VAT
rochium. La forme verochium montre que le mot tient à l'ital. verrieello, treuil, et provient du latin veru, broche. Verochitini est un diminutif de veru {vericellum), et varoquiau représente varochiellum.
1. VASE, s. f. i4joufe« : Il a« Ver de vase, voy. ver, n' 44, au Supplément.
t VASIER, 1ÈRE (vi-zié, ziè-r'), adj. Qui a rapport à la vase. Les droits sont dus sur les houilles par les bateaux dragueurs et les bateaux vasiers, Douanes, Tarif de 4 877, note 273.
t VaSSIVE (va-si-v'), s. /. Nom donné, dans le département du Cher, aux brebis antenaises, les Primes d'honneur, f. 382, Paris, 4874.
— ÉTV.M. Du Cange a vaciva hestia, bêle née d'une vache. Mais rien, dans le texte allégué, ne l'autorise à donner cette interprétation ; et le mot serait vaccinus, et non vacivus. C'est par notre vassive qu'il faut interpréter le vaciva beslia de Du Cange; et, à son tour, vassive est interprété par le lat. vacivus, qui veut dire dépourvu : vacivus virium, faible. En effet une bote très-jeune est une bête dépourvue [de force].
t VASSIVEAU (va-si-vô), s. m. Nom, dans le département du Cher, des agneaux d'un à deux ans. Je» Primes d'honneur, p. 368, Paris, 4874.
— KTYM. Dérivé de vassive.
VASTE. — REM. Ce n'est qu'après d'assez longs débats que ce mot a été admis, au xvu' siècle, en un sens favorable et non pas péjoratif, en rapport avec le vastus latin. On soutenait que l'étendue juste et réglée fait le grand, tandis que la grandeur démesurée fait le vaste. Le témoignage le plus curieux qui soit resté de ces débats, est la très-spirituelle Dissertation de Saiut-Évremond sur le mot vaste, adressée à MM. de l'Académie française {Œuvres de Saint-Évremond, t. iv, p. 4, Amsterdam, 4 726) (note de M. Ch. Berthoud).
t VASTIËRE (va-stiè-r'), ». f. Nom, dans le comté de Nice, de certains terrains communs servant à la pâture. X Sospel, on les parque [les animaux], chaque nuit, dans les champs, au pied même des oliviers qu'ils doivent fumer; il en est ainsi dans les communes étendues, où le prix du transport de l'engrais, de l'étableau champ cultivé, coûterait beaucoup; cela s'appelle faire des vastièrcs; c'est surtout au printemps que les vastières sont productives; l'herbe qui commence à pousser est dévorée avec avidité par les animaux affamés, L. GuiOT, If^m. soc. centr. d'agric. p. 275.
— ÊTYM. Lat. vastus, au sens de désert, inculte, t VASTITÉ. Ajoutez : Si je n'avoue avec vous
qu'il n'y a pas un coin de la vastité de ses entrailles qui ne soit rempli de vertu et rembourré d'excellentes intentions, balzac, Lett. inédites, un, éd. Tamizey-Larroque.
t VASTITUDE (va-sti-tu-d'), ». f. Néologisme tiré du latin. || 1' Grand espace désert. Tu descends avec le Nil des vastitudes de la Nubie jusqu'aux plages de la Méditerranée, m*' de oasparin, Vesper, 2* éd. Paris, 4 862. Caravane, fil noir jeté dans les vastitudes, id. ib. \\ i' Grande étendue, an propre et au figuré. Telle était la façon la plus simple et en même temps la plus grandiose de concevoir cette décoration d'un opéra; c'est aussi celle à laquelle M. Baudry s'est arrêté, sans se dissimuler la vastitude de l'entreprise, e. bergerat, Joum.
offic. 25 août 4874, p. 6159, 4" col.
— ÉTYM. Lat. vastiludinem, de eo»fu», vaste.
t VA-TE-LAVER (va-tela-vé), ». m. Dans le langage populaire, volée de coups. Il regardait les gens, tout prêt à leur administrer un va-te-laver, E. ZOLA, V Assommoir, p. 328.
t VATICINATION. Ajoutez : Comme je sais pourtant.... que V. A. S. est présentement dans le goût des vaticinations, voici certaine centurie, chadlieu, Ép. à Mme la princesse de Conti, Œuvr. div. Amst. 4750, p. 408.
— HIST. xvi' S. L'opinion du peuple estoit vaticination n'estre jamais des cieulx donnée sans fureur et branslcment de corps, rab. m, 45. S'il est loisible à Panaetius de soustenir son jugement autour des aruspices, songes, oracles, vaticinations, desquelles choses les stoïciens ne doublent aulcuuement, mont, ii, 233.
t VATICINER (va-tisi-né), v. n. Mot forgé du latin. Faire des vaticinations, des prédictions, des prophéties. Qui ne se rappelle Delescluze vaticinant dans le Réveil en 4860 : Le peuple français va se lever dans ses comices, Joum. de Genève, 4 3 mars 4 877.
— ÉTYM. Lat. vatieinari, prophétiser (voy. va- ■TiCiNATÈtjR au DictionIlaire^ - - •
VEG
t VAUDEIRE ou VAUDÈRE (vô-dc-r'), ». f. Nom d'un vent qui vient de la vallée du Rhêne et souffle par rafales sur le lac de Genève; c'est une espèce de folin (voir ce mot au Supplément). || 11 y a un diminutif vauderon, ». m.
— ETYM. Origine inconnue. Le proverbe patûia dit : Vaudeire do matin Fa veri îo moulin ; Vaudeire de né Fa setzi lé golliés (vaudeire du matin fait tourner le moulin, c'est-à-dire amène la pluie; vaudeire de ta nuit fait sécher les flaques d'eau (note communiquée par M. Ch. Berthoud). 1 1 Ce mot est au Dictionnaire sous la forme vaudaibb.
VAUDEVILLE. — ÉTYM. AjoiUez : Voici de» exemples de la forme voix de ville : • Adrian Le Roy, dans son recueil publié en 4 574, Livre d'airs de cour mti sur le Iu((e, nous donne une preuve que l'une des deux appellations [airs de cour] avait succédé à l'autre [voix de ville]. Dans sa dédicace à très-excellente Caterine de Clermont, comtesse de Retz, il dit, au sujet des chansons qui suivent dans son volume l'Instruction pour la tablature du lutte : Je me suis avisé de lui mettre en queue pour le seconder ce petit opuscule de Chansons de cour beaucoup plus légères, que jadis on appeloit voix de ville, aujourd'hui airs de cour. En 4 564, Layolle avait publié à Lyon Chansons et voix-de-ville, et en 4 575, quoi qu'en eût dit A. Le Koy quatre ans auparavant, on voyait encore paraître à Paris iiecuetl de chansons en forme de voix-de-ville, par Jean Chardavoine, » éd. fournier. Chansons de Gaultier Garguille, p. 7, Janet, 4858.
