‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 719 sur 754 · CUI · texte numérisé non relu

CUI

odeur aromatique, est brûlée comme parfum, de ^^\ api, feu; coulicoys, grandes pièces d'écorce préparées pour certains usages, corruption de l'expression malaise ^l^ oJ^:^ koûlit-kâyou , écorce d'arbre, etc.

CouRBAN. Fête religieuse des musulmans. En arabe, yUy» qourbân, ce qu'on offre à Dieu, sacrifice.

CouscHiTE. Nom d'une race d'hommes. De l'hébreu "iç;i3 koûchi, éthiopien, adjectif formé sur Koûch, nom biblique de l'Ethiopie.

CoDscous. On trouve aussi couscou, couscoussou et cu:cut (dans J.-J. Rousseau); esj). alcuzcuz, alcuzcuzu, alcoscuzu. De l'arabe ^ySMJ> kouskous. A Saint-Domingue, la semence mondée du maïs est appelée coussecouche ou couchccousse. C'est le même mot, importé sans doute par les nègres africains. —

Cramoisi. Esp. carmesi, port, carmezim, ital. cliermisi, crcmisi. De l'arabe ;£;;-»*» qirmezî, adjectif dérivé de y«y» qirmiz, kermès. De là vient aussi carmin, bas latin carmesinus.

Criss. Qu'on écrit quelquefois , mais à tort, crid ou cric. Poignard malais. Du malais u<»j^ krïs ou ^S kris. Il se porte à un ceinturon nommé ju^iJ^ Jb tâli kris, cordon du

cnss.

CuBÈBE. Esp. et portug. cuheba, ital. cubebe. De l'arabe hAjS kcbâba, même sens. Aucun dictionnaire ne donne la voyelle u, ou, pour la première syllabe, tandis qu'elle se trouve dans toutes les formes européennes. Le mot est ancien dans notre langue; on le rencontre dans des textes du xiv' siècle sous la forme cubebbe.

CciNE. Terme d'ancienne chimie : cornue pour la distillation de l'eau-forte. Ambroise Paré écrit cucnne. Pour un agent tel que l'acide nitrique, la cornue devait être en verre. Je conjecture que cuine, cueime, représentent l'arabe ijMjqanina, lagena, ampulla vitrea (Golius); Freytag indique encore la prononciation qinnina. Dans l'alchimie de Geber (mau. n° 1080, sup. arabe de la Bibl. nat.), le mot

est écrit iUJwyJ» qaninia : lLxJ..j^JJi j, J^jLL Je JJ jo ^Ua ili Lt^ (j?rii-c5 «^J»>' J^j^' i I^joJO' ^- iijtMi\) iijju^ «les choses étant ainsi, jette le vinaigre dans une qaninia grande, large, et enterre-la dans le fumier vingt et un jours» (fol. 5 verso). Dans d'autres passages du même manuscrit on lit cependant ii**dU : (jmUI HjuJ^ i^-*^ (j9>^<^^ (>^^ 1**^ U5^<î' V?' (j* '4J>-»'^4^ ''ils prennent une qauina à tête large et la garnissent de pierres jusqu'au cou » (foL 167 verso). Nos alchimistes du moyen âge ont pris ce mot

sous la forme canna, comme «ly bemiya, autre vase de verre, sous la forme ècma. (Voy. le Lexicon nlchcmiœ de Ruiand.) Le même ouvrage donne encore « kymenna, id est ampulla. » Si l'on se donne la peine de parcourir notre ar-

' [)ans If Tour du monde, i" sera. 1861, p. 70. — ' Par quelque méprise ini'iLjiliijuée, Bescberelle, après avoir donné trois kilomètres pour la

valeur du cos, en attribue djx-«ept au eau. — ' Trad. du hollandais par Jansen, t8o5.

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