‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 170 sur 403 · USSY · texte numérisé non relu

USSY

ÉTYM. Boiter; provenç. ballada; ital. ballata,

chanson à danser.

f BALLAGE (ba-la-j'), î. m. Terme de métallurgie. Corroyage qui a lieu entre le réchauffage et l'étirage définitif.

BALLANT, ANTE (ba-lan, lan-f), ~adj. Qui pend et oscille. Les uns, les bras ballants, s'arrêtent pour dormir ou pour voir couler l'eau, arnault, Souren. d'un Sexag. t. m, p. 53.

— hist. xiii* s. Et li vilain, qui va balant [s'agitant] En l'eve.... Ren. 5922.

— ÊTYM. Baller.

f BAIXARIN (ba-la-rin), s. m. Terme de fauconnerie. Faucon apporté de Hongrie, petit et de plumage brun avec la tête noire.

| BALLAST (ba-lasf), s. m. En termes de marine, amas de cailloux et de gros sable servant de lest; en termes de chemin de fer, sable servant à recouvrir les traverses en bois.

— ÊTYM. Anglais et allemand, ballast, lest.

+ BALLASTAGE (ba-la-sta-j'), s. m. Opération par laquelle on ensable une voie ferrée.

t BALLASTlfiRE, s. f. Lieu d'extraction du ballast.

4 . BALLE (ba-T), s. f.\\ 1° Petit globe fait de substance élastique, servant à jouer à la paume. Jouer à la balle. Lancer la balle. Les hommes s'occupent à suivre une balle et un lièvre, pasc. Dit), 40. || Bn'le au mur, balle en long, balle empoisonnée, noms d". divers jeux qui se jouent avec une balle. || Avoir la balle belle, recevoir une balle qui se présente bien pour être relancée; et, figurémont, avoir une occasion favorable. || Par extension. La lumière est composée de petites balles qui bondissent sur ce qui est solide , fonten. il ondes, 2' soir. \\ Fig. À vous la balle, cela s'adresse à vous, cela vous regarde. || Se renvoyer la balle, se décharger l'un sur l'autre d'un embarras, et aussi se moquer alternativement de quelqu'un. Le roi ne prit pas son parti [de Chamillart] , et le laissa malmener par Bouliers et Harcourt, qui se renvoyaient la balle, st-sim. 232, 99. || Prendre la balle au bond, profiter d'une occasion favorable. || Fig. et populairement. Enfant de la balle, enfant d'un maître de jeu de paume, et, par extension, toute personne élevée dans la profession de sa famille. J'étais en quelque sorte enfant de la balle, J. J. rouss. Conf. îv.

|| 8' Petite boule de métal servant à charger une arme à feu. Et d'une main que la balle a meurtrie, [Il]Berce en riant deux petits fils jumeaux, bêrano. Vieux serg. Personne ne réclamera contre la balle qui me percera la poitrine, CHATEA8B. Nalch. n, 206. || Balles ramées, deux ou trois balles de plomb jointes ensemble par un (il d'archal tortillé. || Ce canon est de huit livres de balle, de douzo livres de balle, le boulet de son calibre doit peser huit livres, douze livres. || Terme demarine. Balleà queue, boulet monté à l'extrémité d'un manche, dont on se sert , après l'avoir préalablement rougi , pour fondre le brai. || Terme de pêche. Traîner la balle, employer une ligne terminée par uneballeou un boulet. || Proverbe. Au bon joueur, la balle lui vient, c'est-à-dire un homme habile sait faire tourner en sa faveur les chances fortuites. La balle au bon joueur, sêv. 433.