[ VAUTROT. Ajoutez : — REM. Le grèbe n'a jamais été appelé vautrot que dans la table dn vol. IX de VHist. des oiseaux de Buffon, où on lit, p. 272, ch. I : « Vautrot populairement dans quelques provinces: grèbe, vol. m, p. 407. » Or, à ce renvoi, on trouve douze synonymes provinciaux pour geai ; aucun d'eux ne ressemble à grèbe, qui est ici évidemment une faute d'impression pour geai. Le vautrot n'est donc synonyme que do geai.
t VAUVERT. Ajoutez : On y ravaude, on y consine, On y chatouille sa voisine; Bref, tant en été qu'en hiver, On fait le diable de Vauver, les Aventures de M. d^Assoucy, t. n, p. 224, s vol. Paris,
— HIST. Ajoutez ; xiv* s. Aux chartreux de Vauvert emprès Paris, pour Lxxni muys de vinages qu'ilz prennent chascun an sur ladicte terre à héritage (4 378), varin. Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 494.
VEAU. Il Proverbe. Ajoutez : \\ Changement d'herbe réjouit les veaux, se dit pour exprimer que tes changements plaisent d'ordinaire aux jeunes gens. Il On voit à la boucherie plus de veaux que de bœufs, c'est-à-dire il meurt plus de jeunes que de vieux.
t VÉCORDIE (vé-kor-die), ». f. Mot inusité tiré du latin. Sottise, manque de cœur, d'esprit. Aurai-je toujours sujet de me plaindre de la vécordie du dur et de l'indisciplinable Rocolet [un imprimeur] ? BALZAC, Lett. inédiles, x, éd. Tamizey- Larroque. Que dites-vous de la fatale vécordie de Rocolet? ID. tb. xii.
— ÉTYM. Lat. vecordia, deve, particule privative, et cor, cœur.
VÉCU. Ajoutez : Il Fig. Il est, dans cet amas de documents et de souvenirs qu'ils [les gens du xviir siècle] nous ont laissés, bien des drames ignorés..., j'entends des drames vécus, de véritables événements dramatiques où des personnages en chair et en os ont joué leurs rôles, claretie, Joum. offic. » déc. 4876, p. 9466, 3' col. Son École des frères [du peintre Bonvin] est un excellent tableau, solidement peint, vrai de ton, vu, vécu, éprouvé et coloré comme un Ostade, Rev. Britan.
juin 4874, p. 458.
— REM. Le temps vécu se peut dire à l'exemple de Desportes : Le temps vescu devant ne m'estoit que langueur, Cléonice, lxviu.
t VEDELET (vé-de-lc), s. m. Dans le Puy-de Dôme, petit pâtre qui reste avec les veaux et le» mène à leurs mères, les Primes d'honrieur, p. 446, Paris, 4 874.
— ÉTYM. Ane. franc, vedel, veau (voy. ce mot). t VÉDISTE (vé-di-sf), ». m. Savant qui s'occupe
de l'étude du Véda, Rev. critique, 4 4 déc. 4 875, p. 370.
t VÉGÊTAILLER (vé-jé-lâ-lté, i( mouillées), ». n Végéter, avec un sens péjoratif. Vivre dans l'inaction, dans l'obscurité. Je ne veux point faire sensalion, je veux végétailter doucement, b. constant, tetlre à Mme de Charrière, dans stE-beuve, Portraiti; Jitiér. t. m, B. Constant et Mme de Charrier*.
VEL
t VËCerAUSER (vé-jéla-li-ré), v. a. Donner lu e&ractère végétal, la structure v0g6tal«. M. Scliiitlenbergera vu le noir d'aniline imprimé sursoie; on avait végctalisé la fibre par immersion dans un bain de cellulose dissoute dans l'oxyde de cuivre ammoniacal, hadau, Rev. des Deux-Mondes, a août (874, p. »05.
t VÉOÉTARIANISME (véjé-ta-ri-a-ni-sm'), », m. Alimentation par les végétaux. Le vrai végétarianisme n'est pas l'état primitif de l'humanité,
H. DE PAHVILLE, Joum. dCS Débat!, 25 OCt. <877,
Feuilleton, t" page, 3* col.
t VÉGÉTARIEN (vé-jé-ta-riin), t. m. Celui qui ne vit que de substances végétales. Les mfmes aliments que nous, carnassiers, nous tirons de la viande, le végétarien, secte plus religieuse que scientifique, les tire de ses choux, l. uermanm, le Muscle, dans Bibtioth. univ. et Rev. suisse, t. un. juin 1875, p. 2ie.
VÉGÉTKR. Ajoutez : — REM. COmme végéter s'emploie figurément, pour vivre dans une situation malaisée, i! n'est pas rare de voir celte expression employée en parlant déplantes qui poussent mal, mais auxquelles pourtant on ne peut ^n demander de plus que de végéter. Végéter t'ît bien employé dans l'exemple suivant : On se trouve dans un vestibule assez vaste garni de tapis; deux rangées d'arbustes verts y végètent été comme hiver, les Jeux en France, i vol. in-s', <87l, Paris, Ch. Schiller, p. 79, si tant est que l'auteur n'ait pas voulu dire que ces arbustes verts poussent mal. 11 est évident que végéter pour vivre mal ne peut se dire des végétaux.
VÉHÉMENCE. || i' Ajoutez : Abreuver ce que la véhémence de la chaleur a desséché, ualh. Lexique, éd. L. Lalanne.
VÉHÉMENTEirtENT. — HtST. Ajoutez :\\ïVl' s. Chose fort affectée et véhémentement désirée, RAB. Pant. IV, 3.
t VÉHICULER (vé-1-ku-lé), V. a. Mot forgé du latin. Transporter comme par véhicule. Portée sur trois roues en fonte d'un petit diamètre et à larges jantes, elle [la cage-silo de C. Chérct] peut être véhiculée, même dans les terrains difficiles, Extr. de J'/i'st algérien, dans Joum. of/ie. 86 août <873, p. 5573, 3* col.
— ÊTYM. Lat. vehieulare, qui est supposé par vehiculatio (voy. véhicule).
t VÉr.AIRE (vé-lé-r'), adj. Terme de phonétique. Qui appartient au voile du palais. Le c vélaire, G. RAYNAUD, fltW. dcs ch. t. xxxvit, année ^876, p. 320.
— F.TYM. Lat. vélum, voile.
t VELETTE (ve-lè-t'j, s. f. Petite voile gréée sur la vergue d'un grand mât dans les mauvais temps.
— ÊTYM. Diminutif du lat. vélum, voile. VÉLIN. Ajoutez : — hist. xiii" s. Muslrerai i
Ij'y montrerai) mon livre escrit en veeslin. Vie de saint Auban, publiée par Robert Atkinson, Londres, <87<!, V. »839.
t VELLE {vèl'), ». f. Nom limousin de la génisse.
