DU CANGE
SENSITIF. Il 1* il;ou<e« : || La Morale sensitive, titre d'un ouvrage que J.-J. Rousseau méditait, et qu'il ne fit pas; il y voulait montrer l'influence des régimes, des manières de vivre, etc. sur le moral des hommes, Confess. a, l" part.
t SENSUALISER (san-su-a-li-zé), v. a. Donner un caractère sensuel ai'x choses. Ne craignant pas de sensualiser un peu une existence qu'un fonds de sagesse inaltérable garantissait des grossièreté», L. ULBACH, M. et Mme Femel, v.
SENSUEL. — HIST. xvi° S. Ajoutez : Ne soyez point menteurs contre la vérité ; car ceste sapience n'est point d'en hault descendant du père des lumières, mais terrienne, sensuelle, diabolique, Jacques, m, 4 6, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 4 525.
SENTI. Ajoutez : || 2° Fig. Qui est le résultat du sentiment, de l'afTectlon, de l'intérêt. Quelle injustice, lui dis-je ! un caprice vous fait vous refuser à des démarches senties et nécessaires de ma part, CAZOTTE, le Diable amoureux, ch. xni.
t SÉPALAIRE (sé-pa-lè-r'J , adj. Terme de botanique. Qui a rapport aux sépales. Une feuille sépalaire ou pétaline, trécul, Acad. des se. Comptes rend. Lxxxn, p. 884.
+ SÉPARABILITÉ (sé-pa-ra-bl-li-té), t. f. Possibilité de séparer; qualité de ce qui est séparable. La distinction et la séparabilité du fait et du droit dans l'affaire des cinq propositions, l'abbé Dumas, Ilist. des eirui propositions de Jansenius (i7oii}, dans SAI{ITE-BEUVE, Port-Royal, t. m, p. *f, •">• éd
\ SÉPARATEUR. Ajoutez : || S. m. Appareil qui établit une séparation. Les fosses [d'aisance] filtrantes à l'égout se composent dttne tinette rnooit
SER
d'on séparateur qui donne le moyen de retenir les matières fermes dans une dos parlies du récipient, et d'éliminer par un tuyau les eaux vannes à l'égout, LIGER, Fosses d'aisance, p. 3, Paris, 1876.
SÉPARÉ. Àjoutej : || 8" Teint séparé, expression maintenant obscure pour nous, synonyme proliablementde teint démêlé, qui se dit en Suisse pour teint débrouillé. Emilie a les yeux touchants, le teint séparé, délicat, uni, eaint-évremond, t. ii, Idée de la femme qui ne se trouve point. {I Voy. à DÉMÊLÉ dans le Dictionnaire un exemple de Saint- Simon où teint démêlé est expliqué autrement, prob»blement à tort.
SÉPARÉMENT. — REM. On dit séparément de, comme indépendamment de. Ces motifs considérés séparément l'un de l'autre.
t SEPTAÏEUL, EULE (sè-pta-ieul, ieu-l'), t. m. et f. Aïeul, aieule qui est avant le sextaieul, c'està-dire le septième ascendant après le père, chà- TBAUBR. Mém. d'outre-tombe, t. xii, p. 9», 1850.
— ETYM. Lat. septem, sept, et aïeul.
I s. SEPTAIN (sè-ptin), s. m. Usité dans cette locution : corde de septain, corde forte et trèsnnie, formée de sept brins, servant spécialement à porter les poids des horloges et ceux qui font fermer les portes. || Des ouvriers prononcent corde de setin et même de satin.
— ÊTYM. Dérivé de sept.
t SEPTENNALISME (sè-ptè-na-li-sm'), ». m. Mot forgé pour désigner un pouvoir de sept ans qu'on voulait attribuer an maréchal de Mac-Mahon, sans dire que la France fût constituée en république ou en monarchie. On allait jusqu'à soutenir que les étranges et inextricables conceptions du septennalisme répondaient aux vœux secrets et profonds du pays, le Temps, 25 août <87«, t" page, 6* col.
f SEPTENNAT (sè-ptè-na), s. m. Durée de sept ans pour une fonction, une magistrature, une chambre législative.
