‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 676 sur 754 · ELA · texte numérisé non relu

ELA

t ÉBOURIFFURE (é-bou-ri-fu-r'), ». f. Eut d'une

tôle ébouriffée. || Fig. Quelqu'un [M. de Salv^ndyl qui avait de l'esprit sans doute, mais encore plus de prétention et d'affiche, beaucoup de faste et d'ébouriffure, saint-beuve, Nuuv. lundis, t. iv (Hist. de la Restauration, par M. L. de Vieica»tel, II).

t ÊBURINE (é-bu-ri-n*), s. f. Nouvelle matière que M. Latry obtient par l'emploi des poudres d'ivoire ou d'os additionnées ou non de substances agglutinatives, Joum. offie. 20 juill. «877, p. R326 l"col.

— ETYM. Lat. ebur, ivoire.

t ÉCALAGE (é-ka-la-j'), ». m. Action de caler les voitures, Gaz. des Trib. «3 juin 1877, p. S6» 4* col.

ÉCARTELÉ. Ajoute»; — REM. Origine de la locution écu écartelé : Revenus d'Orient, les chevaliers conservèrent comme un souvenir honorable les derniers écus qu'ils avaient opposés aux dards des infidèles, en donnant même la préférence à ceux dont la taie [plaque de mêlai | avait été fendue, brisée, écartelée, p. paris, dans Joum.

Offic. «7 oct. 1877, p. «843, l" COl.

t ECCLÊSIOLOGUE (è-klé-zi-o-Io-gh'). S. m. Celui qui esl versé dans la science des choses ecclésiastiques. L'abbé Cochet, ecclésiologue et antiquaire chrétien, par M. Brianchun, Riblingraphie de la France, n* du 27 janv. «877.

— ETYM. 'Exx),T)ita, Église, et ÂoYo;,étude.

t ÉCHF.LLIER (é-chè-lié), s. m. Terme de bourse. Acheteur de vente ferme contre ventes à primes, paton, Joum. des Débats, «7 avril «877, 4* page.

ÉCOUTER. Ajoutez : \\ 7* Le temps s'écoute, locution villageoise qui désigne un intervalle de calme complet dans un jour sombre. Si, par un de ces jours de septembre où l'on doute Que t'airail une baleine et les champs des échos, La barque un aviron pour secouer les flots, Le ciel un astre en feu pour éclairer sa voûte. Jour morne et qui succède à de beaux jours sans doute. Si vous parlez au pâtre, en gardant ses troupeaux. Le naïf astrologue alors vous dit ces mots : • Que la brise est au calme et que le temps s'écoute, • b. fromentin, Courrier littéraire, «o juill. «877.

t ÉCRINIER (é-kri-nié), *. m. Ancien nom des fabricants d'écrins, de coffrets, etc. Maître Jacques le huchier, Pierre Aubri l'écrinier qui fabrique de si jolis coffrets d'ivoire, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. vu {Entretiens sur l'architecture, par M. VioUet-le-Duc, n).

ÉCRITOIRE. Ajoutez .-il 4* Lien, cabinet où l'on écrit (sens aujourd'hui inusité et qui provient de l'emploi de ce mot dans les monastères; voy. le n* 3). Saint-Laurent [gouverneur] s'en accommoda [de l'abbé Dubois], et peu à peu s'en servit pour l'écritoire d'étude de M. le duc de Chartres [le futur duc d'Orléans, régent], st-simon, dans Scène* et Portraits choisis, par Eugène de Lanneau, Paris, «876, t. i, p. 9.

