‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 169 sur 403 · BALISE (ba-li-z'), s. f. Fruit du babsier · texte numérisé non relu

BALISE (ba-li-z'), s. f. Fruit du babsier

BALISÉ,ÉE(ba-li-zé, zée), part, passé. Rivière balisée.

t BALISEMENT (ba-li-ze-man) , s.m. L'action de mettre des balises.

— ÉTYM. Baliser.

BALISER (ba-li-zé), v. a. Indiquer par des balises les hauts fonds et les passes. || Terme d'eaux et forêts. Débarrasser le cours d'une rivière pour eu faciliter la navigation.

— HIST. xv* s. Le maistre est tenu à pourvoir que la forme soit bien balingée , que les marchans n'y ayent doumaige, do cange, balisagium. || xvi's. Ayant faict balizer la rivière en quatre endroits pour la guayer d'une rive à l'autre, carl. vu, 7.

— tTiM. Balise*.

BALISEUR (ba-li-zeur) , *. m. || 1* Celui qui veille a l'entretien du chemin de halage. || 2* Employé préposé au balisage des ports.

— ÉTYM. Baliser.

BALISIER (ba-li-zié), s. m. Plante originaire des Indes (arundo indica, £.)• Les balisiers sont de grandes et belles plantes vivaces, que l'on cultive dans nos serres à cause de leurs feuillages et de leurs fleurs.

— ÉTYM. Caraïbe balliri, p. r. breton, Dict. fr. car. BALISTE (ba-li-sf), *. f. || 1* Dans l'art militaire

des anciens, machine qui servait à lancer des traits, des javelots, des pierres, etc. || 2* En histoire naturelle, genre de poissons remarquables par la vivacité de leurs couleurs, par leur extrême agilité et par l'espèce de cuirasse à compartiments dont leur corps est revêtu.

— ÉTYM. Balista ou ballisla, de fJàXUiv, lancer.

BALISTIQUE (ba-li-sti-k') , s. f. Science qui traite du jet des projectiles.

— ÉTYM. Baliste.

BALIVAGE (ba-li-va-j') , s.m. Choix et marque des baliveaux qui doivent être conservés dans les coupes des forêts.

— ÉTYM. Baliveau.

BALIVEAU (ba-li-vô), s. m. || i" Tout arbre réservé lors de la coupe d'un bois et destiné à devenir arbre de haute futaie. D'après l'époque de leur réserve ou balivage, les baliveaux sont dits : de l'âge, modernes ou anciens, selon qu'ils ont été réservés une première, une deuxième, une troisième fois, etc. Les baliveaux que l'ordonnance oblige de laisser dans les bois, buff. Exp. sur les végétaux, 2« mém. Les arbres qui poussent vigoureusement ea bois produisent rarement beaucoup de fruit; les baliveaux se chargent d'une grande quantité de glands etannoncent parla leur faiblesse, iD.to.Les baliveaux font plus de tort à l'accroissement des taillis, plus de perte au propriétaire, qu'ils ne donnent de bénéfice, id. ib. || Adjectivement. On coupa et enleva, dans ma forêt de Larçai, quatre gros chênes baliveaux de quatre-vingts ans, p. L. cour. I, 44). || 2° Terme de jardinage. Jeune arbre non taillé, et qui file droit avec toutes ses branches. || 3* Terme de maçonnerie. Grande perche pour faire des échafaudages.

— hist. xiii* s. Item il demora à l'empereor, au parc de Pifons, cent arpens de bois de huit ans et les boiviaus qui demeurèrent au parc, du cange, Villeh. Append. p. 26. || xiv* s. Baivariis, gallice dictisles baiviaus, id. baivarius. Faire retenue de bavieaulx ou d'estallons pour repoupler la forest, Ordonn. des Rois, t vu, p. 774..

— ÉTYM. Bas-lat. baivarius , bayvellus. Prenant en considération la forme française bal iveau, le baslatin ballivus, bailli, l'emploi de bajulus pour pieu, échalas, on est porté à penser (mais ce n'est qu'une conjecture) que baliveau dérive de bajulus, ce qui porte ou soutient, par l'intermédiaire d'une forme telle que, par exemple, bajulivellus (voy. baile et bailli).

BALIVERNE (ba-li-vèr-n'), s. f. Propos frivole, chose puérile. Je n'entends rien à ces balivernes, mol. les Préc. 6. Dès que Mme d'Argental sera en pleine convalescence, et qu'elle pourra s'amuser de balivernes, volt. Lelt. d'Argental, 48 août, 4767.

— HIST. xv* s. Hél quel bailleur de balivernes

BAL

BAL

BAL

Sont ce cyT Or tost que je soye Payé en or ou en monnoie, Patelin.

— ÊTYM. Bourguig. baulirarne. Origine inconnue. Il y a, dans le bas-latki, balimernia , sorte de voile à navire.

BALIVERNES (ba-li-vèr-né) , v. n. S'occuper de balivernes. Il ne fait que baliverncr. Mais vous-même, ma mie, êtes- vous ivre ou folle, De me baliverner avec vos contes bleus [me baliverner, me conter des balivernes]? régnard, IfrVWim. n, 9. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— hist. xvi" s. Ils s'envont balivernant et traisliant [dans un récit], mont, i, 35.

— ETYM. Baliverne.

BALLADE (ba-la-d'), s.f. || 1* Pièce de vers coupée en stances égales et suivie d'un envoi d'un nombre de vers ordinairement moindre; toutes les stances et l'envoi lui-même sont terminés par le même vers qui sert de refrain. Les ballades les plus sévères sont sur deux rimes ; mais le plus souvent on se contente de ramener dans les stances suivantes les rimes de la première. La ballade redoublée est une ballade à deux refrains, l'un au milieu, l'autre à la fin de chaque stance. La ballade, asservie à ses vieilles maximes, Souvent doit tout son lustre au caprice des rimes, Bon.. A.povl. n. La ballade, à mon goût, est une chose fade; Ce n'en est plus la mode; elle sent son vieux temps, mol. F. sav. in, 6. On voit accourir de vagabonds troubadours qui ne savent chanter que des ballades à refrain , chateaub.

. i, v, 6. || Chanson à danser. La demoiselle du château dansait une ballade avec le fiancé, u>. t'6. il, i, 60. || î" Récit en vers disposé par stances

ores et souvent reproduisant des traditions ou légendes. Les ballades de Schiller. || Proverbe. C'est le refrain de la ballade, se dit de ce qu'une personne ramène sans cesse dans ses discours. [Ils] Vous disent: «Mais, monsieur, me donnez-vous cela? » C'est toujours le refrain qu'ils ont à leur ballade,

RÉGNIER, Sat. II.

HIST. xiv* .... fors seulement désir qui ne me

lait pas durer de vous veoir; et sur ce ay fait uneba- 1;: le, laquelle je vous envoie enclouse en ces présentés, machault, p. 136. || xvi' s. Desjà les jeux, danses, ballades, banquets et superfluités de coiffures et dorures avoyent presque toutes cessé, pa-

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