— ÊTYM. Lat. septem, sept, et annus, an. SEPTENTRION. — HIST. Ajoutez : || xiv* S. Sep-
temtrio, sietellons, lescalueb, Vocabul. latinfranç. 2276.
t SEPTICÊMIQUE (sè-pti-sé-mi-k'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport à la septicémie.
t SEPT-OEIL. Ajoutez : — HIST. xiii" s. La rose [tu] lesses por l'ortie Et l'cglentier por leseûz; Chetis, tu es si deceûz Que le fruit lesses por la fueille, La lamproie por la setueille, oautier de coinsy, les Miracles de la sainte lïerje, p. 357, éd. abbé Poquet.
— ÉTYM. Ajoutet : Le normand nomme le poisson sepl-treus, c'est-à-dire sept-trous,
SEPTUPLER. Ajoutez : || 2» V. n. Devenir septuple. Pendant la même période [)826-(866], nos achats en bois d'oeuvre de toute nature à l'étranger ont triplé en quantité et septuplé en valeur, ch. BROtLLiABD, Rev. des Deux-Mondes, t6 sept. <87t, p. 349. Dans les dix dernières années, la culture de la vigne a doublé ; celle du houblon a septuplé, Journ. ojfic. tl oct. 4872, p. 6437, 2' col.
t SÊPUIXUOLOGIE(sé-pul-kro-lo-jie),«. f. Étude sur les sépulcres. Sépulcrologie française, par Caraven-Cochin, Castres, 1873 (il s'agit d'un travail sur des sépultures gauloises, romaines, etc.).
t SEQUAYE (se-kê), S. f. Synonyme d'ensèque (voy. ce mot au Supplément).
t SÉRAC. Il 2° Ajoutez : Elle [la fonte à la surface de la neige] produit de singulières formations, celle entre autres qui doit son nom de sérac à une vague ressemblance avec une espèce de fromage qu'on fabrique dans les chalets des Alpes; les séracs sont des cristaux de glaces, E. rambeht, Rev. des Deux-Mondes, is nov. 1867, p. 384. Le sérac appartient à la zone supérieure, et n'a rien de commun avec les blocs qui naissent de la dislocation du glacier sur les pentes trop fortes, id. ib. p. 396, note.
t SÉRAPHISME (sé-ra-fi-sm'), s. m. || 1» Néologisme. Caractère ascétique imprimé par saint François d'Assise à sa fondation monastique. || Par extension. Séraphisme béat, cherbuuez. || 2° Caractère séraphique, éthéré. L'amour du poète [Lamartine] n'est que sentiment et séraphisme; mais combien de rêves et d'idées le dédommagent do ces privations qu'il s'impose! H. blazb db bury, le Temps, 2u fév. )877, 3* page, 4« col.
t SfiRASQUIERAT (sé-ra-skié-ra), s. m. Fonction du sérasquier. || Demeure du sérasquier. L'archiduc Charles-Louis a rendu visite hier au sérasquierat, et a été reçu aujourd'hui par le sultan, Journ. olHc. 6 mai (872, p. 3029, f col.
t SERBE (sèr-b'), adj. Qui appartient à la Serbie. Langue serbe.
SER
t SERUAR (sèr-dar), (. m. Chef miliuire ebei les Turcs et les Persans.
— ETYM. Persan, serdir, formé de ser, tête, et dar, qui possède.
t SERDKAU. — HIST. || Ajoutez : iiV s. Jehan, sert de l'eau, géhaud, Paris sous Philippe le Bel,
t SERÉR(se-rée), ». f. Ancienne forme de soirée. Les Serces de Guillaume Bouchet, titre d'un ouvrage du xvi* siècle, réimprimé de nos jours par Lemerre.
t SKRÈNE (se-rè-n'), ». f. Nom, en Normandie et en Bretagne, de vase» en poterie de grès, pouvant contenir une quinzaine de litres, dans lesquels est versé le lait do la traite et oii monte la crème destinée à faire le beurre, albert roussiLLE, le Phare de la Loire, (« sept. <87«, 3* page, i" col.
