‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 721 sur 754 · DOU · texte numérisé non relu

DOU

manquent dans le Glossaire d'Engelniann et Dozy); lat. botaniq. doronicum. «On dit que c'est l'altération d'un nom arabe», dit Liltrë. Cinquante ans auparavant, Léman disait: «Selon quelques* auteurs, ce nom est formé d'un mot arabe qui signifierait ;;oi'«o/i du léopard^, n Le mot est en arabe en effet: g'';i>, ^)^, ^i)^^ darânedj, darancdj, daiomedj, dans Boclbor ; la dernière forme seule est dans Richardson; Freytag prononce douroundj. Quelle que soit l'origine première de ce vocable, il a été de bonne beure employé par les savants arabes , puisqu'on le lit dans Razi , qui mourut en gaS de notre ère.

Douane. Esp. aduana, ital. dogana. De l'arabe yl>!?i dïo'uln, d'après Engelmann, qui explique ainsi l'étymologie : dlouân, qui est d'origine persane (voy. Divan), signifie d'abord rcffistre, puis l'endroit où se réunissent les employés qui tiennent les registres, conseil d'Etat, salle d'audience, et aussi bureau de douane, ainsi qu'il résulte d'un grand nombre de passages d'Ibn-Batouta, Ibn-Djobéir, Maccari, et surtout Ibn-Khaldoum. (Voy. Gloss. p. hq.)

Douar. Esp. aduar. Notre mot français vient d'Algérie, où ^l^i domr signifie un village composé de tentes^. Mais l'espagnol aduar montre que jl^oJl ad-dowlr doit être ancien dans la langue arabe; et en effet, M. Dozy^ l'a relevé dans Edrici [Clim. 1, sect. 8) et dans Ibn-Balouta (II, 69).^^^ est un singulier (faisant au pluriel ^t^il chez Roclhor, f.)^j:> dans Cherbonneau), qu'il ne faut pas confondre avec un pluriel de^b dur, habitation, bien qu'il y ait eu sans doute simililudc à l'origine. Douar, en Orient, se dit d'un petit camp dont les tentes sont groupées en cercle; un camp plus considérable et dont les tentes sont rangées sur une ou plusieurs lignes droites se nomme nezel. (Voy. Voyage en Arabie, dans la collection Smith, t. XI, p. 309.)

DoujiE. Palmier de la Thébaïde, décrit dans le grand ouvrage de la commission de l'Institut d'Egypte*. C'est l'arabe -.^i dautn ou doûm. Dans les anciens ouvrages de botanique, le nom de cet arbre est Cuciphera ihebatda, que certain dictionnaire, par une singulière inadvertance, transforme en crucifère thébaïque , plante. Le fruit, dont on fait encore au Caire une grande consommation, a été en effet désigné sous le nom de cuci, mot qui est dans Pline, et auquel les dictionnaires latins attribuent une origine persane.

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