‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 106 sur 403 · API · texte numérisé non relu

API

APi,

p. Ht. Touz jors [il] acroissoit les noveles, Quant el [elles] n'ierent bonnes ne bêles, Et les bonnes apetissoit, la Rose, 44785. Si vorroit ele [l'envie] apetisier Sa proece au mains, et s'onor Par parole faire ruenor, ib. 278. Lonctens tenir mauvese coutume ne apetize pas pechié, ainz le croist, lit), de just. 8. Meesmement quant li uzages n'apetice de riens le [la] droiture au segneur, beaum. xxvi, 8. Honneure et aime toutes les persones de sainte Esglise, et garde que en ne leur soustraie ne apetise leur dons et leur aumosnes que tes devanciers leur auront donné, joinv. 301. ||xiv«s. Et ainsi leur provende apetissoittoudis, Guescl. Var. du vers 41244. || xv* s. Si là se fussent longuement tenus, leur troupeau fustde moult appetissé, Bouciq. n, ch. 22. Et si la liayne y avoit esté paravant grande, elle l'estoit encores plus, et du costé du connestable le cueur ne luy estoit point appetissé, comm. m, 44. Etdesiroient de voir appetissé [leur duc], pourveu qu'ilz n'en sentissent riens en leur pays, 1D. V, 46. Et desiroit ledit duc d'Orléans estre secouru , parce que ses vivres appetissoient, id. vm, 7. || xvi* s. Les vivres leur appetissoient fort, et commenceoient à en avoir faulte, amyot, Timol. 26. L'envie de quereller et de guerroyer se passoit au prix que la puissance leur apetissoit, m. Philop. 3t. Par discorde, les grandes choses s'apetissent, o. de serres, 4004.

— ÉTYM. À et petit; génev. et Berry. apetissir. Pour l'orthographe par un seul p, voyez apaiser.

f APETTE (a-pè-f), ». f. Un des noms vulsaires de l'abeille domestique.

— ÉTYM. Voy. ABEILLE.

t APEX (a-pèks), s. m. || l*Terme de botanique. Nom de l'étamine dans Tournefort. Actuellement, synonyme de sommet. || 2* Terme de philologie. Apiccs, pluriel latin de apex (voy. apices).

— ÉTYM. Apex, sommet.

t APHANIPTÈBES (a-fa-ni-ptê-r') , s. m. plur. Terme d'histoire naturelle. Ordre d'insectes. Le genre puce est le type de cet ordre.

— ÊTYM. 'AçavTi;, invisible, de i privatif, et çaîveiv, briller (voy. phénomène), et 7tTef.ov, aile.

f APUANITE (a-fa-ni-t'), s. f. Terme de géologie. Sorte de roche.

— ÉTYM. 'Açavfo, non apparent, à cause que les parties fondues de cette roche ne se laissent pas reconnaître k l'œil.

APHÉLIE (a-fé-lie), j. m. || i* Terme d'astronomie. Point de l'orbite d'une planète où elle est le plus éloignée du soleil. L'aphélie est l'opposé du périhélie. ||2Mdj. La terre est aphélie, le pluséloignéedu soleil.

— ÊTYM. 'A?' pour àni, marquant éloignement, fJAioç, soleil (voy. héliaque).

APHÉRÈSE (a-fé-rê-z'), s. f. || 1« Figure de grammaire par laquelle on retranche une syllabe ou une lettre au commencement d'un mot. || 2* Action de retrancher; partie de la chirurgie qui traite des opérations dans lesquelles on retranche du corps une partie quelconque.

— êtym. 'Aiaipesiç, de àçaipéio, enlever, de àç pour àni, marquant l'éloignement, et alpÉto, prendre (comp. hérésie).

t APHIDIEN, IKNNE (a-fî-diin, diè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a rapport aux pucerons.

r APHLOGISTIQCE (a-flo-ji-sti-k'), adj. Terme didactique. Lampe aphlogistique, lampe qui brûle sans flamme. C'est une lampe inventée par Davy.

—ÊTYM. 'A privatif, et phloqistique (voy. ce mot).

t APHONE (a-fo-n"), adj. Terme d'dactique. Qui n'a pas de son ; qui n'a pas de voix Une affection du larynx rend aphone ce malade.

— ÊTYM. "Aça>vo< (voy. aphonie).

APHONIE (a-fo-nie), ». /. Perte plus ou moins complète de la voix.

— ÊTYM.'Aiuvta,de à privatif, et çwv^, voix(voy. phonique).

APHORISME (a-fo-ri-sm'), ». m. Sentence renfermant un grand sens en peu de mots. Les aphorismes d'Hippocrate. On a de Mahomet quelques aphorismesde médecine, volt. Mœurs, s.

— REM. Ce mot, qui était borné d'abord à la médecine, s'est étendu, et Tondit maintenant des tphorismes politiques.

— HIST. xvi* s. Les propositions et vérités y sont espcsses, mais souvent toutes sèches et crues, comme aphorismes, ouvertures et semences de discours, charron, Sagesse. Préf. de la 2« édit.

— ÊTYM. 'A:popia|Aè;, de à?' pour àitè, marquant séparation, et épt'Çto, borner (voy. horizon) ; mot à mot, ce qui sépare du reste et détermine.

t APHORISTIQUE (a-fo-ri-sti-k') , adj. Qui tient de l'aphorisme. Concision aphoristique.

— ÉTYM.'ATopiorixè;, d'àçopt«p.4ç (voy. APHORISME).

APHRODISIAQUE (a-fro-di-zi-a-k'). || 1" Adj. Terme de médecine. Oui a la propriété d'exciter aut plaisirs de l'amour. || 2° S. m. Un aphrodisiaque. On dit que les Orientaux demandent souvent des aphrodisiaques aux médecins européens.

