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— ÊTYM. Bas-Iat. talvalella, sans doute de «ail'are, sauver, à cause qu'on la rattachait au foie, et qu'en la saignant on croyait être utile au foie.
SALVATION (sal-va-sion), ». f.\\i' Action de procurer le salut spirituel. Pour combattre cett» opinion de la salvation des gentils moyennant l'assistance de la grâce, la hotiie le vayeb. Vertu des païens, i. Étal de la loi. || 2° S. f. pi. Terme d'ancienne pratique. Ecritures d'avocat, qui scr- ' valent de réponse aux objections de la partie ad- > verse. ||Salvations de témoins, réponses qu'un faisait aux reproches formés contre des témoins.
— HIST. XII' g. Toutes vos amas [que Dieu] mete à salvation, Rone. p. 98. || xv s. Nous n'y veons autre salvation pour vous, froiss n,iii, 29. || xvi* s. Car c'est le jour d'heureuse destinée Qui i Satan prépare affliction. Et aux mortels seure salvation,
— Etym. Provenç. et espagn. sahacion ; ital. salvaiione ; du lat. »aJro<io;iem, de salvare, sauver.
SALVE (sal-v') , ». f. Il 1' Décharge d'un grand nombre d'armes à feu, qui se fait à l'honneur de quelqu'un, ou en témoignage de joie. Des salves répétées d'heure en heure. On va célébrer aujourd'hui la victoire navale par trois salves de mousquetcrie de toute l'armée, pellisson , Lett. hitt. t. m, p. 1.1). L'électeur fit voir à Villa rs ses troupes, et faire trois salves de canon et de mousqueterie, ST-SIM. 418, 32. Il U se dit de plusieurs coups de canon tirés successivement dans les mêmes occasions. Ils firent tirer une salve de cent coups de canon [pour la fête de Napoléon] ; l'empereur mécontent remarqua qu'en Russie il fallait ménager davantage la poudre française; mais on lui répondit qu'elle était russe et conquise de la veille, SÉGUR, llist. de Nap. vi, 2. || 2" Terme de marine.. Salut avec le canon. || Dans l'ancienne marine, les navires saluaient par nombre impair, elles gawres par nombre pair. || 3° Coups de canon lii es ensemble. Il Fig. Je ne sais si demain on jugera |Fouquet], ou si l'on traînera l'afl^aire toute la semaine; nous avons encore de grandes salves à essuyer, SÉV. 17 déc. 4864. Il 4° Tirer par s.(lves signifie tirer chacune des bouches à feu d'une batterie successivement. Quand on veut tirer par salves.... le feu s'exécute au commandement ; telle pièce, feu. Règlement sur le service des bouches à feu. || On tire le canon en salve, quand on tire plusieurs pièces en même temps. Sur le signal qu'ils donnèrent de cinq coups de canon en salve, auxquels le roi fit répondre par sept de la batterie royale, ils mirent le feu au fourneau, pellisson, Lett. hist. 1. 1, p. 386. Cela se passait à la tranchée, d'oii nous entendîmes un cri de mauvais augure qui partait du rempart; ce cri fut suivi d'une salve de canon et de mousqueterie, HAMILT. Gramm. 8. || 6° Une salve d'applaudissements, applaudissements éclatant dans toute une assemblée. Une salve d'applaudissements accueillit cet auteur.
— HIST. XVI' s. Estans à vingt pas des ennemis, ils leur tournent le ilanc et deschargent sur eux leur salve de pistoUes, langue 312. Après que ledit esquadron auroit enduré ceste rude salve, il lui conviendroit donner dans les piques du premier rang, id. 322. L'harquebuserie tiroit comme en salve, et se tenoit trop serrée ensemble, ID. 6B4. Premier que de joindre, il lui fallut boire la volée de 44 canons, le salve dos enfans perdus et celui du bataillon, d'aub. //»sI. i, 467.
ETYM. Lat. salve, formule de salutation, de
salvere, se bien porter, de même radical que »aJ«u» (voy. sauf).
SALVE (sal-vé), ». m. Prière à la Vierge (avec une S majuscule). Dire un Salve. Il Salve Regina, prière ou antienne en l'honneur de la Vierge. Il Morceau de plain-chant ou de musique sur les paroles de cette prière.
— ETYM. Lat. salve, impératif de salvere (voy. salve) : salve, regina, salut, ô reine.
t SALVE-D'IIONNEUR (sal-ve-do-neur), ». m. Terme vieilli. Prétexte honnête, arrangement honnête qui sauve l'honneur. Le roi ôta la conscience de la duchesse de Bourgogne des mains du P. Leconte; et, pour un salve-d'honneur, les jésuites l'envoyèrent à Rome, et publièrent que de là, après s'être justifié, il retournerait en Chine, ST-siM.78, ».