ÉCUSSONNÉ. Ajoutez : || 3 Orné d'un écusson d'armoiries. Les maisons, largement écussonnces, ont ce cachet de solidité massive et de sombre tristesse qui marque les vieilles constructions espagnoles, louis-lande, ijei'. des Deux- Mondes, (5 août «877.

t EFFECTIVrrÉ (è-fè-kti-vi-té), ». f Qualité de ce qui est ellcctif. M. Bourke, répondant à M. Dilke, dit que, lorsque des doutes se sont élevés sur l'effectivité du blocus de la mer Noire, des représentations ont été faites à la Porte, Joum. de Genève, I8 juill. «877.

t EFFECTUATION au Supplément. Ajoutez : — iliST. XVI' s. Luy recommandant une briefve effectuation de ce qu'il avait promis, marnix de saintealuegonde. Œuvres, Bruxelles, éd. Quinet, t. iv p. 226 (ainsi efieclualion n'est pas un néoiogism ou du moiiK c'est un néologisme du xvi* siècle).

t EFFULGURATION ( èf-ful-gu-ra-sion) , ». Mot forgé du latin. Action de jeter une fulguration, une vive lueur. Une véritable efiulguration de métaphores, éd. scburb, Rtv. des Deux-Mondis, 15 févr. «877."

— ETYM. Lat. effulgurar», de ex, hors, et fulgur (voy. fulguration).

t ÉGOUT1E15. Ajoutez : || f Adj. Égoulier, egou tière,qui a rapport aux égouts, lé Progrès medte-l, «7 mars «877, |). 2u8. Émanations égoutières.

' ÉLAITER {é-lo-t£), V. à. SynWyWB (Te «Uftei

ENC

(T07. ce mot au Dictionnaire). Qu'elle ne laisse pu la crème aigrir sur le lait, qu'elle travaille de son mieux le beurre une fois obtenu, qu'elle l'élaite bien, qu'elle arrive enfin à lui donner ce petit goût de noisette particulier aux bons beurres, E. GABNOi, AvraTuhin, «8 mars (877.

— 8TYM. È.... préfixe, et lait.

t ÊHANCC. Ajoutez : — REM. Ce mot se trouve dans le xvi* siècle, mais avec un tout autre sens ; il signifie sorti des mains : L'estat de voz deniers vous a esté rendu par diverses fois; oncques un patart ne fust emanué sans triple ou quadruple ordonnance, marnix de saintb-aldegonde, Œuvres, éd. Ouinet, t. iv, p. 72.

EMBAKOl^ER. — HIST. XVI* S. Àjoulei : Tous les oflres du roy se remettoient à l'establissement de la paix en son royaume, pour ne s'embarquer en guerre estrangere durant celle qu'il avoit avec ses

SUbjeCtS, MABNIX DE STE-ALDEGONDE, ŒuvreS,

Bruxelles, éd. Quinel, t. iv, p. 225.

t E.MBETISKR (an-ijé-lizé), V. a. Jeter dans la bêtise. Comment on embôtise un pauvre sire comme toi, U Vétéran, dans Dialogue de Franc- Fétu, vétéran, et Prét-à-tout, jeune soldai d'un des réginxentt travaillés par les cliths des vrais amis du bon ordre, Nancy, l'an de la licence militaire 1790, cité par jules renaud, Nancy en t790,

p. KO-64.

t EMBOBINER au Supplément. Ajoutes: \\ 6» V. réjl. S'embobiner, être embobiné, enroulé autour d'une bobine. Lucrèce.... travaille à quelque ouvrage de broderie, près d'un vaste métier oii s'embobinent des laines de couleur, E. bebgebat, Joum. offic. to mai (877, p. 3479, (" col.

t EMBOUCAUTAGE (an-bou-kô-ta-j'), s. m. Action d'emboucauter, de mettre dans des boucauts. Ces mutations d'entrepôt [de la morue] peuvent avoir lieu sans emboucautage, ni emballage, et, dans tous les cas, sans plombage. Douanes, Tarif

dt 1877. p CLXXIII.

r EMBIFKLKTÉ, ÉE (an-bu-fle-té , téo), adj. Garni de buflleieries. Et pour mettre le comble à l'ur émoi, voici — tout embuffleté de son baudric r jaune — un magnifique gendarme qui se présente dans les bureaux, alph. daudet, Joum. of^c. M mai 1877, p. 3585, »• col.