— ÊTYM. 'AçpoÔKTiaxô;, de 'Asf o8!ty| , Vénus.

f APHRONITRE (a-fro-nl-tr'), s. m. Fleur de nitre qui se formait autrefois dans les nitrières, lorsque la rosée y tombait, ou par d'autres moyens que l'art employait.

— ÉTYM. 'Açpic, écume (le même que le sanscrit abhra, nuage), et nilre.

APHTHE (a-ft"), s. m. Terme de médecine. Petite ulcération qu'on observe sur les membranes muqueuses, et qui affecte particulièrement l'intérieur de la bouch«.

— ÊTYM. Gêner, alphes, alphtes; de «pfxxl , lequel vient de Sut.», enflammer. "Atitûj, enflammer, et 47CTU, joindre, unir, sont le même verbe, parce que, pour allumer le bois, on le frotte, pratique encore usitée chez les sauvages. "A7ctu, joindre, a la même origine que le latin aptus (voy. apte).

f APHTHE CX, ECSE(af-teû,teû-z'),odj. Oui tient des aphthes. Eruption aphtheuse, angine aphtheuse. || Maladie ou fièvre aphtheuse, chez les animaux, maladie éruptive et contagieuse, caractérisée par le développement d'aphthes- sur la membrane buccale, sur les trayons, l'origine des onglons.

APHYLLE (a-fi-T), adj. Terme de botanique. Plante aphylle , plante qui n'a pas de feuilles.

— ÊTYM. "A?uà)oî, de à privatif, et de <pO»ov, feuille (voy. feuille).

API (a-pi), ». m. Petite pomme ordinairement colorée, d'un seul coté, d'un rouge très-vif. Une pomme d'api.

— ÊTYM. Ital. appiuola et mêla appiuola, pomme d'api; du latin appianum, pomme d'api.

f APIAIRE (a-pi-ô-r'). || 1* Adj. Terme de zoologie. Qui ressemble à une abeille. || 2* S. m. plur. Les apiaires, la tribu des abeilles.

— ÉTYM. Apiarius, de apis (voy. abeille).

t APICAL, ALE (a-pi-kal, ka-1'), adj. Terme didactique. Qui a rapport au sommet d'une chose.

— ÊTYM. Apex, sommet.

t APICES (a-pi-sès'), ». m. plur. Terme de philologie. Les petits signes, tels que le» accents, qu'on mettait dans l'écriture du grec.

— ÊTYM. Pluriel de apex, sommet.

t APICIFLORR (a-pi-si-flo-r'), adj. Terme de botanique. Qui a des fleurs terminales.

— ÊTYM. Apex, sommet, et flos, fleur.

fAPICULE (a-pi-ku-1') , i. f. et m. Terme d'histoire

naturelle. Pointe aiguë, courte et peu consistante.

— ÉTYM. Diminutif d'apex, pointe, sommet.

t APICTJLÉ, ÉE (a-pi-ku-lé, lée), adj. Terme de botanique. Qui est terminé au sommet en pointe courte et aiguS.

t APICULTEUR (a-pi-kul-teur), s. m. Qui élève des abeilles.

— êtym. Voy. apiculture.

t APICULTURE (a-pi-kul-tu-r'), x. f. Art d'élever des abeille.

— êtym. Apis, abeille (voy. ce mot), et culture. t APIQUAGE (a-pi-ka-j'), ». m. Terme de marine.

Action d'apiquer.

t APIQUKR (a-pi-ké). || i' V. n. Terme de marine. On dit que le cable apique, quand le vaisseau approche de l'ancre qui est mouillée et que le câble commence à se roidir et à être perpendiculaire. || l'V. o. Disposer les vergues d'un bâtiment à Deu près verticalement.

— ÉTYM. A et pic.

f t.APIS(a-pis'), t. m. Terme d'astronomie. Petite constellation de l'hémisphère austral. On la nomme aussi Abeille.

— êtym. Apis, abeille (voy. ce mot).

t 2. APIS (a-pis'), s. m. Terme de la religion de l'ancienne Egypte. Le bœuf Apis, boeuf adoré parles Égyptiens, aux yeux de qui il était une incarnation perpétuelle du Dieu suprême Phtah en une succession de veaux, dont la naissance était regardée comme divine à certains signes.

— ÊTYM. Mot égyptien.

APITOYÉ, ÉE (a-pi-to-ié, iée ou a-pi-toi-ié, iée), part, passe". Apitoyé par les souffrances de ces pauvres gens.

t APITOIEMENT (a-pi -tôt -man), ». m. Action de s'apitoyer. Cœur porté à l'apitoiement.

APITOYER (a-pi-to-ié ou a-pi-toi-ié). || 1° F. a. Toucher de pitié. Tâchez de l'apitoyer. |J 2" S'apitoyer, v. réfl. Être ému de pitié, compatir.

— êtym. A et pitii. Pour l'orthographe par un seulp, voyez apaiser.

fAPIVORK (a-pi-vo-r"), adj. Qui dévore le* abeilles.

— êtym. Apit, abeille (voy. ce mot), «ivorare, dévorer (voy. vorace).

fAPLAIGNER (a-plè-gné)ouAPLANER (a-pla-né), ». o. Technologie. Diriger du même côté les brins d* la laine d'un drap.

— ÉTYM. Le même que aplanir.

t APLANER (a-pla-né), ». a. Voy. aplaigner.

APLANI, IE(a-pla-ni, nie), part, passé. || 1* Rendu pian, uni. Terrain aplani. Le calme est revenu sur la mer aplanie, lagrangb-chancel, /Kceste, h,*. || 2" Fig. Difficulté aplanie. Il croit s'en voir par à les chemins aplanis, corn. Attila, îv, t.