— HIST. m* s. Jouoit à la grosse balle, et la faisoit bondir en l'air autant du pied que du poing, rab. i, 24. Deux cens milliers de poudre, douze mille balles [boulets] et deux mille pionniers, langue, 579. Poltrot disoit à qui le vouloit ouyr, son désir de tuer le Guisard, monstroit des balles fondues exprès, et par là se rendoit ridicule, d'aub. Hist. i, (76. Des basilics [canons] de divers calibres, jusques à 80 livres de balles, id. ib. I, 246. Aiant les reins couppez d'une balle ramée, id. t'6. n, 287. La baterie commença donc le lendemain, un coup de laquelle porta une haie artificielle ou autre dansla tour des poudres, qui mit en ruine une partie de la ville, id. to. m, 623. Bussi commenda au capitaine Bonnet, qui menoit son régiment, de mettre basle en bouche et allumer deux mèches, id. t'6. n, 483. Une balle ou vessie remplie de vent, paré, v, 45. Les historiens sont ma droicte balle, ils sont plaisants etaysez, mont, ii, 409.

— ÊTYM. Espagn. bala; ital. palla; de l'ancien haut-allem. balla, palla; allem. moderne, Bail; angl. bail; anc. Scandinave, bôllr. Le mot est celtique aussi : gaélique, bail.

i. BALLE (ba-1'), *• f- Il 1o Gros paquet de marchandises. Un libraire en dépêche à Paris une balle de 2000 exemplaires, volt. Lett. à Cath. 84. Céluta tomba évanouie sur des balles de marchandises qui couvraient le quai, ciiateadb. Nalch. il, 242. || Marchandise de balle, marchandise de qualité inférieure. || Fig. et familièrement. Homme de balle, homme sans capacité, sans valeur; chose de balle, chose sans mérite. Allez, rimeur de balle, opprobre du métier! mol. Femmes sav. ni, 5. En effet, ce petit juge de balle est fierl montfl. Fem. juge, iv, 2. Ce rapport de balle achevé en peu de mots, le duc de la Force resta en place, st-sim. 509, 241. Il 2* Balle de coton, nuage blanc et léger qu'on observe dans les régions tropicales. || 3° En termes de guerre, balle à feu, sorte de sac plein d'artifice, qu'on lance soit pour éclairer un terrain, soit pour frapper l'ennemi.

— HIST. xvi* s. Une petite balle de mercier, lanoue, 554. Ce ne sont point Estats de balle, ni de ceux qu'on vend à la douzaine, Sat. Ken. p. 1. Encores choisirent-ils gens pour faire basles, pour porter vivres aux quartiers, et y despartir munitions, D'AUB. Ilist. II, 449.

— ÊTYM. Provenç. et espagn. bala; ital. balla; EUem.Batienraagl.6atA Le même que ballet, le paquet étant quelque chose d'arrondi.

a. BALLE (ba-1') . s. f. Terme d'imprimeur. Tampon avec lequel on appliquait l'encre sur les caractères. Aujourd'hui on se sert du rouleau.

— ÊTYM. Le même que 6at(e, boule.

4. BALLE ou BALE (ba-1') ou BÂLE (ba-1'), s.f. Terme d'agriculture. Petite paille ou capsule qui sert d'enveloppe au grain dans l'épi. Balles d'avoine, réunion de toutes les petites enveloppes florales qui restent après le battage de l'avoine. j| En termes de botanique, nom par lequel on désigne tantôt le calice membraneux ou glume qui entoure l'épillet dans les graminées, tantôt le périanthe particulier à chaque Heur, quelquefois même l'ensemble des enveloppes écailleuses de la fleur ou de l'épillet.

HEM. Balle ou baie est plus usité que bâle.

— HIST. xvi* s. X l'aube du jour, il se leva premièrement un petit vent, qui esleva le dessus seulement et le plus délié de celle terre pouldreuse, comme la baie quand on vanne le bled, amyot, Sert. 24. La baie et bourriers des bleds battus en l'aire, 0.

— ÊTYM. Burguy rattache ce mot au kymri ballasg, ballan, peau, glume, gousse.

t BALLE-QUEUE (ba-le-keue) , s. f. Oiseau dit aussi hoche-queue.

