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geste d'Abou 1-W<îfa dont le manuscrit* est g«5n(5ralcment si correct. Le mot arabe n'est pas dans les dictionnaires, (lu moins avec ce sens. 11 paraît être un dérivé du verbe ■^]^ raa, voir, à la h' forme, montrer.
87. Shafah, planchette pour les tracés astronomiques; en arabe, ■^açy'*' mflha, surface plane, tablette.
38. Suradain, étoiles a et /S du Sagittaire; en arabe, yjiyaJ! as-souradéin, les deux sourads. Le sourad est un oiseau fantastique dont il est question dans les contes musulmans^.
89. Facardin, /3 et y de la Petite Ourse; en arabe, ^ji,^^^ fttrqadèin, les deux veaux, duel de -yiyi farqad.
Athanor. Four des alchimistes. «On se servait de ce mot, il n'y a pas encore longtemps, dit Bescherelle, pour désigner un fourneau construit de façon qu'avec le même feu on pouvait faire plusieurs opérations différentes. » Esp. atanor, qui a pris un sens très-différent, tuyau de fontaine. (Voy. les explications de M. Dozy, Gloss. p. 911, aia.)
De Y arahe ^^^Lù\ at-tannoûr, en hébreu, ")Un tannoûr, four, mot d'origine araméenne, qui se rattache à la racine noûr, feu. De là aussi vient tandour. (Voy. ce mot.)
Acanor, cité par Bescherelle, est une altération de athanor; on sait avec quelle facilité les sons k et t permutent dans la langue du peuple. Dans le Lexicon alchemiœ de Martin Ruland, on trouve encore: allionor, anllionor, furnus, atanor, olla perforata.
ÀTii. Espèce de tamarix. De l'arabe aAsI athla, même sens.
Aubère. Nuance particulière de la robe du cheval. Blanc, bai et alezan, dit l'un; couleur fleur de mille-pertuis, dit un autre; «ex aibo fuscus, nigris distinctus maculisw, dit le P. Pomey, cité par Ménage; couleur fleur de pêcher, disent Landais el Bescherelle. Enfin M. Lillré appelle aubère un cheval «dont le corps est recouvert d'un mélange de poils rouges et de poils blancs, la crinière et la queue étant de même couleur ou de nuance plus claire. » L'étymologie de ce mot difficile a été signalée par le P. Guadix : l'espagnol kohero (qu'on écrit aujourd'hui overo^) est tiré du nom arabe de l'outarde, t^^U». hohûra. Le plumage de cet oiseau présente en effet toutes les variétés de couleur que nous venons d'énumérer; le blanc, le roux, le cendré dominent, et les plumes portent un duvet rose à leur naissance. Il est vrai que l'auteur de l'étymologie veut comparer la robe rosâtre du cheval aubère moins au plumage de l'outarde qu'à sa chair lorsqu'elle est cuite*.
Chardin parle de Xauherré comme très-commun en