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On sait que le thaler autrichien, à l'efTigie de Marie- Thérèse, sert encore aux transactions commerciales dans une partie de l'Afrique. D'après une communication récente de M. Richard André à la Société de géographie de Vienne, celle pièce de monnaie porte, au Bornou, le nom de butter^. C'est là un autre exemple du même système d'appellation. Car butter, c'est-à-dire **1*^ boû-taïr signifie le père de l'oiseau, à cause de l'aigle à deux têtes qui figure sur le thaler.
Pém. Bon génie, chez les Orientaux, correspondant à nos bonnes fées. Du persan t^-j perï. Nous avons fait le mot du féminin. En persan, où il n'y a pas de genres, le péri est indifféremment mâle ou femelle. Richardson fait remarquer l'analogie de ce mot avec l'anglais /a/ry, fée, Fwhich, from the ressemblance of the name and many other circumstances, was in ail probability of easlern extraction.» En tout cas, notre mol féerie a une tout autre origine , comme on peut le voir dans le Dictionnaire de Littré. is^ péri est, suivant toute probabilité, un dérivé de^ per, aile, et peut s'interpréter ailé, qui vole.
Pilau. Mets au riz, chez les Turcs. Du persan ^5\j pilaou, même sens. On dit aussi pilaj, d'après la prononciation turque.
PiBOGUE. Ce mot océanien doit être rapproché du malais ^UÂ prâho, en javanais i^»^^ prahou, bateau. (Voy.
PllAO.)
Potiron. C'était autrefois un synonyme de champignon. C'est encore, dans quelques provinces, le cèpe ou agaric comestible; diverses espèces de bolet, autre champignon, s'appellent potiron blanc, potiron gris, potiron roux, etc.^. Probablement de l'arabe jai foutr ou foutour, champignon. Le mot jki est dans Razi '', qui ne fait point l'éloge de ce comestible et le juge plus détestable que la truffe (»li kamâ); cependant il ressort de ses paroles que Freylag a eu tort de n'attribuer à J^ foutour d'autre sens que celui de «fungus lerrœ multum venenosusv; le mot s'applique à tous les champignons, comestibles ou vénéneux.
Prao ou Pbo. Terme général, dans l'archipel Indien, pour désigner toute espèce d'embarcations. Du malais y^Ji praho ou ^J prao, que les Européens appliquent plus spécialement au ^j^ koûnting, bâtiment à voile latine.
Pdnch. C'est l'orthographe anglaise du persan ^ pandj, cinq (mot congénère de •aévre, quinque, cinq); et la bois son ainsi appelée doit celte dénomination aux cinq ingrédients qui la composent : thé , sucre, eau-de-vie , cannelle et citron.
p. 3&7.) Au tieu de tanna, liseï Uma par an seul n; en malais, Aib tànah, teire, contrée.
' Ricliardson ne double pas le (. Aux formes hispaniques susnommée* en peut joindre badeha , bndea qui désignent égalcroent un melon d'eau.
• Voi/. du Levant, t. 1", p. 37.
* c Perbaps la show tbcir cootempt for cbrisban , or on aoeount of its base
alloyn, dit Richardson. Je crois que ni le mépris pour les chrétiens ni U bas aloi des pièces n'a rien à voir dans rappellation.
• Voy. en Perse, éd. Smith , p. 7.
• Voy. ia A-esse du 8 juin 1876.
• Paulet, Traité det champignons, 1775.
' Man. ar. déjà cité, fol. A a recto.