‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 71 sur 754 · RIZ · texte numérisé non relu

RIZ

ribeira, ribayra, rivage, bord, plaine, et aussi rivière; espagn.rtbera: ital.riDiero; le latin a ripctriœ, hirondelles de rivage, riparius, gardien des côtes (quicherat, .^ddendo), de rtpo, rive; d'où l'on conclut un adjectif riparia, qui a donné rivière. Le sens propre est terre du bord , puis le cours d'eau lui-même; cela exclut la dérivation par le latin rirus, ruisseau.

t RIVIÈRETTE (ri-viè-rè-t*) , t. f. Petit cours d'eau. Près d'une touffe d'aulnes, sur le bord de la rivièrette qui sépare la parcelle 405 et la parcelle 478, Acte d'accusation, assises du Nord , dans J. des Débats, 6 août tses.

— ÊTYM. Diminut. de rivière.

tRIVIÉREUÎ(ri-vié-reù),adj. Terme de fauconnerie. Se dit des oiseaux propres à voler sur les rivières.

t RIVOIR (ri-voir) ou RIVOIS (ri-voi) , t. m. Outil pour river.

— ËTVM. River.

t RIVOVEUR (ri-vo-ieur) , t. m. Celui qui navigue sur les rives d'un fleuve ou de ses affluents. Les rivoyeurs de la Seine.

— ÊTYM. Rive, par l'intermédiaire d'un verbe inusité rivoyer.

t RIVULAIRE (ri-vu-lê-r"), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit dans les ruisseaux ou sur leurs bords. Plantes rivulaires.

— f.TYM. Lat. riïuius, dimin. de rivus, ruisseau. RIVURE (ri-vu-r') , s. f. Terme de serrurerie.

Broche de fer qui entre dans les charnières des fiches pour en joindre les deux ailes. || Espèce de tète faite au bout d'une broche de fer, pour l'assujettir dans un trou.

— ÊTYM. H lier.

RIXDALE, (riks-da-l') , s. f. Monnaie d'argent de quelques États du Nord. || On dit aussi risdale et richdale. Trois régiments suédois furent logés à discrétion chez les citoyens, et la ville taxée à une contribution de cent mille risdales, VOLT. Charles Xll, 2.

— ÊTYM. Allem. Reichsthaler, de Reich, empire, et Thaler, écu.

RIXE (ri-ks'), s. f. || 1° Querelle accompagnée d'injures, de menaces, et quelquefois de coups. Il y eut des rixes entre les bourgeois et les soldats. Il 2° Vive dispute, discussion orageuse. Les rixes des joueurs, des buveurs.

— HIST. XVI' s. Les friandes querelloient; le fils de Jacquette, qui estoit grandet, voyant ces rixes.... Moyen de parvenir, p. 107, dans lacurne.

— ÊTYM. Lat. rixa, querelle.

RIZ (ri ; le ; ne se prononce pas et ne se lie jamais : du ri au gras), s. m. || 1° Plante céréale, cultivée dans les pays chauds (oryza sativa,L.). La Chine, comme tous les pays où croît le riz, est sujette à des famines fréquentes, montesq. Esp. viii, 21 Dans la plus grande partie de l'Asie, en Perse, en Arabie, en Egypte et de là jusqu'à la Chine, le riz fait la principale nourriture, B0FF.5«pp/. à l'hisl. nat. Œuv. t. xi, p. 129. Les visages pâles et décharnés dans le Piémont attestent les cruels résultats de la culture du riz, genlis. Maison rust. t. m, p. «3. dans POUGENS. || î° Le grain de cette plante. Gâteau de riz. Faire crever du riz. Ainsi fut adopté pur la moitié du monde Le riz, fils de la terre et nourrisson de l'onde, delil. Trois règnes, vi. || Faire du ri?, faire cuire du riz, préparer un plat Se riz. || 3° Biz d'Allemagne, espèce du genre orge, hordeum xeocrithon, L. dite orge pyramidale ou à éventail. || Petit riz, riz du Pérou, noms vulgaires du chenopodium quinoa, plante cultivée au Pérou et au Chili pour ses semences alimentaires. || Riz sauvage, le litania aquatica (graminées) qui croît à la Jamaî jue el dans les ÉtaU-Unis. || Sous le nom de riz sauvage on a désigné aussi l'orpin blanc (crassulacées), dit encore petite joubarbe. || 4° Grains de riz, points moins brillants qu'on observe sur les feuilles de saule (voy. saule), dans le disque du soleil.

— ÊTYM. Provenç. rt's; esp. et portug. arrox; ital. rtîo; du lat. oryia; grec, ipuîa; persan, ori: arabe, rojï, avec l'article, ar rozï, d'où l'espagnol et le portugais viennent directement. Le français et le provençal viennent de l'italien, qui lui-même s'est formé par une apocope qui lui est familière : l'ortso, d'où lo riso.

