‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 677 sur 754 · ERO · texte numérisé non relu

ERO

exhibe, i. vallès, La Hue, l'Enlre-iorl.WAu }>:ur. Des entre sort.

— ETYM. Entrer, et lorii'r, parce qu* le publie entre, regarde et lort.

t E.\TRETISSl'RK (an-tro-li-«u-rO, ». f. Étal de ce qui est entretissu.

— HIST. xvi* s. Ainsi do nous deux que tant de mers et tant de terres séparent, pour tenir les deux branches de nos amitiez eu leur liaison et entretissure promise, de brach, ii, cvi.

t ENVELOPPANT. AjouUx : || !• Fig. Qui gagne les cœurs comme en les enveloppant. Cette grâce tragique, cette douceur harmonieuse dont les plus farouches, les plus brûlantes héroïnes de Racine gardent le charme enveloppant, alph. DAUDET, Journal officiel, 2U août 4877, p. 6N9t, 4" col.

t ENVERSAILLER (S') (an-vèr-s4-llé, U mouillées], V. réfl. Se donner à la cour, alors qu'elle résidait à Versailles. On y voit [dans le Journal du duc de Luyncs, pendant le règne de Louis XV]... ce que la noblesse était devenue, depuis qu'elle s'était cnvcrsaliléc, sainte- beuve. Causeries du lundi, t. XV {Olivier Lefètre d'Ormesson].

t ÉPEURÉ, KE (é-pcu-ré, rée), adj. Qui est en proie à la peur ^dans la langue du département do la Meuse). Laurent passa le dernier sous le porche; il regarda d'un air épcuré la Côte-dei- Prêtres, A. tiieubiet, Rev. des Deux-Mondes, f octobre (877, p. 493.

t fiPIBOLIE (é-pibo-lic), ». f. || i» En physiologie, imbrication, disposition des parties, l'une à la suite de l'autre ou l'une sur l'autre. || 2* En médecine, synonyme d'éphialte, do cauchemar.

— ÉTY.M. 'Eni6o).T),actionde jeter sur, de iui, sur, et piX'/Eiv, jeter.

EPISCOPAL. h 2* Ajoutez ; j) Au singulier, un épiscopal, un homme appartenant à l'Église anglicane. Cette note [qu'en se mettant à genoux devant l'eucharislic on n'entend pas l'adorer] est plus digne d'un calviniste qui ignore les anciennes cérémonies de l'Église que d'un savant épiscopal, Biblioth. critique, Xmsleidsim, (74u, t. iv, p. (((.

tÉPLOlEMENT (é-plol-man), î. m. Action do rendre éployé; état de ce qui esl éployé. De beaux faisans atteints dans l'éploiement de leurs brillantes ailes, roqueplan, Parisine, p. (U3.

t ÉPOMINE (é-po-mi-n'), s. f. Épitoge ou chausse fourrée d'hermine que les avocats portent sur l'épaule gauche; on appelle aussi cet insigne chaperon.

— ÊTYM. Dérivé irrégulier de inuiii;, la partie supérieure de l'épaule, de ini, sur, et wiioc, épaule. Bpomis est dans Du Cange, avec le sens de superhumerale.

tEPOXGEAGE(é-pon-ja-j'), t. m. Action d'éponger. Attendu qu'une clause du bail accorde à la compagnie le droit de puiser de l'eau à la fontaine établie dans la maison pour les besoins du service de la station et de l'épongeage des chevaux, Gaz. desTrib. 3 juin (877, p. 534, 3' col.

t ËPONTILLË. Il II se dit aussi en dehors de la marine. Cei.e incomparable force centrifuge de la terre qui, en se soulevant tout à coup, écrasera dans une nuit toutes les éponlillcs d'une galerie de mine et réduira en atomes des charpentes de seize pouces carrés qui supportaient un poids immense, Joum. officiel, 49 avril 4877, page 2949, 3« col.

t ÉPOS (é-pos'), ». m. Terme d'antiquité. Chant narratif. U y eut probablement d'abord l'âge des chants narratifs qu'on appelait épos; l'âge de l'épopée a suivi, saintb-beuve, Nouv. lundis, t. x [Histoire de la Grèce, par M. Groie).

— BTYM. 'Kno;.

t ËQUII'ONDÉRATION (ékui pon-dé-ra-sion), ». /. Juste pondération. L'équiponduralion d'un gruupo pyramide et la somptuosité du coloris constituent seules, il faut le dire, l'intérêt de l'ouvrage [la Descente de croix do Rubens], e. bergsbat, Joum.

offic. 44 sept. 4877, p. 8260, ("COl.

