ARG
disent que l'ardeb est une mesure de capacité valant 1 83,000 iitres; d'après le grand ouvrage de la commission de i'Institut d'Egypte [Hist. nat. t. II, p. i4), la capacité de l'ardeb est seulement de i85 litres.
Argali. Mouton sauvage de l'Asie centrale. Du persan JiB^jl argalî, même sens.
Argan ou Aegane. Genre de plantes (arbres et arbrisseaux) dont le type est l'argan du Maroc [mkroxylon spinosum de Linné). «Les forêts ô^argans qu'on traverse en voyageant dans l'Atlas font grand plaisir à rencontrer, tant à cause de la variété des bois dont elles sont plantées, que parce qu'elles reposent l'œil fatigué de la stérilité du reste du pays. » (Relation du D' Lemprière •.) «Le pays est magnifique, semé de superbes forêts d'argans. » (James Richardson".) C'est l'arabe yl=>.^l ardjân ou argân.
Abgodsin. Ital. aguzzino. C'est assurément une corruption de alguazil. (Voy. ce mot.) Pour le changement de / en n, vpy. Anafin.
Arratel. Mesure de poids valant environ li&o grammes. C'est un mot portugais correspondant à l'espagnol arrelde, arrate, arrel, et venant de l'arabe JJoJl ar-ratl, la livre, ar pour al est l'article.
Arrobe. C'est encore une mesure de poids de ia péninsule Hispanique, correspondant à aS livres ou un quart de quintal. Esp. et portug. arroba. Deux dictionnaires espagnol et portugais que j'ai sous les yeux donnent Varroba comme valant 39 livres. Néanmoins, il est admis que l'arroètt d'Espagne vaut 28 livres espagnoles (1 i'',5oo) et l'arroba de Portugal i 4'',68o^,. Quoi qu'il en soit, arroba est l'arabe jjJi ar-roub', le quart, mot qui désigne aussi une mesure égyptienne qui est le quart de la iUj} wdiba. (Voy. Freylag.)
Arsenal. Portug. arsenal, esp. arsenal, darsena, atarazana, atarasanal, ital. arzena, arzenale, darsena. M. Engelmann dérive tous ces mots en bloc de l'arabe iCsLo ^b dâr sinà'a, maison où l'on construit, fabrique. Il convient de les séparer en trois groupes : 1° alarazana représente iicLUaJi^li dâr as-sinâ'a, avec l'article devant sinâ'a. Je suis porté à croire que le a initial de atarazana est aussi l'article. Assurément, il est contraire à toutes les règles de ia grammaire arabe de préposer l'article à un substantif suivi de son complément; mais dans la langue populaire dur as-sinâ'a avait pu, par le grand usage, arriver à former un seul mot dont on ne sentait plus la composition, ce qui permettait de lui donner l'article (comme dans ij^Ul