RIZE (riz'), s. m. Monnaie rie compte dans les États du (.rand Seigneur. |j Uichelol écrit rizé et dil que c'est un sac de 4&000 ducats.

t RIZERIE (ri-ze-rie), s. f. Usine où l'on pèle le riz. Cinq chargements de riz bruts ont été importés celte semaine et passent , ainsi que les deux chargements reçus la semaine précédente, à la consom» mation de diverses rizeries locales, l'indépendanct belge des I6 eM7 août «sas.

ROD

fRIZICOLB (ri-ziko-r), adj. Oui a rapport i la

culture du riz. L'industrie riiicole.

— ETYM. Rix, el lat. colère, cultiver.

RIZIÈRE (ri-ziî! r') , s. [. Terrain où l'on cultive

le riz. Les vapeurs humides et malignes qui s'exhalent des rizières, ratnal, Hist. phil. xviii, n. Pour pouvoir cultiver le riz, il faut des terrains unis et bas; il faut inonder les rizières jusqu'au moment de la récolla , oenlis , Uaison rust: t. m ,

p. 63, dans POUGBNS.

— ErvM. Rii.

f RIZON (ri-zon), ». m. Espèce de rix.

t lUZ PAIN-SI'X (ri-pin-sel) , s. m. Sobriquet qu'à l'armée on donne par plaisanterie aux employés du service des subsistances. Un riz-pain-sel.

— ETYM. Rt'ï, poin, et sel, à cause des titres de ce nom que portent les colonnes des états dresses par ces employés.

fROAST-BEEF (rosbif), s. m. Voy. rosbif.

i. ROB (rob), s. m. Terme de pharmacie. Suc de fruit quelconque épaissi en consistance de miel par l'évaporation, avant qu'il ait fermenté.

— ETYM. Espagn. rob ; portug. arrobe, robe; ital. rohe, rob; de l'arabe arrobe, qui vient du persan robb, moijt de vin épuré au feu.

2. ROB (rob) ou UOBRE (ro-br'), t. m. Terme de jeu de whist. Le rob se compose de deux parties liées ; les joueurs qui en gagnent deux, gagnent le rob.

— ÊTYM. Angl. rubber, rob, partie liée, proprement frotteur, de to rub, frotter.

ROBE (ro-b") , s. f. \\ 1° Sorte de vêtement long, non fendu, qui était propre aux peuples de l'antiquité, aux Occidentaux dans le moyen âge, et qui l'est encore à beaucoup d'Asiatiques, b'un des pans de sa robe il [Pompée] couvre son visage, corn. Pomp. II, 2. Aussitôt que Joseph fut arrivé près de Si!s frères, ils lui filèrent sa robe de plusieurs couleurs, qui le couvrait jusqu'en bas, SACI, Bible, Genèse, xxxvii, 23. Portant une robe royale de couleur d'hyacinthe et de bleu céleste, ID. «b. Esther, VIII, <B. Ceux que vous voyez revêtus d'une robe blanche, dit saint Jean, viennent d'une grande affliction , afin que nous entendions que cette divine blancheur se forme ordinairement sous la croix, et rarement dans l'éclat des grandeurs humaines , Boss. Marie-Thérèse. Revenez à la maison paternelle, enfants prodigues, on vous rendra votre première robe, on célébrera un festin pour votre retour, ID. Élevât, sur myst. i, 8. Un jeune enfant couvert d'une robe éclatante, rac. Àth. u, b. Ohl tu n'es plus au temps de cette belle robe traînante de pourpre, avec laquelle tu charmais toutes les femmes d'Athènes et de Sparte , fén. Dial. des morts arui. Alcibiade, Périclès. En général, la robe fut autrefois la vêlement de toutes les nations, volt. Russie, i, <o. ||Par extension. Notre défunt était en carrosse porté. Bien et dûment empaqueté. Et vêtu d'une robe, hélas I qu'on nomme bière, Robe d'hiver, robe d'été. Que les morts ne dépouillent guère, la font. Fabl. vu, H. Il Fig. Tourner sa robe, changer de parti. || Robe virile, robe que les jeunes gens prenaient à Rome quand ils devenaient hommes. Néron plaide pour les habitants d'ilion; il prend la robe virile avant l'&ge, DiDER. Claude et Néron, i, 32. || Fig. Dieu donne la robe selon le froid. Vous avez du courage au-dessus des autres, et, comme dit le proverbe, Dieu donne la robe selon le froid, sÉv. à Bussy, »ï octobre 1683. || Selon le corps on doit tailler la robe, il faut régler ses dépenses sur ses besoins. Il Selon le drap la robe, se dit des choses qui ont rapport, proportion entre elles. Mais chaque âge a son temps; selon le drap la robe, Régnier, Sat. XIII. Il U s'en pare comme de sa belle robe, se dit quand quelqu'un fait vanité d'une chose. || Cela ne vous déchire pas la robe, vous n'avez pas lieu de vous en offenser. || 2° Long vêtement à manches, que portent particulièrement les femmes et les enfants. Robe d'enfant. Robe de femme. Robe d'été, robe d'hiver. Elle avait une robe d'une légère étoffe d'argent, semée de guirlandes de fleurs, qui laissait briller la beauté de sa taille, volt. Croeheteur borgne. Le petit uniforme de capitaine de gendarmerie se trouva fait à point nommé pour l'enfant [Louis XV], qui, depuis quelques jours, venait de (luilter la robe, duclos, Œuv.'i. v, p. U3. Il Kn robe détroussée, se disait autrefois pour en cérémonie. Rendre une visite en robe détroussée. Il Fig. U commande, et soudain La terre, qui d'abord sombre, informe et hideuse. Découvrait tristement sa nudité honteuse. Prend sa robe de fête, et de riants gazons Ont tapissé la plaine, ont