t ÉMKRISÊ, ÉE(é-me ri-zé, zée), adj. Garni d'émeri. Papiers verres, émcrisés, dorés,, argentés, étamés ou cirés..., Douanes, Tarif de (877, note

t EMPAGANISER(an-pa-ga-ni-zé),«.a. || l'Donner le caractère païen. || 2* K. r^/l. S'empaganiser, prendre le caractère païen. La papauté s'empaganise, H. BLAZE de buby, Rev. des Deux-Mondes , ib mars (877, p. 264.

t EMPÊTKK (an-pè-tr'), s. f. Nom, en basse Normaniiie, de l'entrave qui lie les animaux. Cet agneau [volé] était empêtré, et l'empèlre a été retrouvée au bord de la pièce, le Nouvelliste de l'arrond. d'Avranches, (9 août 4877.

— KTYM. Voy. EMPÊTRER.

t EMPHASE, ÊE (an-fa-zé, zée), part, passé d'empbaser. X quoi on donne le caractère de l'emphase. Que les grands mots et le ton emphase Au sens commun n'ont jamais imposé, J. b. rodss. Épllres, II, 2.

t EMPIIASER (an-fa-zé), v. a. Donner le caractère de l'emphase. Je vais Te peindre ces devoirs qu'ici tu nous emphases, boissy, les Dehors trompeurs, II, ) ) .

t EMPIÈCE.MENT (an-più-se-man), s. m. La pièce ou bande d'étoffe, qui va d'une épaule à l'autre, entre le col et le corps do la chemise. Elle le frotta [son fer] sur son carreau, l'essuya sur un linge pendu à sa ceinture, et attaqua sa trente-cinquième chemise, en repassant d'abord l'empiècement et les deux manches, e. zola, l'Assommoir, ch. v.

t EMPOIG.VE au Supplément. Ajoutez: || 2' Ce qui sert à empoigner, à saisir, poignée. Les bains [pour tremper le verre]... sont contenus dans de petits bacs en tôle, posés sur roue, et munis d'un double fond en treillis qu'on peut enlever à volonté à l'aide d'empoignes, Joum. oflic. 2 mai <877, p. 3198, t" col.

t ENCANAILLEMENT (an-ka-nâ-Ue-man , Il mouillées), s. m. Action d'encanailler, de s'encanailler. L'encanaillement, prélude aristocratique, commence ce que la révolution devait achever, T. Huoo, l'Homme qui rit, u, i, 3. En dehors de la scène [en parlant de Sophie Arnould], un démon d'esprit, de cet esprit pajisicDj., .qui avait enpl,us, à cette époque, un arôme aristocratique qu'il a

ENT

perau dans l'encanaillement de ses oiTers argots,

ALPH. DAUDET, JOUm. Offic. t« juill. («77, p. 5248, 3* col.

t ENCHAVIGNKR (an-eha-vl-gné), t» a. Incommoder les autres par une haleine puante, comme M. de Chavigny. Elle [la duchesse de Mecklcmbourg] disait do Mme de Longuoville que , dès qu'elle ouvrait la bouche pour parler, elle enchavignait tout le monde; d'oii il parait que M. de Chavigny avait au plus haut degré le même inconvénient que Mme de Longuevillo [une haleine fétide], sainte-bsuve, Port-Hoijal, J* éd. t. v, p. 429.

t 2. ENCLIN (anklin), s. m. Action d'incliner le corps, la tête. Je sais que les Pères jésuites, s'ils se rencontraient cent fois le jour, ils se lèveraient le bonnet; et nous autres nous ferons l'enclin do tête toutes les fois que nous nous rencontrerons, saint FRANÇOIS DE SALES, dans Histoire de sainte Chantai, T éd. Paris, 4870, t. i, p. 493.

t ENDÉMICITÉ (an-dé-mi-si-té), s. f. Terme de médecine. Caractère endémique d'une maladie, c'est-à-dire d'être toujours due à une cause locale.

t ENDINION (an-di-ni-on), s. m. Terme d'anthropologie. Point do l'endocrâne situé au centre de la croix de l'endocrâne, au niveau de l'inion de l'exocrâne (pour inion, voy. ci-dessous).