— ËTYM. Bas-lat. serena, sorte de mesure de liquides, du lat. séria, jarre.
SERGENT. Ajoutez: || If Sergent goulu ou canac, nom, à Belle-Ile, Morbihan, du fou, oiseau de mer {sula brassanus], oouéj.bl, les Oiseaux de mer, Nantes, (875, p. (2.
t SËRGEON (ser-jon), ». m. Nom, dans l'Oise, des petites bottes qu'on fait avec le chanvre pour le sécher, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 65.
SER6ERIE. i4jou(e;r; — ifiST. xv* s. Pour charge de sargerie sur fil [croisée laine et fil], «antel- LiER, Glossaire, Paris, (869, p. 58.
t 8ÉRIC1FÈRE (sé-ri-si-fè-r'), adj. Qui porte, qui produit le fil de soie. Les tubes séricifères du ver à soie.
— ÊTYM. Lat. sericum, «oie, et ferre, porter.
t SÉRICOLE (sé-ri-ko-1'), adj. Qui a rapport à la séricullure.
— ÊTYM. Voy. SÉRICULTUHE.
t SÉRICULTEUR (sé-ri-kul-teur), ». m. Celui qui se livre à l'élève des vers à soie.
— ÊTYM. Voy. SÉRICULTURE.
t SÉRICULTURE (sé-ri-kul-tu-r'), ». /. L'élève des vers à soie.
— ÊTYM. ÏTip, cnipè;, ver à soie, proprement l'animal du pays des Sères. M. deDumast et, après lui, MM. Luppi et Dupré de Loire ont condamné le mot sériciculture et ont démandé qu'on le remplaçât par séricuUure. En effet, ce que l'on cultive ce n'est pas la soie, ampixov, sericum ; c'est le ver à soie, oT)p. Sériciculture ne peut être considéré que comme un exemple d'une figure de mots où l'on prend le produit pour le produisant; c'est ainsi qu'on dit viniculture, moins bien il est vrai que viticulture. De cela il résulte que séricuUure est plus exact que sériciculture et mérite la préférence. Cependant il faut remarquer qu'à un autre point de vue, le point de vue grammatical, séricuUure serait reprochable (ar;p faisant au génitif ar,pi;), et qu'il faut alors supposer que le grec est latinisé.
t SÉRIEL, ELLE (sé-ri-èl, è-1'), adj. Qui forme série. Le Porcupine ne cessa de sonder, de draguer et de faire des observations sérielles de la température de la mer à différentes profondeurs, a. reclus, Rev. maritime et coloniale, juill. (874, p. (54.
SERINGUE. Ajoutez : || 4° Arbre à seringue, les hevea {siphonia) à caoutchouc, bâillon, Dict. de bot. p. 248.
SERMENT. Ajoutez : \\ 3* Nom donné jadis à des confréries. D'après cet auteur [E. Gachet), en creusant les fondations d'un mur de clôture, Rubens aurait anticipé sur le terrain du serment ou confrérie des arquebusiers ses voisins, j. dumesnil, Histoire des amateurs étrangers.
SERMONNAIRE. Ajoute: : — HIST. XU* S. Onqcs nus clers lisans, sermouniers ne prophète..., Mainet, dans Jloinania, juillet octobre (875, p. 33o.
t SERPEAU (sèr-p6), s. m. Sorte de serpe employée à la culture do la vigne. On nous écrit de Blaye (Gironde) : il apportait près de son lit un instrument appelé scrpeau, qui sert à cultiver la vigne et qui forme une véritable arme à double tranchant, très-lourde, très-large, recourbée à son extrémité et munie d'une arête très-forte, également tranchante. Gaz. des Trib. 4-5 mai (874, p. 433, 2" col.