ROB

habillé les mont», telil. Paradis perdu, vu. || Terme bas et populaire. Couper la robe au cul, faire insulte i une femme. Lorsque ce guerrier invaincu Chut dans les ombres éternelle», La robe fut coupée au eu Des neuf savantes demoiselles, mainard, dans le Dict. de riciielet. ||8* U se dit, en quelques phrases, de la queue d'une robe. Cette princesse dit à son page : Prenez ma robe, portez ma robe. 1] 4" Robe de chambre, espèce de robe ou de longue redingote que les hommes mettent dans l'appartement. Il se rencontre beaucoup d'autres choses desquelles on ne peut raisonnablement douter, quoique nous ne les connaissions que par le moyen des sens; par exemple que |e suis Ici, assis auprès du feu, vêtu d'une robe de chambre, ayant ce papier entre les mains, desc. Médit, i, 3. Messire loup vous servira. S'il vous plaît, de robe de chambre, la font. Fabl. VIII, 3. U se mit en robe de chambre, bamilt. Gramm. t. 11 est vrai que la vie de Paris me tuerait en huit jours; il y a plus d'un an que je suis en robe de chambre, volt. Lett. Richelieu, H juillet (770. Il Les femmes ont aussi des robes de chambre pour le malin ou pour l'appartement. Vous devez l'aimer (la religion des Juifs] encore plus par celte année de repos et de robe de chambre [l'année du sabbat], où vous seriez un exemple de piété [allusion à la paresse de Mme de Grignan], sév. 236. Il Des pommes de terra en robe de chambre, des pommes de terre cuites dans leur peau. || 5* Ample vêtement que portent les juges, les avocats, les professeurs, dans l'exercice de leurs fonctions. D'un magistrat Ignorant, c'est la robe qu'on salue , la font. Fabl. v, 14. Et, feuilletant Louet allongé par Brodeau , D'une robe à longs plis balayer le barreau, boil. Sat. î. Regarde dans ma chambre et dans ma garde-robe Les portraits des Dandins ; tous ont porté la robe, rac. Plaid. I, ♦. Non loin de là Rollin dictait Quelques leçons à la jeunesse; Et, quoiqu'en robe, on l'écoulait, volt. Temple du Goût. Quoi ! dans Abbeville, des Busiris en robe font périr dans les plus horribles supplices de» enfants de seize ansl ID. Lett. d'Alembert, )8 juillet (768. Il Arrêts rendus en robes rouges, les arrêts solennels que rendent les conseillers en robes rouges. Les magistrats sortirent pour prendre la robe rouge, revinrent se placer aux hauts sièges, et l'arrêt fut prononcé en pleine audience et à portes ouvertes, duclos, (Euv. t. v, p. 68. || 6" Les gens de robe, se disait de tous ceux qui portaient la robe. Les gens de robe sont ou ecclésiastiques ou officiers de justice, de finances et de police, VAUBAN, D^me, p. 67. || Robe courte, s'est dit jusqu'au xvr siècle, de la profession militaire. || Juges de robe courte, s'est dit des prévôts, des maréchaux, de leurs lieutenants, et de quelques autres officiers non gradués, qui jugeaient l'épée au côté. Il Robe longue, s'est dit, à la même époque, de la noblesse et du clergé. || Les gens en robes longues, les gens du parlement. On a des soldats de robe longue payés uniquement pour servir contre elle [la raison], volt. Lett. en vurs et en prose, (7o. Il Chirurgiens de robe longue, se disait de ceux qui avaient suivi les cours des écoles ; chirurgiens de robe courte, ceux qui ne les avaient pas suivis. Les chirurgiens de Sainl-Côme, autrement dits de longue robe, GUI patin, Lelt. t. ii, p. )96. || V La profession des gens de judicature. La noblesse de robe. & la fin j'ai quitté la robe pour l'épée, corn, le Ment, i, I . Je connais le nom de notre amant, il est des premiers de la robe, sév. 25 nov. (685. Renfermé à l'exemple de ses pères dans les modestes emplois de la robe, boss le Tellier. Une téméraire jeunesse se jetait sans élude et sans connaissance dans les charges de la robe, flêch. le Tellier. U naquit d'une des plus nobles et plus anciennes maisons du Nivernais, qui, après s'être distinguée dans les emplois militaires avant le règne même de saint Louis, entrant depuis sous Henri II dans les premières dignités de la robe.... lo. Lamoignnn. Chez nous le soldat est brave et l'homme de robe est savant; nous n'allons pas plus loin; chez les Romains l'homme de robe était brave et le soldat était savant : un Romain était tout ensemble et le soldat et l'homme de robe, LA BRUT. II. D'où vient que cet homme est entré dans la robeT mass. Carême, Vocat. Une femme de qualité, en passant à Bordeaux, y trouva les femmes de robe un peu trop fières : « Monsieur, dit-elle, au président de G., vos femmes font les duchesses. — Madame, lui répondit le président, elles ne sont pas a.ssez Impertinentes pour cela, » marmontel, Œuv. t. VII, p. 467. Il L'année de robe, s'est dit pour année judiciaire. Il se peut que la multiplicité prodigieuse des aiTaires, sur la fin de l'année de robe, lui ait

