sèche n'appauvrit son maître.
t SECACAL (se-ka-kal), s. m. Nom arabe d'une sorte de panais, Dict. d'hist. nalur. de Déterville, t. xxiv, p. 447.
t SÊCÊDER (sé-sé-dé), v. n. Mot forgé du latin. Opérer une sécession, en parlant d'États confédérés. La Caroline du Sud avait sécédé la première, le 20 décembre I8«0, Rev. desDeux-Uondes, 1" juin 1873, p. 501.
— ETVM. Lat. secedere (voy. sécession).
t SfXENTISTE (sé-san-ti-sf), s. m. Nom que les Italiens donnent aux écrivains et artistes du xvi* siècle (on trouve aussi seicentiste). Il [Mariette] composa en son honneur [la Rosalba] un sonnet dans le goût du cavalière Marini et des autres seicentistes, i. dumesnil, Hist. des amat. français, P. J. Mariette, p, 25.
— ÊTYM. Ital. secentisla, desecento, six cents, de sei, six, et cento, cent.
t 3. SËCHE (sè-ch'), s. f. Sorte de maladie qui attaque les pins du département des Landes. On serait disposé à croire que l'hylobe s'attaque aux jeunes pins atteints de la sèche et contribue ainsi à étendre le mal, Enquête sur les incendies des Landes, p. 17. Dans certaines portions, le sol a été tellement desséché par cet écoulement artificiel [les fossés d'assainissement] qu'il se manifeste des sèches dans lesquelles les pins meurent en abondance, ib. p. 62. En écrêtant le sol de manière à mettre à nu lo collet de la racine du pin on arrête la propagation de la sèche, ib. p. 17.
SÉCHERESSE. Ajoulex : || Proverbe. Jamais sécheresse n'a causé détresse.
t SÉCHERIE. Ajoulex : || 4" Se dit également des appareils servant à sécher, notamment de l'ensemble des cylindres sccheurs de la machine à papier. Il 5* Terme de forestier. Lieu sec dans une forêt. Cette dernière graine [do pin sylvestre] surtout est récoltée en grande abondance à la sécherie do Hagucnau, Cire, forêts, o oct. 1835, n» 365 ter.
t SÊCHEUR. Ajoulex :||2« Appareil sécheur, appareil employé à sécher le tabac dans les manufactures, Réponse aux questions posées dans l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 103, Paris, 1874.
f SÊCIIEUSE (sé-cheu-z'), s. f. Machine pour sécher, Journ. offic. 24 fév. 1876, p. 1371, 3° col.
SECONDE.MENr. — HIST. Ajoulex : xiV s. Si corne apparoir pooit par le tesmoing du saing mis secundement oudit poinson par iceulz vcrgeurs (1377), VARIN, Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 439.
tSECOUA(lE(se-kou-a-j'), s. m. Action de secouer. Elle [la maturation des tabacs] est interrompue par des retournements, simples ou avec secouage, opérations ayant pour but d'empêcher, en aérant les fouilles, la fermentation de s'exagérer, Journ.
0[flC. 29 nov. 1875, p. 9800, l"COl.
1. SECRET. Ajoulex : || 10° Société secrète, voy. SOCIÉTÉ au Dictionnaire. Il 11* Le tribunal secret, la confession. Les crimes dont i' n'y a que la pensée et l'intention sans exécution ne se recherchent pas; cela est remis au tribunal secret, duplessis, cité dans Lettres, etc. de Colbert, t. vi, introduction,
p. XLII.
SECRfiTAlRE. Ajoulex : \\ H' Celui qui a l'habitude d'écrire des lettres, synonyme d'épistolier. Feu M. du Maurier était un très-habile homme, le m'éïlleur s^Vr'étair'e de son iempî, et j'ai V^ d^^s
SEI
lettres de lui pleines d'esprit et de jugement, BALZAC, Lett. inédites, LXii, éd. Tamizey-Larroque. Il 15* S. f. Une secrétaire, une femme qui sert de secrétaire. Je mets dans votre troupe Mme du Janet et la secrétaire [Mlle Montgobert, qui écrivait souvent pour Mme de Grignan] , sÉv. à Wme de Grignan, 14 fév. 1680, dans Letl. inéditet, éd. Capmas, t. ii, p. 98.
t SKCRfiTISSIME (se-kré li-ssi-m), adj. Superlatif à forme latine de secret. Je vous prie, encore un« fois, que celte affaire soit secrétissime, qui n'art sue ici que de H. Mazarin, de moi et de celui qui l'écrit, RICHELIEU, Lettres, etc. l»42, t. vu, p. 65.
