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seplenuk, tanner, apprêter des peaux. Est-ce le même m t?
Chott. Vastes dépressions du sol, en Algérie, <pron suppose avoir formé autrefois le lit d'une mer intérieure. Ce mot, employé par les géographes, a pris une certaine notoriété, depuis qu'on songe à ramener la mer sur cette
région de notre colonie. C'est l'arabe k£; ctuiU, bord, rive d'un fleuve, prononcé choU à cause du l» / emphatique. Le même mot figure dans la dénomination du Chatel-Arab, formé par la réunion du Tigre et de l'Euphrate.
CiD. De l'arabe Jyl*» seyid, seigneur, d'où t^o^y* itpyidi, mon seigneur; en Algérie, sidi, qui correspond à notre monsieur. Par abréviation , on dit aussi, tout simplement, si.
Cimeterre. Esp. et portug. cimilarra, ital. scimilarra. On tire ordinairement ce mot du persan j*-i.*i chimchùr, (|ui a le même sens. Au xv* siècle, on a dit cimilerre, saïuieterrc.
CiNNOR ou KiNNOR. Instrument de musique chez les Hé- I breux. Transcription de l'hébreu nlî? kinnôr, qu'on interprète par le latin cithara.
CiPAYE. Nom donné dans l'Inde aux indigènes qui servent dans les troupes européennes. Du persan jL* sip/lhl, cavalier, soldat. C'est le même mot que spahi. Sipâhl vient de (-*Mt\ asp, cheval.
Civette. Ital. zibetto. Ztbel ou zibelk est le même nom appliqué par nos naturalistes à un animal très-voisin de la civette®. C'est l'arabe ily zet«</, zoubâd, qui, comme chez nous le mot civette, s'applique à la substance ono« tueuse et parfumée que fournit l'animal. Les Arabes semblent vouloir rapprocher zoubâd de Jy) zoubd, crème de lait. Mais je suis porté à croire que c'est là une siin|)le coïncidence avec le nom du quadrupède : la civette est originaire de l'Afrique équatoriale; les nègres du Congo la nomment mimé.
CoLBACK. Sorte de bonnet à poil en usage dans quelques corps de notre cavalerie. Il date chez nous de l'expédition de Bonaparte en Egypte. C'est le turc AAi qalpak, bonnet tartare en fourrures, mot qui figure aussi chez nos écrivains sous la forme calpak ou kalpak et talpack.
ColcothAr. Esp. colcotar, portug. colcothar. On trouve aussi, chez les alchimistes , cafcator. Un lexicologue suppose que ce mot a été inventé par Paracelse; mais on le trouve déjà dans le Vocabul. arav. de Pedro de Alcala, de l'année 1 5o5 , époque où Paracelse n'avait qu'une douzaine d'années. C'est l'arabe ^Uajdï qolqotâr, que M. Dozy [(Hoss. p. 267) regarde comme une corruption du grec x.<'^huw~ 60s ou ^akxiv6ij.
un passage du Voyage de Chapelle et de Bachaumont, qui montre qu'au ivii" siècle chicane se disait du jeu du mail : «Nous y arrivâmes à travers mille boules de mail : car on joue là, le long des chemins, à la chicane.»
' Méin. d'hist. orient, a* partie, p. 334.
• Liltrd, Dict. franc. Le mot chijfe n'est pas encore hors d'usage. En voici un exemple pris dans la ])réfacc de YAlmage$te de Ptolômée, par M. Halma (181 3) : r Manuscrit du Vatican, en papier de chiffes» (p. lij).
' Voy. les exemples cités par M. Litlré. Platmde écrit t{/'?p« : Elai iè ri a^nfiira èwés fiàva. . . xai érspov ii ax'ïf"' * ««^oOm tii^pav, xar' \v3m anitiïvov oiiév.{Voy. Woepcke, Propag. du chiJf. ind. dans leJoum. asiat. juin i8G3, p. 5aC.)
' L'arithmétique de Jean Tranchant. Lyon, i6&3,p. i5. ' * Voir le savant mémoire du M. Woepcke, ci-dessua cité, p. Sisi eliuiv.
* Cf. Defrémery, Mim. i'hitU orient, p. 333, n. 1.
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CoLoucu ou CoDLoucLi. C'cst Ic noni qu'on douiiait, avanl la conquête de l'Aigërie par les Français, aux habitants d'Aljjcr issus de l'alliance des soldais turcs avec les femmes indigènes. En turc, (j-èjiljj» (loîd-ofrldî , de J».» qniil, e?c]avc, soldat, et Jsjl oifhoul, (ils, fils de soldat.
On écrit aussi couloghîou : «Lors de la conquête, au xvi* siècle, Darghout-Pacha partagea les jardins de l'oasis (de Tripoli) entre ses compagnons, qui, s'unissant aux femmes indigènes, formèrent une population métisse oij domina le sang étranger. Les Coul-oghlou (fils de serviteurs), depuis lors, jouirent du privilège de ne payer aucun impôt, à titre de postérité des conquérants.» (Baron de Krafft, Promenades dans la Tripolitaine^.)
Cor. Mesure pour les liquides chez les Hébreux. Transcription de l'hébreu nS kor, xSpos dans les Septante.
CoRGE ou CoDRCE. « Paquet de toile de coton des Indes. » (Liltré.) C'est vraisemblablement l'arabe jyi> khonlj, besace, sac de voyage, portemanteau (qui, avec l'article et le s d'unité, >^^ aî-kJwrJja, a donné l'espagnol alforja, portug. rt//ôr^e,l)esace).
C'est ainsi que l'espagnol yàr(/e/, correspondant à notre fardeau, signifie à la fois havre-sac, besace et ballot de marchandises. Valise et ses congénères offrent un double sens du même genre. (Voy. FARDBAn et Valise.)
Cos ou Coss. Mesure itinéraire dans l'Inde, variant, suivant les contrées, de trois à cinq kilomètres environ-. C'est le persan ^y>fS kOs, «a road measure of about two miles » , dit Richardson. Deux milles anglais valent un peu plus de trois kilomètres. «Les distances des lieux se supputent par cos; chaque cos est compté pour une demiheure de marche ou environ, ainsi que cela a été vérifié, en 1768, par les directeurs de la factorerie de Surate.» (Stavorinus, Voyage dam l'archipel des Moluques, t. II, p. ali^.)
Coton. Esp. algodon, portug. algodâo, ital. coloiie, cottone. De l'arabe (jjki yo<on. (Voy. Hoqueton.)
CouFiQDE. Système ancien d'écriture arabe. Du nom de la ville de iii^ Koûfa, dans l'Irak-Arabi.
CoDLiLABAN. Arbre des Indes orientales (^Laurus culilaban, de Linné). C'est une altérati<!flî''6ii malais é^i) oJj^ koùlit-lâwang , littéralement écorce-girojle , nom donné à ce végétal à cause du parfum de clou de girolle qu'exhalo son écorcc. y5) lâivang est l'ancien nom malais du clou de girofle, peu usité aujourd'hui; mais ^i) lâbang signifie encore clou.
Le mot oJj^ koîdit, écorce, entre dans la formation de plusieurs autres mots employés par les naturalistes ou les voyageurs, tels que culil-bavang , coquille appelée aussi tonne pelure-d'oignon, du mot yU bâwang, oignon; culitapi, arbre de la famille des rubiacées, dont i'ëcorce, à