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Grées, par Éd. Zeller, trad. de Boutroui, Paris, (877, t. I, p. 335. Il [GœtheJ professait dans ses actes autant que dans ses écrits, il soutenait par son orgueil autant que par ses vertus, l'opinion do l'immanence de la justice dans l'humanité, léo OLESNEL, Correspondanl, iu nov. (877, p. 5)3.
IMMISCBR. Ajoutez : — HIST. xvf s. Quand tu maintiens si effrontément que le magistrat ne se doit aucunement immiscuer au faict des hérésies, HARNix DE STK-ALDEGONDE, Œuvret, Bruxelles, 1 867, t. IV, p. 472.
t IMPARTIR au Supplément. Ajoutez ; — HiST. XV* s. Arrest par lequel l'evesque du Mans est condamné d'impartir le benciice d'absolution à cautele aux officiers dn roy qu'il avoit excommuniez, et ce par la prise de son temporel (<48&), Preuves des libériez de l'Eglise gallicane, livre i, p. 66.
t IMPATRIOTE (in-pa-tri-o-f), s. m. Celui qui n'est pas patriote, urbain domergue. Journal de la langue française, (794, t. iv, p. (a( (voy. ci-dessus iMPATBioTiSME au Supplément).
t IMPENSABLE (in-pan-sa-bl'), adj. Qui ne peut être pensé. Cet abracadabra, ce wischiwaschu de mots [la philosophie de Hegel] qui, dans leur monstrueuse alliance, imposent à la raison de penser des pensées impensables, paralyse l'entendement, PAUL JANET, la Métaphysique en Europe, Rev. des Deux-Mondes, (5 mai (877.
IMPLANTATION. Ajoutez : || 2° Action de planter, de fixer en terre. L'implantation de la ligne [de Bagnères à la station Plantade] a été faite sur les indications et avec le concours de M. l'ingénieur Vaussenat, Joum. offic. « oct. 1 876, p. 6S86, 3" col.
t IMPOSANCB (in-pô-zan-s'), s. f. Néologisme. Caractère imposant, apparence imposante. La courtisane grave, celle qui déploie plus d'imposance à parcourir un chemin de traverse que n'eu déploie l'honnête femme à suivre la voie droite, aubryet, Monit. univ. 30 sept. (867, p. (257, 2* col.
— ÉTYM. Imposant. Ce mot est fait comme prédominance de prédominant, et beaucoup d'autres.
flMPRESSIBLE (in-prè-ssi-W), ad/. Qui est doué d'impressibilité (voy. ce mot au Supplément). Guérin était une Ime merveilleuse, la plus sensible, la plus impressible, mais sans garantie contre elle-même et sans défense, sainte-beuve. Causeries du lundi, t. XV [Maurice de Guérin).
t IMPROROGEABLE (in-pro-ro-ja-bl'), adj. Qui ne peut être prorogé, qui n'est susceptible d'aucune prorogation. La ligne ferrée doit être construite dans l'espace improrogeable de quatre ans. Journal de la Meurthe, 8 déc. (876.
t IMPROVOQCÉ, ÊE (in-pro-vo-ké, liée), adj. Qui n'a pas été provoqué. Crise improvoquée, É. LITTRK, le Temps, 4 oct. (877, ('• page, 6* col.
t INCANTATECR (in-kan-ta-teur), *. m. Celui qui fait des incantations. Les druides, avant tout mires, sorciers, incantateurs, race de devins et de médecins, dit Plin», albert héville, Rev. des Deux-Mondes, (6 août (877, p. 85(.
— ÊTVM. Lat. incantatorem, d'ovï est venu e»cfton(eur(voy. ce mot), qui est la forme française.
t INCONVENANCE. Ajoutez : — SVN. inconvenance, wscoNVENANCB. Inconvenance n'est pas disconvenance. On entend par disconvenance des choses qui ne se conviennent pas l'une avec l'autre ; et j'entends par inconvenance des choses qu'il ne convient pas de faire, volt. Lett. à l'abbé d'Olivet, 27 nov. (764.
t INDIENNAGE (in-diè-na-j'), s. m. Synonyme d'indiennerie, qui est au Supplément. Les indiennages et en généval tous les ateliers d'impression sur étoffes. Journal de la Meurthe, (7 oct. (876.
t INDISCONTINUÉ, ÉE (in-di-skon-ti-nu-é, ée), adj. Qui n'est pas discontinué. Rien ne se présente k mes yeux pour mieux faire voir quel était son attrait et sa vie intérieure [de sainte Chantai] que de dire que c'était un fiât volunlas indiscontinué. Mémoires de la mère de Changy, m, 24 ((642), dans Hist. de sainte Chantai, t. i, p. 632, 7- éd. Paris, (870.
tINDUSTRIER. Ajoutez :\\i' V. o. Donner le caractère industriel. Industrier en betteraves les terrains arides, l'Avranchin, (4 avril (872.
t INEDIAT (i-né-di-a), s. m. Terme de médecine. État dans lequel on ne prend aucune nourriture, D' WARLEMONT, Indépendance belge, (» oct. (894.