SEOTATKUR. — HIST. xvr S. AjotUex : Frère, tu voys combien sont de milles es Juifz qui ont creu, et tous sont secUteurs de la loy, j4cl. xxi, 20, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'ÉUples, Paris, i;>25.
SECTE. — HIST. Il XYI* s. Ajoutex : Pareillement lesdicts blitres [bélitres], truans et gens dessus dicts, avec leurs garces de Icgiere vie et de leur secte, se retirent bien souvent es bospitaulx, et aultres es tavernes, cabarets et lieux dcsbonnestes, Ordonn. î2 déc. 16I5, dans les Placcartt de Flatidre, I, p. 5.
t SECTIONALE (sè-ksio-na-1'), adj. f. Terme forestier. Forêt sectionale, toute forêt qui appartient à une section de commune. Art. l" : La forêt sectionale de Brenod (Ain), d'une étendue d'environ 191 hectares, sera traitée en futaie et soumise à une révolution de 120 ans, partagée en 4 périodes trentenaires correspondant, sur le terrain, à un même nombre d'affectations, Wcret du2i déc. I87j, Bull, des Lois, partie supplém. l^sem. 1873, n* 6«o
t SECriONNEL. Ajoutex : Une des premièrci déclarations que firent les fondateurs de la société [des grangers ou agriculteurs, en Amérique],, fut qu'elle n'était pas sectionnelle, c'est-à-dire dans l'intérêt d'une fraction du pays, nord, ouest ou sud, Journ. offic. 28 déc. 1876, p. 9806, 2* col.
t SEDO.V (sé-don) ou SÉDDM (sé-dom'j, t. m. Nom botanique du genre orpin.
— KTYM. Lat. sedum, joubarbe des toits.
t SÉDUCÏIBLE (sé-du-kti-bl'), adj. Néologisme. Susceptible d'être séduit. J'admirais la sottise de Napoléon de n'avoir pas su gagner un être aussi séductible [Mme de Staël] et destiné à produire tant d'effet sur des Français, de Stendhal (h, beyle), Correspond, inédite, l" série, lettre du 17 juin
— ÊTYM. Lat. seductum, supin de teducere, séduire (voy. séduire). Le latin a teductilis.
t SÉGALA (sé-ga-la), s. f Nom, dans le Midi, des terres à seigle. Dans ces contrées [haute et basse Marche de Rouergue], les ségalas ou terre» graveleuses ou granitiques ne produisent que du seigle.... ici [dans le Gévaudan], comme sur les ségalas des Cévennes, la culture du sainfoin et du seigle, HEUZÉ, la i'rance agricole, p. 16. Les ségalas [du Languedoc] sont des terres à seigle composées de grains quartzeux, id. ib. carte n* 5.
— RrVM. Voy. SEIGLE.
t SEGMENTER (sègh-man-té), V. a. Couper en segments. || V. réft. Se segmenter, être coupé en segments. M. Faye signale, d'après des dessins très-bien faits d'un opticien de Saintes, une tache sur le soleil, qui, au lieu de se segmenter, a offert le phénomène inverse, Journ. offic. 8 mars 1877, p. 1783, 3' col.
t 2. SEICHE (sè-ch'), s. f. Nom donné aux variations rapides de niveau dans les lacs de la Suisse. Acad. des se. Comptes rend. t. lxxix, p. lO. Les riverains du lac Léman appellent seiche un phénomène accidentel consistant en un mouvement alternatif et répété d'élévation et d'abaissement du niveau de l'eau du lac, h. de pabville, Journ. offic. 14 janv. 1875, p. 341, a* col.
t SÉIDE. — ETY.M. Ajoulex : Séide ne vient pas de l'arabe seyid, seigneur, qui a donné cid, mais de Zcid, nom d'un affranchi de Mahomet (defré-
MEHV).
SEIGLE. Ajoutex : || 3* Faux seigle, autre nom du ray-grass, J. p. henrï. Essai sur l'arrond. de Boulogne-sur-ker, p. 181, Boulogne, l8io.
t SEIGLEUX (sè-gleû), adj. m. Blé seiglenx, nom, dans l'Oise, du méteil, dit aussi blé de meyago, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. «3.
t SEILLOM (sèllon, 1{ mouillées), *. r„. Dans le canton do Vaud, ustensile en bois à une ansa, servant à recevoir le lait que l'on trait.
— ETVM. Dérivé de mil*.