APLANIR (a-pla-nir), t>. o. ||1' Rendre plan «u uni ce qui ne l'était pas. Aplanir un terrain. Aplan r une route. || %' Fig. Phébus a-t-il pour yous aplai ù le Parnasse? boil. Sat. IX. Et leur osent du criD e aplanir le chemin, rac. Phèd. iv, 6. Vous avez > u du trône aplanir le chemin, volt. Mér. i. Vousq d amollissiez devant lui les duretés des cœurs obs inés et qui aplanissiez les hauteurs des esprits s iperbes, fléch. Panig. Il, p. 280. Aplanissons ) is voies de notre conversion, Mass. Épiph. C'est à nous à aplanir les difficultés qui s'y trouvent, l). Parole. En prenant soin d'aplanir les difficulté!, boss. l.elt. 45». U faut de ces périls m'aplanir la sortie, corn. Rod. m, i. || 3* S'aplanir, ». réfl. Le terrain s'aplanit du côté des montagnes. On promit que toutes les difficultés s'aplaniraient.

— HIST. xvt* s. L'aspreté de leurs règles est incontinent applanie par l'acoustumance, mont, i, 283. Et s'il avenoit qu'eussions esté repoussez du premier assaut, on continueroit encore de tirer cinq ou six mille coups de canon pour aplanir les bresches, lanouk, 454. Et ayant la place en peu de jours esté nettoyée et aplanie, Timoleon y feit édifier des salles et auditoires à tenir la justice, amyot, Timol. 32. Gens de bras pourapplanir les chemins, id. Lucul. 48. L'ignorance des lortificateurs de ce temps-là estoit de hausser les contr'escarpes et ne les applanir pas, d'aub. Hist. il, 445. On pique à pointe de marteau les meules de moulin , quand elles sont trop applanies, pour les rendre aspres et raboteuses, PARÉ. IV, a.

— êtym. A et plan. Le vieux français était apla. nier ou aplanoitr. Les autres langues romanes font ce verbe delà première conjugaison : provenç. aplanar; espagn. allanar; ital. appianare. Pour l'orthographe par un seul p, voyez apaise».

APLAN1SSEMENT (a-pla-ni-se-man) , ». m. Action d'aplanir; le résultat de cette action.

— ÉTYM. Aplanir.

t APLATER (a-pla-té), ». a. Terme de marine. Répartir les matelots sept par sept pour manger au même plat.

— êtym. A et p'at, substantif.

APLATI, IE (a-pla-ti, tie), port, passe. || 1* Rendu plat. La terre est aplatie vers les pôles. Vers un bord moins battu par les flots Où d'un roc aplati le sommet sort des eaux, lemierre, 67. Tell, v, 3. || 2° Fig. Étouffé, assoupi, abaissé. Des caractères aplatis. L'affaire des poisons est toute aplatie, sêv. 404.

APLATIR (a-pla-ti r). || 1* Y. a. Rendre plat. Tâche de l'aplatir à grands coups de marteau, la font. Ch. imp. Newton prouva que le mouvement de rotation de la terre a dû l'aplatir à ses pôles, laplacb, Fxp. V, 5. || 2° S'aplatir, ». réfl. Devenir plat. La tumeur s'aplatit.

— ÊTYM. A et plat, adjectif. Berry, aplatxir; provenç. aplatir, aplatar; ital. appiatare. Pour l'orthographe par un seul p, voyez apaiser.

APLATISSEMENT (a-pla-ti-se-man) , ». m. Action d'aplatir; état de ce qui est aplati. Ce voyage [à Cayenne] a été la première origine de la connaissance de l'aplatissement de la terre, volt. Louis XI V, 34 . La rotation du sphéroïde terrestre l'aplatit à ses pôles, et cet aplatissement, combiné avec l'action du soleil et de la lune, donne naissance à la procession deséquinoxes, qui, avant la découverte do la pesanteur universelle, ne paraissait avoir aucun rapport au mouvement diurne de la terre, i a place, Expos. IV, 44.

— HIST. xtt* s. Par le moien d'un petit aplatissement que pour ce service-ci on laisse à larusche,

— êtym. Aplatir.

f APLAT1SSERIE (a-pla-ti-se-rie) , ». f. Atelier où l'on aplatit les barres de fer.

t APLAT1SSEUR (a-pla-ti-seur), ». m. Celui qui aplatit. Vous devez, mon cher aplatisseur de ce globe.... tolt. Lettre d Maupertuis, 6 octobre 474t.

f APLATISSOLRE (a-pla-ti-soi-r') , ». f. Cyl.ndres

ir>2

APO

entre lesquels on passe les barres de fer, dans une forge, pour les aplatir.

f APLET (a-plè) ou APPELET, s. m. Filet pour la pêche du hareng. || Corde garnie de lignes ayant chacune un ou plusieurs hameçons.

— H1ST. Mal fera soc ne cnltre ne apleit remuer.... X la charue aplciz, soc et coltre laissa, Itou, v. 4 979 et (993. Il xiv s. Pour estre àun profit de peschier, l'apploit ou harnois du dit Colin fu plus grevé, raynouard, apleg.

ETYM. A et p'et, radical qui se trouve dans

etn -plet-tr (voy. ce mot). Provenç. apleg , apleit . outil. Apleit ou aploil signifiait toute espèce d'outil ou, comme on disait, de harnois.

APLOMB (a-plon; le 6 ne se lie jamais), *. m. || 1° Verticalité. Prendre l'aplomb des colonnes. Ce mur a perdu son aplomb. || 2" Fig. Assurance dans la manière de se présenter, d'agir. Cet acteur a un aplomb étonnant. || 3" Se dit. en physiologie, de la répai tition régulière du poids du corps sur les membres, et de la direction la plus favorable de ceux-ci considérés comme supports pour le soutien du tronc et l'exécution des mouvements du corps. || 4° Terme de peinture. Juste pondération des figures. Ces figures manquent d'aplomb, c'est-à-dire ont l'air de tomber. || 6° En musique , indique la précision dans la mesure. || 6- D'aplomb, loc. adv. Verticalement. Le soleil s'élève , il faut gagner la forêt avant qu'ilsoit d'aplomb s ;r nos têtes, bern.de s. -p. l'Arcadie, n. || Être d'aplomb, être ferme sur ses jambes. Cet enfant est d'aplomb sur ses petites jambes. || Retomber d'aplomb, retomber droit, en équilibre. Il retomba d'aplomb sur ses pieds.

