JUP
Jeiiovaii Transcription de l'hébreu n]ni Ichomh. L'expression hébraïque Ylwh, écrite sans voyelles, les écritures sémitiques anciennes n'en ayant point, était un nom ineffable de la divinité. Dans le texte biblique, les Massorètes lui donnèrent les voyelles du mot ^p» Adonnt, afin que le lecteur prononçât ce dernier mot. La transcription Jétiovah ne remonte pas chez nous au delà du xvi* siècle.
JuBARTE. Sorte de baleine. C'était le terme employé par les pêcheurs basques. Le même mot que gibbar. (Voy. ce mot.)
JuBiLiî. Le latin biblique yuJtfeu*, d'où vient notre mot, est formé sur l'hébreu biV yôbel, qui désigne une sorte de trompette, nu son de laquelle on annonçait l'année, du jubilé, bnl^n rJÇ? chenath ha-yohel.
JuBis. Terme de commerce. Raisins secs en caisse. C'est une altération de l'arabe t-vu) zcbib, raisin sec, comme le prouvent les vieilles formes azehit, auzibet : «Pro cargua de azebils seu racemis, » dit un vieux tarif de Carcassonne, cité dans Du Cange. Ces dernières, ainsi que l'espagnol azebibe, acebibe, ont gardé l'article al, dont le / s'assimile ou z suivant : az-zeblb. En portugais, acipipe a pris une signification plus générale, celle A& menues friandises propres à aiguiser l'appétit, à rafraîchir. Diverses contrées musulmanes, ne buvant pas de vin, livraient leurs raisins séchés au commerce, et cet aliment était fort estimé des Arabes; Razi le regarde comme plus nutritif que la datte : <*ajJI A^ liXc!^ (^y»l -«\J! JjJu \S, i.>s**j i) R Le raisin sec n'obstrue point comme fait la dalte, bien que plus nourrissant qu'elle.» (Man. arabe déjà cité, fol. 63 verso.)
Jdgkoline. — Voy. Gengéli.
JuLEP. Esp. et portug. jidepe; ital. giulebbo, giulebbc; has IdLÛn , julapiiim. De l'arabe-persan i-.'5\=~ djoulàb ou djoullâb, qui a le même sens. «Ils font une potion. . . qu'ils donnent au malade et qu'ils appellent. .. jWriè, c'est-à-dire eau bouillie, mot d'où il y a assez d'apparence qu'est venu celui de jidep, dont nous nous servons.» (Chardin^.) Le persan djoidâb ou goulâb, <^yS, est formé de J^ goul, rose, et tj! ab, eau; goulâb signifie, en cfll'et, eau de rose, mais se dit aussi de plusieurs autres préparations. Cf. Sacy, Abdallatif, p. 817, note 19.
Jupe. E'^p. juba, chupa, veste, aljuha; portug, aljuha,
casaque moresque; ital. giuppa. De l'arabe aXj^ djoubba. (Voy. Dozy, Dict. des vêt. p. 107.) «Par-dessus le caflau, les Turcs mettent une juppe ou surtout à manches Irèscourlcs. » (Niebuhr, Voy. en Arab. p. 910.)
' A ces fonnes, se rallarlie le mot sonj, nsel viliioliqiie des anciens» (Bcsclierelle); en porson, cj-)-< >o«>'î, vilriol ronjje, c'csl-à-dirc cinnfei-e ou Rttiii'um, dans Ricliardson. Sory inan(|ue dans la plupart des diclionnairos. Il est question dans Pline, et avant lui dans Vilrnve, d'une ocre jaune appelée lit, oflVant plusieurs variétés qui se dislin;;iienl par le nom des pays d'oii elles proviennent, sil Scyricum serait le sil de Scjros (vov. l)i,:t. <lc Délcrfilie. t.XXl, p. i65).
' Gloss, p. 3 a 5.
' cA Trapsano (Candie), il y a une grande faiirique de marmites de Icrre, de pots et do {grosses cruclie» à huile (l'airoj).» (Tourneforl, Voyait du Levant, 1. 1", p. 53.)
' Voyage en Arabie, éd. Sniilh, p. tgi.
• Paris, VBcchel, i83i.
' Voyage en Perse, éd. Smith, p. 33*.