— ËTYM. Lat. inedia, de in négatif, et edere, manger.
t INÉVKILLABLE (i-né-vè-lla-bl'. Il mouil- DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
lées), adj. Qui ne peut être éveillé. Cette grande nuit sans fin, le sommeil inévoillable, c'est peutêtre la seule chose qu'il désire encore avec ipreté, et qui le passionne, sainte-bbuvk, Nouv. lundis, t. n (le Pocme des champs par M. CaUmard de Lafayette).
t INFRALAPSARISME (In-fra-la-psa-ri-sm'), s. m. Système des infralapsaires ou d'Arminius, qui ne considérait la chute d'Adam que comme un fait de la libre volonté humaine ; il fut condamné par le synode de Dordrecht; mais ses idée» ont prévalu dans le protestantisme.
— ÉTYM. Voy. iNPRALAPSAiRB au Dictionnaire.
INFRUCTDEUX au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : Il 3* Infructueux à, inutile à. Ce n'est pas la seule maison de Paris ou l'on a changé la pratique pénible et laborieuse de l'hospitalité en des retraites oisives et infructueuses au public ; et c'est à quoi le roi est bien résolu à remédier, le chevalier Pontchartrainà l'abbé de la Roquette, 6 janvier (706,dans depping, Corresp. admin. sous Louis II V, t. I, p. 850.
t JNGLORIECSEMENT (in-glo-ri-eû-ze-man), adv. D'une manière ioglorieuse (inglorieux est au Dictionnaire). M.... a disparu inglorieusement dans un coin, après avoir encouru la prison pour dettes, PH. AUDEBRAND, Charivari, 4 janv. (876.
t INGRÈS (in-grè), s. m. || !• Mot forgé du latin et inusité. Terme de la doctrine hermétique. Entrée, communication. Il n'y a que les esprits qui ont ingrès ensemble, c'est-à-dire qui s'agrègent, qui se communiquent. || 2* Fig. Action d'entrer, de se faire place dans les esprits. Il [l'abbé de Saint-Pierre] n'avait pas l'ingrès, comme le disait un jour Leibnitz, et, pour parler français, ses idées ne sont pas entrantes, sainte-beuve, Cottseries du lundi, t. iv {l'abbé de Saint-Pierre) .
— ETYM. Lat. ingressus, action d'entrer (voy. INGRESSION au Dictionnaire).
t INION (i-ni-on), s. m. Terme d'anthropologie. L'un des sept points singuliers de la voûte du crâne, situé sur la ligne médiane au haut de la nuque ot marqué souvent par une saillie appelée protubérance occipitale externe.
— ÉTYM. 'Iviov, nuque.
t INOSÉ, ÉE (i-nô-zé, zée), adj. Qui n'a pas été osé, tenté. Au commencement du xviii' siècle, s'élevait un homme qui devait vouloir ne rien laisser inosé, FRÉD. GODEFROY, IHst. de la littér. franc. t. V, p. 3 (il s'agit de Voltaire et de la Honriade).
t INQDISITIONNER (in-ki-zi-sio-né), v. a. Soumettre à des inquisitions. Ne pas permettre que les contribuables fussent vexés, inquisitionnés, Joum. offic. (7 février (876, p. (a7(, ("col.
t INRACONTABLE (in-ra-kon-ta-bl'), adj. Qui ne peut être raconté. Le bonheur fait d'une foule de joies menues et inracontables, daudet, Jack, i, 7.
INSECTE. Ajoutez : — REM. Ce mot était parfois féminin au xvii* siècle : Cette insecte [la cigale], qui crie assez haut d'elle-même, fait encore plus de bruit quand on la touche, d'ablancouht, Lucien, l'Apophrade ou le mauvais grammairien, t. m, Paris, (688.
INSINUANT. Ajoi^ez : — REM. M. Thiers a dit insinueux : [Saint-Just] appelant Louis [Louis XVI] un tyran modeste et souple, qui a opprimé avec modestie, qui se défend avec modestie, et contre la douceur insinueuse duquel il faut se prémunir avec le plus grand soin, Hist. de la révolution, (4* éd. (846, t. m, p. (88. Ce mot n'est pas bon : si on le tire du lat. sinus, il sera l'opposé de sinueux, ce qui ne signifie rien ici ; si on le tire, comme il le faudrait, d'iiisinuer, la formation est incorrecte, les verbes actifs ne formant pas des adjectifs en eux.
INTOLÉRABLE. Ajoutez : — REM. Intolérable se dit avec la préposition d. Il est devenu intolérable même à ses amis.
— HIST. xvi' s. Que si toute nation, mesme la plus modeste que l'on sçauroit trouver au monde, loutesfois se trouve le plus souvent rude et presque intolérable à ceux qu'elle a subjugués, mabnix de
STE-ALDEGONDE,(É"U))reS,BrUXClles, 1857, t. IV, p. 54.
t INTERPARIÉTAL, ALE (in-tèr-pa-ri-c-tal, ta-l'), od;. Terme d'anatomie. Suture intcrpariétule, suture comprise entre l'os interpariétal lorsqu'il existe, et l'occipital. || S. m. Os du crâne qui, chez beaucoup d'animaux et quelques hommes, remplace l'écaillé de l'occipital.
f INTRANSMISSIBLE (in-lran-smi-ssi-bl'), adj. .Qui n'est pas transmissible. Que les parts étaient intransmissibles, sauf en ce qui concerne..., toz. des rWb. 14 oct. (877, p. (005, s- col.