‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 742 sur 754 · ZIL · texte numérisé non relu

ZIL

Wahabite. La secte musulmane dos Waliabilcs tire son

nom de son chef t 4i^ ouahlinb (Mohammed ben Abd cl- Ouahhab).

Wau ou Vali. Transcription de l'arabe S} ounli, préfet, gouverneur, mol proche parent de iui)^ ouilûya. (Voy. ci-dessus Vilayet.) Ces mots se rattachent au verbe Jj ouala, être préposé à, administrer.

VVécA. Floile de première grandeur, a de la Lyre. De l'arabe ^Ijoiwyj', tombant. (Voir au mot AtTAÎn.) C'est une plaisanterie que de chercher l'origine du nom d'une àoile de première grandeur dans celui d'im prétendu astronome aulrichi(m'. Ce nom existait longtemps avant que l'Autriche produisît des astronomes.

Yatachan ou Atagiian. Sorte de sabre turc, de forme concave. Du turc yUbL yfilâjrhâii , sorte de coutelas. (Voy. Pavet de Cour teille, Dict. du turk oriental.)

Yed. Nom d'une étoile de la constellation de Pégase. De l'arabe .Xj yed, main, bras, ainsi nommée à cause de sa position.

Zagaie. Esp. azagaya, azahayn, porlug. nzngnia. Nos anciens écrivains disent azngaye, archcgaye, lance gaie. C'est un mot berbère x>Uj zagàyn , adopté par les Arabes qui s'en servent encore dans le sens de baïonnette. Voy. les intéressants articles de M. Defrémery [Journal asiatiqtie, iamier, i86a, p. 89) et de M. Dozy (^Glossaire,

Le mot paraît être descendu jusque dans le sud de l'Afrique : « Un grand nombre de Damaras et de Namaquas, armés d'assagaîs et de fusils, dit Anderson, étaient tout autour rangés en bataille. » ( Voy. dans l'Afrique australe *. )

Zaïm. Soldat turc dont le bénéfice mililairc est un peu au-dessus de celui du timnriot. (Littré.) De l'arabe /<%*) za'îm, qui se dit de l'homme qui tient à vie un ziamet; le ziamet, iuU^ est un bénéfice militaire dont le revenu minimum est de 2,000 aspres, mais peut s'élever beaucoup au-dessus, tandis que le tîm^r, ^Uy, ne peut dépasser 9,000 aspres. (Voy. Meninski, à *^U; et à JU^3.)

Zain. Esp. portug. ital. zaino, cheval d'une nuance uniforme, sans trace de blanc. En italien, zaino signifie encore une gibecière de berger faite d'une peau conservant son poil, et Anlonini ajoute : «Zaino, forse dctlo da Daino, cambiando il d in z, quasi chc dol daino si facesse cotesto arnese. » Je ne cite cette hypothèse étymologique qu'à cause de l'origine très-incertaine du mot; car le

changement de d initial en z est sans exemple en italien.

M. Dozy [Gloss. p. 36a) conjecture l'arabe !»( asamm, mot par lequel Bocthor traduit zain.

Zaouia. Établissement religieux où les docteurs de l'islamisme enseignent particulièrement la doctrine, la jurisprudence et la grammaire. (Cherbonneau, Dict. fr.-ar.) Transcription de l'arabe iù^I^ zâwiya, dont le sens propre est angle, coin, cellule.

ZéoARON. Etoile a de Cassiopée, placée sur la poitnno. On la nomme aussi schédir, sctiédar. C'est l'urabo >»)«o sadr, poitrine (avec la nunnalion fadroun), ^J3I cali j.x.k sadr dhat al-hoursi, la poitrine de la Femme assise. La Femme assise est le nom que les Arabes donnent à la constellation de Cassiopée, vulgairement nommée chez nous la Chaise.

ZinoAiRE. Esp. cedoaria, zedoaria, portug. zeduaria, ital. zetlovario. Ce nom, que Bosc, j'ignore pourquoi, a transformé en zéodaire, s'applique à des plantes de l'Inde dont les racines, d'un goût acre, d'une odeur agréable, rappelant celle du camphre môlée à celle du laurier, étaient naguère fort employées en pharmacie comme un puissant sudorifique. C'est l'arabe-persan y^i) zedwûr, ;'^<>«^ djtd tvar, )^)i>j jedwar, que nos traducteurs d'ouvrages orientaux ont rendu par zedvar, giedvar, guiduar, jedwar, jidwar, geiduar, etc.

* Comme on lit dans Boiiillel . Sciene.

' Dans le Tour du monde, t. 1", p. i&a.

70 ZÉE

Zl^EK. Chêne zt'cn, espèce de chêne de l'Algérie, dit aussi chêne zang, dont le bois est remarquable par sa dpnsité. (Littré.) De l'arabe yl) zân, qui manque dans Krcylag, mais qui est dans Ricliardson : «A tree vvhence bows and arrows are made » , et que donne aussi M. Cherbonneau [Dict./r.-ar. au mol chêne).

Zekkat. Impôt sur le revenu dans les pays musulmans el en particulier en Algérie. (Liltrc.) C'est, en arabe, sli) ou 'éjè\ zahfi, «Pars opum quam expendit aliquis ad reliquas purificandas » (Freytag), aumône, Impôl.

Zémth. Esp. et portug. zénith, ital. zcnit. Corruption de l'arabe omtw semt, proprement voie, chemin, cl chez les astronomes, zénith, par abréviation de qJJ\ cxçw semt erras, la voie (au-dessus) de la tête'. Le point directement opposé de la sphère céleste, le nadir, est de môme appelé Jk^yi o*<>* semt er-ri/Jjl, la voie du pied. Le mot zénith paraît avoir été employé par les médecins dans un sens bien différent, comme on peut le voir dans ce passage de Gaspare de los Reycs, médecin du xvii' siècle, connu pour sa grande érudition : « De sanguine menstruo illo potissimum primo qui a virginibus exit, quem appeliant zénith ^. »

Zéro. Etymologiqucment , c'est le même mot que chijjrc. (Voy. ce dernier.)

Zérumbet. Esp. zerumhcl. C'est une des plantes ou drogues comprises sous le nom de zéchaire. De l'arabc-persan ôLiy zourounbâd. Razi dit qu'elle est utile contre la piqûre

des reptiles et insectes, p^l (jii^j (^ çj^. ^Uj;i3 ^, sans doute en sa qualité de puissant sudorifique. Bocthor écrit *Ujy (à zédoaire).

ZiL. Instrument de musique militaire, chez les Turcs,

analogue aux cymbales. En turc, Jj zill.

ZiLCADÉ, ZiLHAGÉ. Onzième et douzième mois de l'année

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