— ÊTYM. À et plomb, parce que le fil à plomb sert à déterminer la verticalité.

f APLONOME (a-plo-no-m'), adj. En minéralogie, se dit des substances dont les cristaux dérivent de lois très-simples.

— ÉTYM 'Au).ô»î, simple, et v6(j.oî, loi, règle.

| APLOSTOME (a-plo-sto-m'), adj. Terme de zoologie. Oui a la bouche ou l'ouverture simple.

— ÊTYM. 'AnXooc. simple, et <tt6|j.o, bouche.

f APNÉE (a-pnée), s. f. Terme de médecine. Défaut de respiration , suspenion de la respiration.

— ÊTYM. "Aitvoia, de à privatif, tîveîv, souffler, respirer (voy. pneumatique).

APOCALYPSE (a-po-ka-li-ps'), t. f. Livre canonique qui contient les révélations faites à saint Jean dans l'Ile de Patmos. Des monstres plus affreux que toutes les bêtes de l'Apocalypse, hamilt. Gramm. 4i.|| Style d'Apocalypse, style obscur. || Fig. C'est le cheval de l'Apoealypse , se dit d'une mauvaise haridelle.

— HIST. xin* s. De bêle taille la devis [je la vois] ; Mes ung poi fu pale de vis; Et resembloit, la pute lisse, Le cheval de l'Apocalipse, la Rose, 42263.

— ÊTYM. 'Aitox«Xu<)/i; , de àiti. indiquant séparation, et de xa>ûnT(i>, cacher; mot a mot, dé-cacher, autrement dit. découvrir, révéler.

APOCALYPTIQUE (a-po-ka-li-pti-k'), adj. Qui est dans le genre de l'Apocalypse ; difficile à comprendre. Auteur apocalyptique; style apocalyptique.

— ÊTYM. Apocalypse.

f APOCATASTASE (a-po-ka-ta-sta-z') *. f. Révolution idéale ramenant, selon les anciens philosophes, les astres & un certain point pris pour point initial.

— ÊTYM. 'AitoxaTMTaii; , restitution, de ôiïo, marquant retour, et xaTocatotou;, position (voy. catastase).

APOCO (a-po-ko), ». m. De peu de valeur. Traiter quelqu'un d'apoco, le traiter avec mépris. Peuusité.

— ÊTYM. liai, ha, 3« personne du verbe avère, avoir (voy. avoir), elpico, peu (voy. peu); mot à mot, il a peu.

t X POCO X POCO (a-po-ko-a-po-ko) ou, simplement, POCO X POCO, adv. Terme de musique. Joint aux mots crescendo et decrescendo, indique qu'on doit successivement renforcer ou diminuer le son petit à petit.

— ÊTYM. Ital. à, à, et poco, peu (voy. peu). APOCOPE (a-po-ko-p') , s. f. Figure de grammaire.

Retranchement d'une lettre ou d'une syllabe à la fin d'un mot; par exemple, encorpour encore.

— ÊTYM. 'Ano'/.omf), de àrco. indiquant ablation, et xôitvto, couper (voy. coupeii).

t APOCOPE, ÉE (a-po-ko-pé. pée), adj. Terme de grammaire. Oui a subi une apocope. Mots apocopes.

APOCRISIAlRE(a-po-kri-zi-ê-r'),«.m. || l°Terme d'histoire. Chez les G rocs du Bas-Empire, officief primitivement chargé Ue porter les répon

APO

empereurs, et plus tard dignitaire chargé de l'expédition des édits et des actes. || 2° Ancienne fonction ecclésiastique. Député d'une église pour quelque commission. Les apocrisiaires dans les monastères étaient chargés du «in des affaires temporelles. C'était encore un titre d'office à Cluny, peu de tempsavant la Révolution. || 3*SousCharlemagne, le grand aumônier.

— ÊTYM. Bas grec, iTtoxpioiâotoç , du grec dmôxpiai?, réponse, celui qui fait réponse; de àrco, indiquant émission, et xptet, jugement (voy. crise); mot à mot, émission de jugement, réponse.

APOCRYPHE (a-po-kri-f). ||1° ^dj. Dont l'authenticité n'est pas établie. Auteur apocryphe. Faire passer l'Evangile pour une histoire apocryphe, pasc. Prov. 4 6. Tous les contes ramassés dans les livres les plus apocryphes, boss Conc. Alexandre, si l'anecdote n'est pas apocryphe, conjura l'hiérophante de briller la lettre, volt. Mœurs, Hysl. Si maints tableaux ne sont point apocryphes, la font. Papef. || 2° S. m. Un apocryphe. Les apocryphes, les ouvrages composés rar d'anciens hérétiques et attribués par eux à des auteurs sacrés. | 3° Originairement, les livres de l'Ancien Testament que les juifs de Palestine n'admettaient pas dansltu recueil sacré. || 4" Nouvelle apocryphe, fausse nouvelle.

— HIST. xv* s. Chose apocriphe et sans grant foy, christ, de pisan, Charles V, i, ch. 6.

— ÊTYM. 'A7:éxpv<po;, de àrcô, indiquant éloignement, et de xp'JnTw, cacher (voy. crypte).

APOCYN (a-po-sin), s. m. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des apocynées, qui vient de l'Amérique et de l'Asie boréales.

— ÊTYM. 'Airâxuvov, deàito, indiquant hostilité, et xuù>v, chien (voy. chien) ; ennemi des chiens. L'apocyn des Grecs, ainsi nommé parce qu'on lui attribuait la propriété de tuer les chiens et les loups , paraît être le cynanchum ereclum, L.

t APOCYNÉES (a-po-si-née) , s. f. plur. Terme de botanique. Famille de plantes de la classe des dicotylédones monopétales hypogynes.