— ETYM. Dérivé de serpe.
t SERPENTÉ, ÉE (sèr-pan-té, tée), adj. Disposé on forme de serpent. Saint Pierre avertit principalement les jeunes femmes de ne porter point les cheveux tant crêpés, frisés, annotés et serpentes, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Introduction à la vie dévote, m, 26. I
SER
an
t 4. SERPENTINE (Bèfi)an-ti-n'), ». f. Terme de mercerie. Petit ornement en pastementerie qui fait la dent. Fabricant de lacets, tresses alpaga, louUchc», chamarrures, serpentine», ganse en coton, laine ou soie, Alman. Didot-Boitin, tnn-ja p. ((28, 2» col.
t SERPKNTUEUX, ECSE (sèr-pan-tu cû, eû-r"), adj. Qui est en forme de serpent. Les mur» en sont couverts d'hiéroglyphe» indéchiffrables et «urtout de caractère» serpentucux et de triangles rappelant les signes cunéiformes, p». uimuiE, Yoy. dans l'ouest de la France, (83», cité dan» a. c. mo- R8AU 08 JONNÈs, Ethnographie Caucasienne , p. 4.17.
— ETYM. Serpent. Dans serpentueuz. Vu na rien d'organique (voy. pour cette formation MOB-
STRUEUX).
SKIIPILLIÉRR. — HIST. Ajoutez ; xii» s. Roi», tant bon» chevaliers seoit 1er en caiere. Et ot or et argent et rioe serpillière, Et se gisoit sor cote et à riche fouicrc. Qui porte [ta] mort, biaussire, gira en sa litière, li Rnmaru d'Alixandre, p. 841.
tSERPULE(sèr-pu-r), S. f. Genre d'annéUde» contenus dans des tube» calcaires cl qu'on rencontre à la surface des corps submergés.
— ÉTYM. Lat. serpula, serpent, de serpert, ramper.
t SERRAN (sèr-ran), ». m. Nom d'un poisson de mer, serranus novemcinctus, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 998.
SERRE. Ajoutez :\\ if Dans le Puy-de-Dôme réservoir où l'on recueille l'eau des source», /es Primes d'honneur, p. 442, Paris, (874.|itl» te local où, dans le Trésor ou à la Banque, on garde les valeurs (voy. resserre au Supplément).
(.SERRÉ. Il ï' Ajoutez : || Les dents serrée», se dit quand on rapproche les mâchoires de manière que les dents d'en bas appuient fortement contre les dents d'en haut; ce qui indique d'ordinaire un état spasmodique, une colère concentrée, il avait le poing fermé, le visage en contraction, le» dents serrées, letourneur, Trad. de Clarisse llarlowe. lettre lxxviii.
t SER RE- BOIS (sê-re-bol), ». m. Réduit où l'on serre du bois. Il allait habiter désormais une espèce de serre-bois, ouvert dans le mur de l'escalier, DAiiDET, Jack, m, 5.
t SERRE-BRAS (sè-ie-brâ), ». m. Bandage propre à maintenir sur le bras quelque application. Serre-bras élastiques spéciaux à plaques et sans plaques, Alm. Didol-Boltin (876, p. (354, c^ col.
t SERRE-MALICE (sê-re-ma-li-s'), i. m. Sorte de coiflure de femme. M. le docteur .Marchant rapproche la pièce antique [un ruban do bronze] des serre-malice» que les femmes du canton de la Tour-d'Auvergne portaient encore il n'y a pas longtemps, Rev. anihrop. t. vi, p. (28.
— ÊTYM. Serrer, et malice, qui est dit ici p«r plaisanterie pour signifier le sexe féminin.