+ SEINCHE tsin-ch'), t. f. Nom d'une pêch» qo« l*c>D fait dans la tfédit'cr'ranée i l'aide de grandi
SEM
filets pi«rrés et flottés. Palavas et Aigues-Mortes comptent déjà quatre seinches employant un perjoniiel considérable, Statistique des pêches marilimes, i»y*, p. •<»•
ETYM. Autre forme de seine.
t SEINEa. Àjoulex : Il 2' V. a. Prendre avec la
0eine Qu'il serait interdit chaque année, sur
la côte de Terre-Neuve, de seiner le hareng du so octobre au <" a"V'ril suivant, Rev. des Deux- Mondes, f nOT. «87i, p. 433.
SEING. Il 4' Ajnulet: || Abus de blanc-seing, inscription frauduleuse, au-dessus de la signature, d'un acte préjudiciable au signataire.
t SEISSETTE (sê-sè-f), ». f. Sorte de blé tondre, dit aussi blé du Roussillon. Parmi les blés barbus, plus rustiques, le blé du Roussillon ou seisselte, très-apprécié [comme blé tendre] dans le déparlemont d'Oran, Journ. o//ic. 29 août <874, p. 6268, 4" col. (comparez ci-dessus saissette).
SEL. Ajoxilet : \\ 9" Sel de coussin, nom, dans la Seine-Inférieure, du sel qui provient de morues péchées à Terre-Neuve, et qui est employé comme engrais, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. <o. Il 10° Action de saler, salaison. 11 était nécessaire, au point de vue de la conservation, de faire prendre deux ou trois sels au hareng blanc et de fumer fortement le hareng saur, Joum. offic. 28 oct. <875, p. 8894, 4" col. Il 11° Arbre à sel, l'arecque singe, areea madagascariensis, Mart., bâillon, Dict. de bol. p. 248. ||U° Aller au sel, ancienne locution qui signifiait acheter des vivres. Ce que ces gens ici promettent n'est pas aigent pour aller au sel, MALH. Lexiqu-, éd. Lalanne. || 13° Sels immondes, dits aussi ressels et saumures, sels provenant de la salaison des poissons, Douanes, Tarif de 1877,
p. CLXXV.
— REM. La loi du 28déc. <848 a supprimé toute distinction, quant à l'application du tarif d'entrée, entre le sel de marais ou sel marin, le sel de saline et le sel gemme, autrement dit sel de roche ou sel fossile. Ces sels, que l'on confond, dans l'usage, sous le nom de sel commun ou de sel de cuisine, sont identiques dans leur composition. Les nomenclatures chimiques les désignent sous la dénomination de chlorure de sodium ou chlorhydrate de soude. Douanes, Tarif de 4 877, note 369.
SELLE. Ajoutei : \\ 8° Terme de chemin de fer. Selle de joint, selle intermédiaire, synonymes de coussinet de joint, de coussinet intermédiaire, qui sont employés à maintenir les rails sur la traverse et par conséquent l'écartement constant des deux rails de la même voie; les coussinets sont faits en forme de selle. La compagnie du chemin de fer central suisse met au concours la fourniture de 41 000 selles de joint, 27 500 selles intermédiaires, Joum. offic. 4 0 févr. 4 874, aux annonces.
] SELTZ {sèlts'). Eau de Seltz, eau chargée naturellement d'acide carbonique. || Eau de Seltz artificielle, eau chargée de plusieurs fois son volume d'acide carbonique par une pression.
t SEMAGH (se-magh'), *. m. Plante d'Algérie qu'on emploie pour pâte à papier, guy, l'Algérie,
t SEMAILLES (se-mâ-Ué, Il mouillées), v. a. Semer, avec un sens péjoratif. Us prêchent et courent, et vont semaillant je ne sais quoi que le vent emporte, a. de musset, 2* lettre de Dupuis et Colonnel.
SEMALVIER. Ajoutez : \\ 3° lioîte à rasoir contenant sept lames. || 4° Adj. Qui appartient à la semaina, qui dure la semaine. |1 Bracelet semainier, cercle en métal, habituellement en argent ou en or qu'on ne quitte jamais. Bracelets semainiers dits porte - bonheur, Joum. offic. 3 déc. 4876, p. 8984, 4" col.
t SEMAQUE (se-ma-k'), s. m. Navire des Pays- Bas. Les bâtiments de petite dimension tendent à disparaître.... les semaques figuraient sur l'efTcclif de 4848 au nombre. de 4 84, d'un jaugeage total de -4 4 480 tonneaux; on n'en compte plus, en <873, que 8 avec 627 tonneaux, Joum. offic. 27 août
4874, p. 6224, 2" Col.