— KTYM. Voyez équipondérart an Dictionnaire.

tÉRECUTHÉIDE (é-rè-kté-i-d), adj. f. Terme d'antiquité. Voyez heh au Supplément.

t ËKEINTAGE (é-rin-ta-j'), s . m. Synonyme d'éreintcment. Un éreintage manqué est un accident déplorable; c'est une flèche qui se retourne, eu. BAUDELAIRE, t. III, p. 28.'», éd. définitive.

t ËROriSME (éro-ti-sm'), ». m. Penchant erotique, tendance erotique. Oi; «lirait voulu que, sans rcnoKcer à aucune hardiesse, à aucun droit de l'artiste sincère, il purgeât «bn (Cuvre de tout

EUP

soupçon d'érolisme et de combinaison trop maligiio en ce genre, sa.inte-beuve, Nouv. luiuiis, t. jv {.Salammbô, par M. G. Flauljeil, i).

t KSCALABREUX, EUSE (è-ska-la-breû, breû-z'), adj. Hardi, décisif (ancien mot tombé en désuétude) . Mon Gil Blas, grand, maigre, escalabreux.... me conduit chez l'imprimeur Baylic, oii il me loue sans façon une chambre au prix d'une guiiiée par mois, CHATEAUBR. tiém. d'outre-tombe, t. ii (Pelielelier, travaux littéraires, ma société avec Ilinr gaul, etc.).

t ESCALOPE, ÊE (è-ska-lo-pé, pée), adj. Terme provincial. Replié en deux et fixé avec une épingle. Ses joues blondes que couvraient à demi les pattes escalopées de son bonnet, g. Flaubert, Madame Bovary, i, 5.

— lîTVM. Escale ou escalope, nom, en Bretagne, d'un polit bonnet rond avec de grandes pattes que les femmes replient en deux et fixent avec une grosso épingle à boule dorée sur le milieu de la tête.

t ESCULENT, ENTE (è-sku-lan, lan-t'), adj. Mot forgé du latin. Qui a de re.sculence, qui est bon à manger. L'analyse a découvert des parties esculontes dans des substances jusqu'ici réputées inutiles, brillât-savarin, Physiologie du goût, i,

— ETYM. Lat. esculenlus (voy. esculence au Supplément).

fESPÉUEUR (è-spé-reur), s. m. Celui qui espère. Ne sommes-nous pas tous espéreurs insensés? N. MARTIN, Harmonies de la famille, les Espéreurs insensés.

t ESPINASSE (è-spi-na-s'), s. f. Nom provençal des lieux plantés en sapins, ch. broilliahd, Rev. des Deux-Uondes, i" avril 1877, p. 666.

tESPONTE(è-spon-t'),s.^ Nom donné aux massifs de mines qui sont laissés sans exploitation entre deux concessions, pour empêcher les eaux de l'une de pénétrer dans l'autre, defooz, Pom(s fondamentaux de la législation des mines{166S), p. 255. S'il arrivait qu'un exploitant se permit d'enlever du charbon par exemple de l'esponte d'une concession voisine, il devrait non-seulement rétablir une esponte artificielle, mais encore rembourser la valeur du charbon enlevé, id. ib. p. 265.

— ETVM. Bas-lat. sponda, levée, digue ; du lat. sponda, bord du lit; ancien franc, esponde. La digue est comparée à un rebord de lit.

I ESQUK (è-sk'), s. f. Synonyme méridional de èche (voy. ce mot au Dictionnaire). La dorade ne mordait guère, et le merlan faisait fi de l'appât, devinant peut-être que le mouredu ou l'esque portaient l'hameçon perfide dans leurs flancs, {o/ewne republique de Marseille, dans Journ. ojj^c. 2 oct. <»77, p. 0Û02, I" col.

t ESTAQlîE (è-sta-k'), s. f Nom, à Bordeaux, d'une estaoade. L'individu qui était avec nous, nous conduisit ju.squ'à l'estaque de Courrépau à Bèglas, Goî. de» Trib. 21-22 mai <877, p. 49(,4'co!.

— ÉTYM. Voyez ESTACADE.

ÉTANG. Ajouta : || 3° Fig. Ne voir qu'un étang, être stupéfait (voy. voir au Supplément).

t ÉTEINTE. Ajoutez : — REM. Ce substantif, indiqué comme n'étant usité que dans la locution : à éteinte de chandelle, a été employé au siècle passé dans un sens plus général. Je ne manquai pas de l'en croire , sitôt que j'eus crié assez fort et assez longtemps pour avoir une éteinte de voix, DE DROSSES, Lettres hist. et crit. sur l'Italie, t. I, lettre (O.

ÉTERNlîER. Ajoutez : |{ 4° Produire en étcrnuant. Quelqu'un a dit : La Fontaine poussait des fables, Tallemant parlait des anecdotes, Pétrarque distillait des sonnets, Piron éternuait des épigrammes; éternucr c'était son mot à lui; eh bien, on ne retient pas un étcrnument, sainte-beuve. Nouv. lundis, t. vu {Alexis Piron).

ÉTOH.ER. Ajoute: • || 4* S'étoiler, se garnir d'étoiles ou de lueurs comparées à des étoiles. Je suis rentré vers la nuit... je ne distinguais plus la mer, je l'«ntendais; Alger s'étoiiaitde lumières, E. FROMENTIN, Urte année dans le Sahel,

ÉTOLE. Ajouté! : || »• Étole d'or, nom d'un ordre de «hevalcrie d.ins l'ancienne république de Venise. Ce sénateur est toujours un homme qui a passé par les ambassades, un procurateur de Saint- Marc, un chevalier de l'étole d'or, un sage grand, en un mot une des premières tètes de l'Ktat par le rang et par le génie, 1. 1. rouss. Lettre à Dupont, Venise, 25 juill. (743.

t ECPUEMIE (eu-fé-mie), ». f. Synonyme d'eu-

Page 1