SERRER. —HIST. Il XIII' s. Ajoutez : le [la] maison Jehan de Lens.... qui siet en vies^ markiet. serarit de le maison Gerart [touchant à la maison de Gerart], Charte du Vermandois, dans Bibl . de l'École des ch. (874, xxxv, p. 45(.
t SERRET. Ajoutez ; — HIST. xvi* s. Mais le tiers gaing, qu'en Savoye ilz en tirent [du bétail], E»t léserai que du latin ilz dirent.... Hz font tremper la racine d'ortie En la liqueur du fourmage sortie. Qu'on dit lait clair.... Puis au chaudron on boult d'autre lait maigre Avec lait franc, ilz getent de cet aigre Ce qu'il en faut; ces trois mistionnez Font le serat.... Second fourmage et de grosse substance. Des povres gens ordinaire pitance, J. PELETIER pu MANS, la SaVOyS (1572),
Chambéry, (856, p. aeo.
— tftM. Ajoutez : Le Dictionnaire dérive serret de serrer ; mais la forme serai indique une tout autre origine, à savoir le lat. sérum, petit-lait (voy. SÉBUM au Dictionnaire, et comp. sérbt).
t SKRRICORNE. Ajoutez : || 5. m. pi. Les serricornes, famille de coléoptères.
SERRURERIE. Ajoutez : — HIST. xiv s. Nulz variés servans oudit mesticr de serrurerie..., Bibl. des ch. (874, xxxv, p. 499.
t SERS (sêr), ». m. Nom du vent d'ouest, dans la Haute-Garonne. Les vents dominants souflleol de l'est k l'ouest et sont connus sous les noms d'autan et de sers, j.vernb, Géogr. illxatrée de ia France.
t 3. SERTE (sèr-f), s. f. Nom donné, dan» la Vienne, à la monte, quand les baudets saillent le* juments pour la procréation des mules et mulets, les Primes d'honneur, Paris, (878, p. 302,
— ÊTYM. Servir (voy. ce mol au n' (8).
SEV
i SERVE. AjouleX:\\9° Réservoir à poisson, en Auvergne.
f SERVÉTISTE. Ajoulei : — REM. On a dit aus.si lervétien. Les successeurs du Picard qui fit brûler Servet, les prédicants qui sont aujourd'hui servétiens, se sont avisés do faire une cabale très-forte dans le couvent de Genève appelé ville, volt. Correspond.
8ERVIABLE. — HIST. Ajoutez : XW s et si
apiele Un varlet que il voit à destre. Celui qui pins li scmbloit estre Vistes et preux et servitables, Perceval le Gallois, v. «0443.
SKRVICE. Ajouta : || 22° En termes de budget, opération terminée et pour laquelle il n'y a plus qu'à payer. Un compte suppose des faits accomplis, et, en langage de budget, des services faits, Journ. offic. 24 déc. <873, p. 807), 2« col.
SERVIETTE. Aioulex:\\i' Enveloppe en chagrin, en parchemin, dans laquelle on peut placer et porter avec soi des manuscrits, des papiers. Serviette d'avocat. || 3° Sorte do portefeuille servant de porte-mouchoirs. C'est un porte-mouchoirs en satin, que j'ai brodé.... c'était un de ces grands portefeuilles à double poche qu'on appelle serviettes, et dans lesquels les femmes élégantes serrent leurs mouchoirs, p. de musset, Rev. des Deux-Mondes, (" août (876, p. 623.
SERVIR. Ajoutez : || 35" Se servir, être mis, servi sur table. Ce plat se sert sur les meilleures tables.
SERVITUDE. Il 10° Ajoutez à l'exemple de Mme de Sévigné celui-ci de Malherbe : Quand vous partîtes, je n'eus point l'honneur de vous baiser les mains et vous confirmer le vœu de ma servitude, Lexique, éd. L. Lalanne. || 11° En amour, état d'un homme serviteur d'une dame. De tout mon pouvoir j'essayai de lui plaire, Tant que ma servitude espéra du salaire, id. ib.
t SERVO-MOTEDR (sèr-vo-mo-teur), s. m. Appareil qui permet de faire obéir facilement un organe mécanique aussi lourd et aussi puissant qu'on voudra. M. Tresca présente de la part de M. Farcot la description d'un système mécanique très-ingénieux: le servo-moteur qui .sert d'intermédiaire entre la main de l'ouvrier et l'outil, et permettra de manier avec la même facilité des organes puissants ou des organes légers, h. de PARviLLE, Journ. offic. 3 mai 1873, p. 29(9, (" col. Prix Plumcy : décerné à M. Joseph Farcot, pour son intéressant appareil le servo-moteur ou moteur asservi.... c'est sur le Chdleau-Renaud qu'a été faite la première application du servomoteur en (869, ib. 24 juin (875, p. 4583, 2° col.