ROB

fait oublier [à un magistrat] mon paquet cette foisci, volt. Lelt. d'Argental, i sept. (771. || Les gens de judicature. L'esprit de la robe. Le» prétentions de la robe. La rohe ne fournit-elle pas d'aussi jolis hommes que l'épée T oancodrt, la Folle enchère, se. (0. Il Par une ellipse extrêmement forte. Est-ce que vous vou» êtes mise dans l'épée T je vous ai vue si fort dans la robe, id. Moulin dé Jav. se. *; c'est-à-dire : est-ce que vous prenez yo» amants dans le militaire? je vous ai vue les prendre parmi les gens de justice. || La haute rohe, se disait autrefois des premiers magistrats. || L'ancienne rohe, se disait des familles anciennes de la robe. || 8* Dans la langue familière, il se dit de l'état des ecclésiastique», des religieux, mai» alors il est toujours précédé d'un adjectif possessif. C'est Jin prêtre ; qui aurait cru qu'un homme de sa robe... T Je porte respect à sa robe. Il Par dénigrement. Les robes noires, les prêtres. Il Jésuite de robe courte, séculier qui est affilié k la société de Jésus; el, par dénigrement, celui qui, sans être affilié à cet ordre, en adopte, en défend les doctrines. || 9* Par extension, U se dit de ce qui revêt quelques animaux. Deux chevaux de même robe. 'Terlullin,... aprèsavoirdit beaucoup de choses delà robe du paon, voit. Lett. i)(. Uneautre influence du climat et de la nourriture est la variété des couleurs dan» la robe des animaux, bufp. Quadrup. t. 1, p. 80. Leur robe [des panthères] est variée partout de taches noires, semblables à des yeux, id. l'b. t. III, p. 169. La robe des fauvettes est généralement terne et obscure, ID. Ois. t. IX, p. 204. Il 10" Enveloppe de certains légumes ou de certains fruits. La robe d'une fève, d'un oignon. || 11' Se dit quelquefois de la couleur des vins. Les vignerons du midi plâtrent leurs vins pour leur donner une couleur riche, une robe éclatante et plu.» pure. || U* Boyau qui recouvre une andouille. || Feuille de papier qui recouvre le carton. || 18* Nom donné, dans la manufacture des tabac», aux feuilles qui forment l'extérieur du cigare. || U* En sucrerie, la robe du pain, la partie superficielle du contour du pain. Le sucre est plus pur dans la robe du pain que dan» le centre. || 15* Quantité de laine qu'on lève en tondant un mouton. || 16* Robe de sergent, variété de prune. || 17° Bonne robe, itali»ni»me (buono roba) qui signifie bonne marchandise, bonne épée , et fig. femme assez belle, mais de conduite peu régulière; il est tout à fait inusité. Elle était fille à bien armer un lit.... Ce qu'on appelle en français bonne robe, la font. Servante. || Proverbes. Belle fille et vieille robe trouvent souvent qui les accroche. Il Ventre de son et robe de velours, se dit d'une femme qui se prive du nécessaire pour être bien parée. Il Rohe de Nessu» ou de Déjanire, présent funeste à celui qui le reçoit, par allusion à la robe du centaure Nessus qui causa la mort d'Hercule.

— HlST. XIII* s. Moult est riche la robe qui d'bonor est venues Mais celé est povre et vil qui de honte est creùe, La folle et la sage. Bêle ïolan» en ses chambres seoit. D'un bon samlt une robe cousoit, Romancero, p. 3». Or poés savoir que mainte riche robe i ot faite pour le couronement, villeh. cii. Li tailleeurs de robes langes à Pari» puent avoir et tenir tant de valez et tant d'aprenliz comme il voelent, Liv. des met. (42. U prist la reube i un garchon, et se mist en la quisine à tourner les tapons, Chr. de Rains, p. *». Ce n'est mie cil qui vestoit Sa robe d'esté à yver -. Plus donoit-il et gris et ver C'uns autres de dix tans (dix fols autant] d'avoir. Lai de l'ombre. Quant le [la] dame renonchoit as muebles et as delcs, si en voloit ele porter se [sa] plus bêle robe à parer et son plus bel lit furnl, BEAUM. xni, 2(. Ele emporte tant solement se [saj roba de cascun jor, id. ï6. || xiv* s. Celles à qui ladite dame donne robes de compaignie, c'est assavoir ses deux filles..,, do cangb, roba. Jehan de lias fut condempnez d'aller des prisons tout nu en robe linge [chemise].... id. «b. Robes de corps et de nopce» [robes de deuil et de noce»], id. ib. || xvs. NonobsUnt qu'il eust laissé toute sa robe [effcU, garderobe] en une nave, Bouciq. i, (6. Icelui Polin par manière de desrision ou moquerie dist au suppliant, qu'il alast à Paris vestir les robe» de soie , aussi comme s'il voulsist dire que ledit suppliant estoit fils de preslre, du cangb, roba. [Quand on couche deux] L'un veult dormir, l'autre veillier; L'un veut sa robe [couverlure] enlourlillec Pour le froil; l'autre contregaige Kl lire à soy.... B. desch. Poésies mss. f* 448. Icellui Breton avoit menacé la chambrière de lui coupper la robe par dessus le cul, DU CANGE, robo. Madame tout à coup se levé et prend sa robe de nuit, louis xi, Nouv. xvii. || xvi* s. I.a semence [du pantagruelion].... est spbericqua,