— ETYM. Salve, de, et honneur.
t SALVELINE (sal-ve-li-n'), ». f. Espèce ds truite. Il On dit aussi salvelin.
t4. SAMARB (sa-ma-r'), ». f. Terme de botanique. On a donné le nom de samare à des fruits secs contenant une ou deux graines, et dont le péricarpe est aminci en lame membraneuse qui
SAN
forme une sorte d'aile au-dessus ou autour de la loge : tels sont les fruits de l'érable, du frêno, de l'orme, le maout, Atlas élément, de bot. p. 89.
Etym. Lai. samarutn ou samera, semence
d'orme.
f 2. SAHAKE (sa-ma-r'), ». f. Ancien synonyme de san-benlto.
f SAMARIUIE (sa-miri-die), s. ^. Terme do botanique. Fruit composé de plusieurs samares réunies, comme dans l'érable, le frêne.
t SAMARITAIN, AINK (sa-ma-ri-tin, tè-n'), *. m. et f. Membre d'une secte juive qui existe encore dans quelques contrées du Levant. || Fig. Le bon Samaritain, un homme miséricordieux et humain. Il Adj. Caractère samaritain, ancien caractère hébraïque. Il S. f. pi. Samaritaines, médailles qui portent des caractères samaritains.
t SAMBIIiU (san-bieu) ou SAMBLEU (san-bleu), (. /. Sorte de jurement inusité. Qui brusquement eût dit avec une sambieu.... régnier, 5a(. xiii.
Voy. PALSAMBLEU.
t SAMBUQUE (san-bu-k'), s. f. jj !• Sorte de harpe usitée chez les anciens. Des psaltérions, des cithares, des sambuqucs, volt. Taureau, 7. || 2° Ancienne machine de guerre; c'était une échelle portée sur un chariot et terminée à sa partie supérieure par une plate-forme sur laquelle pouvaient se placer une vingtaine d'hommes.
— ÉTYM. Lat. sambuca, de aaii.6ù«Y), instrument de musique et engin de guerre, mot qui, d'après Strabon, est d'origine barbare.
f SAME (sa-m'), s. m. Muge qui diffère peu du mulet.
SAMEDI (sa-me-di), s. m. Le septième jour de la semaine '.e samedi est chez les Juifs le jour du sabbat. || Samedi saint, le samedi qui précède le jour de Pâques. || Fig. Il est né un samedi, il aime la besogne faite, se dit d'un paresseux, d'un homme qui n'aime puint à travailler. || Cela sent le samedi, se dit de quelque chose de fait à la hâte. On a accoutumé de dire d'une matière traitée superficiellement, qu'elle sent le samedi, pour dire qu'on y travaille à la hâte, eu. ancillon, Uél. de litt. t. u,
p. 428, dans POUGENS.
— HIST. xu* s. E défendit que li samedis ne fust faiz ne gardez ne nul autre feste, Maehab. i, i. Il xm* s. Et sachiez que la vielle loi gardoit le septisme jor que Diex se reposa, quant il ot fait le monde, ce est le samedi, brun, latini, Trésor, p. 145. Le sambbadi, castan. Siège de Besançon, p. 48. Il XVI' s. Entre deux samedis avient moult de merveilles, lerouxde lincï, Prov. t. i, p. 130. Nul samedy sans soleil, ib.
— ÊTYM. Bourg, saimedi, sabaidi, et aussi distapte; du lat. sabbati dies, jour du sabbat.
)■ SAMIENNE (sa-miè-n'), adj. f. Terre samienne, nom d'une sorte do terre blanche et gluante à la langue, qui vient de l'île de Samos, et qui a été employée en médecine.
f SAMIER (sa-mié), s. m. Coquille du Sénégal, le murex trigone, univalves.
+ SAMMONACODOM (sa-mmo-na-ko-dom'), s. m. Le dieu des Siamois, altération du sanscrit çrdmana Gautama, l'ascète Gautamade, titre que portait le Bouddha depuis le temps qu'il avait quitté sa famille.
t SAMOLE (sa-mo-l'), t. m. Genre delà famille des primulacées, dont le typeest lesamolus Valerandi.
— ÉTYM. Lat. samolus, désignant une plante à nous inconnue, et qui, au dire de Pline, passait parmi les Gaulois pour être bonne contre les maladies des porcs.
t SAMOREAC (sa-mo-rô), t. m. Cépage de l'arrondissement de Sens.
t SAMOS (sa-mos'). Ile de Samos, île où naquit Pythagore, souvent désigné, par antonomase, sous le nom du philosophe de Samos.
tSAMPI (san-pi), s. m. Caractère grec (ffajATit), employé dans la numération et valant 900.
— Etym. Réunion du <j et du it.
SAMSCRIT.ITË (san-skri, kri-t') , adj. Voy.