— ÉTYM. Baller, agiter, etgueue.

BALLER (ba-lé), v. n. Danser. Car il [le singe] parle, on l'entend, il sait danser, baller, la font. Fab. ix, 3. 11 fut dansé, sauté, balle, id. Joc. Sa femme dansait et ballait et ne se donnait nul soin de son ménage, gui patin, Lett. 662. || Vieux; présentement on dit danser.

— HIST. xiii* s. Or, sachez vraiement, [elle] n'a talent qu'ele baie, Berte, xxvn. Tos\ m'en entlera li viaires : Maudahez ait tel saintueres Qui en tel guise fait baler Ciaus [ceux] qui le veulent aorer, Ren. 484)9. Il en pacience travaillent, Et baient et tripent et saillent, la Rose, 6068. Lors veïssiés carole [danse] aler, Et gens mignotement baler, t'6. 762. H xvi* s. Les elephans, les lions, les chevaulx, leschiens, il [Gaster] faict dancer, baller, voultiger, combattre, nager, soy cacher, apourter et prendre ce que il veult, hab. Pant. iv, 67. Ce fut luy qui le premier inventa la manière de baller armé, amyot, Numa, 23. Hz vont chantans par la ville, en ballant leur danse armée, in. t'6. L'autre desfraya à Athènes la danse des enfants qui Imitaient en rond, id. Ârist. n, 2. Un navré de ceste beste [tarantule] ballant ainsi , les joueurs se trouvant las cessèrent, et le pauvre balleur cheut en terre comme mort, ayant perdu ses forces, paré, Introd. 24.

— ÊTYM. Wallon, baler, danser, flotter; provenç. ballar ; espagn. et portug. bailar; ital. ballare, du bas-latin balla, balle ou paume. Le jeu de la balle ou de la paume était un jeu accompagné, au moyen âge comme chez les Grecs, de danse et de chant; de là le sens de baller.

BALLET (ba-lè ; le t se lie dans le langage soutenu : un ballet à l'opéra, dites : un ba-lè-t à l'opéra; au pluriel, Vs se lie : les ballets à l'opéra, dites: les ba-lè-z à l'opéra; ballets rime avec faits, laids, succès, etc.), s. m. || 1* Danse figurée exécutée sur un théâtre ou ailleurs. Un maître de ballet. Je ne sais quand on dansera ce ballet, sév. 459. La nuit nous allions donner la musique aux dames, et fort souvent nous faisions des ballets que nous dansions aux meilleures maisons de la ville, Franct'on, liv. VI, p. 223. Il Les ballets ont souvent servi d'intermèdes dans des pièces plus considérables. || Fig. Que le plaisir ne soit autre chose que le ballet des esprits, pasc. P. div. 70. || 2° Pièce de théâtre mAléa de pantomime et de danses, dite aussi ballet' pantomime.

— HIST. xiii* s. Il n'aillent pas ci jor à carolles ne à giex ne à balestiaux, du cange, ballare. || xvi* s. Les nymphes descendirent pour danser un ballet, d'aub. Hist. 11, 404. La nouvelle en fut célébrée à son de cloche, feux de joie, ballais et tournois, id. tb. 468. Dances, balets.... carrosel et balet à cheval, id. t'6. III, 480.

— ÊTYM. Diminutif de bal.

•j-BALLIEU (ba-lié), s. m. Terme d'agriculture. Lieu d'une grange où l'on rassemble toutes les menues pailles provenant du battage et du vannage.

— ETYM. Balle 4.

