‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 78 sur 754 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

— ÉTYM. 'Wallon et Berry, riban ; angl. ribbon. Origine incertaine ; il est plus ancien que ne le ferait croire l'historique : on trouve dans du Cange rubanus, en un texte de 1367. Diez y voit le mol allemand Bond, lien, comme dans hauban , raban, et pense que la première syllabe répond à Jling', anneau : flamand, ring-band, cravate.

\ RUBANÉ, ftE (ru-ba-né , née) , part, passé de rubaner. {| 1* ferme d'histoire naturelle. Marqué de bandes longitudinales qui ressemblent à des rubans. Tout le manteau de ce pic [l'épeiche de la Louisiane] est agréablement rayé et rubané de blanc et de noir par bandelettes transversales, BUFF. Ois. t. xiii, p. <08. Il Qui est aplati en forme de ruban. || 2* Se dit d'un canon de fusil fait d'un ruban de métal.

fRUBANfiE (ru-ba-née),î.^. Espèce de couleuvre.

fRUBANEMKNT (ru-ba-ne-man), s.f. Terme didactique. Disposition en forme de ruban. L'état du rubanement de certains filons métallifères qui semble se concilier avec l'idée de leur remplis-sage par des incrustations successives, Presse icientijique, t»ei, t. m, p. 704.

t RUBANER (ru-ba-né), v. a. ||1* Garnir de rubans. Rubaner un bonnet. || Garnir de petits rubans de fil l'intérieur du couvercle d'une malle. Il 2* Disposer en rubans les libres du lin ou du chanvre. || S* Partager la cire en petites bandelet-

RUB

tes. Il «• Tordre un morceau de fer pour en faire

un canon de fusil.

— HIST. XVI* s. Rubenner, cotorave.

— ÉTYM. Ruban.

HUBANERIE (ru-ba-ne-rie) , t. f. Prcfession, commerce du rubanier. || petite rubanerie, celle qui comprend le ruban de fil, le ruban de laine, le ruban de colon , le ruban de filoselle, par opposition à grande rubanerie, qui ne comprend que le ruban de soie et celui oii l'or et l'argent se mélangent à la soie.

— ÉTYM. Rubaner.

t HUBANEUR (ru-ba-neur) , adj. Terme de filature. Qui donne à la filasse la forme de ruban. Tambour rubaneur.

RUBANIER, 1ÈRE (ru-ba-nié, niè-r"), adj. || l°Oui concerne le commerce , la fabrication des rubans. L'industrie rubanière. || 2° S. m. et f. Celui, celle qui fabrique ou vend des rubans. || Adj. Défense auxdits maîtres tissutiers et rubaniers de faire et fabriquer aucunes étoffes excédant ladite [largeur un tiers d'aune], et tenir aucuns métiers des étoffes de la grande navette. Arrêt du conseil dÉtat, 8 avr. (666. Il Autrefois les marchands rubaniers prenaient la qualification de tissutiers-rubaniers ; ils s'appelaient aussi ouvriers de la petite navette. Il 8° Rubanier, synonyme de ruban-d'eau.

— HIST. XVI* s. Rubennier, cotgravb.

— ÉTYM. Ruban.

RUBARBE (ru-bar-b'), s. f. Voy. bhdbarbe.

RUBÉFACTION (ru-bé-fa-ksion) , s. f. Terme de médecine. Rougeur déterminée sur une surface par l'action irritante d'un médicament, d'un rubéfiant, par exemple d'un épispastique, d'un irritant, d'une friction sèche, etc.

— HIST. XVI' s. Chaleur immodérée fait mordication, dont s'ensuit rubrifaction, paré, xxv, 3.

— ÉTYM. Voy. RUBÉFIER. On trouve aussi rubefiemenl.

RUBÉFUNT, ANTE (ru-bé-fl-an, an-t') , adj. Terme de médecine. Il se dit de médicaments irritants légers, qui , appliqués sur la peau , déterminent un afflux sanguin dans ses capillaires, et lui font acquérir la teinte rouge de l'inflammation. Il S. m. Un rubéfiant.

— HIST. XVI* s. Vesicatoire , ou rubrifiant selon les Latins, selon les Grecs pbenigme, est.... pabS,

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