ROB

oblongue, noir», couTerte de robbe fragille, «4b. Pant.m, il..-. ««'"' "' feste d'avoir trouvé la meilleure robe (amoureuse, fille de plaisir] qu'il avoit point vue, HARO. Nouv. vui. Les François, quiauiadversitez «ont asserpromps de retourner leur robbe, LANOUB, 6»». Et ne faut point douter que ce grand animal devoratiffunearmée], passant parmi tant de provinces, n'ytrouvasltousjours delapasture, etsouvent la robbe du pauvre peuple qui y estoil meslée, elquelquesfoisdesamis, iD.»28. Quantauxaulresqui estoyent d'Eglise, ou de robbe longue, id. 70». Et pour chose nouvelle leur grands navires avoient une robe de plomb, contre le mal que les vers font aux longs volages, d'aub. Hist. m, 446. Et parce que l'abbé, dernier possesseur, estoit religieux, et lenoit l'abbaye en titre, tout son bien estoit acquis au roy que l'on appelle robbe-morte, carlojx, ii, te. Durant la saison belle Que les prez et les bois prennent robe nouvelle, despohtes, Roland furieux. Je pris un porreau : luy ayant coupé la teste et despouillé de deux robbes.... paré, Introd. ii. Quel est l'homme, telle doibt estre sa robe, génin, Récréât, t. ii, p. 448. Autres qui s'estiment plus sages en robe qu'en pourpoint, Dial. de Tahureau,\>. 83, dans lacurne. M. le mareschal Stiozzi estoit voué à l'église, et, pour un chapeau rouge qui luy fut desnié, quitta la robe et se mit aux armes, brant. Dames gai. L II, p. 1 8K. Ceux qui se sont meslez de cet estât d'amour, ils ont toujours tenu cette maxime, qu'il n'y a que le coup enrobe [à la dérobée], id. tb. t. i, p. 387. Robbe d'autruy ne fait honneur k nully, coTGRAVE. Robbe refait moult l'homme, id. FiUe trop veue, robe trop vestue, n'est pas chère tenue, id. Quant le duc de Savoie se fut assez cholerisé contre les Ligues, yl s'apaisa à la fin, mesmement volant qu'il pouvoit torcher ceste ordure à aultre robe que la sienne, bonivard, Chr. de Genève, il, 3i.

— ETVM. Proveriç. rauba, dépouille et robe; catal. roba; espagn. ropa; portug. roupa; ital. roba, effets, marchandises. Le sens propre est dépouille, particularisé dans l'italien au sens d'objets de valeur, et particularisé encore davantage dans les autres langues au sens de vêtement ; l'étymologie est l'anc. baut-all. roubôn, ail. mod. rauben, angl. (0 rob, dépouiller, dérober.

f ROBELAGE(ro-be-la-j'), j. m. Action de rober.

•f ROBKLOT (ro-be-lo), t. m. Voy. roblot.

f ROBKB (ro-bé), v. a. Enlever l'épiderme des racines de garance, et le poil d'un chapeau. |{ Garance robée, garance qui a été dépouillée de sa peau.

— ÊTYM. Robe

I ROBERT (SACCE-) (sÔ-se-ro-bôr), t. f. Sauce piquante formée d'oignons hachés très-fin, cuitsdans le beurre, et arrosés d'une cuillerée de vinaigre et autant de moutarde.

— HlST. ivi* s. Robert.... fut inventeur de la saulse Robert, tant salubre et aecessaire aux connils roustis, canards, porc frais, oeufs pochés, merlu/, salés et mille autres telles riana«s, rab. iv, 40.

t ROBERT-HACAIRG ( ro-bèr-ma Kt-r' ) , (. m.

