‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 715 sur 754 · BER · texte numérisé non relu

BER

est 5 l'extrémité de la queue. C'est l'arabe jjâoti caUj benât na'ch, les filles de Naach, comme traduit Chézy dans sa version d'une ode persane d'Anvéri *. Les Arabes appellent na'ch les quatre étoiles brillantes du quadrilatère, et benât, filles, les trois qui forment la queue. Il semble que les sept étoiles ensemble s'appelaient aussi les filles de Mn'ch ou les fils de Na'ch ou la famille de Na'ch. Voici comment s'exprime le traité d'astronomie d'Abd er-Rahman es-

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caLu. Cazouini reproduit la même explication.

Quant à ce mot na'ch, dont on a fait un nom propre, il signifie cercueil; les Arabes chrétiens appelaient les quatre étoiles du quadrilatère cercueil de Lazare, ^jijù ^IjjJ na'ch la'zâr, et les trois de la queue étaient Marie, Marthe et la Servante '.

Be'ni. Mot qui figure en tête des noms de tribus arabes, comme béni-Mzab, béni-Hachem, etc. La conquête de l'Algérie a fait entrer ce terme dans la langue populaire qui l'emploie sous forme de plaisanterie , par exemple quand elle dit les béni-zouzou pour les zouaves. C'est l'arabe ^ benî, pluriel de ^Ji\ ou (ji ibn ou ben, fils : Béni-Abs signifie descendants d'Abs. En Algérie, on emploie concurremment et dans le même sens, oulad, qui est l'arabe ii)^ aoulâd, pluriel de »>J^ oueled, fils : les Oulad-Sliman , les Oulad- Sidi-Cheikh, etc.

Benjoin. Esp. benjui, menjui; portug. beijoim, beijuim; ital. belzuino, belguino. De l'arabe tSjU^ yLJ loubfm djnwi, encens javanais. Cette élyraoiogie, donnée par Valentijn, est appuyée d'arguments solides dans le Gloss. de Dozy (p. 9 3g). Var javanais, il faut entendre de Sumatra, car les Arabes appelaient cette grande île Java. C'est de Sumatra que nous vient le benjoin le plus estimé.

Le Dict. de Dcterville donne beiijaoy comme synonyme de benjoin, ce qui confirme l'étymologie ci-dessus; mais qu'est-ce que benzoenil, benjoenil, pour lesquels cet ouvrage renvoie à benjoin et à vanille?

Benni ou Binni. Poisson du Nil et de l'Euphrate ( Cy~ prinus bynni). De l'arabe (^ bounnl.

Bentorong. Genre de mammifères, propre aux îles de la Sonde (/cfiWes). Du malais ^)y^ bintoûroung, mot qui manque dans Marsden, mais qui se trouve dans le Dict. de l'abbé Favre.

Berbeth. «Instrument de musique à quatre cordes employé par les Arabes.?; (Bouillet, Dict. scienc.) L'arabe kjy barbât représente le grec (SâfjSnos, en latin barbitus.

' Man. dojù cite, traité III, cli. xxviii, fol. 67 verso.

' llislor. planlarum universalis, t. I", p. a02, 2* colonne.

• MaiT. -du XIII* siècle, anc. fonds lai. n* 7068 , Bilil. hat. p. 76. Je n'ai pas su lire le dernier mot du second vers.

* Il parait que les Arabes ont .ippliqué le iiièjne nom yL^ bân à deux arlires Irès-diU'érents, mais remarquables tous doux par le parfum de leurs fleurs : l'un est le moringa, doot il vient d'être question ; le second est connu

sous le nom de lauh d'Orient et .s'appelle encore, en arabe, OUi. kkalâf, dont nous avons fait chalef. (Voy. Coctlior, à taule et à moringa.)

' Voy. La Perse, par Duboux, p. iSg.

' Man. de la Bibl. nat. supp. ar. n* 96^. Le même passage est cité d'après un autre man. (n° 1110, anc. fonds), par M. Sédillot, Siippl. au Traité des instr. a^tronom. des Arabes, p. lao.

' Voy. Sédillot, Tables d'Oloiig-Beg, p. alta, iâ3.

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