— ËTYM. C'est le féminin de l'ancien français veel (voy. veau).
t VELLÉDA (vèl-lé-da), ». f. La < 26' planète télescopique, découverte en (872 par M. Paul Henri.
— ÉTYM. Lat. Velleda, prophétesse des Germains, qui vivait du temps de Vespasien.
t VELOUTINE (ve-lou-ti-n'), », f. Poudre de riz. On connaît depuis longtemps la velouline Fay ; M. Fay, qui a donné le nom à ce produit, a fait saisir... un certain nombre de boites de poudre de riz offertes au public sous la dénomination de veloutine. Gaz. des Trib. 2B juill. (875, p. 7(5, 2« col. ||La veloutine Fay est de la poudre de riz au bismuth.
(. VELTE. Il 2* Ajoutez : On a imaginé, pour le jaugeage des tonneaux, difTérents instruments, dont le plus simple était la velto, nommée eji quelques endroits verge, verle, ver'.e; c'est une règle de fer ou de bois, graduée... j elle marque le nombre de mesures que la futaille contient, selon que la règle se trouve plus ou moins plongée dans la liqueur; ces mesures portaient précédemment le même nom que l'instrument; ainsi l'on disait : la velte marque 32, le tonneau contient 32 velles; ia vcIte ou sctier était de 8 pintes, s. k. TARBÉ, Manuel des poids et mesures, ( vol. ia-8», Paris, (8(3, p. 528. || On voit par là que la vcItc, au sens d'une certaine contenance, est consécutive à la velte iustrument de mesure. L'ordre
VEN
des signiRcatlons tel qu'il est donné dam !• Dictionnaire doit être interverti.
— ÊTYM. Ajoutez : On trouve aussi an xvi* siècle verge comme nom de la baguette dont on se servait pour mesurer les liquides en fût, d'où vergier, jauger, et u«rg<ur,jaugeur, itANTKi.LiER, Closiairs, Paris, (86», p. 67. Au lieu d'origine inconnue, M. Bugge, Romania, n* (0, p. ta, propose l'ail. Viertel ou Yieit, holl. viertel, virtel, mesure de capacité, proprement quart, quartaut. Mais, comme, à cùté de velte, il y a verte ou verle et aussi vergue, et comme velte a aussi le sens de jauge, lequel appartient semblablemeut à vergue, M. Bugge ajoute : • Trois mots différents sont peut-être ici confondus : (• verte ou velte, mesure de capacité, de l'ail. Vierter; a' vetgue, jauge, du lat. virga; picard, «erg ue, petite gaule; 3' cerle, diminutif suivant Scheler et représentant le lat, virgula. • Miiis il n'y a qu'un seul velte, la mesure do capacité n'étant qu'une dérivation de la jauge. Dès lois l'élymoloi^io par verge, virga, devient trèspr()bable; et il faut écarter Viertel. Ce mot, qui présente tant do formes, en avait une de plus, c'est viote (voy. ce mot au Dictionnaire).
t VELVET. Ajoutex : — REM, Difl'érence entre le velvot et la velvétine : les velours façon soie, dits velvets, difi'èrent des velours ou(r«s, dits »etveteens (velvétine), cords et moleskine», en ce que dans les premiers l'envers présente un tissu lisse où les fils de trame sont perpendiculaires à la chaîne, ce qui leur donne l'aspect d'un calicot, tandis que dans les autres velours l'envers est un tissu croisé ; un des caractères des velours velvets est aussi d'être plus légers que les velours autres, Douanes, Tarif de (877, riote 528.
VÉNAL. — H18T. xitl* s. Ajoutez : Sauf ce que del venel [choses à vendre] que li home achèteront dcdenz la vile de Saint-Quentin à paier le jor de l'achat ou errant [aussitôt], li maires les en puet justicier et destraindre del paier. Charte du Vermandois, daus Bibl. des ch. (874. ixxv, p. 174.
VENDANGE. Ajoutez :\]S' Dans le langage administratif, vendange, le raisin simplement écrasé dans des cuves, par opposition à moût, qui est le jus du raisin sortant du pressoir, Donanes, Tarif de 4877, note 475.
— ÉTYM. Ajoutez : On trouve dans une inscription de l'an 387 l'orthographe vendemia, mommsen, Inscr. neap. 357 (.
t VENDELIN. Ajoutez : — ÉTYM. Ail. toendel, tournant, avec le suffixe in3,qui indique faculté, manière d'être : chose qui vire, tourne.
VENDREDI. Ajoutez : || Proverbe. Le vendredi fait le dimanche, dicton populaire d'après lequel le temps qu'il fait vendredi annonce le temps qu'il "fera dimanche; ce dicton n'a aucun fondement.
t VÉNÉRANT, ANTE(vé-né-ran, ran-t'), adj. Qui vénère. Une àme à la fois saintement pitoyable et magnifiquement vénérante, ste-8euve, Port-Uoyal. t. IV, p. 3(3, 3* éd.
t VENEREUM (vé-né-ré-om'), ». m. Terme d'antiquité. Local consacré dans les maisons à Vénus. Dans le venereum de la maison du faune à Pompéi, 11 y a une peinture du même genre et non moins remarquable, H. houssaye, Rev. des Deux- Mondes, i" sept. (874, p. 9(.
— ÉTYM. Lat. venereum ou venerium, de venereus, qui appartient à Vénus (voy. venus).
VENGER. — ÉTYM. Ajoutez : L'orthographe vendicare se trouve dans un texte de l'an 670 (pardessus, ccclxi, 6().
VENGEUR. — lllST. XII' s. Ajoutez : Ke il en tant soit plus droiz altrui vengieres que il premiers est venqueros de soi, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 368.
VENIN. — HIST. Ajoutez : || xiv» s. Celle serpent Qui par tôt son verain espant, MAcé, Bible en vers, ^ (9, 2* col.
VENT. Il 2* Ajoutez : \\ En coup do vent, signifie aussi : brusquement. Sans vouloir en entendre davantage, madame de Vresics, indignée, a pris son chiipeau et le reste, et est partie en coup de vent, Journ. amusant, lo août (872. || 4° Ajoutez : || Fendre le vent, signifie aussi se sauver, s'enfuir. I.a nuit d'auparavant Vous sûtes faire Gille et fendîtes le vent, corn. Suite du Menteur, l, (. || Proverbes, Ajoutez : Il Vent du midi les chiens au chenil; vent du nord les chiens dehors.
VENTEUX. Ajoutez : || 4* Fig. Qui n'a que du vent, qui est sans réalité. Laissez l'ambition, comme une chose bouffie, vaine, venteuse, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
VEN rouSK. AjouUz ! Il •• Cretu ou vide qui se
VER
forma dans une chaussée ou une ptllaude. On rechausse la dernière rangée de broussailles pour lui permettra da résister an vent.... et bien l'appliquer contre le sol, afin de ne donner aucune prise aux ventouses; car, enuna seule nuit, la travail da plusieurs jours peut être pt rdu (il s'agit de la fixation des dunes), a. baoniris, Ma%. d« lylDM. p. Ï93, Nancy, (873.