APODE (a-po-d'). || 1° Adj.l'erme didactique. Oui est sans pieds. || 2° S. m. Poisson dépourvu de nageoires ventrales, tel que les anguilles.

— ÉTYM. "Airou;, de à privatif, et rtoû;, pied (voy. pied).

APODlCTIQCE(a-po-di-kti-k'), adj. || 1* En termes d'école, un argument apodictique est un raisonnement démonstratif, suivant la signification grecque du mot. || 2° Dans la philosophie de Kant, qui obtient ou qui exprime l'adhésion la plus complète de l'esprit, et porte le caractère de la nécessité absolue. La certitude apodictique porte les caractères d'universalité et de nécessité absolues : elle ne dérive donc point de l'expérience, qui ne peut établir qu'une certitude analrjique, villers, Kant, p. 2)7.

— ÊTYM. 'AitoSttxTixoç, de ành, indiquant écartement, extension, et SeixvOoj, montrer.

■t APODIE (a-po-die), *. f. Terme didactique. Absence de pieds.

— êtym. Apode.

•f APODOSE (a-po-dô-z'), *. f. Terme de rhétorique. Le second membre de la phrase, par rapport au premier qu'on nomme protase.

— ÊTYM. 'Arcoôociç, restitution, de ànb, re, et 86'!i«, don (voy. dose).

t APOr>VTÉRIUM(a-po-di-té-ri-om'),t. m. Terme d'architecture ancienne. Lieu où l'on se déshabillait dans une palestre ou dans des bains publics.

— ÊTYM. 'ATioîviTTipiov, de ànà, exprimant enlèvement, et8ûeiv, vêtir.

APOGÉE (a-po-jée), s. wi. || 1* Terme d'astronomie. Point de l'orbite de la lune où elle se trouve à sa plus grande distance de la terre. La lune a son apogée et son périgée, volt. Kewt. il, 6. || 2° Adj. La lune est apogée. || 3° Fig. Le degré le plus élevé. Sa puissance est à son apogée. Ce grand capitaine [M. deTurenne] était dans l'apogée de sa faveur, st-sim. 68, 248. Un corps sain, un esprit joyeux Et quelque prose mélangée De vers badins ou sérieux Me feront trouver l'apogée De la félicité des Dieux, I. B. rouss. Rép. à Chaulieu.

— UEM. Apogée ne se dit que de la lune, parce que seule elle tourne directement autour de la terre. En parlant des planètes, le point de leur orbite où elles sont le plus loin delà terre dépendant de leur position et de celle de la terre, on dit qu'elles sont en opposition.

— ÊTYM. 'A-néfaio;, de ànô, indiquant éloignement, etdeYïîoi, terre.

APOGRAPHK (a-pu -gra-f"), s. m. || i" Gcpie fl'u» écrit original, par opposition à autographe. || 2JNom

d'un nouvel instrument dont on sert pour copier les dessins.

— ÊTYM. 'Airovpaçov, copie, de àizb, indiquant transport. yrAyw, écrire (voy. graphique).

t APOJOVE fa-po-jo-v'). || 1" S. m. Terme d'astronomie. Point de l'orbite des satellites de Jupitei où ils sont le plus éloignés de cette planète. || 2"Adj. Quand un des quatre satellites est apojove.

— ÊTYM. Mot hybride, de ành, indiquantéloignement, et joie, formé de Joris, génitif de Jupiter.

t APOLUNARISTE (a-pol-li-na-ri-sf), s. m. Hérétique qui croyait qu'il y avait deux fils de Dieu, l'un né de Dieu, l'autre de la Vierge, et qui empruntait plusieurs opinions au manichéisme.

— ÊTYM. Apollinaire , nom de l'auteur de la secte.

APOLLON (a-po-llon), s.m. nom prop. Terme de mythologie. Le Dieu des beaux-arts et de la poésie. Les favoris d'Apollon, les poètes.

— ÊTYM. 'AcàVXwv.

+ APOLLONIEN, IENNE (a-pol-lo-niin, niè-n'), adj. En géométrie, se dit des sections coniques.

— ÊTYM. Apollonius de. Perge, célèbre géomètre grec qui a écrit sur ces courbes.

APOLOGÉTIQUE (a-po-lo-jé-ti-k'). || 1° Adj. Qui contient une apologie. Lettre apologétique. |) 2° S.m. L'Apologétique, la défense aes chrétiens par Tertullien. Chateaubriand l'a fait du féminin, à tort. Chose étrange ! que l'Apologétique aux Gentils soit devenue l'Apologétique aux chrétiens ! Génie, m, iv, 2. || 3" S.f. L'apologétique, la partie de la théologie qui a pour but de défendre la religion chrétienne contre les attaques.

— ÉTYM. 'AiTo).oyr)Tixo; , de &ito).oyio|i9ii, faire une apologie (voy. apologie).

APOLOGIE (a-po-lo-jie), s. f.\\l° Discours, paroles pour défendre ou justifier. Faire l'apologie de quelqu'un. L'apologie du plaisir et de la mollesse. Il venait recevoir les éloges comme on vient faire des apologies, flêch. Tur. M. Arnaud fait ses apologies où il donne sa proposition, pasc. Proa. 3. Vous faisiez autrefois l'apologie de vos passions , mass. Épiph. || 2* Par extension , tout ce qui justifie. Sa conduite depuis quelque temps fait son apologie.

— HIST. xvi' s. Le titre me semblera, advis.bon tel : Excuse composée par Jacques de Bourgoigne pour le purger vers 1» majesté impériale ; car le mot d'apologie n'est pas usité en françois, calvin, Lettres à J.de Bourgoigne, p. 4 43. Ceux qui voudront voir les apologies en cet affaire, les trouveront en l'histoire du pals bas, d'aub. Hisl. m, »7.