— ÊTYM. Lat. servus, serf, esclave, et moteur. t SESBAN. Ajoutez : — ÉTYM. Arabe, seisebdn,
d'origine persane, devic, Dict. étym.
I SESLÉRIE (sè-slé-ric), s. f. Seslérie bleuâtre, tesleria cxrulea, Ard., graminée vivace très-commune sur les sols secs et calcaires des terrains jurassiques, Mathieu, Reboisement des Alpes, Paris,
— ÊTYM. Genre dédié par Arduini à Léonard Sesler, botaniste du xviii* siècle.
SESSION. Ajoutez :||4° Position de celui qui est assis. Si, pendant le jour, un repos plus long lui est nécessaire, il ne s'y livre jamais que dans l'attitude de la session, bbillat-savahin, Physiol. du goût, Méd. xx. || C'est le premier sens du latin sessio, et ce sens semble bon à garder en français.
f SETERAGE (se-te-ra-j'), s. m. Nom, sous l'ancienne monarchie, d'un droit que le fermier du domaine levait à toutes les ventes et reventes, boislisle, Corresp. contr6l. gén. des finances, p. 343, (693.
— ETYM. Bas-lat. sextaragium, proprement droit levé sur chaque setier de blé, de sexlarius (voy. setier).
t SETÉRÉE. Ajoutez : — HIST. XIII* S. Ces VI sestrelées de terre. Charte du Vermandois, RM. des
Ch. (874, XXXV, p. 459.
SftVK. Il 2° Ajoutez ; || Sève se dit aussi en parlant de l'eau-de-vie. i,e commerce reproche généralement à celle eau-de-vie de présenter une sève moins agréable à la dégustation. Enquête Traité de comm. avec l'Anglel. t. vi, p. ((4.
SfiVÈRK. — HIST. Ajoutez : XII* s. Nostre perfections n'est raie senz culpe, se li sevcrs jugieres ne le [la] poisct merciablemeiit en la balance de son dcstroit jugement, li Dialoge Grégoire lo pape,
SÉVÉRITÉ. — HIST. Ajoutez : xii* s. Et si [Dieu] gardât à lui [un abbé] la mult grande severileit et la mult grande grasce de sa dispensation, li Dtaloge Grégoire lo pape, (87t, p 306.
SI
SÉVICES. Ajoutez : — HIST. xiv* s. Ycelui orfèvre a confessé avoir batu d'un trousseau de clefs telement ledit filz apelé Jehannin, qu'il lui avoit fait une plaie et deux boces en la teste; nous avons dit que en ce a eu sevice commis en la personne dudit filz par ledit orfèvre, Ribl. des ch. 1874, XXXV, p. 49(.
f SEVIGNÉ (se-vi-gné), s. m.. Nom d'un cépage, dans l'Aube, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 323.
t SÉVULOSE (sé-vu-lô-z"), s. f. Terme de chimie. Principe qui se trouve dans la sève, Journ. of^c.
23 déc. (876, p. (0687, 2* COl.
SEXE. — HIST. Ajoutez : XII* S. Elle est [une femme d'Alexandre] grose et ençainte, d'enfant sostient le fes ; X grant ounor li faites son talent et son ses. Et le [la] faites servir en mes millors paies, li Romans d'Alixandre, p. 6().
t SEXE^f^îAL, ALE (sèk-sè-nnal, nna-l'), adj. Qui se fait, revient tous les six ans. Les allocations déjà acquises à titre d'augmentation triennale, sexennale et décennale, seront conservées, Journ. o/|ic. (6 mars (872, p. (865, (" coi.