VENTRK. Il 18' Ajoutez : jj Ventre de mol, sorU de juron. Ventre de moilquadaviendrai-jeTscARB Virg. IV.
t VENTDRISKR (SE) (van-tu-ri-zé') , t>. rt/t Prendre les allures d'un ceruin Ventura de Villa* neuve, aventurier qui joue un rfila dans le qua> trième livre des Confetsioru de J. J, Bousseau. Pour comprendra à quel point la tête me tournait alors, i quel point je m'étais, pour ainsi dire, vcnturisé, il ne faut que voir combien tout à la fois j'accumulai d'extravagances, ,j. t. bousskau, Confess. IV.
VÉNUS. Ajoutez .IIS* U Vénus attrapa-mouches, dtonjra muici'pula, /oum. oZ/ie. ssnov. 11176, p. 8720, 2» col. Il»* Populairement et Bg. Coup da pied de Vénus, accident syphilitique. Avec une autre drogue, on chasse le mal occasionné par des coups de pieda de Vénus, L. du P. DueMnt, (< lettre, p. 3.
t VËNUSTÉ. Ajoutez : — HEU. Le passage de Chateaubriand cité d'après le Dictionnaire da Dochez se trouve dans Mém. d'oulre-tombe, éd. de Bruxelles, t. i, Jfon donjon.
t VENVOLE. Ajoute* : — RBM. Le passage de Chateaubriand cité d'après le Dictionnaire Ha Dochez se trouve dans Mém. d'oulre-tombe, éd. de Bruxelles, t. ii, Ess. hist. sur les révol.
VER. Ajoulei : Il 14* Ver de vase, larve d'un petit diptère, le chironome; elle est rouge et est employée par les pêcheurs comme appit, s. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, ("oct. (874, p.«o«,
+ VÉRAISON. Ajoutez : Dans la Côlo-d'Or, aux environs de Bcaunc, la vigne est resplendissante de force.... dans les bons vins, les raisins sont on pleine phase de véraison, Joum. de» Débats, ai août (877, 3* page, 2* col.
t VERBALISATEUR (vèr-bali-za-teur), ». m. Celui qui verbalise. Il n'est pas nécessaire que la prévenu ait été vu mendiant par l'agent verbal!-sateur. Gaz. des Trib. 3-3 août (876, p. 7«î, 2" col.
t VERBALISME (vèr-ba-li-sm'), ». m. Néologisme usité surtout en philosophie. Système, raisonnement fondé sur des mots. Le système de Hegel est un verbalisme.
— ÉTYM. Verbal.
t VERBLED (vèr-blé), ». m. Nom, en Normandie, de la larve du hanneton ou ver blane, obl- BOULLE, Glois. de la vallée d'ïères, p. »S7.
— ÉTYM. Ver, et blé.
t VERBO (vèr-bo). Terme latin signifiant au mot et employé pour les recherches et renvois dans les dictionnaires et répertoires alphabétiques; par exemple : voy. le Répertoire de jurisprudence, verbo procédure.
t VRRCHÈRB (vor-chè-r'), t. f. Ancien terme de droit. Part légitime dans une hoirie. Acte d$ (7(6 (Dauphiné).
— HlST. XV* s. Ledit roy dauphin prend da présent la charge de payer à l'ancienne comtesse de Valenlinois ce à quoy ledit comte peut cstre tenu à elle ou à aultre, à cause de la vcrchiere ou dot, dont ladicte comtesse ou aultre pourroit faire poursuite ou demande contre ledit comte, du cange, vercheria. Jchanno, femme de Jehan Furcheron, tient une autre terre ou yerchicre coiitiguc i ladite terre, ID. ib.
— ÊTYM. En Auvergne, valcheire; prov. vercayrar, doter, donner en dot une verchiere; baslat. vercheria, vercherium, bercheria, du bas lat. berbix, brebis (voy. brebis). Verqueria est proprement une bergerie, puis un fonds sur lequel on élève des brebis, et enfin un domaine, une dot.
t VEHDKUEAU (vèr-de-rô), ». m. Nom, dans l'Yonne, du lézard vert, l'abbé CORNAT, DicI ■(« patois usité dans le centre du départ, de l'Yonne.
— ÉTV.M. Diminutif de vert, anciennement verd. t VEni)KRET(vèr-de-rè), ». m. Nom du lézard
vert, dans la Haute-Marne. Diantre, jeune homme, vous êtes vif comme un verderet, répondit le conducteur qui faisait le service de Langres à Auberive, A. theurirt, Rev. des Deux-Mondes, (6 avr.
— ÉTYM. Diminutif de pert, anciennement vêrd. t VEHDKRON (ver-de-ron), ». m. Terme rural.
Pousses mal venues des céréales qui ont été mu-
VER
tilées par la dent des mulots, eu», hollxnd, Faune populaire, Paris, <877, p. 34.
ÉTYM. IXJrivé de vert, anciennement vera.
t2. VKRDIÈRE (vèi-diô-r'), s. f. Nom vulgaire de la zostère, plante marine. Les fucus de toute espèce, les zostcres appelées verdière ou herbe marine, font une véritable prairie des grèves que les grandes marées seules découvrent, Journ.
Offic. «8 déc. (876, p. (0462, )'• COl.
t VERUIN. Ajoutez :\\i° Nom, dans la Vienne, d'un cépage blanc, les Primes d'honneur, Paris, 4 872, p. 304. Il Gris verdin, nom d'un cépage de l'Orléanais, qui fournit de petites grappes à fruits noirs ou noir cendré, Acad. des se. Comptes rend.
t. LXXXIII, p. 728.
t VERDIOT (vèr-di-o), ». m. Nom donné, dans l'Ain, aux coqs mal chaponnés; ils perdent du quart au cinquième de leur valeur sur les marchés, les Prima d'honneur, Paris, (870, p. 376.
j VERDISSAGE (vèr-di-sa-j'), s. m. Action de rendre vert. On ne s'est plus occupé h. Marennes que de l'engraissage des huîtres et -le leur verdissage, Journ. ofjic. 25 mars (8' 7, p. 2378, î' col.
t VERDISSANT. Ajoutez : Leurs fruits blonds et verdissants, hac. Lexique, éd. P. Mesnard.
t VERDISTE (vèr-di-sf), s. m. Partisan de la musique de Verdi, compositeur italien. On n'aurait qu'à m'appeler rossiniste ou verdiste, h. blaze DE BURY, Hev. des Deux-Mondes, (5 oct. 1875.
t 2. VERDUN. Ajoutez : — HIST. xvi" S. Verdon [cordeau servant au halage à col], mantellier. Glossaire, Paris, (869, p. 67.