4 . BALLON (ba-lon) , s. m. || i* Vessie enflée d'air, et recouverte de cuir et plus souvent de peau, qu'on lance avec le poing. Le jeu du ballon. Notre souffleur à gage Se gorge de vapeurs, s'enfle comme un ballon, la font. Fab. vi, 3. || Poche sphéiique en caoutchouc, enflée d'air et fermée hermétiquement pour le même usage. || Familièrement. Être enflé comme un ballon, être très-gros, et quelquefois avoir trop mangé; et figurément, être bouffi d'orgueil. ||2° Aérostat. Monter en ballon. Faire une ascension en ballon. Sans même essayer la nacelle, Nous voyons s'enfler les ballons, bér. Fort. || Ballon d'essai, ballon qu'on lance pour connaître la direction du vent. || Fig. Cela n'est qu'un ballon d'essai, cola n'a été fait que pour se rendre compte des dispositions des gcns.jl 3° En chimie, vase de verre, de forme sphéiique, muni d'une ou de plusieurs ouvertures dont chacune a un col cylindrique ou conique. H 4* Bombe d'artifice en carton. |j Sac plein de poudre et de projectiles. || 6* Motte de terre que lepotierprépare pour la mettre en œuvre.

— HIST. xvi* s. Avecques leurs paroles deceptives et pleines de vent, les flateurs enflent une ame ainsi qu'un ballon, lanoue, 330. Faire d'un pied legier poudroyer les sablons, Voir bondir par les prez l'enflure des ballons, rons. 663.

— êtym. Balle 4 ; ital. pallone.

2. BALLON (ba-lon), s. m. Sorte de bâtiment à plusieurs rangs de rames dont on se sert pour naviguer sur les fleuves et les mers du pays de Siam.

t 3. BALLON (ba-lon), *. m. Nom, dans la Lorraine, des sommets arrondis d'une montajrne.

BAL

— ETYM. Sans doute par comparaison avec un ballon 4.

BALLONNÉ, ÉE(ba-lo-né, née), part, passê.rerme de médecine. Ventre ballonné.

BALLONNEMENT (ba-lo-ne-man), t. m. Terme de médecine. Distension considérable du ventre par des gaz accumulés dans les intestins.

— F.tym. ballonner.

t BALLONNER (ba-lo-né), v. a. Terme de médecine. Gonfler. Les fourrages verts ballonnent les bestiaux. || Se ballonner, v. réfl. Devenir ballonné. Le ventre se ballonne dans cette maladie.

— ETYM. Ballon.

BALLONNIER (ba-lo-niê), s.m. Celui qui fait, qui vend des ballons a jouer.

— ETYM. Ballon.

BALLOT (ba-lo ; lo t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Vs se lie: les ballots et le colporteur, dites : les ba-lo-z et.... Ballots rime avec sots, repos, maux, faux, etc.), ». m. || Petite balle de marchandise. Il replie son ballot et s'en va, j. i. rouss. Ém. II. Vous avez bien fait de laisser vos ballots à Grignan, sev. 328. || Fig. et familièrement. Voilà votre vrai ballot, cela vous convient tout à fait. Elle eut bientôt trouvé Le vrai ballot ; la font. Orais. Madame se trouva si enrhumée qu'elle n'y put aller (à Marly] ; le roi jugea que c'était là son vrai ballot qu'il ne trouverait de longtemps, et le saisit: il nomma Mme de la Chaise pour Marly, st-sim. 4 65, 4 82. Mme de Manneville était fille de Montchevreuil; et c'était tellement leur [des du Maine] vrai, ballot [pour être dame d'hon neur] qu'on ne comprend pas comment elle n'y avait pas été mise d'abord, st-sim. 4, 63.

— ETYM. Diminutif de balle 2.

BALLOTE (ba-lo-f), s. f. Terme de botanique. Genre de labiées auquel appartient la ballote noire, dite vulgairement marrube noir et marrube puant.

— REM. L'Académie écrit ballotte, mais à tort.

— ETYM. Latin, ballote, de pV/Awrii, marrube. BALLOTIN (ba-lo-tin), *. m. Diminutif de ballot.

Petit ballot.

— ETYM. Ballot.