— ÉTYM. Voy. ci-dessous smack.
SEMBLKR. Ajoutez : \\ 10' Il semble de..., on
dirait.... J'ai une maladie.... c'est la courte baleine; quand cela me prend, il semble d'un coup de vague, halh. Lexique, éd. L. Lalanne.
SEMC. Ajoutez : Il 7° S. m. En termes de modes, un semé de, un tapis, une étoffe semée de. Un joli semé de marguerites sur fond de verdure.
SE.\IELLÈ. Ajoutez : || Battre la semelle, battre le cuir pour le corser. || 16" Petit plateau d'osier portant huit pèches, dit semelle, parce que c'est
SEN
un fond de panier. Pèches de Montreuil : 4 Ar. 60
la semelle de huit.
— ÉTYM. Ajoutez : Origine inconnue, est-il dit dans le Dictionnaire. M. Bugge, Romania, n* 4 0, p. 4 67, essaye de pénétrer plus loin. Arguant d'une des formes, sommele, il suppose un bas-lat. sumella, qu'il croit dit pour subella, comme samedi pour sabedi. Dès lors subella est le diminutif du lat. suber, liège'; d'après cela, la notion originaire de semeité serait petit morceau de liège; on sait du reste que les Romains et les Grecs portaient des semelles de liège, pour paraître plus grands ou, dans l'hiver, pour la santé. Cela est bien, mais il faudrait des intermédiaires pour assurer la déduction.
t SEMESTRIALITÉ{semè-stri-a-li-té),î. f. || l' Caractère de ce qui est semestriel. || 2° Échéance semestrielle. Le paiement régulier de la susdite sémestrialitè, Prospectus de l'emprunt égyptien de juillet 4 873.
t SEMESTHIELLEMENT (se-mè-stri-è-le-man), adv. Tous les six mois, par six mois. Intérêts à raison de sept pour cent, payables semestriellement, Prospectus de l'emprunt égyptien de juillet 487.1. Le conseil d'administration.... fait semestriellement un rapport sur la situation financière de la société, le Crédit coopératif de France, Paris, 4 874, p. 4 3. Ils s'engageaient à payer semestriellement 53 333 francs 33 centimes. Gaz. des Trib.
t SEMI-COLON. Ajoutez: — REM. Les Allemands disent semi-colon pour : point et virgule.
t SEMI-DIRECT, ECTE (se-mi-di-rèkt', rèk-t'), adj. Terme de chemin de fer. Qui est àdemi direct, en parlant d'un train. Pendant les intersessions et jours fériés, les trains directs et semi-directs de Paris-Saint-Lazare..., Avis du chemin de fer.
t SEMI-HEBDOMADAIRE (se-mi-è-bdo-ma-dê-r'), adj. Qui parait deux fois par semaine. Des journaux quotidiens, semi-hebdomadaires, hebdomadaires, Joum. offic. 2 mars 4875, p. 4576, 2» col.
f SEMI-MENSUEL, ELLE (se-mi-man-su-èl, è-l'), adj. Qui se fait, qui parait deux fois par mois, à la difi'érence de bi-mensuel signifiant : qui se fait, qui parait tous les deux mois.
t SÉMINISTE (sé-mi-ni-st'), s. m. Ancien terme de physiologie. Partisan de l'opinion qui attribuait la formation de l'embryon au seul mâle. Comment les séministes, les ovistes, les animalculisles expliquent-ils la formation de ces métis? volt. Dict. phil. Monstres.
— ÉTYM. Lat. semen (voy. semeb).
t SÊMIOGRAPIIIQUE (sé-mi-o-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à la sémiographie. La bibliothèque de Paris possède plusieurs spécimens de l'art sémiographique des Grecs, Joum. offic. 3 janv.
4 875, p. 30, 3" col.
t SÉMITISER (sé-mi-ti-zé) , V. n. Parler une langue sémitique. C'était le temps où, selon la piquante remarque de M. Maspero, les raffinés de Thèhes et de Memphis trouvaient autant de plaisir à sémitlser que nos élégants à semer la langue française de mots anglais mal prononcés, jules souHY, la Phénicie, Rev. des Deux-Mondes, 16 déc.
t SEMITISTE (sé-mi-ti-sf), s. m. Celui qui se livre à l'étude des laiigues et de l'histoire des peu]jle.'; sémitiques.
t SEMPITERNELLEMENT (sin-pi-tèr-nè-le-man), adv. D'une manière sempiternelle. [Voulez-vous montrer] Que tout, même la mort, nous ment, Et que sempiternellement Hélas ! il nous faudra peutêtre. Dans quelque pays inconnu, Ecorcher la terre revéche. Et pousser une lourde bêche Sous notre pied sanglant et nu? Baudelaire, Fleurs du mal, cxviii.