VERGE. Ajoutez: 1120° Verge de fléau, le long bâton auquel le fléau est attaché. Elle avait ouvert la porte à son père, qui, armé de sa verge de fléau, avait frappé la victime à coups redoublés, Gaz. des Trib. 28 oct. (876, p. (037, 4* col. Il 21° Verge graduée, jauge. Vous n'avez que deux moyens de procéder à cette vérification [dos manquants] la jauge on verge graduée, et le dépotage, Journ. offic. 3( juill. 1872, p. 5248, ("col.
t VERGELET (vèr-je-lè), s. m. Calcaire grossier qui se rencontre dans les vallées de l'Oise et du Thérain (voy. vergelk). Us Primes d'honneur, Paris, (872, p. 64.
t VERGENNE (vèr-jè-n'), s. f. Sorte de pierre. L'ouverture d'un sarcophage antique en vergenne, découvert à doux mètres et demi de profondeur, dans les fondations des nouvelles casernes de la butte, Extr. de l'Union franc-comtoise, dans Journ. offic. (0 déc. (876, p. 81(6, (" col.
(. VERGER. — ÉTYM. Ajoutez : La forme veridiarium se trouve dans Muratori, (R96, 3.
t VERGETURE. Ajoutez : || 2° Raie que pré- »ente la peau de certains animaux. Il existe des individus [chevaux] qui offrent accidentellement une raie noire le long de l'épine dorsale ou des vergctures sur les flancs, indices de parenté du cheval, de l'âne, du zèbre, de l'hémione et du daw, chez lesquels cette raie ou ces vergeturos sont constantes, CH. martins, flei;. des Deux-Mondes,
(5 fcvr. (876, p. 767.
VERGNE. Ajoutez : || 2° Digue de rivière construite artificiellement et à T'aide de pieux, fascines, etc. Il Ce sens est une extension de vergne, arbre qui se plante d'ordinaire le long des rivières.
t VERGNER (vèr-gné), v. a. Garnir une rivière d'une vergne, d'une digue de pieux et de claies, DAViEi,, Législation des cours d'eau.
VERGOGNE. — ETYM. .iljoutejr : L'orthographe verecunnia se trouve dans les graffitos de Pompéi (gabrucci, Graff. pomp. 2«, 62); et vergondus est dans ML'RATORi, (692, 3, à Véronc, en 720.
t VEUGOGNEUX. Ajoutez : — RF.M. Voici le passage de Malhfcrbo auquel Vaugclas fait allusion : La volupté, basse et Contemptible, comme faite par le ministère des plus sales et plus vergogneuses pailiosde notre eerps, ne peut être que sale et vcrgogneuse en son événement, Lexique, éd. L. Lalanne.
1 3. VERGUE (vèr-gh'), t. f. Nom provincial de la branche à fruit dans la vigne. Quel que soit l'état de la vergue ou branche à fruit et du crochet de retour après la gelée, il ne faut pas songer à procéder à aucune section ni retranchement complet en cette saison, Extr. du Journ. d'agricul. pratique, dans Journ. offic. te juin 1973, p. 3921, 2° col.
— ETYM. Autre forme de verge.
t VÉRIFIABLE (vé-ri-fi-a-bl'>. adj. Qui peut être vérifié.
VER
— HIST. XIV* S. Sccl auteulique et verefiable, liée, des monum. inédits de l'hist. du tiers état, t. IV, p. 783.
VÉRITABLEMENT. — HIST. Ajoutez : xii' s. Par tant ke il ne le [certaines choses] conut pais par esperiment, ne les croiet pas estro véritablement, il Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. (94.
t VERITAS. Ajoutez : || 2° Le catalogue dressé et rais en vente par l'office Veritas. Le Veritas, registre de l'état civil des navires de mer, distingue les navires neufs en trois classes. Enquête, Traité de comm. avec VAnglet. t. vi, p. 862. Est-ce que l'assureur fait ces investigations? jamais; l'assureur consulte son Veritas, et voilà tout, Journ.
offic. (( déc. (874, p. 8189, 2° Col.
t VERMÉE (vèr-méc), s. f. Dansl'Aunis, paquet de vers de terre qu'on attache au bout d'une ligne sans hameçon pour prendre des anguilles. Péche à la vorméo, Gloss. aunisien, p. (67.
— ÉTYM. Lat. termis, ver.
t VERMICELLE, ÉE (vèr-mi-sèl-lé, lée), adj. Qui est en forme de vermiccl. || Peaux vermicellées, peaux de raies, de soles, etc. desséchées et découpées, Douanes, Tarif de (877, no(e 44.
VERMILLER. Ajoutez : Il 2" Il se dit des oiseaux faisant la chasse aux vers. C'est un charmant oiseau que la gorge-bleue |M. Carteron dit avec un trait d'union le gorge-bleue] qui suit le cours des petites rivières en vermillant dans les buissons de saule marseau, carteron. Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 79, Helzel, (866.
t VERMINII':R(vèr-mi-nié), s. m. Dans Eure-et- Loir, l'ensemble de la vermine, y compris les rats et les souris, eug. rolland. Faune populaire, Paris, (877, p. 27.
VERMISSEAU. — HIST. Ajoutez : Il xiv s. Teredo, uns vermissiaus, escallier, Tocab. lat.-franç.
VERNIS. Ajoutez : || 5° Cuir verni. Cet habile escamoteur, chaussé de vernis, ganté de frais, était entré dans le débit de tabac situé.... Gaz. des Trib. 28 mars (876, p. 302, 4« col. || 6* Vernis Martin, sorte de vernis employé en peinture. Chardin en avait apporté de Perse les secrets, et c'est alors qu'apparut chez nous le vernis qu'on appela vernis Martin, du nom du peintre français qui en propagea l'usage, A. DE BEAUMONT, Rcv. dcs Dcux-Mondes (" nov. (867, t. Lxxiijp. (47. On songe involontairement au fameux salon do Potsdam, en vernis Martin vert, E. Gautier, Journ. ofjic. 7 mars (876, p. (600, ('• col.
VERBE. Il 10° Ajoutez : || Verre plat, verre qui n'a pas do pied. Dans le milieu du cercle de gauche, on voit un verre plat, dans l'autre, faisant pendant, un verre à pied. Gaz. des Trib. 5 nov. (876, p. (076, (■■• col. Il En ce sens, on dit d'ordinaire verre gobelet. |{ 17° Verre étonné, verre précipité dans l'eau au moment de la fusion, Douanes, Tarif de (877, note 496.
VERRIÈRE. Ajoutez: || 4° Espèce de seau ou bac en plaqué, qui sert à placer sur le comptoir des marchands de vin, cafetiers, etc. les verres propres
VERRUE. — HIST. Ajoutes : xiii* s. Ou [au] col n'ot fronce ne berrue, Que elo avoit et lonc et droit, H Chevaliers as deus espées, publié par Fôlster, V. 4288.
t VERSA DI (vèr-sa-di), f . m. Nom, en Auvergne, do la marcotte et du marcottage de la vigne, jaloustre. Cours d'agricuU. 3«éd.Clermont-Ferrand, (876, p. 447.
