NAD
-.Un jour, les nogaras battent, les trompettes sonnent.» (Sam. While Baker, Voyage à l'Albert Niaiiza, dans le Tour du Monde, i" sem. 1867, p. i5.)
Le nacairc faisait aussi partie de la musique royale des princes malais de Malacca : ))^ ):>^^ (5-^;^ ^)y^ "^^
^ISsi t^y^ à)]*' ^**^ y»W-^ '^' (j*'^"*^ (j^!> o»Â^i « Si
la lettre venait de Pasey ou de Harau, elle ëtait reçue avec tout l'appareil royal, tambour, flûte, trompette, nagâra.n (^Cliedjantl Malayou, p. il=^ du texte malais publié par M. Dulaurier.)
Nadib. Esp. portug. ital. nadir. C'est l'arabe -Jàj nadliîr, opposé à, en face de. Dans le langage astronomique, nadlnr se dit d'un point diamétralement opposé à un autre, ou, si l'on veut, séparé du premier par un arc de 1 80 degrés : »y^} iJiajAéJ\ Jjt «la première étoile de l'Ecrevisse et son nadir, y) Sur la sphère terrestre, nadhïr serait synonyme d'antipode. On voit que notre nadir est une abréviation de cx^uJI-Jài nadlnr es-semt, opposé au zénith.
Naffe (Eau de). Eau distillée de fleurs d'oranger. Esp. nafa, nefa. « Flores decerpti etiam per maria in longinquas regiones perferunlur, et aqua quoque quam naffam vocant, fragranlissimo odore, ex iis parafa arte distiilatoria. » (Jean Bauhin '.) De l'arabe Xaîo najlia, odeur ^. Le persan *ib nafeh, qui est peut-être le même mot, signifie vésicule de musc; de là vient nafé, fruit de la ketmie. (Voy. Abelmosc.)
Narghileh ou Nargoilé. Pipe orientale. D'après Et. Quatremère, du persan J^^^b nârghil, cocotier, noix de coco. «Il a pris ce nom parce que la capsule qui renferme le tabac est formée d'une noix de coco ou, du moins, en a la figure'. » Dans la pipe syrienne appelée chuchet, d'après M. SpoU*, le flacon de cristal du narguilé est, en effet, remplacé par une noix de coco.
Natron. Esp, anatron. De l'arabe yji4aj natroûn, avec l'article an pour a/, an-natrom, soude carbonatée native, dont l'Egypte fournit une grande quantité. Les alchimistes écrivent aussi anaton, nalaron.
Nkbclasit. Etoile )S de la queue du Lion. C'est une forte altération du nom arabe à^M^\ c-^S dlieneb el-asad (eu dlienebou'l-asad), la queue du Lion. On trouve encore les formes moins altérées deneb alecit, deneb aleced.
Nems. Nom donné par Buffon à l'ichneumon ou mangouste d'Egypte. C'est l'arabe (j*yC nims, même sens.
Ne'nofar. Esp. et ital. nenufar. De l'arabe-persan j»^i^
NIZ
nlloûfar ou Jys^ nïHoûfar, même sens. Freytag indique h prononciation nci ou lieu de »« pour la première syllabe. Etymologiqucmenl, celle-ci est la meilleure, si, comme je te suppose, y>pLy nllodfar est un composé de J«> ni/, indigo, et -ijj noîijar, autre nom persan du nénufar, lequel, du reste, est aussi passé dans la langue de nos botanistes, nuphar jaune, nuphar luteum^. Dans cette hypothèse, le m/ou/âr (pour nil-noufar'j aurait été, à l'origine, le nuphar bleu, sorte de nénuphar qu'on trouve en Egypte, en Perse et dans l'Inde, dont la racine est comestible, et dont les fleurs, d'un bleu tendre, servaient autrefois k faire des couronnes".
C'est probablement au botaniste et médecin Otto Brunfels, mort en i53/i, qu'on doit l'introduction du mot nénuphar dans notre terminologie botanique; ses contemporains ont conservé longtemps l'ancienne désignation latine nymphœa'' : r Nénuphar pro nympha;a capitur Arabiae», dit un commentateur de Dioscoride *.
Neskhi. Transcription de l'arabe ^^ic^ neskhï, nom de l'écriture ordinaire des Arabes.
Nichan. Décoration turque. Du persan yUj nichân, marque, signe, insigne.
NiL-GACT ou Nyl-guact. Quadrupède du genre antilope, dont la robe est d'un bleu d'ardoise. C'est le persan JjJ jï^ nîl-gâo, formé de Jxi nîl, indigo, bleu (voy. Anil, Nénuphar), et de jlS gâo, bœuf, vache.
Nipa. Arbre des îles de la Sonde, type de la famille des nipacées. Du malais *«aj nîpah, sorte de palmier à fruit comestible.
NizAM. Titre du roi du Décan, dans l'Hindoustan. De l'arabe [.liai nidiuim, que les Persans et les Turcs prononcent niuim. Ce mot signifie proprement ordre, arrangement; chez les Persans, on qualifiait le grand vizir de ^iUll -liai nizâm al-moulk, ordre du royaume.
Dans l'empire ottoman, on appelle nizam les soldats qui composent la première levée, par opposition aux ré~ difs qui forment une espèce delandwehr. (Bouillet, Scienc.) Rédif est l'arabe uba; redif, qui vient après, qui vient à la suite.
NiZER^. Essence de roses. « Quoique Tessence qui se fabrique au Levant soit aussi d'un grand usnge, celle dite nizeré ou de roses blanches de Tunis, jouit d'une réputation supérieure. M (Peuchet*.) C'est l'arabe-persan (jJj—J nisTîn, qui désigne la rose musquée^". «Cette espèce croît spontanément dans le Levant. . . A Tunis, c'est avec sa
' Hist. plant, univeri. t. I", p. gg.
' Defrémery, Joum. asiat. janvier 1862, p. 98.
' Joum. des 5a». jahvier i8s8, p. 43.
' Voijage au Liban, dans le Tour du Monde, i" sem. 1861 , p. 3, note.
• M. Lillré cite même un vers de Ronsard où ce terme est employé :
Le blanc neufart à la longue racine.
f Voy. Bosc, Dicl. d'hist. nat. t. XXII, p. ln^-j. — NU, avec le sens de Um, entre dans la composition de plusieurs autres mots orientaux qu'on
trouve dans les dictionnaires. Tel est nil-gaut ou nyl-ghaut (voy. plus loin).
' Léman, Dict. d'hitt. nat. t. XXIII, p. i4o.
• Marccll. Vergilio. Dio$coridœ pharmacorum libri F///,Slraabourg, iSag, fol. 1 6 verso.
' Hiit. philoi. iet élMiu. *l du commerce de* Européeni dam f Afrique teptenlr. t. II, p. aa.
'" Voy. Bocthor et le Gazoph. Ung. Part, au mot rou. La traduction lafina (l'Avicenne(lJille, i556) donne aussi en note marginale, sur le mot ,^jp>i>, rota mutchata (p. 276).