SÉNAT. — HIST. XII* S. Ajoutez : Onquore esteit assez matins. Quant li conciles rassenbla Et que toz li senez josta, benoît de sainte-mobe, Roman de Tnie, v. 2622S.
t SÉNÉGA (sé-né-ga), s. m. Plante, le polygala senega, h. Le docteur Honoré, frappé do voir les naturels du centre de l'Australie guérir toutes les maladies de poitrine par le suc du sénéga, Joum. offic. 23 avril 4 873, p. 2720, 2« col.
t SÉNIORAT (se ni-o-ra), s. m. Qualité d'être le plus âgé dans une famille, en parlant aussi bien des fils que des autres membres. La loi musulmane de succession est fondée sur le séniorat ; elle veut que le chef de la religion, le khalife, soit toujours l'aîné dans la famille du prophète ou dans la famille régnante qui est en possession des droits du kbalifat, Journ. des Débats, 8 juill. 4872. L«'
SEP
séaior»t n'est pas, à proprement parler, une ial positive en Turquie ; il est permis d'y déroger, et c'est ce que voulait faire Abd-ul-Aziz en faveur do son fils; mais le séniorat est au moins un usage ancien et respecté, le Temps, 2 juin 4876, 4'« page 2* col.
— ÉTYM. Bas-lat. senioratus, du lat. senior, plus vieux (voy. seigneur).
T SENNAL (sèn-nal), s. m. Poisson de l'Inde, dit aussi anabas, qui peut vivre hors de l'eau pendant quelque temps et grimper sur les arbres au moyen de ses nombreuses épines, cortambërt, Cours de géographie, Paris, 4 873, p. 557.
SENSATION. Ajoutez : || 5° X sensation, de manière à produire une impression marquée. Nouvelle à sensation.
t SENSIBILISER. Ajoutez : || l' Fig. Donner de U sensibilité. Je sais bien que lies a.iciens aussi ont sensibilisé, animé la nature, ch. durier, Journ. offic. z\ oct. 4 874, p. 4248, 4"col. Ce théisme, doucement rationalisé et sensibilisé à ravir un Bernardin de Saint-Pierre , sainte-bbuve. Causeries du lundi, t. xv {l'abhé de Saint-Pierre). Il 3° Fig. Aviver la sensation, le sentiment. En somme, il n'y a pas de profession oîi l'on se déchire d'aussi bon cœur [qu'au théâtre] ; aucun art ne sensibilise à ce point l'amour-propre, alph.
DAUDET, Joum. Offic. 24janv. 4876, p. 720, 4" COl.
SENSIBILITÉ. Ajoutez : \\T Fig. Se dit de la régularité avec laquelle un marché, une bourse obéissent aux plus légères différences. Le marché des grains d'une sensibilité excessive, horn, l'Écon. pol. avant les physiocrates, ch. ix. En démontrant l'extrême sensibilité de ce jeu de bascule [l'offre et la demande], id. «6.
SE.NSIBLE. Il 12° S. m. Ajoutez : Ses enfants [de la mère du prince de Condé] , qui étaient le sensible de son cœur, m"' de motteville, Mém. p. 364. Il 13° Proverbialement et populairement. C'est comme si vous chantiez femme sensible, se dit d'une demande qui ne doit pas avoir de résultat. Il Cette locution vient d'une romance célèbre de l'opéra d'Ariodant ( 4 799 ) , musique de Méhul, paroles d'HolTmann : Femme sensible, entends-tu le ramage De ces oiseaux qui célèbrent leurs feux? Pour indiquer une demande vaine, on a dit d'abord : C'est comme si tu chantais femme sensible sur l'air de Malbroug, c'est-à-dire si tu détruisais par l'air ridicule l'eflet des paroles sentimentales. Puis la locution s'est abrégée, comme il arrive souvent.
SENSIBLEMENT. — ÉTYM. Ajoutez : Faut -il rapportera sensiblement l'adverbe de cet exemple : xir s. Ceste confusions de desturbance avoit samtieblemenl apresseit le cuer de ceaz [ceux ..., li Dialoge Grégoire lo pape, tB16,'p.3ib. Santieblement supposerait un bas-lat. sentibilis; or il y a en effet dans le bas-lat. sentificare pour sensiflcare (voy.