— ÊTYM. 'AnoAofia, d ano. indiquant écartement, etXÔYOç, discours (voy. looique); discours qui écarte une inculpation, etc.

t APOLOGIQUE (a-po-lo-ji-k'), adj. Qui a le caractère de l'apologie. Discours apologique.

APOLOGISTE (a-po-lo-ji-sf), s. m. || 1° Celui qui fait l'apologie de quelqu'un, de quelque chose. Les apologistes de la foi chrétienne. Les gens de bien tout seuls vous excusent, vous justifient, sont les apologistes de vos vertus ou les sages dissimulateurs de vos vices, mass. Car. Injustice. Environné d'apologistes des passions qui soufflaient encore le feu de la volupté, id. Louis le Grand. Quel malheur pour les grands de tiouver d'indignes apologistes de leurs vices parmi ceux qui en auraient dû être les censeurs! id. Petit Car. Tentation. || 2° Absolument. Les apologistes, ceux qui se livrent à l'apologétique, qui défendent les dogmes du christianisme.

— HIST. xvi* s. Je ne suis apologue d'aucun parti, d'aub. Ilist. II, 446.

— ÊTYM. Apologie.

APOLOGUE (a-po-lo-gh'), s. m. Exposé d'une vérité morale sous une forme allégorique, et dans lequel l'enseignement est presque toujours donné par une assimilation de l'espèce humaine aux êtres que l'on fait parler ou agir. L'apologue est un don qui vient des immortels, la font. Fabl. vu, à Urne de Kontespan.

— SYN. apologue, fable, parabole. La fable est le terme le plus général; c'est tout ce qu'on dit, tout ce qu'on raconte ; il y a dans les fables de Phèdre et de La Fontaine des contes ingénieux qui ne sont pas du tout des apologues. L'apologue est toujours fondé sur une allégorie, dont on a fait l'application à l'homme. La parabole est un apologue contenu dans l'Ecriture sainte; on dit la parabole de l'enfant prodigue, et non l'apologue, bien que ce soit, au fond, la même chose.

— lltsr, xvr s. Comme un dfs traducteurs du Tasse, oui a choisi pour son apo1u(yià | ijéificace] le

j prince de Conli d'auB.^CW pr/f

APO

— ÊTYM. A*o)iYo;,récit, deàiri. et îifo;, discours (voy. LOGIQUE.)

t APOLTRONN1R (ST (a-pol-tro-nir), V. réft. ||1° Devenir poltron. Mot qui, se comprenant sans peine, peut être repris. || 2' Y. a. Terme de fauconnerie. Empêcher un oiseau de chasser le gros gibier en lui coupant les ongles de derrière.

HIST. xvi" s. Un jeune homme doit esveiller

si vigueur et la garder Je moisir et s'apoltronnir, MONT. IV, '200.

— ÉTYM. A et poltron.

f APOLYSE (a-po-li-z'), t. f. Nom que les Grecs donnent à la partie de leur messe qui répond à notre lie, missa est.

— ÊTYM. 'A«6a\ioiç, action de détacher, de congédier, da omà, indiquant séparation, ut Wtiv, détacher.

f APOMECOMÈTRE (a-po-mé-ko-mè-tr'), s. m. Terme de géométrie. Instrument qui sert à mesurer la distance des objets éloignés.

— ÊTYM. 'Aitè, indiquant éloignement, |/.ijxo;, longueur, etu.éxpov, mesure.

t APOMÉCOMÉTR1E (a-po-mé-ko-mé-trie), s. f. Terme d'art militaire. Art de mesurer une distance au moyen des pas d'un homme qui marche.

— ÊTYM. Voy. APOMECOMÈTRE.

APONÉVROSE (a-po-né-vrô-z'), s. f. Terme d'anatomie. Membrane blanche, luisante, très-résistante, servant ou de terminaison ou d'intersection aux muscles eu d'enveloppe aux membres.

— HIST. xvi* s. Les aponeuroses des muscles obliques et transversaux, pare, i, 7.

— ÊTYM. ;\Ttovtû^wot;, de à™, indiquant changement, etvtûptoatc. formation de nerf (voy. Mm*') ; mot à mot, transformation du muscle en nerf, parce que dans l'antiquité on considérait comme nerveuses les parties tendineuses et albuginées.

APONEVBOT1QUE (a-po-né-vro-ti-k') , adj. Qui appartient, a rapport aux aponévroses.

— ÊTYM. Aponévrose.

t APONÉVROTOMB (a-po-né-vre-to-m"), s. m.

Terme de chirurgie. Instrument servant a diviser l'aponévrose abdominale dans l'opération de la taille au-dessus du pubis.

— ÊTYM. Aponévrose, etTop.^, action da couper (voy. tome).

j APOPHASE (a-po-fa-z'), s. f. Terme da rhétorique. Dénégation, réfutation. Peu usité.

— ETYM. 'Ajiwpaoi;, de àuo, exprimant l'action d'ôter, et *iai;, affirmation, de çu)u.î (voy. fable).

APOPHTHEGMË(a-po-ftè-gm'), s. m. Dit notable de quelque personnage illustre. Les sentences et les apophthegmes sont les fruits recueillis du long usage et des conclusions de l'expérience, balz. Disc, critiq. 11 possédait 14 8 apophthegmes tirés des anciens, montesq. Lett. pers. 37. Ju ne puis l'achever mieux [1» portrait de Villars] que par cet apophlhegma de la mère da Villars qui lui disait toujours : Mon fils, parlez toujours de vous au roi, et n'en parlez jamais à d'autres, ST-sia. 144, 207. || Ne parler que par apophthegmes, parler d'une manière sententieuse.

— ÊTYM. 'AiiôçOe'ru.a.de&iroçfjiYYopiai, prononcer, deàîtcp, indiquant émission, et ?6éytm> parler, dont le radical se trouve dans di-phthongue.

t APOPHYGE (a-po-fi-j'), s. f. Terme d'architecture. Endroit où la colonne, sortant de sa base, commence à s'élever.