— ËTYM. Lat. versare, verser, renverser, coucher.
t VERSAINE (vèr-sè-n'), s. f. Nom, dans la Moselle, de la jachère, les Primes d'honneur, Paris,
— HIST. xiv s. Lircligieus ont accordé que nous perrons charier par les terres de Malewarde, toutefois qu'elles seront vuidcs, excepté le temps qu'elles seront tiertiécs pour la versainne ou arécs pour le mars, du cange, versana.
— ETYM. Bas-lat. versana, do versare, verser, parce que les terres, pendant l'année de jachère, sont plusieurs fois versées ou labourées.
(. VERSANT, ANTK. Ajoutez :\\i' Qui se verse, en parlant de cours d'eau. La séparation des eaux versantes du côté du nord et du midi de la chaîne des Pyrénées, bladé. Études géogr. sur la vallée d'Andorre, Paris, (875, p. 3.
VERSATILE. || 3° Ajoutez un exemple du xvii' siècle. Comme il a un esprit versatile et qui s'impose facilement à lui-même. Journal de M. de Pontehdteau, dans sainte-beuvb, Port-Royal, t. v, | p. 38S, 3« éd.
VER
t 3. VERSE (vèr-s'), s. f. Mesure du charbon de bois, sorte de corbeille contenant environ 37 litres, NANQUETTE, Exploitât, débit et estim. des bois, Nancy, (86b, p. 39,
VERSÉ. Ajoutez : f] 4° Produit, en parlant de pièces de procédure. Attendu qu'il résulte de l'enquête et des documents versés aux débats, la preuve que.... Gaz. des Trib. (4-(5 sept. i874 p. 883, 2* col.
VERSER. Il 12° Ajoutez : \\ Verser en fraude des denrées, les introduire pour la consommation intérieure, au lieu dé les consommer ou de les garder à bord. Le service doit veiller à ce que les vivres et provisions apportés de l'étranger ne soient pas versés en fraude. Douanes, Tarif de 1877 p. cxxi.
t VERSEUSE (vèr-seû-z'), *. f. Vase, ordinairement en plaqué, dont on se sert, dans les établissements publics et les maisons particulières, pour verser le café préparé dans les cafetières ordinaires.
tVERSTIQCE (vèr-sti-k'), adj. Par verste, comme on dit kilométrique. Le trafic verstique a été en moyenne.... Extrait du Journ. de Saint- Pétersbourg, dans Journ. offic. du 19 mai 1876 p. 3403, t" col. '
VERT. Ajoutez : \\ 20° Le vert de Chine, sorte de couleur verte. En 186( et (852 survint le fameux vert de Chine, appelé lo-kao; peu de temps après, M. Charvet, de Lyon, parvint à tirer le principe colorant du lo-kao d'une plante indigène de l'Europe, le rhamnus catharticus, Mém. d'agriculture de 1870-71, p. 336. Il Vert de Paris, l'arsénile de cuivre. Le vert de Paris a seul donné de bons résultats [contre le doryphore].... lo vert de Paris est répandu sur les liges et les feuilles des pommes de terre, soit à l'état sec, soit à l'état liquide, Journ. offic. 3( juill. (877, p. 6514, 3° col. || 21* Couper sur le vert, cueillir un fruit avant la maturité. L'expéditeur est obligé de les couper [les ananas exotiques] avant leur maturité, c'est-à-dire sur le vert, Journ. offic. 18 août (872, p 6577, 2« col.
— HIST. Il XVI' s. Ajoutez: Dix-sept jeunes seigneurs de la cour à teste verte, à menton net de poil, défroqués d'entendement, la pise, Hist. des princes et princip. de la maison d'Orange, iv'part. p. 620.
VEUr-DE-GRIS. — ÉTYM. Ajoutez .• Aux forme» anciennes il faut joindre celle-ci : xiv° s. Asur et ver de Grèce, le Livre des mesliers, dans Journ. des Savants, oct. 1875, p. 653.
t VERTICILLER (SE) (vèr-ti-si-lé), v. réfl. Terme de botanique. Se former en verticille. Quand ils [les pins sylvestres] ont trois ans, qu'ils se sont verticillés, le moment est venu de faire la coupe secondaire, o. bagneris, Ifan. de sylvic. p. 97, Nancy, 1873.
t VERTIR (vèr-tir), v. n. Terme de pratique. Tourner, être appliqué à. Chaque fois que, sur l'une de ces feuilles, un nom aura été substitué à un autre, l'auteur de la substitution sera puni d'une amende de trois francs, qui vcrtira au profit des aides qui se seront montrés les plus exacts. Règlement de l'écorage, I82i, dans de- LAHAis, Notice hist. sur l'écorage, Dieppe, 1873 p. 50.
— HIST. xu* S. Au ceval de Castiele H damage vierti [le dommage tomba sur le cheval], li Roman d'Alixandre, p. 465.
— ÉTYM. Lat. vertere, tourner.
t VERT-MONNIER (vèr-mo-nié), s. m. Nom normand du pivert.
— ÉTYM. Vert, et monnier, meunier; l'oiseau est ainsi dit parce qu'il aime le voisinage des moulins, delboulle. Supplément au Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 48.
VERVELLE. — HIST. Ajoutez : xii' s. Et les portos [sont] rices et bieles. Que tuit li gon et le» vervieles [variante, reondeles] Sont de fin or..., Perceval le Gallois, v. 9041.
t 2. VERVEUX, EUSE (vèr-veû, veù-z'), adj. Néologisme. Qui a de la verve. Diderot le fougueux, le vcrveux, qui a eu l'honneur de comprendre et de sentir dans Térence celui qui lui ressemblait le moins, sainte-beuve, Nouveaux lundis, t. V [Térence traduit en vers par M. de Belloy, II). Une voix puissante, une parole verveusc m'emporta d'un autre côté ; c'était Diderot que j'entendais, rude, l'Opinion nationale, 12 juin 1876, 3° page, 4* col.
t VERZELLE (vèr-zè-1'i, *. /■.. ^e^n Tulgaire da troëne commun.
VIB
VID
VIE
TESCE. Ajoutex : || Vesco sauvage, nom vulgaire de la vesce à feuilles étroites. || Vesce des bergeries, nom vulgaire de la vesce des haies.
— Hisr. Ajouter : xii* s. Ne li lairai de tiore vallant un grain de vecce, li Romans d'Alixandre, p. 412.
VESSIE. Ajoutei ; || 8* Arbre à vessie, le baguenaudier, colutea arborescens, L., bâillon, "ict. d« bol. p. 348.
— HIST. iiu* s. Ajoutez : Renars vesijv, pour lanterne Fait à entendre à tous les siens, Renarl le nouvel, p. 72, Paris, (874, éd. Jules Houdoy.
t VEST (vê) s. m. Terme d'ancien droit. Mise en possession. Décret du )9 septembre I700 : Art. 3 : Â dater du jour où les tribunaux de districts seront installés dans les pays de nantissement, les formalités de saisine, dessaisine, vest, divest, etc. demeureront abolies. Gaz. desTrib. (3 janv. (876, p. 42, 2* col.