— ÊTYM. 'Evôov, en dedans, et Iviov, nuque.

t ENDOCRANE (an-do-krâ-n'), s. m. Surface intérieure de la boite crânicnuo.

— ÉTYM. 'EvSov, en dedans, et crdne.

ENDORMEUR. Ajoutez : || 6" Au féminin, une

endormeuse, une chanson de berceau. Ces berceuses, qu'on nomme en Lorraine des cndormenses, A. THEUHiET, Rev. des Deux-Mondes, 4*' mai

t ENDOSMOSER (an-do smo-zé), v. a. || 1* Exercer une action endosmotiqne. || 2* V. réfl. Subir une action endosmotiqne. Les globules rouges de l'enfant... s'endosmosent et se déforment plus rapidement au contact des réactifs, h. de parville, Joum. offic. 34 mai 4877, p. 4428, 4" col.

t ENDUCAILLER (S') (an-du-kà-llé. Il mouillées), V. réfl. Se mêler parmi les ducs considérés comme mauvaise compagnie. Quand il [Collé] sortait ces jours-là de sa maison bourgeoise, il disait qu'il allait s'enducailler, comme d'autres auraient dit s'encanailler, sainte-beuvb, Nouv. lundis, t. vu [Collé, Correspondance inédite).

t ENFOUISSABLE (an-fou-i-sa-bl'), adj. Qui peut être enfoui. Même à l'état sédentaire, il [l'Arabe] ne se croit tranquille possesseur que de ce qu'il détient; il préfère la fortune mobilière, parce que rien ne la constate, qu'elle est facile à convertir, facile à nier et enfouissable, e. promentin, Un été dans le Sahara, p. 4 5.

t ENSOM.V1EILLÊ, ËE (an-so-mè-llé , liée, U mouillées), adj. Néologisme. Alourdi par le sommeil. Le garçon bégayant, aux yeux ensommeillés, qui marche d'un pas de somnambule, p. arène, le Temps, 28 oct. 4877, Feuilleton, 4™ page, 3* col.

ENTACHER. Ajoutez : || 4* Accuser, inculper. Il [Voltaire] a levé les épaules quand la cohue s'est mise à contrarier le roi et à vouloir entacher les gens, volt. Lettre à Yeymerange, 25 fév. 4 774. J'avoue que je ne sais rien de si ridicule que la rage d'entacher; il y a eu des choses plus odieuses du temps de la Fronde, mais rien de si impertinent, ID. Lett. à Richelieu, 27 fév. ^774.

ENTR'ACCOKDER (S'). Ajoutez: || 2" Se concéder l'un à l'autre. Leur opposition [des dominicains et des jésuites] ne les remuet-elle pas toujours assez pour les empêcher de s'entre rien accorder qu'à la dernière extrémité? Uibliolhcque critique, Bi]e,ilOi, t. ii, p. 68. || On remarquera la séparation que l'auteur a mise entre entre et accorder.

t ENTRE-BALANCER (S') (an-tre-ba-l;)n-si). V. réfl. Se balancer l'un l'autre, se faire équilibre l'un à l'autre. Quoique, à regarder les témoins seulement par rapport à leurs personnes, ils puissent s'entrc-balancer les uns les autres. Bibliothèque critique, Bâie, 4709, t. Il, p. 52.

ENTRE-COLONNES. Ajoutez : || 2* Nom, au xvm* siècle, de loges de l'Opéra situées du côté de la reine, au rez-de-chaussée, Joum. offic. 22 sept. (877, p. 643S, 4" col.

t ENTRE-SORT (an-tre-sor), s. m. Chez les saltimbanques, théâtre en toile ou en planches, voiture ou baraque, dans laquelle se tiennent les monstre», veaux o'u bommc.'t, brebis ou fem'mcs, que l'oij

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