— ÊTYM. 'Anoço-pi, sortie, issue, de àno^«0Y<o, s'enfuir, da àitô, et«;0f(«>, fuir (comp. fuir).

APOPI1YSE (a-po-fi-z), s. f. Terme d'anatomie. Partie saillante d'un organe, et particulièrement d'un os.

— HIST. xvi- s. Le sentir «t odorer est fait aux apophyses mammillaires, produites de la propre

ubsiance du cerveau.... pake, Introd. ». Les apoe« transverses des vertèbres, id. i, 4 4.

— ÊTYM. 'Ait&puoic, de àiro, indiquant ce qui sort et fait saillie, et fOoiç, croissance (voy. physique) ; mot à mot, ex-croissance.

APOPLECTIQUE (a-po-plè-kti-k'), adj.\\i° Oui appartient à l'apoplexie. Symptôme apoplectique. || 2° Disposé à l'apoplexie. Complexion apoplectique. Faire boire du sang d'un enfant aux vieillards apoplectiques, yolt. Hœurs, 94. Phelippeaux, tout apoplectique qu'il était revenu des eaux , ne put rien gagner sur son neveu, st-sim. 204, 486. || 3* Substantivement. C'est un apoplectique.

— ÉTYM. 'AiiotiXïixtixô; (voy. apoplexie). APOPLEXIE (a-po-plè-ksie) , s. f.\\l" Terme de

médecine. Maladie qui cause une perte subite et plus ou moins complète des sensations et du mouvement, sans que la respiration et la circulation soient

APO

suspendues. Il tomba dans une apoplexie épouvantable, ssy. 17. La princesse de Conly est tombée en apoplexie, ID. un. C'est dire qu'il ne faut ni faire diète dans la pléthore, ni être saigné dans l'apoplexie, volt. DUU. S*, io. Le ("lévrier 4726, il fut frappé d'apoplexie et mourut le 3, sans avoir eu aucune connaissance dans tout cet espace da temps, fonten. Liltre. || 2" Epancheraient de sang. L'apoplexie du poumon, delà rate. Calta extension est due à ce que l'apoplexie ordinaire est causée la plupart du temps par un épanchement de sang dans le cerveau.

— REM. Lac. tic. Un tel est tombé d'apoplexie, dites : est tombé en apoplexie.

— HIST. xv* s Et laut en but et à tel outrage,

que le sang du corps lui refroidit, et commença fort à entrer en faiblesse de popelesie et à perdre la force de ses membres et le mouvement da sa parole, froiss. ni, iv, 20. Le mal du roy [Charles VIII] fut un catarra ou apoplexie, comm. vm,

— ÊTYM. 'AuonXïiÇîa, de duo, et TÙfoaio, frapper, décharger, asséner un coup. Comme jtXr.ooa) a le même radical que le latin plaga, voyez plaie. Provenç. apopkxia; espagn. apoplegia; ital. apoplessia.

t APOR1E (a-po-rie), t. f. Figure de rhétorique. Synonyme de dubitation.

— ÊTYM. 'Arcopia, embarras, de à privatif, et tiôpoç, passage (voy. poke) ; absence d'issue.

fAPOSIOPÈSE (a-po-si-o-pê-z'), *. f. Figure de rhétorique. Synonyme de réticence.

— ËTYM. 'Aitoaiu>nr)<ji;, de inô, et Oiwnàv, se taire.

t APOSTASE (a-po-sta-z'), s. f. Terme de médecine. Formation d'un abcès.

— ÉTYM. AnooTaui;, dépôt, abcès (voy. apostasie).

APOSTASIE (a-po-sta-zie), s. f. || 1* Changement de religion, et particulièrement abandon de la foi chrétienne. Par ses paroles il revint de son apostasie, pasc. Prov. 4 6. || 2' Action d'un religieux qui renonça à ses vœux. || 3" Par extension, désertion d'un parti, abandon d'une doctrine, d'una opinion.

— HIST. xvi* s. Penserons nous qu'il y ait là siège apostolique, où nous ne voyons qu'une horrible apostasie? calv. Instit. 91 6.

— ÉTYM. 'A«o<rra<jia, de à-no, indiquant éloignement, et atvri;, stase (voy. stase); mot à mot, action de se tenir à l'écart, de s'écarter.

APOSTASIER (a-po-sta-zi-é), ». n. Tomber dans l'apostasie, renoncer à sa foi religieuse, à ses principes. Il leur a fallu apostasier de la foi de ceux qui les avaient consacrés, boss. Pasc. Les magistratsde Genève le décrétèrent de prise de corps comme imposteur apostat qui avait fait apostasier sa femme, volt. Louis II V, Écrivains, Saurin.

— HIST. xv* s. Ainssy fait l'un apostater Et li autres ydolatrer , Mart. de S.-Denis. || xvn* s. Aposlater de la foi et religion chrétienne, .Statuts synodaux de l'évéque de Slilaio, 16(8.

— ÊTYM. Apostasie; provenç. aposlalar; ital.apostafare. On a dit aussi, en français, apostater, d'apostat.

APOSTAT (a-po-sta; le t ne se lia pas; au piur. Y s se lie : des apostats effrontés, dites : des a-posta-z effrontés; eu poésie, des apostats rime avec bras). || i" Adj. m. Qui a apostasie, c'est-à-dire abandonné sa religion, renié ses vœux monastiques ou ses opinions. Un moine apostat. Une simple interrogation la rend apostat et parjure, uass. Pass. || 2* S. m. Puis-je vivre et me voir en ce funesta état De la sœur d'uu martyr femme d'un aposlatî rotr. St-Gen. tv, ■*. H 3- Fig. Qu'on m'ose prôner des sophistes pesants, Apostats effrontés du goût et du bon sens; Alors, certes, alors ma colère s'allume, oilbert, le Oix-Uuitièmi siècle.