— ETYM. Lat. «estire, vêtir, et, dans le bas-latin, mettre en possession.
VESTE. — ÊTYM. Ajoutez : Notre mot veste, qui n'a pas d'historique, vient directement de l'ital. vesta, habit, robe, habillement, lequel, à son tour, vient du lat. vestem, habit, par changement de déclinaison, diez, Gramm. des langues rom. t. u, p. 13, Irad. franc.
VESTIGE. Il !• Ajoutez : \\ Aller sur les mêmes vestiges, suivre la même doctrine, la même conduite. Les conciles allaient tous sur les mêmes vestiges, boss. Avert. l.
t VESTIMENTAL, ALE (vè-sti-man-tal, U-l'), adj. Qui a rapport aux vêtements. Se montrer élégamment tenu suivaiit les lois vestimentales qui régissent huit heures, midi, quatre heures et le soir, DE BALZAC, la Maison Nucingen, )8B8, p. 87.
— ÊTYM. Lat. vestimentum. vêtement.
VÉTILLEUX. Ajoutez : \\ 3* Ombrageux, en parlant d'animaux. Attendu que, d'un procès-verbal dressé sur les lieux de l'accident par un agent de police de Paris, il résulte que L.... avait été averti.... que cette vache était vétilleuse; que cette expression, bien qu'elle soit d'un français douteux, contenait un avertissement pour L.... de se tenir sur ses gardes, Gaz. des Trib. i mars
«875, p. 209, 3« col.
t VÉTITIF, IVE (vé-ti-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui défend, interdit. Impératif vétitif.
— REM. M. Maspero, Rev. crit. ts sept. 487B, p. i 78, écrit vétatif ; mais les adjectifs de cette formation dérivent du supin ; or ici le supin est vetitum et non vetatum.
— ÉTYM. Lat. vetare, défendre, ancien français veer.
VËTCRE. Ajoutez : \\ 3* Les vêtements euxmêmes que l'on fournit à des indigents. Il est déposé dans les bureaux du secrétariat général de l'Assistance publique un échantillon-type de chacune des layettes et vêtures affectées au service des enfants assistés, Joum. offic. i" nov. <876, p. 7856, ('• col.
t VEULERIE (veu-le-rie), s. f. État de qui est veule. Ils [Manon et Desgrieux] ont la même veulerie de sentiment, les mêmes bassesses, alph.
DAUDET, Joum. 0(liC. 8 févr. 1876, p. «060, 3* COl.
VEXATION. Ajoutez : — REM. Vexations, au pluriel, a été employé dans l'arrêt qui condamna Lally, comme désignant un crime ou un délit. Sur quoi Voltaire remarque : L'arrêt ne dit point qu'il [Lally] ait été concussionnaire; cet arrêt lui reproche vaguement des vexations, et ce mot de vexations est si vague qu'il ne se trouve chez aucun criminaliste. Lettre à d'Alembert, )3 juin (766.
t VEYRADIER (vè-ra-dié), s. m. Nom, dans le quartier d'Agde, de filets flottants servant à la pêche du maquereau. Statistique des pêches maritimes,
VIANDE. — REM. C'est vers la fin du xvi' siècle que viande a pris son sens spécial d'aujourd'hui : « En la cour il semble qu'on ait restreint le mot viande à la chair qui est servie à table; car on n'y appelle pas viande le dessert, et, si à un jour de poisson quelqu'un mange de la chair, on dit qu'il mange de la viande, • nicot.
t VIBILIA (ïi-bi-li-a), s. f. La (44- planète télescopique, découverte en 1875 par M. Peters.
t VIBRANCE (vi-bran-s'), î. f. Néologisme. Qualité de ce qui est vibrant, de ce qui fait vibrer. Les fusains de M. Appian sont d'une couleur chaude et d'une grande vibrance de lumière,
BERGERAT, Joumal offic. 28 févr. (877, p. (543,
i" col.
VIBRATECR (vi-bra-teur), s. m. Terme de DICT. OB LA LANGUE FRANCAISS.
physique. Appareil qui produit des vibrations, qui transmet des vibrations. \ l'arrivée, les vibrations envoyées par le fil télégraphique vont animer les vibrateurs correspondant aux languettes du départ, Dg PARviLLB, Joum. des Débats, (8 mai («77, Feuilleton, (" page, 6' col.
t VIBRATIONCULE (vi-bra-sion-ku-l') , t. f. Terme de physiologie employé par Hartley. Mouvement vibratoire supposé pour expliquer le mécanisme des sensations. Parler de vibrations et de vibrationcules, cela n'élargit en rien notre horizon, RiBOT, Psychologie anglaise, p. 360.
VIBRER. Ajoutez : || »• En termes de théâtre, prononcer sans grasseyer. Prononcer la lettre r sans grasseyement, c'est la faire rouler, c'est la faire vibrer ; on dit, en langage de théâtre, de quelqu'un qui ne grasseyé pas : il vibre, legouvk, le Temps, (877. Il En un autre sens, vibrer ou faire vibrer la voix, euphémisme pour exprimer le chevrottement si commun aujourd'hui que l'on fait crier les chanteurs à tue-tête.
t VIBRIONIEN, lENNE (vi-bri-o-niin, niè-n'), adj. Qui appartient aux vibrions. En passant d'une génération à l'autre, le poison vibrionien acquiert une nocivité de plus en plus grande, e. boucuut, Joum. offic. 9 mars (876, p. (638, (" col.
t VIBRIONISME (vi-bri-o-ni-sm'), ». m. Terme de médecine. Disposition qui favorise la production des vibrions. On a voulu faire davantage en attaquant le vibrionisme du sang dans les épizooties et dans les épidémies, boucuut, Joum. offic. 9 mars (876, p. (638, 2« col.
t VIBRIONNÉ, ÉE (vibri-0-né, née), adj. Où se sont produits des vibrions. Si une goutte de ce sang d'animal vibrionné est diluée dans 20 ou ( oo gouttes d'eau..., la mort est encore plus rapide, R. bouceiut, Joum. offic. 9 mars (876, p. (638, ('• col.
f VICANE (vi-ka-n'), s. m. Dans l'Aunis, cépage blanc à gros grain, Ghss. aunisien, p. (58.
f VICE-EMPEREUR (vi-san-pe-reur), s. m. Personnage puissant qui est la première personne après l'empereur. Sévère revint à Rome, où résidait le préfet du prétoire Plautianus, qui fut longtemps son favori; ces fonctions donnaient de grands pouvoirs à celui qui en était revêtu ; c'était un véritable vice-empereur, duruy, Joum. des Débats, 6 mars (877, 3« page, s* col.