Voy. H A CAIRE.

f ROBEKTUŒ (ro-bèr-ti-n'), t. f. Thèse que l'on soutenait pour être reçu bachelier en SorboDue

t ROBEKVALIENNE (ro-bèr-va-liè-n') , aà}. f. Terme de mathématique. Se dit de certaines courbes décrites par Koberval.

t ROBESI'IKRRISME (ro-bè-spiè-ri-sm*), t. m. Doctrine politique de Robespierre. L'hébertisme n'est qu'à Paris et dans une petite portion d'hommes.. le robespierrisme est dans toute la république.... c'est que le robespierrisme est la démocratie, et ces deux mots sont parfaitement identiques; donc, en relevant le robespierrisme, vous êtes sûrs de relever la démocratie, babœup. Pièces, II, 64.

t ROBESPIERRISTE (ro-bè-spiè-ri-sf), t. m. Partisan de Robespierre. || Àdj. Entre tant de mesures que prit rapidement le parti robespierriste, «ICMELET, Hist. de-la Révolution, xix, î.

t KOBET (ro-bè), t. m. Coquille du Sénégal, dite par Gmelin arche séiiégalienne.

t ROBICITE (ro-bi-f), s. f. Sorte de chemise de laine que les chartreux portent sur la chair.

— f.TVM. Dituin. de rofce.

\ ItOBlLLARD (ro-bi-llar, U mouillées), ». m. tone «le tabac.

t. ROBIN (ro-l)in), i. m. Terme de dénigrement. Homme de robe. 11 n'a jamais eu la morgue de la magisiraturc, ni le mauvais ton des robins, voter

MARQ. D'ABOENSOH, tli'li,. p. 4S», dans PODQENS.

C'est un homme isul-! qui vit en volontaire. Qui n'est bourgeois, abbc, robin, ni militaire, piaoN, Méirom. i, 4. Lm prAtret «t 1m robin* aui prises

ROB

pour les sacrements, d'alemr. Lett. à Volt, t» dèc. <758. Ma mère, en illustre personne, Dédaigna robins et traitants, bërano. Enf. de b. maison.

— ÉTVM. Robe.

t. ROBIN (ro-bin), ». m. || 1° Nom propre usité dans quelques locutions. || Toujours souvient à Robin de ses fliîtes, voy. flûte. || Il fit comme Robin fit à la danse, tout du mieux qu'il put. |{ 1° Un bouffon, un sot, un facétieux. Vous êtes un plaisant Robin, se dit par mépris à un homme. Oh ! les plaisants Robins, qui pensent me surprendre I mol. l'Él. iir, H. Il 3° Populairement. Sert à désigner un taureau.|| 4° Il se dit aussi d'un mouton. Ils m'ont laissé ravir notre pauvre Robin, Robin mouton, qui par la ville Me suivait pour un peu de pain, la font. Fabl. IX, (». Il 6' Adj. Robin, robine, qui a de l'entregent. Avec beaucoup d'esprit, elle [Mme de Sabran] était insinuante, plaisante, robine, débauchée, point méchante, charmante surtout i table, st-sim. 486,

— HIST. XV' S. Ge aimerai le beau Robin tant comme son argent lui durera, leroux de lincy, Prov. t. II, p. 62. 11 est des parens Robin, il n'a ne cuer ne courage, id. ib. \\ xvi* s. Vous avez nom Robin mouton ; voyez ce mouton-là, il a nom Robin comme vous, rab. Pant. iv, 6. 11 dit tout bas à l'oreille d'un sien amy : s'il le pense ainsi, il n'est pas sage , et trouvera qu'il y a du Robin dans Biron [ces deux noms sont l'anagramme l'un de l'autre], pasqi'ier, Letl. t. ii, p. 358.

~ ÊTYM. Robin, nom propre, qui est une forme variée de Robert ; d'où robinerie qu'on trouve dans la Satire Ménippée: Le bon Rabelais qui a pasïé tous les autres en rencontres et belles robinerics, p. 226. Robert est un nom germanique qui re(irésente l'ànc. haut-ail. rat-berath, bon en conseil.

t 3. ROBIN (ro-bin), ». m. Terme de commerce. Ustensile pour contenir certaines marchandises. Poivre ou cubèbe: (*.... 2' en robins, bombes et fûts, poids net. Tableau annexé à la loi du i3 juin i 866 concernons les usages commerciaux.

t ROBINAL, ALE (ro-bi-nal, na-l'), adj. Terme burlesque. Qui a rapport aux robins, à la robe. Je suis si fatigué de l'ouvrage robinal qu'il m'a fallu faire aujourd'hui.... oaliai«i , Lett. à Urne d'Épinay, 4 mai 477),

— ÉTYM. Robin i.

t t . ROBINE (ro-bi-n'), ». f. Nom d'une poire d'été, dans la ouintinte, Jardins, préface, p. xlvi.

t 2. ROBINE (ro-bi-n') ou ROUBINE (rou-bi-n'), ». f. Canal de communication d'un étang salé avec la mer. Avant l'exécution des travaux de canalisation du Lez, les échanges de Montpellier avec les ports de Cette et d'Aigues-Mortes et les ports des étangs alors navigables, qui s'étendent le long du littoral, s'efiectuaient par une ancienne roubine , depuis l'étang de Pérols, dans lequel elle débouchait, jusqu'au territoire de Lattes, oramoez. Voies navig. de France, p. 307. La rivière de Salairon et la robine artificielle qui en formait le prolongement sont actuellement presque entièrement comblées, id. ib. p. 67<.