— hist. xiu* s. Pou en est qui de court vuelent estre apostate; Je ne m'en merveil pas, car ebascuns les y flate, J. de meung, Test. 341. ||xv* s. Autre nom leur convient bailler, C'est apostat, qui pour doubtance D'avoir un peu de penitance, Ont voulu Loyaulté souiller, cit. d'orl. Rondeau de Houciquaut. || xvi* s. Quand l'homme se destourna totalement de Dieu, et est apostat de tout» la chrétienté [le christianisme], calv. Instit 481. Ils ne se peuvent faire imitateurs des Lévites, qu'ils ne soyent apostats de Jésus Christ, id. ib. 4(85. Je quitte, apostat des amours, La soulde, le camp et les armes, rons. 574

— êtym. 'AiïoirtditTi; (voy. apostasie); provenç. et ital, upo»!utu.

APOSTÉ, ËK(a-po-sté, lée), part, passé, lîes gens apostés tout exprès par un ennemi.

APOSTÈME (a-po-stê-m'), s. m. || 1* Termo do chirurgie. Abcès. || 2° Fig. Piqué de no pouvoir démêler le véritable apostôme , ni son remède par conséquent, st-sim. 237, 4 56.

— HIST. xvi* s. Tumeur contra nature, vulgairement aposteme, paré, v, t.

— ÉTYM. 'A7roTXTiii.a, de àrcè, indiquant écartoment, et de trvxui, :,z tenir (voy. stase) ; mot à mot, écartement. et par suite abcès.

t APOSTE.MKNT (a-po-ste-man) , t. m. L'action d'aposter. L'apostement des assassins.

—êtym. épater.

APOSTER (a-po-sté), v. a. Placer quelqu'un dans unposie pour guelter ou exécuter quelque chose, le plus souvent quelque chose de mal. Aposter des espions, des assassins. Aposter des témoius, en produire de faux.

— hist. xvi* s. Combattre par fuittes apposlées et recharges inopinées, mont. I, 23. Non une obstination apostés contre son sentiment, m. i, 93. Ils luy ont dressé cette querelle apostée, id. i, 87. Ses parents aposterent un prebstre pour luy dire.... id. H, 32. On luy apposta une faulse accusation el preuve, id. iv, 22. Il commence à presser Ot coutelier de quelques propos apostés [préparés, prétextés], et l'embesogna tellement, qu'U.... desper. Contes, lxxxiii. Il ne laisse cependant, par des apostez qu'il a à ma suicte, de faire proposer en mon conseil ceste rupture de paix, carl. ix, 32. En la quelle assemblée il y eut quelques orateurs appostez qui irritèrent et mutinèrent la commune à l'encontre de luy, amyot, Cor. 61.

— êtym. A et poster; ital. appostare. Pour l'orthographe avec un seul p, voy. apaiser.

À POSTERIORI (a-po-sté-ri-o-ri), voy. posteriori.

f APOSTILLATEUR (a-po-stil-la-teur), s.m. Nom donné autrefois à ceux qui faisaient des notes sur les anciens jurisconsultes.

— ÊTYM. A et poslille (voy. apostiller). APOSTILLE (a-po-sti-U', Il mouillées, et non a-

po-sti-ye), s. f. || i" Annotation en marge ou au bas d'un écrit. Ecrire en apostille. Ce que j'ai lu dans l'apostille de votre lettre ne m'a pas extrêmement plu, balz. liv. \m,lelt. 45. Luther, dans les apostilles qu'il fit sur la bulle, eoss. Var. \. || 2* Recommandation ajoutée à une pétition, à un mémoire.

— HIST. xvi* s. Firent si bien leur apostille [entreprise apostée], Que, sans faire aulcun desarroy, Le chasteau fut rendu au roy, j. marot, v, 4 64. Qui fera ungtel apostille, Comme feist Sapho la subtille, Qui composa de si beaulxvers, id. v, 301.

— ÊTYM. A et pastille; poslilla, dans le bas-latin, signifiant explication, note.

APOSTILLE, ÉE(a-po-sti-Ilé, liée, Il mouillées), part, passé. X quoi une apostille a été mise. Les placets étaient reçus par un maître des requêtes qui les rendait apostilles, volt. Louis XIV, 29.

APOSTILLER (a-po-sti-llé, Il mouillées, et non a-po-sli-yé) , v. a. Mettre une apostille, des apostilles. Apostiller une demande, une pétition. Son dessein était de me prier d'apostiller son mémoire, bern. de s. p. Ilarm. aquat. air, liv. m. Vous verrez des officiers qui passent leur vie à apostiller en marge les lettres à répondre, p. L. cour. Lelt.i, 76.

— hist. xvi" s. Le bannissement de Noailles pour avoir escrit sur son lit ces vers : Nul heur, nul bien ne me contente, Absent de ma divinité. Le roy lors de Navarre y avoit apostille de sa main : N'appelles pas ainsi ma tante, Elle aime trop humanité, d'aub. Conf. I, yii.

— ÊTYM. Apostille.

t APOSTIS (a-po-sti), x. m. Terme da marine. Pièces da bois aux deux côtés d'une galère, qui servent à porter toutes les rames, avec le secours d'una grosse corde.

— ÊTYM. A et poste.

APOSTOLAT (a-po-sto-la; le I ne se lia pas), s. m. Il 1* Le ministère d'apôtre. Saint Paul en son apostolat. H 2* Par extension, propagalion da doctrine. L'apostolat des nouvelles idées.

— hist. xin* s. Guillaume de Jérusalem et légat da i'aposteilat [papauté], dd cange, apostolicus. H xvi* s. Saint Paul voulant approuver son apostolat, ne dit point que.... calv. Inst. 848.

— ETYM. Apostolatus, de apostolus (voy. apôtre) , provenç. apostoliat; espagn. apostolado ; ital, apostolato.

t APOSTOLICiTE(a-po-sto-li-si-té),ï.f. Terme do théologie. Conformité de doctrine avec les apôtres.

— ÉTYM. Apostolique.

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