— ÉTYM. Yice 2, et empereur. Ce mot a été créé sous le deuxième empire français pour y caractériser les fonctions d'un ministre alors tout-puissant.
t VICUNOUISME (vich-nou-i-sm'), s. m. Nom donné à l'ensemble des doctrines relatives- à Vichnou. Le vichnouisme peut être considéré comme une hérésie sortie du brahmanisme.... le vichnouisme accepte comme point de départ les principes fondamentaux du brahmanisme; il a les mêmes doctrines essentielles, le même panthéon, la même cosmogonie, les mêmes légendes mythologiques.... en même temps, le vichnouisme, et c'est là son côté le plus original et le plus élevé, a introduit dans le cycle des conceptions religieuses de l'Inde une idée nouvelle, celle de l'incarnation, PR. LENORMANT, Manuel d'hist. ancienne de l'Orient, les Indiens.
t VICHY (vi-chi), s. m. Ville d'eaux de l'Allier. IIToile de Vichy, voy. toile au Supplément, n" (9.
VICOMTE. Ajoutez :\\ B« Fonctionnaire royal de l'Ile de Jersey, nommé par la couronne, chargé de l'exécution des sentences de justice, civiles et criminelles, et de quelques autres fonctions judiciaires. Il Député-vicomte, personne nommée par le vicomte de Jersey pour exercer ses fonctions en son absence. || Commis - vicomte, fonctionnaire nommé par le vicomte pour exercer les fonctions de vicomte auprès des tribunaux inférieurs créés à Jersey en (852 (la cour pour le recouvrement de dettes n'excédant pas dix livres sterling et la cour pour la répression de délits).
VICTORIEUSEMENT. — IIIST. Ajoutez : \\ xvi' s. Il [Dieu] permit que le roy Charles [Charles VIII] allast et revint victorieusement, pabadin, Chron. de Savoye, p. 357.
VIDAME. Ajoutez : — HIST. XIV' S. La vidammée, en temporel, ne vault pas plus de xxi livres ((384), VARIN, Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 596.
t VIDANGER. Ajoutez : || i' Vider, en parlant de bouteilles. M. Trican, de Reims, avait présenté une série d'instruments pour doser, transvaser et vidanger les bouteilles, johanet, Joum. des Débals, 25 juin (876, Feuilleton, ('* page, 5' col. || 8* Vider, en parlant de fosses d'aisance. Us s'enpgent Il continuer pendant un an de porter la totalité
des matière* liquides et solides, par eux vidangées, dans le premier cas i leur* voiries, dans lo second au dépotoir, clamao^ran. Rapport aueonleil municipal de Paris, 28 juin (877, p. 27.
VIDE. Ajoutez : Il 23* Terme de grammaire. Dans les langues isolantes, mot vide, mot qui, dans un composé,! perdu ta valeur propre et n« joue qu'un rôle de suffixe, par opposition à mot plein, mot qui, dans ce même composé, a gardé sa valeur.
— ÉTYM. Ajoutez : La dérivation de vide par viduus a été attaquée par KM. Schucbardt et Thomsen (Romania, avril (876, p. 25« et 267). Il est certain que ciduui a donné régulièrement vedve dans le français ancien, veuf dans le français moderne, et qu'il est difficile d'en tirer vuide ou voide (angl. void), qui sont les anciennes formes. En conséquence MM. Schucbardt et Thomsen, indépendamment l'un de l'autre, ont eu recours k un mot du latin populaire vocitut, rendu vide. Du moins on tait qu'à côté de la forme classique vaeare, être vide, vacant, il y a une forme populaire qui substitue l'o à l'o ; vocare pour racare, vocatio pour vacalio, vocivut pour vacitus. Voeitus rend compte de l'ancienne forme française voide ou tuide et de l'italien vuoto, voto. Il est probable que là est la vraie ctymologie.
t VIDE ClTRO.ys (vi-de-si-tron), ». m. Pièce do buis piriforme et à rainures, qu'on introduit par la pointe dans les citrons pour en extraire le jus par un mouvement de rotation.
+ VIDK-GOUSSET (vi-de-gou-»è), ». m. Ancien nom des voleurs. Vide-gousset est le nom d'una rue de Paris.
t VIDEMENT. Ajoutez : — HIST. xiv* ». Pour cause du fait du vuidement [évacuation] de la ville de Honnefleu, lors détenue par les genz qui..., Mandements de Charles V, p. (96.
t VIDE-POMMIER (vi-de-po-mié), ». m. Nom vulgaire du gui blanc.
VIDER. Ajoutez : || li* Terme juridique. Vider un délibéré, prononcer un jugement après avoir délibéré. Aujourd'hui, la cour, vidant son délibéré, a confirmé le jugement de première instance qui ordonne.... Gaz. des Trib. i-& août 487S,
p. 749, 2« col.
t VIDEUR. Ajoutez : || »• Par extension, vide"nr de poches, filou, pickpocket. L'administration [de Nice], prévoyante et soucieuse des deniers de l'opulente clientèle qui fréquente ses salons, a pris soin de prévenir par des affiches conçues en diverses langues qu'il y a dans les salles de jeu des videurs de poches, Joum. des Débats, t" fév. (877, 3* page, 6» col.
t VIDI AQUAM (vi-di-a-kouam*), ». m. Locution latine qui se disait familièrement pour se sauver, prendre la fuite. Vous ferez beaucoup plus que le preux et vaillant Achille; car il est mort par le talon, et les vôtres [talons] vous sauveront la vie, en faisant vidi aquam, l'eau bénite de Pâques, la Comédie des proverbes, m, 3, (633.
— HIST. XVI* s. D'Aumont, dans ce mesmc moment. Voulut avecque bonne escorte Du grand chastel saisir la porte; Mais il fut bientost rechassé. Et par après bien repoussé Avec Biron dans la Calandre, Où on leur fist bientost aprendre Le chemin de vidi aquam. Sous peine d'un bon requiam, Récit véritable de ce qui s'est passé aux barricades de ( 688, dans eu. nisard, Parisianismes, p. 208.
— ÉTYM. M. Ch. Nisard dit que c'est une allusion à l'antienne qu'on chante le jour de Pâques, lors de l'aspersion de l'eau bénite : vidi aquam egredientem de templo ... omnes ad quos pervenit aqua ista salvi facli sunt : J'ai vu l'eau.... et tous ceux à qui elle est parvenue ont été sauvés.
f VIDIEN, lENNK (vi-diin, diè n'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'apophyse ptérygoïde. Artère vidienne. || Trous vidiens, trous situés à la base des apophyses de l'os sphénoïde.
— ÊTYM. Yidus Vidius, médecin de Florence du XVI* siècle.
t VIDUAL, ALE{vi-dual', a-l'), adj. Qui appartient à la viduité. Il [Origène] conseille aux femmes mariées de se vouer et destiner à la chasteté viduale, en cas que leurs maris viennent à trépasser devant elles, saint franco» db sales, /»- (rod. à la vie dévote, m, 40.
— ÉTYM. Lat. vidualit, de vidua, veuve (voy.