ROBINET (ro-bi-nè ; le < ne se prononce pas et ne se lie pas), t. m. || 1' Pièce d'un tuyau de fontaine qui sert à retenir et à faire couler l'eau à volonté. Comme si, en ouvrant le robinet d'une fontaine, nous pensions former l'eau qui en coule, volt. Princ. d'act 9. Il KIg. et familièrement. Celle [la fontaine de larmes] de Mme de Savoie doit ouvrir tous ses robinets; n'êtes-vous pas bien étonnée de cette mort du duc de Savoie. ..T sév. <9 juin 4675. || Robinet de deux pouces, de trois pouces d'eau, robinet par oil passent deux pouces, trois pouces d'eau. Il Robinet de demi-pied, robinet par où passe un demi-pied d'eau. || Robinet à deux eaux, celui dont la clef est percée de manière à correspondre à volonté à deux tuyaux différents. || Robinet flotteur, celui qui s'ouvre ou se ferme selon l'élévation de l'eau. Il Fig. Fermer le robinet, cesser de donner, de fournir de l'argent. St-Amand [beau-père du jeune de Grignan) s'en trouva si offensé [du mot de Mme de Grignan, qu'il fumait les terres], qu'il ferma le robinet, ST-sm. 440, 46. || Fig. Tenir le robinet, user d'une chose k sa volonté. Fénelon avait un esprit facile, ingénieux, fleuri, agréable, dont il tenait pour ainsi dire le robinet, st-sim. 302, 477. || Fig. Un robinet d'eau tiède, un homme qui parle longuement et ne dit que des choses communes. || 2° Tout tuyau qui sert k donner et à retenir la liqueur contenue dans un vase. Le robinet d'un tonneau, d'une cuve, d'une fontaine de cuisine. || Pig. U [Maupertuis] a ouvert le robinet du mauvais tonneau quand il t'est trouvé auprès de Jupiter [le roi de Prusse],

ROB

VOLT. Lett. Kônig, juin 4 763. Les deux tonneaux de Jupiter [du bien et du mal] ont toujours leur robinet ouvert, id. Lett. d'Argenson, 8 janv. 4744. || 8' Le robinet d'une machine pneumatique, ce qui sert à retenir l'air danscette machine, et à l'en faire sortir. Il 4» Se dit quelquefois pour la clef du robinet. Tourner le robinet. Lâcher le robinet. |{ Fig. et familièrement. Quand une fois le robinet est l&ché, il a de la peine à finir, se dit d'un grand parleur qui ne sait pas s'arrêter. || Fig. Le robinet [des grâces] était tourné : Heudicourt obtint pour son fils la survivance de sa charge de grano louvetier, stsim. 464, 4 38. Il B* Nom vulgaire du lychnis dioica.

— HIST. XV' S. Et p.ir spécial ....decouroit vin en aucuns carrefours abondamment en robinets, hons-

trel. 1,244 ||xvi' s Comment y mettre l'es-

pine ou quille, en France appellée focet, la canelle, fontaine, boëte ou robinet, ni de quelle matière soit-elle, de leton ou de bois, o. de serres, 8S2.

— ÊTYM. On pense que, Robin étant un sobriquet du mouton, les robinets furent ainsi nommés parce qu'ils étaient en forme de tète de robin, de mouton.

t ROBINETIER (ro-bi-nè-tié) , ». m. Fabricant de robinets. || Àdj. Ouvrier robinetier.

t ROBINETTE (ro-bi-nè-f), s. f. Variété de tulipe.

ROBINIER (ro-bi-nié), ». m. Genre de la famille des légumineuses, composé d'arbres quelquefois très-grands et très-beaux, la plupart originaires du nouveau monde.

— ÉTYM. Dédié par Linné à Vespasien Robin, qui sous Louis XIII fut directeur du jardin des Plantes de la Faculté de médecine de Paris, et qui introduisit pour la première fois en Europe le robinier faux acacia, que le vulgaire connaît encore aujouril'hui sous le nom d'acacia.

t ROBINIQUE (ro-bi-ni-k"), adj. Terme de chimie. Acide robinique, acide tiré du robinia pseudo-acacia, L.

t ROBINOCRATIE (ro-bi-no-kra-sie), ». f. Domination des robins, des gens de robe. Les grandes colonnes de l'esclavage national, telles que le sacerdoce, la féodalité, la robinocratie, la gabelle.... ba- BŒUF, Pièces, i, 4 44.

— ÊTYM. flobt'n 4, et xpaT£Îv, dominer.

t ROBINSON (ro-bin-son), ». m. Se dit familièrement d'un parapluie, par allusion à celui de Robinson Crusoé.

t ROBLOT (ro-blo), ». m. Nom, en Normandie, d'un petit maquereau de la grosseur d'un hareng, qui est assez estimé quoique vide d'œufs et de laitance. Il Palis dont on se sert pour prendre ces petits maquereaux.

t ROBORANT, ANTE (ro-bo-ran, ran-f), adj. Synonyme de roboratif.

ROBORATIF, IVE (ro-bo-ra-tif, ti-v'), adj. Term* de médecine peu usité. Qui fortifie, jj L'on dit au jourd'hui fortifiant.

