‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 730 sur 754 · GUT · texte numérisé non relu

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un arbre de rarclii|H'I Indien, l'Isonandm percha. Les nombreux emplois fjuVn fait l'indiislrie europi^enne ne datent guère que d'une trentaine d'années. C'est le malais -J Ki5 gâtait pertcha, ortliograpliié à l'anglaise (riitta percha. Gatah signifie gomme, et -J perlcha est le nom de l'île que nous appelons Sumatra, et aussi celui de l'arbre qui produit la gutta-percha. En ce dernier sens, le Diclionnaire

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do l'abnd Favre termine le mot par un » h, «j^J perichnh.

GuTTR (Gomme-). Dans gouim, -^uHc , le second mol n'es! que la traduction du premier : en malais juS galah ou ghetah, gomme, baume, le mémo qui se trouve Aamgullapercha. C'est l'orlliograplic anglaise qui nous a fait prononcer u là où il faudrait dire a ou è.

Habziîli, Habalzelin ou Haeelzelin. Nom de la plante appelée aussi souc/iefcomcs^'i^e. C'est l'arabe ^;5I (^i^ hubb at~ zeletn, graine de zelem. Le ^) zelem est ainsi défini par Freytag : wNomcn plantas cujusdam tam floribus quam scmine carcntis. Radicibus sub terra grana adhœrent expansa, pulcbra, dulcia.» Inutile de dire que cette description, empruntée au Qamous, est inexacte dans od première partie; car le zelem ou souchet n'est point un cryptogame.

La même plante est nommée par Rauwolf hahcîassis, hahaziz par Porta, habbaziz par C. Bauhin, ou granum di-

kctum; ce qui représente l'arabe vj^tlltlca. habb al-azïz, grain exquis (pour être correct, il faudrait mettre l'article devant habb, ou le supprimer devant 'aztz.^

IIaciiicii. C'est l'arabe Qi^Aa- hachïch, dont le sens propre est herbe, Join, et qui s'est plus tard appliqué au hang ou cbanvre indien et à la drogue enivrante qu'on en tire *|yu)! *;.iw».isa^ hachîchat al-foqarâ, l'herbe des fakirs. (Voy. S. de Sacy, Chresl. ar. t. I'^ p. 210.)

Hadji. Transcription de l'arabe gU^ hldjâjl, celui qui a fait le pèlerinage de la Mecque. Le mot se dit aussi d'un chrétien ou d'un juif qui a fait le pèlerinage de Jérusalem. Le sens primitif du verbe g hacljdj, dont h'jdj(\jl représente le participe actif, est marcher, aller et venir, danser, célébrer une fêle, en hébreu , m hagag.

Haje. Vipère d'Egypte qu'on croit être ras[)ic des anciens. De l'arabe -x*^- hayya, serpent.

Hallali. Ne serait-ce pas une imitation du cri des guerriers musulmans 4MI 5! *J! i) la ilah illa 'llah, il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu, cri représenté par alilics dans diverses relations, et par lelilies dans ce passage de Don Quijote : f.Liiego se oyeron injinitos lelilies al tiso de Moros cuando entran en las batallas, aussitôt on entendit une infinité de lelilies, k la mode des Mores lorsqu'ils entrent au combat.» (Voy. Dozy, Gloss. p. 297.)

Hanifite. Qui est de la secte ou du rite à'Abou-Hanifa

an-No man (j**Ji 'Ȉkja. yS.

Haras. Bas lat. haracium. N'était la difficulté du changement de /en h, on serait tout naturellement porté vers

l'étymologîe arabe ^^^ fara», cheval, depuis longlemns proposée. Il est vrai qu'on trouve dans le français du xiv° siècle un inoiyÂrfl^ paraissant signifier /rou/)Mu. D'autre part l'analogie de hardes avec fardes semble montrer au^i que /peut devenir A. Cependant, faute do correspondanU dans les autres langues romanes, l'étymologie reste douteuse.

Bardes. Au xn" siècle on a iVii fardes. P rtug. farda, vêtement de soldat. M. Littré pense que lurdes cl fardes sont identiques, comme hardcl cl fardel, et il rallaclic tous ces mots à une commune origine, celle de fardeau. Je crois avoir démontré que jardeau est d'origine arabe , hardet le serait donc aussi.

D'autre part, M. Engelmann a proposé pour le portugais farda Y arabe ijsji fard, «pannus seu vestimentumn, étymologie que M. Dozy repousse : ce mot, dit-il, n'étant pas d'usage en ce sens dans la langue vulgaire. Le savant professeur de Leyde connaît mieux que personne la valeur d'un argument de cette nature. Seulement on peut éprouver quelque scrupule à le suivre lorsqu'il alfirmc c[uc farda a la même origine que jalo, luito, origine indo-germanique (lisez indo-européenne) attestée par un mot sanscrit pata, tissu, drap, vêtement. Passer ainsi de fespagnol au sanscrit, c'est faire un saut bien large pour les étymologisles timorés.

Harem. Ksp. haren, portug. harem. Do farabc |.^ /ja-

rem, gynécée, proprement chose illicite, déjciHluc.

Haret. Terme de chasse, se dit du clial sauvage; on écrit aussi chat-harret, par deux r. Ce mot a-t-il quehpie

rapport avec farabe jj* hirr, ilA hirra (/i/rret), chat?

Harmale. Genre de plantes, rue de Syrie, rue sauvage, etc. Esp. harma, harimga, alharma, armaga, alhar~ gama, portug. harmak. C'est l'arabe J^y». harmal, mémo sens, qui paraît avoir été introduit dans la nomendaliire botanique moderne au milieu du xvi' siècle par le célèbre botaniste Gesner. Il est vrai qu'on trouve déjà harmala, harmula, dans Apulée (qui était africain). Mais, si je ne me trompe, ce nest pas chez lui, mais chez les Arabes, que Gesiier a pris le mot'. En tout cas, les formes espagnoles ne viennent pas du latin.

' Gtsncr coiinnissail la langue arabe, ainsi qu'il a clé dil ppccdilonmicnt jarl. e$tragon). J'ajouterai que rharinale n'est pas mentionne dans ceux des

antidotniei lalins du iiioven âge qui n'ont pas fail d'emprunts aui Arabe». ( Voy. par exemple le man. n" 7')09 anc. fonds de la Bilil. nal.) Voir toutefois

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