BALLOTTADE (ba-lo-ta-d') , s. f. Terme de manège. Air relevé dans lequel le cheval détache entièrement du sol et fléchit les quatre extrémités, sans faire de ruade.

— ÉTYM. Ballotter.

BALLOTTAGE (ba-lo-ta-j') , s. m. Action de ballot ter deux candidats dans une élection. Scrutin de ballottage. Le premier conseil [de régence] se passa en ballottage ; ce ne fut que le suivant qui commença à en être un sérieux, st-sim. 423, 4(8.

— ÉTYM. Ballotter.

4. BALLOTTE (ba-lo-f), s. f. Petite balle servant à donner des suffrages. || Vieux. Boule est maintenant le mot usité.

— hist. xvi* s. Il ne dit pas simplement, que c'est par sa vertu que les lots ou les ballottes soient jettées au vaisseau, calv. Inslit. 4 39. Le peuple n'eut pas le cœur de prendre seulement les balotes [boules pour voter] en main, mont, i, 3. Il prit à deux mains une fort grosse pierre, etlajetta devant les pieds de Pausanias, disant : Et voilà la balotte que je donne, moy, pour conclure à la bataille, amyot, Ârisl. 39. Une balotte de plomb tirée par une barquebuse, paré, viii, 22.

— ETYM. Diminutif de balle 4

2. BALLOTTE, s. f. Terme de botanique. Fausse orthographe pour ballote.

BALLOTTE, ftE (ba-lo-té, tée), part, passé. || 1° Agité. Ballotté par les flots. Ballotté par la fortune, ij 2° Soumis au ballottage. Ballotté pour la présidence de la chambre, il finit par avoir le plus de voix. || 3° S. m. Terme de danse. Pas qui se fait soit en restant en place, soit en marchant ou en tournant. Il consiste, dans le premier cas, à mettre alternativement, et en mesure, chaque pied à la deuxième position, et à le ramener à la première; et, quand on veut marcher ou tourner, à mettre un pied Ma quatrième position, ramener l'autre à la première , et le porter à son tour à la quatrième , et ainsi de suite.

BALLOTTEMENT (ba-lo-te-man), s. m. Action de ballotter, mouvement communiqué au corps qui est ainsi poussé. Le ballottement du canot par la mer soulevée. |) Terme d'obstétrique. L'impulsion qui, communiquée au fœtus dans le ventre de la mère, se fait sentir au doigt, et qui est un des signes physiques de la grossesse.

— ÉTYM. Ballotter.

4. BALLOTTER (ba-lo-té), v. a. || i"Agiterfortemont en sens contraires. La mer nous a ballottés.

BAL

Voilà comme les hommes sont ballottés par la fortune, voltaire, Letlr. Hariott, 28 février 4787. || 2" Au jeu de paume, peloter, se renvoyer la balle, sans faire de partie réglée. || Par extension, renvoyer de l'un à l'autre. Après avoir été ballotté de

la mort à la vie, sév. 85 Ton nom [Bonaparte],

jouet d'un éternel orage, Sera par l'avenir ballotté d'âge en âge Entre Marius et César, lamart. Méd. il, 7. || 3° Ballotter quelqu'un, se jouer de lui. Qu'un fat soit l'aigle des salons, Qu'un docteur sente l'ambre.... Paris, enclin au trait malin, Grâce à nous les ballotte, berang. Warotte. || 4° Fig. Ballotter une affaire, la discuter, l'agiter de part et d'autre. || S" Se servir de la ballotte pour donner les suffrages ou pour tirer au sort. Il vieillit en ce sens. || Ballotter deux candidats, décider par le scrutin lequel l'emportera de deux candidats qui ont le plus approché de la majorité , tous les autres étant exclus. Thucydide et lui [Périclès] étant ballottés aux suffrages du peuple pour le ban de l'ostracisme, ce fut Thucydide qui succomba, p. l. couriep, Lettr. Il, 342. || 6' V. n. Éprouver des ballottements, des secousses. Cette porte ballotte. || Fig. Aller çà et là. Je ne fais que ballotter en attendant que la poste parte, sév. 353. Ainsi, ma chère enfant, je ballotte, id. 54*. || 7° Terme de danse. Faire un kallotté.