— H(ST. xvi' s. Si on pense guarir par les seult résolutifs, sans y mesler des astringens et robor* tifs, paré, Introd. 22.

— ÊTYM. Lat. roborare, fortifier. On avait roborer au xvi' siècle : Et par leur authorilé roborei notre discours, ph. delormk. Architecture, t. i, p. 222.

ROBUSTE (ro-bu-st'), adj. |j 1° Capable de supporter l'effort, la fatigue, le mal. Le parasite se présente avec un visage vermeil, un œil vif, un teint frais ; en un mot, robuste de corps et d'esprit, d'ablanc. Lucien, le Parasite. Si vous étiez assez robuste pour soutenir l'effort de ma présence, sEv. d ifme de Grignan, 4 9 juillet, t«77. L'Égyptien était plus robuste que son adversaire; Zadig était plus adroit, volt. Zadig, ». On se rend plus robuste en supportant l'excès du froid que l'excès de la chaleur, J. J. Rouss. Ém. II. Il II se dit aussi de la constitution, de la santé. Complexion robuste. Une santé plus robuste [que celle de son frère] lui permettait [au chevalier de Belle-Isle] un travail plus infatigable, VOLT, iout» JV, ». Il Fig. Avoir une foi robuste, avoir une foi ferme, inébranlable, et, ironiquement, avoir trop de crédulité. || i' Il se dit des animaux et même des végétaux. Un cheval robuste. Une plante robuste.

— HIST. XV' s. Le tournoy estoit si fort et si robuste, que c'estoit une grant merveille à veoir, Pereeforest, 1. 1, P 4 46. || ivi' s. Le robuste animal dont l'Inde est nourricière, despobtes, Diane, u,

— ÉTYM. Lat. robuthu, de ro2m», archaïque pour robiir, chêne, force.

ROBUSTEMENT (ro-bu-ste-man), adv. D'une

ROC

maniera robuste. Elle [une remme] est robustement con.îtiluée, d'ahgenson, MJm. t. i, p. U4.

— HiST. XVI' s. Robustement, cotgrave.

— ETYM. Hobuste, et le suffixe menJ.

t nOBUSTESSE (ro-bu-slè-s") s. f. Néologisme. Pes (;rainLS apportées par le vent se développaient avpc celte robustesse vivace, particulière aux mauvaises herbes, th. oautier. Capitaine Fracasse, i.

— IlEM. Mme d'Ëpinay, dans galuni, Lett. »« juin. 1776, a dit robusticité; mais le mot est mal fait, supposant un adj. rohuslique.

>. ROC (rok), s. m. Masse de pierre très-dure qui tient à la terre. La source du fleuve Marsyas est au sommet d'une montagne, d'où il tombe sur un roc, vAUGEt. Q. C. m, ). Menez-la sur un roc, au haut i une monlagne. En des lieux où l'attend le monstie son époux, la font. Psyché, i, p. 30. Besançon fume encor sur son roc foudroyé, boil. Art j). iv. J'ai souvent compris sous la dénomination de roc vif, non-seulement le quartz pur, mais aussi le quartz mêlé de mica, buff. Iftn. t. i, p. B6. Tel qu'un roc suspendu menace, au haut d'un mont, La terre de sa cliule et le ciel de son front, masson, lleltét. III. Un roc, séjour chéri des oiseaux de carnage, DEI.ILLE, En. VIII. Là des rocs décharnés, vieux ossements du monde.... id. Hom. des ch. m. Il Le roc vif, voy. viP. || Fig. La pierre, la colique et les gouttes cruelles.... Sur le duvet d'un lit, théâtre de ses gènes. Lui font scier des rocs, lui font fendre des chênes, boil. Ep. xi. || Fig. C'est un roc, c'est une personne que rien ne peut faire céder. Caliste était un roc, rien n'émouvait la belle, la FONT. Coupe. Elle [une dame] tint bon ; Frédéric échoua Contre ce roc, et le nez s'y cassa, id. Faucon. Il Un cœur de roc (on dit plutôt de roche), un cœur dur. Il faut t'armer de fer, avoir un cœur de roc, DESTOUCH. Dissip. v, ( 1. 1| Fig. Bâtir sur le roc, faire quelque chose de solide, de durable.

— SYN. ROC, ROCHE, ROCHER. Le roc est une masse de pierre très-dure, enracinée dans la terre, et ordinairement élevée au-dessus de sa surface; c'est un bloc isolé. Le rocher se distingue du roc en ce que dans roc c'est l'idée de dureté qui prédomine, tandis que, dans rocher, ce qui prédomine, c'est l'idée de masse. La roche se distingue du roc et du rocher, en ce que, pouvant être un bloc isolé, e)le peut aussi être en masse continue.

— HIST. XVI' s. Et cestui-là plus antique qu'un roc, MAROT, I, 2Bi. Ils portent les deux eschelles sur le roc, d'aub. Ilist. ii, 264.

— ÊTYM. Bourg. r(5 ; Berry, ro. C'est la forme masculine du féminin roche (voy. ce mot).

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