— REM. Le texte porte à tort sextennal; il faut sexennal comme triennal, décennal; ces mots se forment du nom de nombre cardinal, et non de l'ordinal.
— ÉTYM. Lat. sex, six, et annus, an.
t SEXTAÏEUL, EULE (sèk-sta-ieul, ieu-l'), s. m. et f. Aïeul, aïeule, qui est avant le quiutaïeul, la quintaïoule, c'est-à-dire le sixième ascendant après le père, ciiateaub. Mém. d'outre-tombe, p. 95, (860.
t SGRAFFIER (sgra-fi-é), v. a. Terme italien employé dans les arts. Pour indiquer les champs, on prend une petite échoppe bien fine et bien aiguisée avec laquelle on les égratigne en travers; autrement ils ne paraitraient pas bien; cela s'appelle sgraffier. Œuvres de Renvenuto Celtini, trad. do L. Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, ch. v, ou t. II, p. 286.
— ÉTYM. liai, sgraffiare, égratigner.
t SHAMPOOING (cham-poù-ingue), s. m. Mot anglais qui figure maintenant à l'enseigne do beaucoup de coiffeurs français et qui signifie le nettoyage des cheveux et de la tête au moyen d'un liquide savonneux particulier.
— ÉTYM. C'est un mot que les Anglais ont emprunté, comme l'opération elle-même, à l'indoustan. Il est venu à l'indoustani du sanscrit sampû, littéralement com-purgare.
t SHEAT (ché-at'), s. m. Le même que Schéat (voy. ce mot au Dictionnaire). Dès que la brillante étoile Sheat sera sur l'horizon, volt. Zadig, (3.
t SHERRY (chè-ri), s. m. Nom anglais du vin de Xérès. Fi du porto, du sherry, du madère 1 barbier, ïambes et poèmes, te Gin.
t SHINTOÏSME (chin-to-i-sm'), s. m. Autre forme de sintoisme, qui est au Dictionnaire. On sait que la religion des shintos ou shintoïsme consiste dans le culte d'une divinité suprême et de demidieux ou héros ; elle enseigne que les âmes des hommes vertueux iront habiter les régions lumineuses au seuil desquelles le Japon est placé, Journ. ofjic. 20 août (S77, p. 6889, 2* col.
t SHOGOUN (cho-goun'), s. m. Nom des souverains militaires du Japon. La seconde [période], commencée en ((92, ne s'est terminée qu'en (868; elle correspond au pouvoir des shogouns ou commandants militaires, que les Européens se sont obstinés à désigner depuis longtemps par l'expression impropre de taïkoun, c. bousquet, Rev. des Deux-Mondes, (5 juill. (875, p. 243.
t SHOGOUNAT (cho-gou-na), s. m. Dignité de shogoun. C'est seulement au commencement du XVII* siècle, avec Y'éyas, que le shogounal devint une institution légale et incontestée, g. bousquet, Uev. des Deux-Mondes, (5 juill. (S76, p. 243.
f SHRAPNEL. Ajoutez : L'adoption des obus à la Shrapnel [obus à balles] avait déjà été recommandée avant les derniers événements... les shrapnels ayant rendu de grands services, l'armement de l'artillerio de campagne se composera désormais d'obus et de shrapnels, peut-être même sans addition de mitraille, Journ. offic. (« juin
(872, p. 4067, <"COl.
— ETYM. Le capitaine anglais Shrapnel, inventeur, mort général en (842. Les premiers shrapnels furent employés au siège de Dunkerque, en (795.
I. SI. — REM. Ajoutez : ||2. Si.... ou non, se dit, quand, dans une alternative, la seconde partie est négative. Si vous me blâmerez, ou non, c'est ce que je ne puis dire, letourneub, Trad. de Clarisse llarlowe, lett. 86. || 8. Si se disait autrefois