— iiist. xvi* s. Les juges Areopagites, ballotans pour le jugement descrimmelz prisonniers, usoyent de certaines notes selon la variété des sentences, rab. Pant. îv, 27. Il fait bon voir de tout leur sénat ballotcr [aller au ballottage sur toute chose] , dubell. vi, 35, recto.

— ÉTYM. Ballotte 4 ; wallon, haleter, battre, en parlant du mouvement des ondes et des ailes.

f 2. BALLOTTER (ba-lo-té), «. a. Mettre en paquets.

— ÉTYM. Ballot.

■ fBALME (bal-m')? s. f. Voy. baume 2.

t BALOIRE (ba-loi-r'), *. f. Terme de marine. Longue pièce de bois qui détermine la forme qu'un vaisseau doit avoir.

t BALOISE (ba-loi-z*), * f Tulipe de trois couleurs.

BALOURD, ODRDE (ba-lour, lour-d' ; lo d ne se lie jamais), s. m. et /*. Personne grossière et stupide. Un gros balourd , une grosse balourde. Si un général d'armée a un détachement délicat à faire, il est forcé de le donner au balourd qui est à marcher [qui est de service], st-sim. 409, 428. Les comédiens sont des balourds de commencer la pièce du Cid par la querelle du comte et de don Diègue, volt. Lett. d'Ârgental, 4 5 août 4 764. Les docteurs de la comédie italienne qui choisissent des arlequins pour leurs confidents, parce que les arlequins sont des balourds, id. Lettr. Miranda, 40 août 4767.

— ETYM. Génev. palourd; espagn. palurdo; ital. balordo. Origine incertaine. Diez y voit le radical du verbe baer, bayer, qui se trouve dans badaud; celaest douteux, vu que le radical est bad et non ba. Faut-il y chercher le mot lourd avec la particule péjorative ba ? Qu'est cette syllabe pa qui remplace ba dans des parlers provinciaux et dans l'espagnol? Questions qui restent uns réponse.

BALOURDISE (ba-lour-di-z'), *. f. || i* Chose faite ou dite comme par un balourd. Il ne fait que des balourdises. Encore leur échappe-t-il souvent quelque balourdise, j. J. rouss. Conf. m. J'avais fait une balourdise énorme en ajoutant à la réponse.... volt. Lett. d'Ârgental, 27 nor. 4764. || 2" Caractère d'un balourd. Il est d'une balourdise extrême.

— ÉTYM. Balourd.

BALSAMIER (bal-za-mié) , s. m. Voy. baumier. t BALSAMIFÈRË (bal-za-mi-fê-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte du baume.

— ÉTYM. Balsamum (voy. baume 4), et ferre, porter.

BALSAMINE (bal-za-rai-n') , s. f. Plante cultivée dans les jardins {impatiens bal somma, t.). La balsamine des bois (impatiens noli me tangere, L.] est acre et vénéneuse.

— hist. xvi* s. Huile faite de l'infusion de la graine de balsamine, o. de serres, 940.

— ÉTYM. BaXffo<|nvy),depàÀ(iau.ov (voy. BAUME 4); wallon, benjamine; rouchi, beljamine.

BALSAMIQUE (bal-za-mi-k'), adj. \\i° Qui tient de la nature du baume. Odeur, vertu balsamique. Quand la terre, exhalant sa vertu balsamique, lamart. Harm. il, 8. || 2° Embaumé, parfumé. Rouvrant les yeux à la lumière, respirant l'air balsamique du printemps, dider. Sur les saisons. Nul ombrage fertile N'y donne au rossignol un balsamique asile, a. chén. 34. Et des jeunes rosiers le

Page 1